Catégorie : Infos Sociales

  • ArrĂȘt maladie : un entretien d’embauche qui coĂ»te cher


    ArrĂȘt maladie : un entretien d’embauche qui coĂ»te cher


    Un salariĂ© peut-il se rendre Ă  un entretien d’embauche alors qu’il est en arrĂȘt maladie Ă  la suite d’un accident du travail ? C’est la question Ă  laquelle le juge a dĂ» rĂ©pondre dans une rĂ©cente affaire


    Interdiction de toute activitĂ© non autorisĂ©e pendant l’arrĂȘt de travail : qu’en est-il d’un entretien d’embauche ?

    Pour mĂ©moire, pendant un arrĂȘt de travail pour maladie, accident du travail ou maladie professionnelle, le versement des indemnitĂ©s journaliĂšres de SĂ©curitĂ© sociale (IJSS) suppose que le salariĂ© s’abstienne de toute activitĂ© qui n’a pas Ă©tĂ© expressĂ©ment et prĂ©alablement autorisĂ©e par son mĂ©decin.

    À dĂ©faut, la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) peut lui rĂ©clamer le remboursement des indemnitĂ©s journaliĂšres versĂ©es.

    Ici, une salariĂ©e en arrĂȘt de travail a envoyĂ© une candidature, Ă©changĂ© avec un employeur, passĂ© des tests psychotechniques Ă  domicile, puis s’est rendue Ă  un entretien d’embauche alors mĂȘme que son contrat de travail Ă©tait suspendu en raison d’un arrĂȘt consĂ©cutif Ă  un accident du travail.

    Estimant qu’elle avait exercĂ© une activitĂ© sans autorisation prĂ©alable de son mĂ©decin, la CPAM lui a demandĂ© le remboursement d’une partie de ses indemnitĂ©s journaliĂšres.

    La salariĂ©e conteste cette demande. Selon elle, la recherche d’emploi ne constitue pas une activitĂ© nĂ©cessitant une autorisation prĂ©alable pendant l’arrĂȘt de travail. Elle fait aussi valoir qu’elle a interrogĂ© la CPAM sur ce point, sans obtenir de rĂ©ponse claire.

    Un argument qui ne convainc pas le juge, lequel donne raison Ă  la CPAM. Il rappelle que le versement des IJSS est subordonnĂ© Ă  l’obligation, pour le salariĂ© en arrĂȘt, de s’abstenir de toute activitĂ© non expressĂ©ment et prĂ©alablement autorisĂ©e par le mĂ©decin.

    Or, pour le juge, le fait de se rendre Ă  un entretien d’embauche constitue bien une activitĂ© soumise Ă  cette autorisation prĂ©alable et expresse. Faute de l’avoir obtenue, la salariĂ©e s’expose donc au remboursement d’une partie des IJSS perçues.

    Sources :

    • ArrĂȘt de la Cour de cassation, 2e chambre civile, du 19 mars 2026, no 23-22531 (NP)

    ArrĂȘt maladie : un entretien d’embauche qui coĂ»te cher
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  • Contributions liĂ©es au dialogue sociale et de formation : plus de transparence

    Contributions liées au dialogue sociale et de formation : plus de transparence

    En matiĂšre de contributions versĂ©es dans le cadre du dialogue social et de la formation professionnelle, les rĂšgles se durcissent pour mieux tracer les flux, encadrer les reversements et obliger les organismes bĂ©nĂ©ficiaires Ă  justifier plus prĂ©cisĂ©ment l’emploi des fonds reçus. 

    Dialogue social et formation professionnelle : davantage de traçabilitĂ© dans l’utilisation des fonds

    Depuis le 11 avril 2026, les organisations syndicales de salariĂ©s et les organisations professionnelles d’employeurs qui perçoivent certaines ressources conventionnelles doivent faire preuve de davantage de transparence dans l’utilisation des sommes reçues.

    Notez toutefois que ces ressources ne visent pas toutes les contributions existantes, mais uniquement celles prévues par accord et recouvrées dans un cadre précis.

    En pratique, on parle de sommes versĂ©es par les entreprises au titre du dialogue social dans certaines branches, puis redistribuĂ©es aux organisations syndicales de salariĂ©s et aux organisations professionnelles d’employeurs concernĂ©es.

    Le dispositif ne s’applique donc pas Ă  l’ensemble des financements du dialogue social, mais Ă  une catĂ©gorie bien identifiĂ©e de ressources, pour laquelle les rĂšgles de suivi et de justification sont dĂ©sormais renforcĂ©es.

    ConcrĂštement, ces organisations syndicales et patronales doivent dĂ©sormais Ă©tablir un rapport annuel dĂ©taillant l’utilisation des fonds perçus, dĂšs lors qu’elles sont destinataires de ces ressources.

    Ce rapport doit prĂ©ciser les sommes reçues, l’annĂ©e Ă  laquelle chaque financement se rattache, les moyens mobilisĂ©s pour remplir les missions financĂ©es, ainsi que le processus retenu pour affecter les charges correspondantes. Il doit ĂȘtre transmis dans les 6 mois suivant la fin de l’exercice concernĂ©.

    Parce que ce rapport nĂ©cessite d’ĂȘtre fiabilisĂ© sur le plan comptable, il est prĂ©vu qu’il fasse l’objet d’une attestation du commissaire aux comptes lorsque l’organisation bĂ©nĂ©ficiaire est tenue d’en dĂ©signer un. À dĂ©faut, cette attestation peut ĂȘtre Ă©tablie par un expert-comptable.

    L’idĂ©e est simple : l’organisme bĂ©nĂ©ficiaire ne doit pas seulement expliquer comment il utilise les fonds ; il doit aussi pouvoir le dĂ©montrer de façon vĂ©rifiable.

    Également, les documents ayant permis d’établir ce rapport peuvent ĂȘtre demandĂ©s pendant une pĂ©riode de 3 ans suivant l’exercice concernĂ©. Il ne s’agit donc pas seulement d’une obligation dĂ©clarative. Les Ă©lĂ©ments justificatifs doivent aussi pouvoir ĂȘtre produits en cas de demande.

    Par ailleurs, le sort des sommes non utilisĂ©es est aussi dĂ©taillĂ© : en principe, les fonds qui n’ont pas Ă©tĂ© utilisĂ©s au cours de l’exercice doivent ĂȘtre restituĂ©s Ă  la structure qui les perçoit.

    Un report sur l’exercice suivant reste possible, mais il ne peut pas rĂ©sulter d’une simple mention dans le rapport. Il suppose une dĂ©cision du conseil d’administration de l’association concernĂ©e. Ce report doit ensuite apparaĂźtre dans le rapport annuel.

    Les structures reprĂ©sentatives de branche sont elles aussi davantage encadrĂ©es : lorsqu’elles perçoivent ces ressources, elles doivent dĂ©sormais aussi transmettre un rapport d’activitĂ© Ă  l’association gestionnaire du fonds paritaire, chaque annĂ©e.

    Ce rapport doit reprendre les grandes informations relatives Ă  l’utilisation des fonds. Elles doivent Ă©galement Ă©tablir leurs comptes annuels selon des rĂšgles comptables prĂ©cises.

    Autre Ă©volution : la circulation des informations sur les entreprises redevables est mieux organisĂ©e. Les conventions conclues entre les structures gestionnaires devront dĂ©sormais prĂ©voir la transmission des donnĂ©es utiles concernant les entreprises concernĂ©es. L’objectif est de rendre le circuit de collecte et de rĂ©partition plus lisible, branche par branche.

    Du cĂŽtĂ© de la formation professionnelle, les contributions supplĂ©mentaires (instituĂ©s par accord collectif Ă©tendu) devront dĂ©sormais ĂȘtre reversĂ©es par France compĂ©tences aux opĂ©rateurs de compĂ©tences selon un rythme trimestriel, sauf si un autre calendrier est fixĂ©.

    LĂ  encore, la logique est la mĂȘme : rendre les flux financiers plus rĂ©guliers et plus prĂ©visibles.

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  • RĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique : clarifications de l’administration

    RĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique : clarifications de l’administration

    PrĂ©vue par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026, la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique (RGDU) remplace, depuis le 1er janvier 2026, l’ancienne rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales. Cette rĂ©forme vise Ă  revoir le mĂ©canisme d’allĂšgement de charges pour le rendre plus lisible et plus Ă©tendu, puisqu’il continue dĂ©sormais Ă  produire des effets jusqu’à 3 SMIC. L’administration vient apporter des prĂ©cisions attendues sur son application.

    Absences du salariĂ© et forfait jours : l’administration fixe sa lecture des nouvelles rĂšgles

    Pour mémoire, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a profondément revu les allÚgements généraux de cotisations patronales.

    Dans ce cadre, l’ancien dispositif de rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de rĂ©duction patronale (ou « RGCP) a Ă©tĂ© remplacĂ© par la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique (ou « RGDU), avec une nouvelle logique de calcul et un champ d’application plus large.

    Ainsi, depuis le 1er janvier 2026, le niveau de rĂ©munĂ©ration qui ouvre droit Ă  la rĂ©duction de cotisations patronales est plus bas qu’auparavant puisqu’il ne s’appliquera qu’aux revenus d’activitĂ© infĂ©rieurs Ă  3 SMIC (contre 3,3 SMIC jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025).

    Dans ce cadre, la valeur du SMIC Ă  prendre en compte Ă©volue puisqu’il s’agira de s’appuyer sur la valeur du SMIC en cours lors de la pĂ©riode concernĂ©e et non plus sur la valeur du SMIC gelĂ©e au 1er janvier 2025.

    Dans l’hypothĂšse oĂč le SMIC Ă©volue en cours d’annĂ©e, sa valeur annuelle devra alors ĂȘtre modifiĂ©e (elle sera Ă©gale Ă  la somme des valeurs dĂ©terminĂ©es prĂ©cĂ©demment et postĂ©rieurement Ă  cette Ă©volution).

    Cette rĂ©forme supposait toutefois des prĂ©cisions pratiques, notamment pour savoir comment calculer la rĂ©duction lorsque la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© varie en cours d’annĂ©e ou en cas d’absence.

    C’est l’objet de la nouvelle fiche du bulletin officiel de la SĂ©curitĂ© sociale (BOSS), opposable depuis le 1er avril 2026.

    Tout d’abord, elle prĂ©cise comment traiter les absences du salariĂ© dans le calcul du SMIC de rĂ©fĂ©rence.

    On y apprend qu’en pratique, seuls les Ă©lĂ©ments de rĂ©munĂ©ration qui diminuent exactement en fonction de l’absence doivent ĂȘtre pris en compte pour ajuster ce SMIC.

    En revanche, les sommes dont la baisse ne correspond pas strictement au temps d’absence sont exclues du calcul.

    Il en va de mĂȘmes primes versĂ©es sur une pĂ©riode diffĂ©rente de celle de la paie, comme les primes trimestrielles ou annuelles, qui ne sont pas regardĂ©es comme directement liĂ©es Ă  l’absence du mois.

    Par ailleurs, cette mĂȘme fiche tranche aussi une question trĂšs attendue pour les salariĂ©s en forfait jours.

    En effet, depuis le 1er janvier 2026, la nouvelle rĂ©daction des textes pouvait laisser penser que le SMIC de rĂ©fĂ©rence utilisĂ© pour calculer la RGDU pouvait ĂȘtre augmentĂ© pour tenir compte des jours travaillĂ©s au-delĂ  de 218 jours dans le cadre d’un rachat de jours de repos.

    Cette lecture ouvrait donc un dĂ©bat : fallait-il appliquer le texte Ă  la lettre ou conserver l’ancienne position administrative ?

    Le BOSS met fin Ă  cette incertitude en confirmant que le SMIC ne peut pas ĂȘtre majorĂ© dans cette situation.

    Autrement dit, l’administration maintient sa doctrine antĂ©rieure, quand bien mĂȘme cette position continue de susciter des interrogations au regard de la rĂ©daction des textes


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  • MĂ©daille du travail : bientĂŽt la fin de l’exonĂ©ration sociale de la prime

    MĂ©daille du travail : bientĂŽt la fin de l’exonĂ©ration sociale de la prime

    Recevoir une mĂ©daille du travail pouvait aussi s’accompagner d’une prime plutĂŽt avantageuse. Mais, conformĂ©ment Ă  la loi de finances pour 2026, l’administration vient d’annoncer la fin progressive de ce rĂ©gime plus favorable : dĂšs 2026, puis complĂštement Ă  partir de 2027, cette rĂ©compense coĂ»tera plus cher et rapportera moins au salarié 

    La fin prochaine du rĂ©gime social de faveur de la prime versĂ©e lors de la remise de la mĂ©daille d’honneur


    Pour mĂ©moire, la mĂ©daille d’honneur du travail est une distinction honorifique qui rĂ©compense notamment l’anciennetĂ© au sein du service ou de l’entreprise.

    Le plus souvent prĂ©vue par le statut conventionnel applicable dans l’entreprise, elle peut s’accompagner du versement d’une prime au salariĂ© lors de son attribution.

    Jusqu’à prĂ©sent, cette prime bĂ©nĂ©ficiait d’un rĂ©gime fiscal de faveur : elle Ă©tait exonĂ©rĂ©e d’impĂŽt sur le revenu, dans la limite d’un montant Ă©gal au salaire mensuel de base du salariĂ©.

    Mais la loi de finances pour 2026 a mis fin Ă  cet avantage. Depuis le 1er janvier 2026, la prime versĂ©e Ă  l’occasion de l’attribution de la mĂ©daille du travail doit donc ĂȘtre intĂ©grĂ©e aux revenus imposables du salariĂ©, toutes conditions remplies.

    Restait alors Ă  trancher la question de son rĂ©gime social. En pratique, cette prime bĂ©nĂ©ficiait aussi d’un traitement favorable en matiĂšre de cotisations et contributions sociales, par alignement avec son ancien rĂ©gime fiscal.

    C’est prĂ©cisĂ©ment sur ce point que l’administration sociale est venue apporter des prĂ©cisions dans une mise Ă  jour du BOSS.

    Dans un communiquĂ© du 10 avril 2026, elle indique que l’exonĂ©ration sociale, qui reposait sur cette logique fiscale, a elle aussi vocation Ă  disparaĂźtre.

    Une pĂ©riode transitoire est toutefois prĂ©vue : par tolĂ©rance, l’exonĂ©ration sociale continuera de s’appliquer aux primes versĂ©es Ă  l’occasion de la dĂ©livrance de la mĂ©daille d’honneur du travail jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    Ce n’est donc qu’à compter du 1er janvier 2027 que ces primes ne bĂ©nĂ©ficieront plus d’aucun rĂ©gime social de faveur.

    Notez toutefois que cette pĂ©riode de tolĂ©rance ne concerne ici que le sort social de la prime, qui est d’ores et dĂ©jĂ  imposable.

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  • Assurance invaliditĂ©-dĂ©cĂšs des indĂ©pendants : du changement

    Assurance invalidité-décÚs des indépendants : du changement

    La couverture invaliditĂ©-dĂ©cĂšs des travailleurs indĂ©pendants Ă©volue en 2026, mais sans changer de visage. Le rĂ©gime conserve la mĂȘme ossature, les mĂȘmes grandes prestations et la mĂȘme logique d’ensemble. Alors, oĂč se situent les nouveautĂ©s ?

    Invalidité-décÚs des indépendants : un régime reconduit mais pas inchangé

    RĂ©cemment, un nouveau texte approuve le rĂ©gime d’assurance invaliditĂ©-dĂ©cĂšs des travailleurs indĂ©pendants.

    Cette Ă©volution ne modifie pas en profondeur l’économie gĂ©nĂ©rale du dispositif, qui reste globalement inchangĂ©e.

    Toutefois, elle s’accompagne nĂ©anmoins de quelques ajustements ponctuels, notamment sur les minima de certaines pensions d’invaliditĂ© et sur les conditions d’ouverture du capital dĂ©cĂšs pour certains retraitĂ©s qui sont rĂ©haussĂ©s.

    Ainsi, depuis le 1er avril 2026, le minimum de la pension pour incapacitĂ© partielle au mĂ©tier passe de 494,47 € Ă  530,21 €.

    En pratique, cela signifie que les assurĂ©s concernĂ©s ne pourront pas percevoir moins que ce montant minimal, mĂȘme si le calcul normal de leur pension aboutit Ă  une somme infĂ©rieure.

    Idem du cĂŽtĂ© de la pension versĂ©e aux travailleurs indĂ©pendants pour invaliditĂ© totale et dĂ©finitive passe de 696,64 € Ă  747 €, toujours Ă  compter du 1er avril 2026. 

    Enfin, toujours depuis avril 2026, les conditions pour verser le capital dĂ©cĂšs aux proches d’un retraitĂ© indĂ©pendant sont beaucoup plus simples : on ne regarde plus sa derniĂšre activitĂ©, ni un Ă©ventuel dĂ©lai aprĂšs la retraite, il suffit surtout qu’il ait cotisĂ© assez longtemps, soit 80 trimestres.

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  • Perte du droit de sĂ©jour : quelle prise en charge des frais de santĂ© ?

    Perte du droit de séjour : quelle prise en charge des frais de santé ?

    La perte du droit au sĂ©jour peut dĂ©sormais entraĂźner un nouveau point de dĂ©part pour le maintien de la prise en charge des frais de santĂ© : il faut dĂ©sormais tenir compte non seulement de l’expiration du titre, mais aussi de son retrait. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    Une évolution de la prise en charge des frais de santé en cas de perte du droit de séjour

    Rappelons que la perte du titre ou du document de sĂ©jour justifiant la rĂ©gularitĂ© du sĂ©jour n’emporte pas nĂ©cessairement une interruption immĂ©diate de la prise en charge des frais de santĂ©.

    En effet, pour certains assurĂ©s Ă©trangers, le Code de la sĂ©curitĂ© sociale prĂ©voit en effet un maintien temporaire de ces droits. Mais les modalitĂ©s de ce maintien ont Ă©voluĂ© : dĂ©sormais, il faut tenir compte non seulement de l’expiration du titre, mais aussi, de son possible retrait.

    Ces rĂšgles concernent certaines personnes qui ne sont pas ressortissantes d’un État membre de l’Union europĂ©enne, partie Ă  l’accord sur l’Espace Ă©conomique europĂ©en, ou de la ConfĂ©dĂ©ration suisse.

    Ainsi, et jusqu’alors, les droits ne pouvaient pas ĂȘtre fermĂ©s avant la fin du 6e mois suivant la date d’expiration du titre ou du document de sĂ©jour. Autrement dit, le maintien des droits Ă©tait apprĂ©ciĂ© Ă  compter de la seule date d’expiration.

    DĂ©sormais, et depuis le 1er avril 2026, le Code de la sĂ©curitĂ© sociale prĂ©voit que ce dĂ©lai court non seulement Ă  compter de la date d’expiration du titre ou du document, mais aussi, nouveautĂ©, Ă  compter de sa date de retrait.

    Par ailleurs, un autre changement a aussi vu le jour : jusqu’à maintenant il Ă©tait prĂ©vu auparavant une dĂ©rogation en cas de mesure d’éloignement administrative devenue dĂ©finitive.

    Dans ce cas, les droits pouvaient ĂȘtre fermĂ©s dĂšs la fin du 2e mois suivant l’expiration du titre ou du document. Cette dĂ©rogation a Ă©tĂ© supprimĂ©e du Code de la sĂ©curitĂ© sociale, dans sa version en vigueur depuis le 1er avril 2026.

    La rĂšgle nouvelle est donc celle d’un maintien des droits jusqu’à la fin du 6e mois suivant l’expiration ou le retrait du titre ou du document, sous rĂ©serve des autres cas de fermeture prĂ©vus par le texte.

    Notez toutefois que, pour les personnes dĂ©jĂ  visĂ©es par une mesure d’éloignement avant le 1er avril 2026, l’ancienne rĂšgle continue de s’appliquer, avec Ă  la clĂ© une possible fermeture des droits dĂšs la fin du 2e mois suivant l’expiration du titre de sĂ©jour.

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  • Prestation sociales : revalorisation au 1er avril 2026

    Prestation sociales : revalorisation au 1er avril 2026

    Depuis le 1er avril 2026, le montant de plusieurs prestations sociales a augmentĂ©. Objectif : mieux tenir compte de l’évolution du coĂ»t de la vie et, pour certaines aides, de renforcer le soutien aux personnes aux revenus modestes. Panorama de ces revalorisations


    L’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique, l’allocation temporaire d’attente et l’allocation Ă©quivalent retraite : des hausses pour certains demandeurs d’emploi

    L’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique (ASS) est une prestation sociale qui vise Ă  garantir un revenu minimal Ă  certains demandeurs d’emploi arrivĂ©s en fin de droits.

    Depuis le 1er avril 2026, son montant mensuel est dĂ©sormais revalorisĂ© Ă  hauteur de 584,4 € pour un mois de 30 jours, dans l’hypothĂšse d’un allocataire seul ne disposant pas d’autres ressources. Ce montant s’élĂšve Ă  292,50 € Ă  Mayotte depuis cette mĂȘme date.

    De son cĂŽtĂ©, l’allocation temporaire d’attente (ATA), qui soutient, dans certaines situations particuliĂšres, des personnes ne bĂ©nĂ©ficiant pas encore d’une autre allocation de remplacement, s’élĂšve dĂ©sormais Ă  13,73 € par jour, contre 13,62 € auparavant.

    Enfin, l’allocation Ă©quivalent retraite (AER), qui assure un revenu Ă  certains anciens demandeurs d’emploi proches de la retraite, atteint 42,12 € par jour depuis le 1er avril 2026, contre 41,79 € jusque-lĂ .

    Le revenu de solidarité active : un minimum de ressources revalorisé, mais pas seulement

    Le revenu de solidarité active (RSA) garantit un minimum de ressources aux personnes disposant de faibles revenus. Le RSA a également pour fonction de fixer le seuil de rémunération totalement insaisissable en cas de saisie sur salaire.

    Ainsi, lors d’une saisie des rĂ©munĂ©rations, une somme au moins Ă©gale au montant du RSA pour une personne seule doit rester Ă  la disposition du salariĂ©. 

    Il a, lui aussi, Ă©tĂ© revalorisĂ© depuis le 1er avril 2026. Pour une personne seule, son montant forfaitaire passe ainsi Ă  651,69 € par mois, contre 646,52 € auparavant.

    Ce montant reste la base de calcul du RSA effectivement versé, selon les ressources du foyer et sa composition.

    Notez qu’à Mayotte et toujours depuis le 1er avril 2026, le RSA pour une personne seule y est fixĂ© Ă  325,85 € par mois.

    La prime d’activitĂ© : un soutien renforcĂ© pour les travailleurs aux revenus modestes

    Rappelons que la prime d’activitĂ© a pour objet de complĂ©ter les revenus des personnes exerçant une activitĂ© professionnelle lorsque leurs ressources restent modestes. Son montant a Ă©galement Ă©tĂ© revalorisĂ© depuis le 1er avril 2026.

    Pour une personne seule, sans enfant, la prime d’activitĂ© s’établit dĂ©sormais Ă  638,28 € par mois, contre 633,21 € auparavant.

    Notez que l’augmentation exceptionnelle du montant de la prime d’activitĂ© prĂ©vue par la loi de finances pour 2026, d’un montant de 50 € par mois et par bĂ©nĂ©ficiaire en moyenne, s’appliquera progressivement Ă  partir du 1er avril 2026.

    LĂ  encore, Mayotte se distingue : depuis le 1er avril 2026, le montant forfaitaire de la prime d’activitĂ© pour un foyer composĂ© d’une seule personne y est fixĂ© Ă  319,14 € par mois.

    L’allocation aux adultes handicapĂ©s et l’allocation d’éducation de l’enfant handicapĂ© : revalorisation et rĂšgles assouplies

    L’allocation aux adultes handicapĂ©s (AAH), qui assure un minimum de ressources aux personnes en situation de handicap, est portĂ©e depuis le 1er avril 2026 Ă  1 041,59 € par mois, contre 1 033,32 € auparavant.

    À Mayotte, le montant applicable demeure spĂ©cifique : depuis le 1er avril 2026, l’AAH y est fixĂ©e Ă  518,73 € par mois. L’allocation d’éducation de l’enfant handicapĂ© (AEEH), qui aide les familles assumant la charge d’un enfant en situation de handicap, a elle aussi Ă©voluĂ© depuis le 1er avril 2026.

    Son montant de base atteint dĂ©sormais 153,01 € par mois (contre 151,80 € jusqu’alors).

    Mais la nouveautĂ© ne porte pas seulement sur son montant : dans certaines situations, l’allocation peut dĂ©sormais ĂȘtre accordĂ©e sans limitation de durĂ©e.

    Sont concernĂ©s certains enfants dont le taux d’incapacitĂ© est au moins Ă©gal Ă  50 % et infĂ©rieur Ă  80 %, lorsqu’aucune amĂ©lioration de leur Ă©tat n’est attendue.

    L’objectif est de simplifier les dĂ©marches des familles et d’éviter la lourdeur administrative de renouvellements perpĂ©tuels.

    Sources :

    Prestation sociales : revalorisation au 1er avril 2026 – © Copyright WebLex

  • ChĂŽmage : du nouveau pour les primo-entrants

    ChĂŽmage : du nouveau pour les primo-entrants

    Les conditions d’accĂšs Ă  l’assurance chĂŽmage ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es pour certains demandeurs d’emploi depuis le 1er avril 2026. Des conditions de durĂ©e d’affiliation qui s’assouplissent ?

    Assurance chĂŽmage : la condition d’affiliation des primo-entrants abaissĂ©e Ă  5 mois

    PrĂ©vue par la convention d’assurance chĂŽmage du 15 novembre 2024, la baisse de la condition minimale d’affiliation pour les primo-entrants n’avait pu ĂȘtre agréée une premiĂšre fois fin 2024, faute de base lĂ©gale suffisante.

    C’est dĂ©sormais chose faite : agréée par arrĂȘtĂ© du 28 mars 2026, la mesure est applicable depuis le 1er avril 2026.

    Les primo-entrants ici concernĂ©s dĂ©signent les demandeurs d’emploi qui n’ont pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une admission Ă  l’allocation d’aide au retour Ă  l’emploi (« allocation chĂŽmage »), au cours des 20 annĂ©es prĂ©cĂ©dant leur inscription et qui ont Ă©tĂ© privĂ©s involontairement de leur prĂ©cĂ©dent emploi.

    Pour eux, la condition minimale d’affiliation, c’est-Ă -dire la durĂ©e minimale de travail exigĂ©e pour pouvoir ouvrir des droits au chĂŽmage, est dĂ©sormais fixĂ©e Ă  108 jours travaillĂ©s ou 758 heures travaillĂ©es, soit 5 mois d’activitĂ© contre 6 jusqu’alors.

    Cette durĂ©e doit avoir Ă©tĂ© accomplie au cours des 24 mois prĂ©cĂ©dant la fin du contrat de travail, ou des 36 derniers mois pour les personnes ĂągĂ©es d’au moins 55 ans.

    Dans un souci de coordination, la durĂ©e minimale d’indemnisation, Ă  savoir la pĂ©riode minimale pendant laquelle le demandeur d’emploi peut percevoir l’allocation chĂŽmage est, elle aussi, revue Ă  la baisse. Elle est ramenĂ©e Ă  152 jours, contre 182 jusqu’alors, pour les demandeurs d’emploi concernĂ©s.

    Cette mĂȘme durĂ©e minimale s’applique Ă©galement Ă  ceux qui remplissent leur condition d’affiliation uniquement grĂące Ă  un ou plusieurs contrats saisonniers.

    Cet assouplissement s’applique à tous les demandeurs d’emploi dont la privation volontaire d’emploi est intervenue depuis le 1er avril 2026.

    Notez que, pour les travailleurs saisonniers, l’abaissement de la condition d’affiliation avait, quant Ă  elle, dĂ©jĂ  Ă©tĂ© agréé en 2024 et s’applique dĂ©jĂ  depuis le 1er avril 2025.

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  • Caisse des français de l’étranger : une Ă©volution des cotisations

    Caisse des français de l’étranger : une Ă©volution des cotisations

    La cotisation due Ă  la Caisse des Français de l’étranger dĂ©pend notamment de l’ñge de l’assurĂ©, de son niveau de rĂ©munĂ©ration ou encore de la couverture souscrite. Depuis le 1er avril 2026, son montant a Ă©volué  Dans quelle mesure ?

    Depuis le 1er avril 2026, la cotisation forfaitaire a évolué et la hausse de certains contrats a ralenti

    Pour mĂ©moire, la couverture proposĂ©e par la Caisse des Français de l’étranger repose sur une cotisation forfaitaire. En clair, le montant Ă  payer est fixĂ© Ă  partir de critĂšres dĂ©finis Ă  l’avance.

    Pour les assurĂ©s individuels, il tient notamment compte de l’ñge, de la composition du foyer et, le cas Ă©chĂ©ant, du niveau de ressources. Pour les entreprises, il peut aussi varier selon le nombre de salariĂ©s couverts.

    En pratique, ce systĂšme permet d’adapter le montant rĂ©clamĂ© au profil de l’adhĂ©rent ou de l’employeur. C’est dans ce cadre que plusieurs nouveaux tarifs sont entrĂ©s en vigueur depuis le 1er avril 2026, aussi bien pour certaines adhĂ©sions individuelles que pour des salariĂ©s couverts via leur entreprise.

    Depuis cette date, plusieurs montants sont donc revus. Pour les adhĂ©rents individuels, la cotisation varie selon l’ñge, avec de nouveaux barĂšmes par tranche d’ñge.

    Pour les employeurs, elle dépend aussi du niveau de rémunération, avec des montants distincts selon que le salaire atteint le plafond annuel de la sécurité sociale, se situe entre ce plafond et les deux tiers de celui-ci, ou reste en dessous.

    Autre changement Ă  retenir : certains anciens contrats continueront Ă  voir leur cotisation augmenter, mais Ă  un rythme un peu moins soutenu.

    Cela concerne les adhĂ©rents qui relevaient encore de l’ancien systĂšme de tarification et dont la cotisation est progressivement rapprochĂ©e des montants aujourd’hui applicables. Jusqu’à prĂ©sent, cette hausse annuelle se faisait sur la base d’un taux de 5 %.

    Depuis le 1er avril 2026, ce taux est ramené à 4 %. En clair, la mise à niveau se poursuit, mais de façon un peu plus progressive.

    Notez que ces nouveaux montants ne visent pas seulement les nouvelles adhĂ©sions : ils s’appliquent aussi, depuis le 1er avril 2026, aux contrats en cours.

    Toutefois, pour certains anciens adhĂ©rents, des rĂšgles transitoires continuent de jouer : le nouveau tarif ne s’applique immĂ©diatement que s’il est plus favorable ; sinon, l’ancienne cotisation reste due, avec une hausse annuelle de 4 % dans la limite prĂ©vue.

    Sources :

    Caisse des français de l’étranger : une Ă©volution des cotisations – © Copyright WebLex

  • Expertise du CSE : et si le rapport n’est pas signĂ© ?

    Expertise du CSE : et si le rapport n’est pas signĂ© ?

    Le CSE d’une entreprise d’au moins 50 salariĂ©s peut, dans certains cas, se faire assister par un expert-comptable, dont le coĂ»t peut ĂȘtre pris en charge, en tout ou partie, par l’employeur. Mais que se passe-t-il lorsque la lettre de mission ne dĂ©signe aucun expert-comptable et que le rapport final n’est pas signĂ© par un expert-comptable : l’employeur peut-il alors refuser d’en supporter le coĂ»t ?

    Pas d’expert-comptable dĂ©signĂ©, pas de rapport valable ?

    Pour mĂ©moire, le CSE d’une entreprise d’au moins 50 salariĂ©s peut dĂ©signer un expert-comptable pour l’accompagner dans ses missions, notamment dans le cadre des consultations rĂ©currentes et obligatoires.

    Sous certaines conditions, ces expertises peuvent ĂȘtre prises en charge, en tout ou partie, par l’employeur.

    Mais pour ce faire, encore faut-il, que la mission soit rĂ©alisĂ©e dans le respect des rĂšgles propres Ă  la profession d’expert-comptable. À dĂ©faut, l’expertise peut ĂȘtre annulĂ©e, avec des consĂ©quences financiĂšres Ă  la clĂ©.

    Dans une rĂ©cente affaire, un CSE avait confiĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© d’expertise comptable une mission portant sur la situation Ă©conomique et financiĂšre de l’entreprise, ainsi que sur sa politique sociale, les conditions de travail et l’emploi.

    Mais la lettre de mission ne prĂ©cisait pas quel expert-comptable Ă©tait chargĂ© de la mission. Et, au moment du dĂ©pĂŽt du rapport final, celui-ci n’était pas signĂ© par un expert-comptable, mais par un intervenant mandatĂ©.

    De quoi remettre en cause la prise en charge financiĂšre, considĂšre l’employeur, qui refuse de payer et demande le remboursement d’un acompte dĂ©jĂ  versĂ©.

    Non seulement aucun expert n’avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© dans la lettre de mission, mais en plus le rapport n’a pas Ă©tĂ©, formellement, signĂ© par un expert-comptable. L’employeur n’a donc pas Ă  prendre en charge cette expertise qui s’avĂšre nul, selon lui.

    Ce que conteste l’expert-comptable, qui fait valoir que peu importe que le rapport ait Ă©tĂ© signĂ© par un expert dĂšs lors que la mission a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sous sa responsabilité 

    « Insuffisant ! », tranche le juge en faveur de l’employeur : les experts-comptables sont tenus de respecter des dispositions lĂ©gales, rĂ©glementaires et dĂ©ontologiques qui encadrent leur profession.

    Ils doivent, en toutes circonstances, assumer personnellement la responsabilitĂ© de leurs travaux, ce qui suppose notamment l’identification de l’expert-comptable en charge de la mission et la signature du rapport final par celui-ci.

    Faute de dĂ©signation dans la lettre de mission et faute de signature du rapport par un expert-comptable, l’expertise est donc annulĂ©e.

    Par consĂ©quent, ici, la sociĂ©tĂ© d’expertise doit rembourser l’acompte dĂ©jĂ  perçu et ne peut pas rĂ©clamer le paiement du solde de ses honoraires.

    Expertise du CSE : et si le rapport n’est pas signĂ© ? – © Copyright WebLex