Catégorie : Le coin du dirigeant

  • Paiement dématérialisé de l’impôt : quelles solutions ?

    Paiement dématérialisé de l’impôt : quelles solutions ?

    Depuis plusieurs années, l’administration fiscale a renforcé le recours aux moyens de paiement dématérialisés pour le règlement des impôts. Aujourd’hui, plusieurs solutions coexistent, chacune répondant à des besoins différents selon la situation du contribuable. Encore faut-il bien comprendre leur fonctionnement, leurs avantages et leur champ d’application…

    Une obligation de paiement dématérialisé au-delà d’un certain seuil

    Depuis 2019, le paiement dématérialisé s’impose dès lors que le montant d’un impôt ou d’une taxe dépasse 300 €. Dans ce cas, le contribuable doit utiliser l’un des services proposés en ligne par l’administration fiscale, à l’exception de l’impôt sur le revenu déjà prélevé à la source.

    Trois modalités principales sont proposées : le paiement en ligne, le prélèvement mensuel et le prélèvement à l’échéance.

    Le paiement en ligne : une solution ponctuelle et flexible

    Le paiement en ligne permet de régler un impôt directement depuis un compte bancaire, sans recourir à une carte bancaire. Ce service est accessible dès lors que le compte est ouvert en France ou dans un État de la zone SEPA, qui comprend notamment les pays de l’Union européenne, ainsi que certains États associés comme la Suisse, la Norvège ou Monaco.

    Tous les comptes ne sont pas utilisables : si certains établissements autorisent les prélèvements sur un livret A, les autres produits d’épargne réglementée sont exclus.

    Impôts concernés

    Ce mode de paiement est ouvert pour plusieurs impositions, parmi lesquelles les taxes foncières, la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, l’impôt sur la fortune immobilière ou encore certaines taxes spécifiques comme celles sur les logements vacants ou les friches commerciales.

    Il reste également possible d’utiliser ce service après la date limite de paiement, notamment à réception d’un courrier de relance ou d’une mise en demeure.

    Fonctionnement et intérêts

    Le paiement en ligne offre une certaine souplesse. Il permet notamment de bénéficier d’un délai supplémentaire de quelques jours après la date limite initiale. Le prélèvement effectif intervient ensuite au moins 10 jours plus tard, ce qui laisse une marge de trésorerie appréciable.

    Le contribuable conserve également une maîtrise sur son paiement : il peut ajuster le montant à régler, modifier ses coordonnées bancaires et connaître à l’avance la date de prélèvement.

    Modalités pratiques

    Le règlement peut être effectué via l’espace personnel accessible sur le site de l’administration fiscale ou directement depuis l’application mobile dédiée. Les utilisateurs réguliers bénéficient d’un parcours simplifié, leurs coordonnées bancaires étant déjà enregistrées.

    Le prélèvement mensuel : une gestion étalée dans le temps

    Le prélèvement mensuel repose sur une logique de lissage de l’impôt. Le montant dû est réparti en 10 échéances, prélevées de janvier à octobre, sur la base de l’impôt payé l’année précédente.

    Des ajustements interviennent en fin d’année si le montant réel dû diffère : des prélèvements complémentaires peuvent être effectués en cas de hausse, tandis qu’un remboursement est opéré en cas de trop-versé.

    Impôts concernés

    Ce dispositif est réservé à certains impôts, principalement les impôts locaux et l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

    Intérêt du dispositif

    Ce mode de paiement séduit par sa simplicité. Une fois mis en place, il fonctionne automatiquement d’une année sur l’autre, sans démarche particulière. Il permet également d’anticiper la charge fiscale en évitant un paiement en une seule fois.

    Conditions d’adhésion

    L’adhésion suppose de disposer des informations fiscales habituelles (numéro fiscal, référence de l’avis d’imposition), ainsi que d’un compte bancaire éligible. La demande peut être effectuée en ligne, par téléphone ou via la messagerie sécurisée.

    Délais à respecter

    Le calendrier d’adhésion est déterminant. Une inscription avant le 30 juin permet une prise en compte pour l’année en cours, avec des prélèvements débutant le mois suivant. Au-delà de cette date, le dispositif ne s’appliquera qu’à compter de l’année suivante.

    Pour une adhésion tardive en fin d’année, un décalage peut intervenir avec, dans certains cas, un double prélèvement en début d’année suivante.

    Le prélèvement à l’échéance : une solution automatisée sans étalement

    Contrairement au prélèvement mensuel, le prélèvement à l’échéance ne fractionne pas le paiement. Il consiste à prélever automatiquement le montant dû à chaque date limite de paiement.

    Champ d’application

    Ce mode de paiement concerne les mêmes catégories d’impôts que le prélèvement mensuel, notamment les taxes locales et l’IFI.

    Avantages

    Il permet d’éviter tout oubli de paiement, tout en conservant un avantage de trésorerie puisque le prélèvement intervient environ 10 jours après la date limite de paiement. Il dispense également de toute formalité ponctuelle, le dispositif étant reconduit automatiquement.

    Modalités d’adhésion

    Les conditions d’accès sont similaires à celles du prélèvement mensuel. L’inscription peut être réalisée selon les mêmes modalités et nécessite les mêmes informations.

    Calendrier

    L’adhésion doit intervenir au plus tard à la fin du mois précédant la date limite de paiement. À défaut, elle ne produira ses effets qu’à l’échéance suivante, ce qui impose de régler l’impôt autrement pour la période en cours.

    Le contribuable est informé en amont, via son avis d’imposition, du montant et de la date du prélèvement.

    Des alternatives limitées pour les petits montants

    Lorsque le montant de l’impôt est inférieur ou égal à 300 €, d’autres moyens de paiement restent possibles, comme le chèque, le virement ou le paiement en espèces.

    Toutefois, ces solutions sont exclues pour certains acomptes, notamment ceux liés au prélèvement à la source, qui doivent obligatoirement être réglés par voie dématérialisée.

    Paiement dématérialisé de l’impôt : quelles solutions ? – © Copyright WebLex

  • Première déclaration de revenus : mode d’emploi

    Première déclaration de revenus : mode d’emploi

    La première déclaration de revenus constitue une étape importante dans la vie fiscale d’un particulier. Elle marque l’entrée dans le système déclaratif français, même en l’absence d’imposition. Qui est concerné ? À quel moment faut-il la réaliser ? Et surtout, comment procéder concrètement ? Réponses…

    Première déclaration : les particuliers concernés

    En principe, toute personne doit souscrire une déclaration de revenus à partir de ses 18 ans, dès lors qu’elle n’est plus rattachée au foyer fiscal de ses parents.

    La déclaration s’effectue toujours avec un décalage d’un an : vous déclarez en année N+1 les revenus perçus en année N, y compris lorsque vous n’êtes pas imposable.

    Ainsi, une personne ayant atteint l’âge de 18 ans en 2025 et n’étant plus rattachée au foyer fiscal parental doit effectuer sa première déclaration en 2026.

    Cette obligation concerne également les personnes qui s’installent en France pour la première fois. Elles doivent alors déclarer leurs revenus lors de la première campagne fiscale suivant leur arrivée sur le territoire.

    Imposition personnelle : quel âge ?

    L’obligation de déposer une déclaration dépend en réalité moins de l’âge que de la situation fiscale.

    Vous êtes mineur au 31 décembre

    Dans ce cas, vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents. Vous n’avez donc aucune démarche à effectuer personnellement.

    Vos revenus éventuels doivent être intégrés à la déclaration de vos parents, qui peuvent, le cas échéant, bénéficier de dispositifs d’exonération.

    Vous avez moins de 21 ans

    2 possibilités coexistent :

    • soit vous restez rattaché au foyer fiscal de vos parents ;
    • soit vous choisissez de déposer une déclaration personnelle.

    Ce choix est ouvert même en l’absence de revenus. Si vous optez pour une déclaration individuelle, vous devez indiquer :

    • votre adresse au 1er janvier de l’année d’imposition ;
    • ainsi que vos coordonnées bancaires.

    Il convient de noter que les étudiants de moins de 25 ans peuvent, sous certaines conditions, continuer à être rattachés au foyer fiscal de leurs parents.

    Vous avez plus de 21 ans (25 ans pour les étudiants)

    Le rattachement au foyer fiscal des parents n’est, en principe, plus possible. Vous devez donc déposer votre propre déclaration, même si vous n’êtes pas imposable.

    Une exception existe toutefois pour les personnes en situation de handicap. Elles peuvent rester rattachées au foyer fiscal de leurs parents (ou beaux-parents), sans condition d’âge, à condition de justifier notamment :

    • d’une carte d’invalidité d’au moins 80 % ;
    • ou d’une carte mobilité inclusion portant la mention « invalidité ».

     

    Première déclaration : les revenus à déclarer

    Comme tout contribuable, vous devez déclarer l’ensemble des revenus perçus au cours de l’année précédente. 

    Cela inclut notamment :

    • les revenus d’activité salariée (job étudiant, emploi d’été, etc.) : ces revenus ne sont imposables qu’au-delà d’un plafond annuel fixé à trois fois le Smic mensuel, soit 5 405 € pour 2025 ;
    • les revenus d’activité indépendante, par exemple dans le cadre d’activités de livraison ou de services ;
    • les gratifications de stage et les salaires d’apprentissage, imposables au-delà d’un certain seuil (21 622 € pour 2025) ;
    • certaines allocations spécifiques (année préparatoire, IUFM) ;
    • les bourses versées pour des travaux ou recherches déterminés (en revanche, les bourses attribuées sur critères sociaux sont exonérées).

    En parallèle, vous pouvez bénéficier de déductions, de réductions ou de crédits d’impôt, par exemple au titre :

    • des pensions alimentaires versées ;
    • des dons ;
    • des frais de garde d’enfants ;
    • de l’emploi d’un salarié à domicile.

     

    Première déclaration de revenus : les formalités

    Sauf situation particulière, la déclaration doit être réalisée en ligne via votre espace personnel sur le site des impôts.

    Pour accéder au service, vous devez disposer de trois identifiants :

    • votre numéro fiscal ;
    • votre numéro d’accès en ligne ;
    • votre revenu fiscal de référence (à défaut, indiquer « 0 »).

    Vous pouvez également vous connecter via FranceConnect. Si vous avez 20 ans ou plus et étiez rattaché au foyer fiscal de vos parents l’année précédente, l’administration fiscale vous adresse en principe un courrier contenant les informations nécessaires pour créer votre espace en ligne.

    En cas de perte, il convient de contacter votre centre des finances publiques.

    Si vous n’avez reçu aucun courrier, vous devez demander la création de votre espace en fournissant :

    • votre état civil ;
    • une adresse postale ;
    • un justificatif d’identité.

    Cette démarche peut être effectuée :

    • au guichet de votre centre des finances publiques ;
    • ou par courrier.

    La déclaration papier reste possible à titre exceptionnel. Elle doit alors être déposée auprès de votre centre des finances publiques.

    Déclarer ses revenus : c’est une première ? – © Copyright WebLex

  • Déclaration de revenus : les principales erreurs à éviter

    Déclaration de revenus : les principales erreurs à éviter

    Remplir sa déclaration de revenus reste un exercice incontournable, et parfois source d’erreurs. Même si de nombreuses informations sont aujourd’hui préremplies, certaines vérifications restent indispensables. Tour d’horizon des principales erreurs à éviter…

    Ne pas vérifier les montants de prélèvement à la source

    Votre déclaration fait apparaître les montants de prélèvements à la source opérés au cours de l’année 2025. Ces informations doivent impérativement être comparées avec celles figurant sur vos bulletins de salaire ou dans votre espace personnel sur impots.gouv.fr, via le service « Gérer mon prélèvement à la source ».

    En cas d’anomalie, vous pouvez corriger aussi bien les montants des revenus que ceux du prélèvement. La déclaration en ligne facilite cette démarche grâce à un bouton « modifier » qui vous guide pas à pas pour ajuster les données.

    En fin de parcours, un accès direct au service de gestion du prélèvement à la source vous permet d’actualiser votre situation si vos revenus évoluent.

    Vous pouvez également choisir entre un taux unique pour le foyer ou un taux individualisé, ce dernier étant appliqué automatiquement depuis le 1er septembre 2025 pour les couples mariés ou pacsés soumis à imposition commune.

    Déclarer une pension alimentaire de manière erronée

    Les pensions alimentaires sont fréquemment mal renseignées. Si vous versez une pension alimentaire, elle doit être déclarée dans la rubrique « Charges déductibles », dans les cases prévues à cet effet.

    Il est important de ne pas cumuler cet avantage avec la prise en charge fiscale de la personne concernée : un enfant ou un ascendant pour lequel une pension est déduite ne doit pas être déclaré comme personne à charge.

    À l’inverse, si vous percevez une pension, celle-ci doit être intégrée dans la rubrique « Traitements, salaires, pensions ». Cette règle s’applique y compris lorsque la pension concerne un enfant mineur à charge ou un enfant majeur rattaché au foyer fiscal.

    Attention aux frais de garde des jeunes enfants

    Les frais de garde des enfants de moins de 6 ans ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses engagées, dans certaines limites. Pour les revenus de 2025, seuls les enfants nés après le 31 décembre 2018 sont concernés.

    Cependant, toutes les dépenses ne sont pas prises en compte. Les frais de nourriture doivent être exclus et les aides perçues, comme celles de la caisse d’allocations familiales ou de l’employeur, doivent être déduites des montants déclarés. Selon que l’enfant est à charge exclusive ou en résidence alternée, les cases à remplir diffèrent.

    Lorsque la garde est assurée à domicile, le dispositif applicable change : il s’agit alors du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Dans ce cas, les dépenses doivent être déclarées dans la rubrique dédiée aux services à la personne.

    Il faut noter ici qu’à compter de la déclaration des revenus de 2025, des précisions supplémentaires sont demandées concernant la nature de l’organisme et le mode d’intervention (emploi direct, prestataire, mandataire, etc.).

    Confondre tous les dons aux associations

    Les dons effectués au profit d’associations ou d’organismes ouvrent droit à une réduction d’impôt, dont le taux varie selon la nature de l’organisme bénéficiaire. Les dons destinés à aider des personnes en difficulté ou victimes de violence bénéficient d’un taux majoré de 75 %, tandis que les dons aux organismes d’intérêt général ouvrent droit à une réduction de 66 %.

    Cette distinction doit être respectée lors de la déclaration, car elle conditionne la case à renseigner. Une erreur de rubrique peut entraîner une perte d’avantage fiscal.

    Des dispositifs spécifiques existent également, comme celui mis en place pour les dons en faveur des victimes du cyclone Chido à Mayotte, qui bénéficient d’un régime particulier.

    Par ailleurs, le plafond du taux majoré de 75 % a été relevé à 2 000 € à compter du 14 octobre 2025.

    Se tromper sur les enfants à charge en cas de séparation

    En cas de séparation ou de divorce, la situation des enfants doit être déclarée avec précision. En principe, l’enfant est rattaché au parent chez lequel il réside habituellement. En cas de résidence alternée, l’avantage fiscal est partagé entre les deux parents.

    Une confusion entre ces deux situations est fréquente et peut avoir un impact direct sur le calcul de l’impôt. Il est donc essentiel de bien indiquer si l’enfant est à charge exclusive ou en résidence alternée.

    Lorsque l’enfant devient majeur, il est en principe imposé séparément. Toutefois, un rattachement au foyer fiscal reste possible dans certaines situations, ce qui peut présenter un intérêt fiscal.

    Oublier la case « parent isolé »

    Les contribuables qui élèvent seuls leur enfant peuvent bénéficier d’un avantage fiscal sous la forme d’une majoration du quotient familial. Encore faut-il y penser : cette situation doit être signalée en cochant la case « parent isolé ».

    Cette case n’étant jamais préremplie, elle doit être cochée chaque année, même si la situation n’a pas changé.

    Il est également important de préciser que la perception d’une pension alimentaire ne remet pas en cause ce statut.

    Ne pas signaler un changement de situation

    La déclaration de revenus est aussi l’occasion de mettre à jour certaines informations personnelles. Tout changement d’adresse doit être indiqué, y compris pour les enfants majeurs rattachés lorsque leur domicile diffère de celui des parents.

    Les propriétaires doivent, quant à eux, être vigilants sur la déclaration d’occupation de leurs biens immobiliers. Cette obligation s’impose notamment si la déclaration n’a pas été faite l’année précédente ou si la situation a évolué.

    Il convient alors de préciser l’usage du bien, l’identité des occupants le cas échéant, ainsi que les périodes d’occupation. Les dépendances doivent être déclarées en même temps que le logement principal.

    Une nouveauté concerne également les résidences secondaires : les personnes qui en disposent sans en être propriétaires doivent désormais les mentionner dans leur déclaration en ligne.

    D’autres erreurs à ne pas négliger

    Même si ces exemples sont fréquents, ils ne sont pas exhaustifs. L’administration fiscale propose, lors de la déclaration en ligne, des alertes et des aides pour limiter les erreurs.

    Il faut également garder à l’esprit que la déclaration de revenus reste obligatoire, même en l’absence de revenus ou en cas de revenus très faibles. Le prélèvement à la source ne dispense pas de cette formalité.

    De la même manière, une déclaration automatique doit toujours être vérifiée avant validation.

    En cas de dépôt tardif, des majorations peuvent être appliquées.

    Corriger une erreur : c’est possible

    Une erreur ou un oubli n’est pas irréversible. Tant que la date limite de déclaration n’est pas dépassée, vous pouvez corriger librement votre déclaration en ligne.

    Après réception de votre avis d’imposition, un service de correction reste accessible en ligne, généralement de mi-août à mi-décembre. Aucune pénalité n’est appliquée si la déclaration initiale a été déposée dans les délais, mais des intérêts de retard peuvent être dus sur les sommes non déclarées.

    Pour les déclarations papier, la correction nécessite de formuler une réclamation avant le 31 décembre de la 2e année suivant celle de la mise en recouvrement indiquée sur l’avis d’impôt.

    Cette réclamation peut être effectuée :

    • en ligne depuis la messagerie sécurisée de l’espace particulier ;
    • par courrier postal adressé au centre des finances publiques ;
    • au guichet du service des impôts des particuliers.

    En pratique, même si votre déclaration est préremplie, elle ne doit jamais être validée sans relecture attentive. Une simple inexactitude peut suffire à fausser votre imposition ou à vous faire perdre un avantage fiscal.

    Déclaration de revenus : les principales erreurs à éviter – © Copyright WebLex

  • Impôt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liés à la famille

    Impôt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liés à la famille

    À l’occasion de la campagne déclarative de l’impôt sur le revenu, plusieurs dispositifs fiscaux permettent d’alléger l’impôt des particuliers ayant des enfants ou assumant certaines charges familiales. Focus sur les principaux mécanismes à connaître…

    Frais de garde des jeunes enfants : un crédit d’impôt renforcé

    Les dépenses engagées pour la garde d’un enfant de moins de 6 ans en dehors du domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt, sous conditions.

    Le dispositif concerne les enfants (ou petits-enfants rattachés au foyer fiscal) :

    • à charge du contribuable ;
    • âgés de moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ;
    • gardés par une structure dédiée (crèche, halte-garderie, accueil périscolaire, etc.) ou une assistante maternelle agréée.

    Le crédit d’impôt correspond à 50 % des frais effectivement supportés, dans la limite de 3 500 € de dépenses par enfant, soit un avantage maximal de 1 750 €. En cas de garde alternée, le plafond est partagé entre les parents, soit 875 € chacun.

    Seules les dépenses directement liées à la garde sont prises en compte.

    Les frais de repas sont exclus, mais certaines indemnités facturées (matériel d’éveil, charges courantes, etc.) sont admises, sur une base minimale de 2,65 € par jour d’accueil.

    Les aides perçues (de la caisse d’allocations familiales, de l’employeur, etc.) doivent être déduites du montant déclaré. Dans le cadre du prélèvement à la source :

    • un acompte de 60 % est versé en janvier (calculé sur l’année précédente) ;
    • le solde est régularisé à l’été, après déclaration.

    Un trop-perçu devra être remboursé en septembre, le cas échéant.

    Enfants scolarisés : une réduction d’impôt forfaitaire

    Les particuliers ayant des enfants poursuivant des études peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt.

    L’enfant doit :

    • être à charge (ou rattaché s’il est majeur) ;
    • être scolarisé au 31 décembre (dans un collège, un lycée ou en enseignement supérieur, en France ou à l’étranger) ;
    • ne pas être rémunéré dans le cadre d’un contrat de travail (hors bourse ou stage obligatoire).

    Les formations suivies via le CNED sont éligibles sous certaines conditions. L’avantage fiscal dépend du niveau d’études fixé comme suit :

    • Collège : 61 € ;
    • Lycée : 153 € ;
    • Enseignement supérieur : 183 €.

    En cas de résidence alternée, ces montants sont divisés par deux.

    Pensions alimentaires : une déduction sous conditions

    Certaines pensions versées peuvent être déduites du revenu imposable.

    Enfants non à charge

    La pension versée pour un enfant dont le contribuable n’a pas la charge principale est déductible, sous conditions.

    Le montant dépend notamment de l’âge de l’enfant et de l’existence d’une décision de justice.

    Aucune déduction n’est possible en cas de garde alternée.

    Ex-conjoint

    La pension versée à un ex-époux(se) est déductible si :

    • les ex-conjoints sont imposés séparément ;
    • le versement résulte d’une décision judiciaire ou d’une convention homologuée ;
    • elle couvre des besoins essentiels.

    Des règles spécifiques existent également pour les couples mariés mais séparés.

    Ascendants

    Les sommes versées à un parent ou grand-parent dans le besoin peuvent être déduites si :

    • elles répondent à une obligation alimentaire ;
    • elles couvrent les besoins essentiels ;
    • elles restent proportionnées aux ressources du contribuable.

    Une déduction forfaitaire de 4 075 € est possible en cas d’hébergement d’une personne de plus de 75 ans.

    Emploi à domicile : un crédit d’impôt de 50 %

    Les dépenses liées à l’emploi d’un salarié à domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % des sommes versées.

    Sont notamment visés :

    • la garde d’enfants à domicile ;
    • le soutien scolaire ;
    • les travaux ménagers.

    Le plafond annuel des dépenses est fixé à 12 000 €, pouvant être majoré selon la situation (enfants, dépendance, etc.), dans la limite globale de 20 000 €.

    Depuis 2022, un dispositif d’avance immédiate permet de bénéficier du crédit d’impôt en temps réel, via l’Urssaf.

    Pour les revenus déclarés en 2026, des précisions supplémentaires devront être mentionnées dans la déclaration, à savoir :

    • la nature de l’organisme auquel il est fait appel (emploi direct, association, entreprise, etc.) ;
    • le mode d’intervention (prestataire, mandataire, mise à disposition, etc.).

    Impôt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liés à la famille – © Copyright WebLex

  • Déclaration de revenus des micro-entrepreneurs : mode d’emploi 2026

    Déclaration de revenus des micro-entrepreneurs : mode d’emploi 2026

    Le régime de la micro-entreprise séduit par sa simplicité : formalités allégées, calcul simplifié des cotisations et de l’impôt, etc. Mais au moment de la déclaration de revenus, certaines règles restent à connaître pour éviter les erreurs…

    Ce qui change en 2026

    Les plafonds de chiffre d’affaires à ne pas dépasser pour rester en micro-entreprise évoluent en 2026.

    Pour les revenus des années 2026 à 2028, ils sont fixés à :

    • 203 100 € pour les activités de vente (marchandises, objets, denrées à emporter ou à consommer sur place) ;
    • 83 600 € pour les prestations de services ou d’hébergement. 

    En cas d’activité mixte, le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, dont 83 600 € maximum pour la partie services.

    Il faut noter que, pour les revenus 2025 (déclarés en 2026), les anciens seuils continuent de s’appliquer, soit 188 700 € pour les activités de vente et 77 700 € pour les prestations de services et les activités libérales.

    Lorsque l’activité débute en cours d’année, ces plafonds doivent être ajustés au prorata du temps d’activité.

    Des règles spécifiques existent pour les locations meublées de tourisme : les seuils varient selon que le logement est classé ou non, avec notamment un plafond de 15 000 € pour les meublés non classés.

    Deux modes d’imposition possibles

    D’un point de vue fiscal, le micro-entrepreneur a le choix entre deux régimes : le régime « classique » (dit de droit commun) et le prélèvement libératoire.

    Le régime fiscal de droit commun s’applique automatiquement si vous n’avez pas choisi d’option particulière. Dans ce cadre, vous êtes imposé à l’impôt sur le revenu en tant qu’entrepreneur individuel.

    Selon la nature de votre activité, vos revenus relèvent soit des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pour les activités commerciales, artisanales ou industrielles, soit des bénéfices non commerciaux (BNC), pour les activités libérales.

    L’un des avantages de ce régime est sa simplicité déclarative. Vous n’avez pas à établir de déclaration professionnelle spécifique : il vous suffit d’indiquer votre chiffre d’affaires (ou vos recettes) dans la déclaration complémentaire de revenus n°2042-C Pro, dans la rubrique correspondant à votre activité.

    L’administration fiscale applique ensuite automatiquement un abattement forfaitaire pour tenir compte de vos frais professionnels. Cet abattement est de 71 % pour les activités d’achat-revente ou de fourniture de logement, de 50 % pour les prestations de services relevant des BIC, et de 34 % pour les activités relevant des BNC. Dans tous les cas, cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 €.

    Le revenu ainsi calculé est ensuite ajouté aux autres revenus de votre foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

    Pour les locations meublées de tourisme, des taux spécifiques s’appliquent : l’abattement est de 50 % pour les meublés classés et de 30 % pour les meublés non classés.

    En alternative, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu, sous certaines conditions.

    Ce dispositif permet de régler en une seule fois, auprès de l’Urssaf, à la fois vos cotisations sociales et votre impôt sur le revenu. L’impôt est alors calculé directement en appliquant un pourcentage à votre chiffre d’affaires.

    Ce taux varie selon l’activité exercée : il est de 1 % pour les activités de vente, de 1,7 % pour certaines activités relevant des BIC et pour les locations meublées ou chambres d’hôtes, et de 2,2 % pour les activités relevant des BNC. À ces taux s’ajoutent les cotisations sociales.

    Pour pouvoir opter pour ce dispositif, plusieurs conditions doivent être réunies. Votre revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser un certain seuil, votre chiffre d’affaires doit rester dans les limites du régime micro et vous devez relever du régime micro-social.

    L’option pour le prélèvement libératoire s’effectue auprès de l’Urssaf. Elle peut être choisie dès la création de l’activité (ou dans les trois mois qui suivent) pour une application immédiate. En cours d’activité, vous pouvez également opter pour ce régime, au plus tard le 30 septembre, pour une application l’année suivante.

    Même si vous avez opté pour le prélèvement libératoire, vous devez continuer à déclarer votre chiffre d’affaires chaque année dans la déclaration complémentaire n°2042-C Pro, dans la rubrique dédiée.

    Ces revenus ne seront pas imposés une seconde fois, puisqu’ils ont déjà été soumis au prélèvement libératoire. En revanche, ils restent pris en compte pour déterminer votre revenu fiscal de référence et le taux d’imposition applicable aux autres revenus de votre foyer.

    Déclaration de revenus des micro-entrepreneurs : mode d’emploi 2026 – © Copyright WebLex

  • La déclaration d’impôt « mobile » évolue en 2026

    La déclaration d’impôt « mobile » évolue en 2026

    Depuis 2024, l’application impots.gouv propose un service de déclaration en ligne qui permet aux particuliers de déclarer leurs revenus sur leur téléphone ou leur tablette. Comme chaque année, la déclaration mobile évolue en 2026… 

    Déclarer ses revenus sur mobile : quelques nouveautés à connaître pour 2026

    Depuis 2024, les particuliers ont la possibilité de déclarer leurs revenus sur leur téléphone ou leur tablette. 

    Cette année, l’application affiche de nouveaux services.

    La messagerie sécurisée est désormais intégrée à l’application. Entièrement synchronisée avec celle de l’espace Finances publiques disponible sur impots.gouv.fr, cette fonctionnalité vise à rendre le parcours des usagers plus simple et à améliorer l’accès depuis un mobile. 

    Elle permet notamment de poser des questions concernant :

    • l’impôt sur le revenu ;
    • le prélèvement à la source.

    Elle offre également la possibilité de demander des duplicatas d’avis d’imposition, ainsi que de consulter l’historique des échanges avec l’administration fiscale sur l’année en cours et les 3 années précédentes.

    La déclaration sur mobile évolue également : il est désormais possible d’indiquer sa dernière adresse connue lorsqu’elle diffère de celle utilisée pour l’imposition. Depuis la page « Situation », la rubrique « Modifier mon adresse » comporte un nouvel onglet « J’ai déménagé en 2026 », qui propose trois cas de figure à renseigner : un changement d’adresse en France, un maintien à la même adresse ou un départ à l’étranger.

    Par ailleurs, la déclaration mobile intègre désormais la prise en compte des comptes détenus à l’étranger, des comptes d’actifs numériques, ainsi que des contrats de capitalisation (formulaire n° 3916-3916 bis).

    Elle inclut également les revenus des micro-entrepreneurs ayant choisi le versement libératoire de l’impôt sur le revenu. Ces revenus doivent toutefois être saisis manuellement, puisqu’ils ne sont pas automatiquement reportés d’une année sur l’autre.

    Attention, les déménagements à l’étranger ne peuvent pas être déclarés via l’application mobile. Un message invite les usagers concernés à effectuer cette démarche directement sur le site impots.gouv.fr.

    Notez pour finir que certaines modifications ne peuvent pas être réalisées cette année depuis la déclaration mobile, notamment :

    • la mise à jour de la situation familiale (déclarant 1 et/ou 2) ;
    • la déclaration d’annexes autres que le formulaire 3916-3916 bis relatif aux comptes à l’étranger. 

    Si vous devez déclarer des informations qui ne sont pas couvertes par la version mobile ou tablette, vous pourrez retrouver et compléter votre déclaration via le service en ligne disponible sur impots.gouv.fr.

    La déclaration d’impôt « mobile » évolue en 2026 – © Copyright WebLex

  • Fiscalité des pensions alimentaires : mode d’emploi pour 2026

    Fiscalité des pensions alimentaires : mode d’emploi pour 2026

    Les pensions alimentaires versées à un proche (enfant, ex-conjoint ou ascendant) peuvent, sous conditions, être déduites de votre revenu imposable. Encore faut-il respecter des règles précises tenant à la situation du bénéficiaire, à la nature des sommes versées et à leur mode de fixation. On fait le point…

    Une obligation familiale encadrée : l’obligation alimentaire

    Le principe repose sur l’obligation alimentaire, qui impose aux descendants (enfants, petits-enfants) d’aider un ascendant (parents, grands-parents) lorsque celui-ci n’est plus en mesure de subvenir seul à ses besoins essentiels : se loger, se nourrir ou encore se soigner.

    Cette obligation ne concerne pas uniquement les enfants : les gendres et belles-filles y sont également tenus vis-à-vis de leurs beaux-parents dans le besoin, en raison des liens issus du mariage.

    Concrètement, cette aide peut prendre différentes formes. Elle peut consister en un versement d’argent, mais aussi en une prise en charge directe de certaines dépenses (logement, nourriture, frais médicaux, etc.).

    En revanche, cette obligation ne s’étend pas à l’ensemble de la famille. Elle ne vise pas les frères et sœurs, ni les oncles, tantes ou cousins. Les aides versées à ces derniers ne peuvent donc jamais être déduites fiscalement.

    Les pensions versées à l’ex-conjoint : une déduction encadrée

    Lorsqu’une pension alimentaire est versée à un ex-conjoint, sa déduction est possible, mais uniquement dans un cadre strict.

    Elle suppose :

    • que vous soyez séparé, divorcé ou en instance de divorce ;
    • que vous fassiez l’objet d’une imposition distincte ;
    • que la pension soit fixée par une décision de justice ou une convention de divorce homologuée ;
    • et qu’elle présente un caractère alimentaire (logement, nourriture, etc.).

    À l’inverse, certaines sommes sont expressément exclues du dispositif permettant une déductibilité fiscale. Il s’agit notamment :

    • des dommages et intérêts ;
    • des versements prévus dans un simple accord amiable non validé par un juge.

    La pension déductible doit être déclarée dans la rubrique « charges déductibles » de votre déclaration de revenus.

    Le cas particulier de la prestation compensatoire La prestation compensatoire obéit à un régime distinct :

    • lorsqu’elle est versée sous forme de rente, elle est déductible du revenu imposable ;
    • lorsqu’elle est versée sous forme de capital (en une fois ou sur une période d’au moins 12 mois), elle ouvre droit à une réduction d’impôt égale à 25 % des sommes versées.

    Les époux encore mariés mais séparés

    Lorsque les époux sont encore mariés mais vivent séparément, les sommes versées au titre de la contribution aux charges du mariage peuvent également être déduites, à condition que chacun fasse l’objet d’une imposition distincte.

    Là encore, les montants doivent être portés dans la rubrique « charges déductibles ».

    Les pensions versées aux enfants : une distinction essentielle

    Le régime de déduction diffère selon que l’enfant est mineur ou majeur.

    L’enfant mineur

    En cas de séparation ou de divorce, le parent qui n’a pas la garde de l’enfant peut déduire la pension alimentaire versée pour son entretien.

    Deux situations doivent être distinguées :

    • si la pension est fixée par le juge, la déduction porte sur le montant fixé ;
    • à défaut de décision judiciaire, les sommes effectivement versées peuvent être déduites.

    En revanche, aucune déduction n’est possible en cas de garde alternée. Dans cette hypothèse, l’avantage fiscal est déjà pris en compte par le biais du quotient familial.

    L’enfant majeur

    La déduction d’une pension versée à un enfant majeur est possible, quel que soit son âge, à condition qu’il ne soit plus rattaché au foyer fiscal et qu’il ne dispose pas de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins.

    En contrepartie, l’enfant doit déclarer les sommes perçues dans la rubrique « pensions alimentaires reçues » de sa propre déclaration de revenus.

    Lorsque l’enfant vit chez ses parents

    Dans cette situation, il est admis une déduction forfaitaire au titre du logement et de la nourriture. Pour la déclaration 2026 des revenus 2025, ce forfait s’élève à 4 075 € par enfant, sans justificatif.

    Ce montant est doublé si l’enfant est marié ou pacsé.

    D’autres dépenses peuvent s’y ajouter, à condition d’être justifiées (frais de scolarité, par exemple). L’ensemble est toutefois plafonné à 6 855 €.

    Lorsque l’enfant ne vit plus chez ses parents

    La déduction repose alors uniquement sur les dépenses réellement engagées et dûment justifiées (loyer, alimentation, santé, études, etc.).

    Le plafond est fixé à 6 855 € par enfant. Il peut être doublé si l’enfant est marié, pacsé ou chargé de famille, à condition que vous assumiez seul son entretien.

    Les pensions versées aux ascendants : une logique de besoin

    Les pensions versées aux ascendants (parents, grands-parents, beaux-parents) sont déductibles dès lors que ceux-ci sont dans le besoin et que vous êtes tenu à leur égard d’une obligation alimentaire.

    La pension doit alors :

    • couvrir des besoins essentiels (logement, santé, nourriture) ;
    • et rester proportionnée à vos propres ressources.
       

    Le montant de la déduction

    Le régime varie selon les conditions d’hébergement :

    • si l’ascendant est hébergé en dehors de votre domicile : la déduction n’est pas plafonnée, à condition de pouvoir justifier la réalité des dépenses ;
    • s’il vit à votre domicile : vous pouvez déduire un forfait de 4 075 € par ascendant, sans justificatif.

    Par ailleurs, un ascendant âgé de plus de 75 ans est présumé être dans le besoin lorsque ses ressources n’excèdent pas le plafond prévu pour l’attribution de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées.

    Il n’est pas possible de cumuler cette déduction avec le crédit d’impôt accordé pour l’emploi d’un salarié au domicile de l’ascendant.

    L’imposition des pensions chez le bénéficiaire

    En principe, les pensions alimentaires perçues doivent être déclarées par leur bénéficiaire dans la rubrique « pensions, retraites et rentes », à la ligne « pensions alimentaires perçues ».

    Toutefois, une exception existe : lorsque le bénéficiaire dispose de très faibles ressources et que les sommes sont versées directement à un établissement (maison de retraite ou établissement hospitalier), aucune déclaration n’est exigée.

    Fiscalité des pensions alimentaires : mode d’emploi pour 2026 – © Copyright WebLex

  • Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : mode d’emploi complet pour 2026

    Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : mode d’emploi complet pour 2026

    Employer un salarié à domicile peut ouvrir droit à un avantage fiscal non négligeable : le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Conditions d’accès, activités concernées, dépenses prises en compte ou encore modalités déclaratives : voici l’essentiel à connaître pour en bénéficier en 2026.

    Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quelques rappels

    Le crédit d’impôt est accessible à toute personne domiciliée fiscalement en France, qu’elle soit en activité, retraitée ou sans emploi, dès lors qu’elle engage des dépenses de services à la personne.

    Les prestations doivent être réalisées :

    • à votre résidence principale ou secondaire (propriétaire ou locataire) ;
    • ou au domicile d’un ascendant éligible à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

    Le dispositif vise les services à la personne rendus à domicile. Sont notamment éligibles :

    • la garde d’enfants à domicile ;
    • le soutien scolaire ou les cours particuliers ;
    • la préparation des repas (courses comprises) ;
    • l’entretien du logement et les tâches ménagères ;
    • les petits travaux de jardinage ;
    • les travaux de bricolage occasionnels (« homme toutes mains ») ;
    • l’assistance informatique et internet ;
    • l’aide aux personnes âgées ou dépendantes (hors actes médicaux) ;
    • l’accompagnement des personnes handicapées ;
    • la garde-malade (hors soins) ;
    • certaines prestations de mobilité ou de livraison intégrées à une offre globale.

    Les dépenses éligibles correspondent aux sommes versées :

    • directement à un salarié ;
    • à un organisme prestataire (entreprise, association, organisme public ou privé) ;
    • à un organisme agréé ou conventionné dans le cadre de l’aide sociale.

    Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite annuelle de 12 000 €.

    Ce plafond peut être augmenté de 1 500 € :

    • par enfant à charge (ou rattaché) ;
    • par membre du foyer âgé de plus de 65 ans ;
    • par ascendant bénéficiaire de l’APA.

    Le plafond total majoré est limité à 15 000 €.

    Le plafond de 12 000 € est porté à 15 000 € pour la 1re année au cours de laquelle vous employez un salarié à domicile. Cette limite de 15 000 € est majorée de 1 500 € selon la composition du foyer (dans les mêmes conditions que la limite de 12 000 €), mais, dans ce cas, le plafond de dépenses ne peut pas excéder 18 000 €.

    Un plafond spécifique de 20 000 € s’applique lorsque :

    • un membre du foyer est titulaire d’une carte d’invalidité (≥ 80 %) ;
    • ou perçoit certaines prestations liées au handicap. Certaines dépenses bénéficient d’un plafond spécifique fixé comme suit :
    • 500 € par an pour le petit bricolage ;
    • 3 000 € par an pour l’assistance informatique ;
    • 5 000 € par an pour le jardinage.
       

    Avance immédiate du crédit d’impôt

    Mise en place en 2022, l’avance immédiate du crédit d’impôt permet de bénéficier du crédit d’impôt en temps réel.

    Concrètement :

    • vous ne payez que 50 % des dépenses liées à l’emploi du salarié à domicile ;
    • l’autre moitié est directement prise en charge via le dispositif.

    Ce service est gratuit et facultatif, activable depuis votre espace en ligne dédié.

    Comment déclarer les dépenses éligibles ?

    Les dépenses doivent être mentionnées dans la déclaration de revenus (sur case dédiée à cet effet). Dans ce cadre, vous devez :

    • déclarer les montants engagés ;
    • vérifier les données préremplies (notamment via Cesu ou Pajemploi) ;
    • préciser la nature des prestations ;
    • indiquer :
      • le type d’organisme ;
      • le mode d’intervention.

    Le calcul du crédit d’impôt est effectué automatiquement par l’administration.

    Ce qui évolue en 2026

    Pour la déclaration des revenus 2025 effectuée en 2026, de nouvelles informations doivent être précisées.

    Lors de votre déclaration en ligne, vous devez désormais :

    • sélectionner la catégorie de dépenses concernée ;
    • indiquer le montant et le bénéficiaire ;
    • préciser, pour chaque type de dépense :
      • la nature de l’organisme (salarié, association, entreprise, organisme public ou privé) :
      • le mode d’intervention (emploi direct, mandataire, prestataire ou mise à disposition).

    Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : mode d’emploi complet pour 2026 – © Copyright WebLex

  • Achat immobilier : état des lieux des hausses des frais de notaire

    Achat immobilier : état des lieux des hausses des frais de notaire

    Lors de l’achat d’un bien immobilier, l’acheteur est tenu de payer divers frais parmi lesquels peuvent être cités les frais de notaire qui comprennent, entre autres, les droits de mutation à titre onéreux perçus par les collectivités territoriales. Ces droits ont augmenté dans la majeure partie des départements : seuls 10 départements ont conservé le taux du droit proportionnel à 4,50 % au 1er avril 2026…

    Hausse des droits de mutation à titre onéreux : 10 départements ont résisté

    À l’occasion de l’achat d’un bien immobilier, l’acheteur paie des frais de notaire, lesquels comprennent des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qui reviennent aux collectivités territoriales.

    Sauf dispositions particulières, le taux des DMTO est fixé à 3,80 %. Il peut être modifié par les conseils départementaux sans que ces modifications puissent avoir pour effet de le réduire à moins de 1,20 % ou de le relever au-delà de 4,50 %.

    La loi de finances pour 2025 a relevé le taux maximum pour les actes passés et les conventions conclues entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028, passant de 4,50 % à 5 %.

    27 départements français ont voté pour l’application du taux de 5 % pour les DMTO, applicable à partir du 1er avril 2025. Depuis le 1er mai 2025, 46 autres départements ont rejoint cette liste, puis 10 nouveaux départements ont décidé de les rejoindre, à compter du 1er  juin 2025.

    Au 1er  avril 2026, seuls 2 départements ont conservé le taux de 3,80 % (Indre et Mayotte) et seuls 10 départements ont maintenu le taux à 4,50 % (Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Charente, Drôme, Lozère, Oise, Hautes-Pyrénées, Saône-et-Loire, et Guadeloupe).

    La liste complète des taux applicables dans les départements est disponible ici.

    Sources :

    Achat immobilier : état des lieux des hausses des frais de notaire – © Copyright WebLex

  • Interdiction de location des passoires thermiques : quelles conséquences pour les baux en cours ?

    Interdiction de location des passoires thermiques : quelles conséquences pour les baux en cours ?

    Pour améliorer les conditions de logement des locataires et limiter les déperditions d’énergie, un calendrier est mis en place pour inciter à la rénovation des logements les moins performants sur le plan énergétique. Depuis le 1er janvier 2025, les logements avec un DPE G ne peuvent plus être mis en location. Qu’en est-il toutefois pour les contrats conclus avant cette date et toujours en cours ?

    La production d’un DPE G en cours de bail suffit-elle à caractériser l’indécence du logement ?

    Les logements dont les performances énergétiques sont les plus basses, souvent qualifiés de « passoires thermiques », posent autant problème pour la décence des conditions de vie des locataires que pour l’atteinte des objectifs nationaux d’économie d’énergie.

    Ainsi, pour inciter les propriétaires des logements les moins performants, des interdictions progressives de mise en location sont prévues.

    Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, ce sont les logements disposant d’un diagnostic de performance énergétique (DPE) de niveau G qui sont considérés comme « indécents » et ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau contrat de location sans avoir au préalable bénéficié de travaux de rénovation permettant d’améliorer ses performances.

    Au 1ᵉʳ janvier 2028, il en sera de même des logements classés F.

    Dans une affaire récente, une locataire faisant face à de nombreux problèmes dans son logement, mettant à mal ses conditions de vie, décide de suspendre le paiement de son loyer.

    La propriétaire de l’appartement saisit alors les juges pour demander la résolution du bail en cours et le paiement de l’ensemble des loyers restés impayés.

    La locataire produit devant les juges un DPE de niveau G qu’elle a fait réaliser pendant la durée du bail. Pour elle, conformément aux règles sur les passoires thermiques, cela démontre bien que le logement qu’elle occupait était indécent. À ce titre, elle demande que le juge l’exempte du règlement des loyers impayés.

    Cependant, les juges notent qu’il ne faut pas faire la confusion entre le régime qui s’applique aux nouveaux baux et celui des baux en cours.

    Le fait de considérer un logement avec un DPE G comme automatiquement indécent ne vaut que pour les nouveaux baux. Cette logique ne se transpose pas aux baux conclus avant le 1er janvier 2025 et toujours en cours.

    La simple réalisation d’un DPE en cours de bail ne permet pas à elle seule d’établir l’indécence du logement. Pour les juges, la demande d’exemption du paiement des loyers par la locataire ne peut donc être accueillie.

    Elle devra bien rembourser sa propriétaire…

    Interdiction de location des passoires thermiques : quelles conséquences pour les baux en cours ? – © Copyright WebLex