Catégorie : Infos juridiques

  • Abus de biens sociaux : illustration des circonstances aggravantes

    Abus de biens sociaux : illustration des circonstances aggravantes

    Lorsque le dirigeant d’une sociĂ©tĂ© profite de ses prĂ©rogatives pour dĂ©tourner des biens de la sociĂ©tĂ© pour son profit, il encourt une condamnation pour abus de biens sociaux. Une condamnation qui peut se voir alourdie si l’implication d’une personne installĂ©e Ă  l’étranger est Ă©tablie
 Illustration


    Abus de biens sociaux : quid de l’envoi de fonds Ă  une sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre ?

    L’abus de biens sociaux se dĂ©finit comme « le fait, pour les gĂ©rants, de faire, de mauvaise foi, des biens ou du crĂ©dit de la sociĂ©tĂ©, un usage qu’ils savent contraire Ă  l’intĂ©rĂȘt de celle-ci, Ă  des fins personnelles ou pour favoriser une autre sociĂ©tĂ© ou entreprise dans laquelle ils sont intĂ©ressĂ©s directement ou indirectement », l’exemple le plus parlant Ă©tant l’utilisation de fonds monĂ©taires de la sociĂ©tĂ© pour le compte personnel du dirigeant.

    Les sanctions encourues pour ces faits sont, au maximum, de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende.

    Cependant, ces peines peuvent ĂȘtre alourdies lorsque certaines circonstances, considĂ©rĂ©es comme aggravantes, ont accompagnĂ© les abus de biens sociaux.

    Cela peut ĂȘtre le cas lorsqu’il est fait utilisation d’un compte bancaire ouvert Ă  l’étranger ou en cas « d’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger ».

    Dans une affaire ayant Ă©tĂ© rĂ©cemment portĂ©e Ă  l’attention des juges de la Cour de cassation, des Ă©claircissements concernant cette derniĂšre notion ont pu ĂȘtre apportĂ©s.

    Le dirigeant d’une sociĂ©tĂ© ayant justement Ă©tĂ© condamnĂ© pour des faits d‘abus de biens sociaux, les juges ont retenu une circonstance aggravante liĂ©e Ă  « l’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger » aprĂšs avoir constatĂ© que le dirigeant avait opĂ©rĂ© un virement bancaire d’un montant de 32 000 € depuis les comptes de sa sociĂ©tĂ© vers une autre sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  l’étranger.

    Pour le dirigeant, la reconnaissance de cette circonstance aggravante n’est pas justifiĂ©e : l’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger suppose que ladite personne a servi d’intermĂ©diaire entre la sociĂ©tĂ© et son dirigeant pour faire transiter les fonds litigieux.

    Il rappelle que ce n’est ici pas le cas puisque la personne Ă©tablie Ă  l’étranger, une sociĂ©tĂ© luxembourgeoise, Ă©tait la destinataire finale du virement. Les sommes n’ont pas Ă©tĂ© par la suite crĂ©ditĂ©es sur les comptes bancaires du dirigeant.

    Pour lui, cela ne permet donc pas de caractĂ©riser qu’il y ait rĂ©ellement eu une interposition entre la sociĂ©tĂ© lĂ©sĂ©e et son dirigeant.

    Un argument peu convaincant pour les juges qui rappellent que, mĂȘme s’il n’a pas reçu les sommes personnellement, il est Ă©galement le dirigeant de la sociĂ©tĂ© luxembourgeoise. Cela suffit Ă  Ă©tablir l’interposition d’une personne Ă©trangĂšre dans le processus d’abus de biens sociaux.

    L’application de la circonstance aggravante est donc ici bien justifiĂ©e, selon les juges.

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  • Fibre optique : les modalitĂ©s de l’aide financiĂšre se prĂ©cisent


    Fibre optique : les modalitĂ©s de l’aide financiĂšre se prĂ©cisent


    Afin de poursuivre le dĂ©ploiement de la fibre optique sur tout le territoire, l’État a mis en place une aide financiĂšre pour prendre en charge tout ou partie des coĂ»ts de travaux de raccordement que doivent supporter certains particuliers ou entreprises. Les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre de cette aide Ă©tant Ă  prĂ©sent connues, faisons le point


    Fibre optique : les grandes lignes de l’aide financiùre

    2030 : c’est l’annĂ©e oĂč le rĂ©seau cuivre historique doit dĂ©finitivement fermer, remplacĂ© par la fibre optique.

    Cependant, certains particuliers et professionnels rencontrent des difficultés dans les opérations de raccordement en raison de travaux complémentaires à mener en parties privatives.

    L’État a donc mis en place une aide financiĂšre pour prendre en charge tout ou partie des coĂ»ts de ces travaux, achevĂ©s entre le 1er septembre 2025 et le 31 mai 2027, sous rĂ©serve :

    • d’ĂȘtre situĂ© dans une commune Ă©ligible, dont la liste est disponible ici ;
    • qu’un Ă©chec de raccordement au rĂ©seau en fibre optique a Ă©tĂ© constatĂ© en raison de la nĂ©cessitĂ© de procĂ©der Ă  des travaux en partie privative, par ou pour le compte d’un opĂ©rateur de lignes de communications Ă©lectroniques Ă  trĂšs haut dĂ©bit en fibre optique.

    Des conditions propres aux particuliers et aux entreprises sont ensuite prévues.

    Concernant les particuliers, sont Ă©ligibles les personnes remplissant les conditions cumulatives suivantes :

    • les travaux de raccordement concernent une maison individuelle d’habitation dont le particulier est propriĂ©taire ou locataire ;
    • les travaux concernent sa rĂ©sidence principale, situĂ©e dans une commune Ă©ligible ;
    • une aide financiĂšre n’a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©e pour raccorder l’habitation au rĂ©seau de fibre optique ;
    • le quotient familial du particulier ne dĂ©passe pas 29 316 €.

    Concernant les entreprises, sont Ă©ligibles aussi bien les entrepreneurs que les sociĂ©tĂ©s dĂšs lors qu’ils ont une activitĂ© Ă©conomique et que les conditions suivantes sont remplies :

    • le montant de leur chiffre d’affaires annuel constatĂ© lors du dernier exercice clos est infĂ©rieur Ă  2 M € ;
    • l’entreprise compte moins de 10 salariĂ©s ;
    • son activitĂ© a dĂ©butĂ© depuis au moins un an Ă  la date de dĂ©pĂŽt de la demande d’aide ;
    • le local Ă  raccorder est situĂ© dans une commune Ă©ligible ;
    • une autre aide n’a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©e pour le raccordement du local ;
    • l’entreprise n’est pas en liquidation judiciaire au jour de la demande.

    Mise en Ɠuvre de l’aide financiĂšre : 3 forfaits pour 2 catĂ©gories de bĂ©nĂ©ficiaires

    C’est l’Agence de services et de paiement (ASP) qui a la charge de la gestion de cette aide. ConcrĂštement, les entreprises et les particuliers doivent dĂ©poser leur dossier sur une plateforme dĂ©diĂ©e (qui n’est pas encore disponible).

    Pour le particulier, son dossier doit comporter :

    • ses papiers d’identitĂ© (carte nationale d’identitĂ©, passeport, titre de sĂ©jour, etc.) ;
    • l’adresse de sa rĂ©sidence principale devant ĂȘtre raccordĂ©e ;
    • une attestation d’échec de raccordement, dont les mentions obligatoires sont listĂ©es ici ;
    • son numĂ©ro fiscal ;
    • le cas Ă©chĂ©ant, Ă  la demande de l’ASP, un justificatif de domicile.

    Pour l’entreprise, son dossier doit comporter :

    • le numĂ©ro du systĂšme d’identification du rĂ©pertoire des Ă©tablissements ;
    • sa dĂ©nomination sociale ;
    • l’adresse de son local devant ĂȘtre raccordĂ© ;
    • une attestation d’échec de raccordement, dont les mentions obligatoires sont listĂ©es ici ;
    • une attestation sur l’honneur portant sur le nombre de salariĂ©s ;
    • un justificatif visant le reprĂ©sentant lĂ©gal de l’entreprise avec une copie de ses papiers d’identitĂ©.

    ConcrĂštement, les travaux pouvant donner droit Ă  l’aide financiĂšre sont classĂ©s en 3 catĂ©gories, dont le dĂ©tail technique est dĂ©crit dans l’annexe disponible ici, en fonction de leur ampleur :

    • les travaux de faible ambleur peuvent donner lieu Ă  une aide de 400 € ;
    • les travaux d’ampleur moyenne peuvent donner lieu Ă  une aide de 800 € ;
    • les gros travaux peuvent donner lieu Ă  une aide de 1 200 €.

    Il revient Ă  la personne dĂ©signĂ©e pour rĂ©aliser les travaux de transmettre Ă  l’ASP une demande de remboursement de l’avance de l’aide sur les travaux rĂ©alisĂ©s. La liste des piĂšces justificatives est consultable ici.

    Fibre optique : les modalitĂ©s de l’aide financiĂšre se prĂ©cisent
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  • Mayotte : une aide financiĂšre pour les entreprises renouvelĂ©e

    Mayotte : une aide financiÚre pour les entreprises renouvelée

    Afin de soutenir la reconstruction de Mayotte aprĂšs le cyclone Chido, l’État renouvelle une aide financiĂšre Ă  destination des entreprises mahoraises pour les mois de fĂ©vrier et de mars 2025. Quelles sont les conditions ?

    Un soutien financier pour les pertes de février et mars 2025

    L’État met en place une aide financiĂšre pour les mois de fĂ©vrier et mars 2025 Ă  destination des entreprises particuliĂšrement touchĂ©es par les consĂ©quences Ă©conomiques rĂ©sultant du cyclone Chido.

    Sont concernĂ©es les entreprises au sens large, c’est-Ă -dire aussi bien les sociĂ©tĂ©s que les entrepreneurs individuels.

    Notez que les associations passibles de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s sont Ă©galement Ă©ligibles Ă  cette aide.

    Conditions d’éligibilitĂ©

    Seules les entreprises résidant fiscalement en France et ayant leur siÚge social et leur activité économique à Mayotte sont concernées.

    Tout d’abord, les entreprises doivent respecter plusieurs conditions administratives et de calendrier, à savoir

    • elles sont inscrites au 31 octobre 2024 au rĂ©pertoire national des entreprises et de leurs Ă©tablissements ;
    • la date de dĂ©but de leur activitĂ© a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e dans ce mĂȘme rĂ©pertoire au plus tard le 31 octobre 2024 ;
    • elles n’étaient ni dissoutes, ni radiĂ©es au 30 juin 2025 ;
    • elles Ă©taient au 31 octobre 2024 Ă  jour de leurs obligations dĂ©claratives fiscales ;
    • elles n’ont pas au 31 octobre 2024 de dettes fiscales impayĂ©es.

    Notez que ne sont pas prises en compte les dettes fiscales qui :

    • ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©es ou sont couvertes par un plan de rĂšglement respectĂ© Ă  la date de la demande d’aide ;
    • sont infĂ©rieures ou Ă©gales Ă  1 500 € ;
    • font l’objet d’un contentieux au 31 octobre 2024 relatif Ă  leur existence ou leur montant qui n’a pas encore fait l’objet d’une dĂ©cision dĂ©finitive.

    Ensuite, elles doivent respecter des critĂšres de taille, Ă  savoir :

    • elles emploient moins de 250 salariĂ©s ;
    • le montant de leur chiffre d’affaires annuel de l’exercice clos en 2023 est infĂ©rieur Ă  50 M € ou le total de bilan n’excĂšde pas 43 M €.

    Pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2023, le chiffre d’affaires mensuel moyen compris entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 31 octobre 2024 doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  4 166 667 € ;

    Notez que ces critĂšres sont apprĂ©ciĂ©s au niveau du groupe lorsque l’entreprise contrĂŽle ou est contrĂŽlĂ©e par une ou plusieurs personnes ou sociĂ©tĂ©s.

    Enfin, elles doivent respecter des critĂšres financiers :

    • elles ne se trouvaient pas en procĂ©dure de redressement ou de liquidation judiciaire au 31 octobre 2024 ;
    • elles ont subi une perte d’au moins 30 % entre la moyenne mensuelle du chiffre d’affaires de l’exercice clos en 2022 et le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© au cours du mois Ă©ligible ou, pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2022, une perte d’au moins 30 % entre le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© en novembre 2024 et celui rĂ©alisĂ© au cours du mois Ă©ligible.

    Montant de l’aide

    ConcrĂštement, l’aide financiĂšre prendra la forme d’une subvention qui s’élĂšvera, sous rĂ©serve du respect des plafonds prĂ©vus par la rĂšglementation europĂ©enne, Ă  :

    • 20 % de leur perte pour les entreprises ayant un exercice clos en 2022, plafonnĂ© Ă  20 000 € ;
    • 1 000 € pour chaque mois Ă©ligible pour les entreprises qui n’ont pas d’exercice clos en 2022. DĂ©pĂŽt de la demande d’aide La demande d’aide doit ĂȘtre effectuĂ©e par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e, au plus tard le dernier jour du mois suivant la mise en ligne du formulaire de demande.

    Cette demande, traitĂ©e par les services de la direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques, doit comporter une dĂ©claration sur l’honneur attestant l’exactitude des informations dĂ©clarĂ©es et de l’éligibilitĂ© de l’entreprise, ainsi que les coordonnĂ©es bancaires pour le versement de l’aide.

    Mayotte : une aide financiĂšre pour les entreprises renouvelĂ©e – © Copyright WebLex

  • Mayotte : une aide financiĂšre pour les entreprises renouvelĂ©e

    Mayotte : une aide financiÚre pour les entreprises renouvelée

    Afin de soutenir la reconstruction de Mayotte aprĂšs le cyclone Chido, l’État renouvelle une aide financiĂšre Ă  destination des entreprises mahoraises pour les mois de fĂ©vrier et de mars 2025. Quelles sont les conditions ?

    Un soutien financier pour les pertes de février et mars 2025

    L’État met en place une aide financiĂšre pour les mois de fĂ©vrier et mars 2025 Ă  destination des entreprises particuliĂšrement touchĂ©es par les consĂ©quences Ă©conomiques rĂ©sultant du cyclone Chido.

    Sont concernĂ©es les entreprises au sens large, c’est-Ă -dire aussi bien les sociĂ©tĂ©s que les entrepreneurs individuels.

    Notez que les associations passibles de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s sont Ă©galement Ă©ligibles Ă  cette aide.

    Conditions d’éligibilitĂ©

    Seules les entreprises résidant fiscalement en France et ayant leur siÚge social et leur activité économique à Mayotte sont concernées.

    Tout d’abord, les entreprises doivent respecter plusieurs conditions administratives et de calendrier, à savoir

    • elles sont inscrites au 31 octobre 2024 au rĂ©pertoire national des entreprises et de leurs Ă©tablissements ;
    • la date de dĂ©but de leur activitĂ© a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e dans ce mĂȘme rĂ©pertoire au plus tard le 31 octobre 2024 ;
    • elles n’étaient ni dissoutes, ni radiĂ©es au 30 juin 2025 ;
    • elles Ă©taient au 31 octobre 2024 Ă  jour de leurs obligations dĂ©claratives fiscales ;
    • elles n’ont pas au 31 octobre 2024 de dettes fiscales impayĂ©es.

    Notez que ne sont pas prises en compte les dettes fiscales qui :

    • ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©es ou sont couvertes par un plan de rĂšglement respectĂ© Ă  la date de la demande d’aide ;
    • sont infĂ©rieures ou Ă©gales Ă  1 500 € ;
    • font l’objet d’un contentieux au 31 octobre 2024 relatif Ă  leur existence ou leur montant qui n’a pas encore fait l’objet d’une dĂ©cision dĂ©finitive.

    Ensuite, elles doivent respecter des critĂšres de taille, Ă  savoir :

    • elles emploient moins de 250 salariĂ©s ;
    • le montant de leur chiffre d’affaires annuel de l’exercice clos en 2023 est infĂ©rieur Ă  50 M € ou le total de bilan n’excĂšde pas 43 M €.

    Pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2023, le chiffre d’affaires mensuel moyen compris entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 31 octobre 2024 doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  4 166 667 € ;

    Notez que ces critĂšres sont apprĂ©ciĂ©s au niveau du groupe lorsque l’entreprise contrĂŽle ou est contrĂŽlĂ©e par une ou plusieurs personnes ou sociĂ©tĂ©s.

    Enfin, elles doivent respecter des critĂšres financiers :

    • elles ne se trouvaient pas en procĂ©dure de redressement ou de liquidation judiciaire au 31 octobre 2024 ;
    • elles ont subi une perte d’au moins 30 % entre la moyenne mensuelle du chiffre d’affaires de l’exercice clos en 2022 et le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© au cours du mois Ă©ligible ou, pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2022, une perte d’au moins 30 % entre le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© en novembre 2024 et celui rĂ©alisĂ© au cours du mois Ă©ligible.

    Montant de l’aide

    ConcrĂštement, l’aide financiĂšre prendra la forme d’une subvention qui s’élĂšvera, sous rĂ©serve du respect des plafonds prĂ©vus par la rĂšglementation europĂ©enne, Ă  :

    • 20 % de leur perte pour les entreprises ayant un exercice clos en 2022, plafonnĂ© Ă  20 000 € ;
    • 1 000 € pour chaque mois Ă©ligible pour les entreprises qui n’ont pas d’exercice clos en 2022. DĂ©pĂŽt de la demande d’aide La demande d’aide doit ĂȘtre effectuĂ©e par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e, au plus tard le dernier jour du mois suivant la mise en ligne du formulaire de demande.

    Cette demande, traitĂ©e par les services de la direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques, doit comporter une dĂ©claration sur l’honneur attestant l’exactitude des informations dĂ©clarĂ©es et de l’éligibilitĂ© de l’entreprise, ainsi que les coordonnĂ©es bancaires pour le versement de l’aide.

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  • Adresse personnelle des dirigeants :  une occultation possible

    Adresse personnelle des dirigeants : une occultation possible

    Afin de se protĂ©ger, les dirigeants de sociĂ©tĂ© et, sous certaines conditions, les entrepreneurs individuels, ont, depuis le 25 aoĂ»t 2025, la possibilitĂ© d’occulter leur adresse personnelle sur le Registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (RCS). Quelles sont les modalitĂ©s de cette protection des donnĂ©es personnelles ?

    RCS : une protection des données

    Depuis le 25 août 2025, peuvent demander à occulter leur adresse personnelle sur le Registre du commerce et des sociétés (RCS) :

    • les dirigeants de sociĂ©tĂ©s ;
    • les associĂ©s indĂ©finiment responsables de personnes morales ;
    • les entrepreneurs individuels, lorsque l’adresse de leur Ă©tablissement principal est Ă©galement celle de leur domicile personnel.

    Cette occultation d’adresse peut, sur demande, ĂȘtre Ă©tendue aux actes de l’entreprise, passĂ©s et futurs, et Ă  l’extrait K ou Kbis.

    ConcrĂštement, le dirigeant ou l’associĂ© doit formuler sa demande auprĂšs du guichet unique, qui transmettra au greffier du tribunal de commerce. Ce dernier a alors un dĂ©lai de 5 jours francs ouvrables aprĂšs sa rĂ©ception pour traiter la demande. À dĂ©faut, le dirigeant ou l’associĂ© pourra saisir le juge commis Ă  la surveillance du registre.

    L’entrepreneur individuel doit, quant Ă  lui, dĂ©poser sa demande auprĂšs de l’Insee.

    Notez que, si le public n’aura plus accùs à ces adresses, elles resteront consultables par certaines personnes et certains organismes, à savoir :

    • les autoritĂ©s judiciaires ;
    • les reprĂ©sentants lĂ©gaux de la sociĂ©tĂ© ;
    • les associĂ©s de la sociĂ©tĂ© ;
    • les crĂ©anciers des personnes physiques dirigeantes ;
    • la cellule de renseignement financier nationale ;
    • les agents de l’administration des douanes ;
    • les agents de l’administration des finances publiques chargĂ©s du contrĂŽle et du recouvrement en matiĂšre fiscale ;
    • les officiers de police judiciaire de la police nationale et de la gendarmerie nationale ;
    • les autoritĂ©s, administrations, personnes morales et professions listĂ©es ici, Ă  l’exception des chambres de commerce et d’industrie, des chambres de mĂ©tiers et de l’artisanat et des chambres d’agriculture ;
    • pour les entreprises relevant de leurs compĂ©tences, les prĂ©sidents des chambres de mĂ©tiers et d’artisanat et les caisses dĂ©partementales et pluridĂ©partementales de mutualitĂ© sociale agricole ;
    • l’union de recouvrement des cotisations de sĂ©curitĂ© sociale et d’allocations familiales dĂ©signĂ©e par le directeur de l’Agence centrale des organismes de sĂ©curitĂ© sociale.

    Chefs d’entreprise : vivons heureux, vivons cachĂ©s ! – © Copyright WebLex

  • Martinique : une aide spĂ©ciale pour les entreprises

    Martinique : une aide spéciale pour les entreprises

    En octobre 2024, plusieurs Ă©meutes ont Ă©clatĂ© en Martinique et se sont poursuivies pendant plusieurs mois. Une situation qui a entraĂźnĂ© des consĂ©quences nĂ©fastes pour de nombreuses entreprises. À ce titre, une aide spĂ©ciale est mise en place


    Martinique : une aide pour compenser les pertes financiĂšres suite aux Ă©meutes 

    Une aide financiĂšre exceptionnelle est mise en place au bĂ©nĂ©fice des entreprises ayant Ă©tĂ© particuliĂšrement touchĂ©es par les Ă©meutes survenues en Martinique entre octobre et novembre 2024. 

    Sont Ă©ligibles les entitĂ©s : 

    • rĂ©sidentes fiscales françaises, ayant leur siĂšge en Martinique et y exerçant une activitĂ© Ă©conomique propre ;
    • inscrites au 31 aout 2024 au rĂ©pertoire national des entreprises et de leurs Ă©tablissements ;
    • qui n’étaient pas dissoutes au 31 mai 2025 (ou radiĂ©es pour les entreprises individuelles) ;
    • Ă  jour de leurs obligations dĂ©claratives fiscales et sociales au 31 aout 2024 ;
    • n’ayant pas de dettes fiscales ou sociales impayĂ©es au 31 aout 2024 ;
    • ayant un effectif infĂ©rieur Ă  250 salariĂ©s ;
    • dont le chiffre d’affaires de l’exercice clos en 2023 est infĂ©rieur Ă  50 millions d’euros ou dont le total du bilan n’excĂšde pas 43 millions d’euros (pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2023, le chiffre d’affaires mensuel moyen compris entre la date de crĂ©ation de l’entreprise et le 31 aoĂ»t 2024 doit ĂȘtre infĂ©rieur Ă  4 166 667 euros). Si elles sont contrĂŽlĂ©es par un groupe, ce sont le chiffre d’affaires ou le bilan de celui-ci qui sont pris en compte ;
    • ne se trouvant pas en procĂ©dure de redressement ou de liquidation judiciaire Ă  la date du 31 aout 2024 ;
    • soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s pour les associations. 

    Elles doivent en outre avoir subi des pertes : 

    • pour octobre 2024, d’au moins 50 % entre la moyenne mensuelle du chiffre d’affaires de l’exercice clos en 2023 tel que dĂ©clarĂ© Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques (DGFiP) et celui rĂ©alisĂ© en octobre 2024 (pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2023, la perte doit ĂȘtre d’au moins 50 % entre le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© en septembre 2024 et celui rĂ©alisĂ© en octobre 2024) ;
    • pour novembre 2024, d’au moins 25 % entre la moyenne mensuelle du chiffre d’affaires de l’exercice clos en 2023 tel que dĂ©clarĂ© Ă  la DGFiP et celui rĂ©alisĂ© en novembre 2024 (pour les entreprises n’ayant pas d’exercice clos en 2023, la perte doit ĂȘtre d’au moins 25 % entre le chiffre d’affaires rĂ©alisĂ© en septembre 2024 et celui rĂ©alisĂ© en novembre 2024).

    L’aide prend la forme d’une subvention dont le montant est Ă©quivalent Ă  : 

    • Ă  15 % du chiffre d’affaires mensuel moyen de l’exercice clos 2023 tel que dĂ©clarĂ© Ă  la DGFiP pour le mois d’octobre ;
    • Ă  7,5 % du chiffre d’affaires mensuel moyen de l’exercice clos 2023 tel que dĂ©clarĂ© Ă  la DGFiP pour le mois de novembre. 

    Pour le mois d’octobre, l’aide versĂ©e est nĂ©cessairement comprise entre 1 500 et 10 000 € et pour le mois de novembre elle est comprise entre 750 et 5 000 €. 

    Pour les entreprises dont l’exercice 2023 ne serait pas clĂŽturĂ©, une aide forfaitaire est versĂ©e correspondant aux seuils minimaux de l’aide : 1 500 € pour octobre et 750 € pour novembre. 

    Pour bĂ©nĂ©ficier de l’aide, les entitĂ©s Ă©ligibles devront en faire la demande par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e dans les 2 mois suivant la publication Ă  venir du formulaire de demande sur le site martinique.gouv.fr. 

    Il faudra y joindre : 

    • une dĂ©claration sur l’honneur attestant l’exactitude des informations dĂ©clarĂ©es et indiquant que l’entreprise remplit bien les conditions requises ;
    • les coordonnĂ©es bancaires de l’entreprise.

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  • Loyers impayĂ©s : une procĂ©dure simplifiĂ©e pour les bailleurs

    Loyers impayĂ©s : une procĂ©dure simplifiĂ©e pour les bailleurs

    La procédure des saisies sur salaire a été largement remaniée au 1er juillet 2025. Des changements entraßnant des conséquences trÚs concrÚtes pour le secteur de la location immobiliÚre depuis cette date


    Loyers impayĂ©s : simplification de la procĂ©dure de saisie sur salaire

    Pour rappel et jusqu’alors, la procĂ©dure de saisie sur salaire supposait l’autorisation prĂ©alable du juge de l’exĂ©cution, aprĂšs Ă©chec d’une tentative prĂ©alable de conciliation.

    Depuis le 1er juillet 2025, la procĂ©dure a connu des Ă©volutions majeures. L’une d’elles entraĂźne des consĂ©quences trĂšs concrĂštes pour les professionnels de la location immobiliĂšre et les propriĂ©taires bailleurs faisant face Ă  des situations d’impayĂ©s de loyer.

    En effet, le recours au juge de l’exĂ©cution pour la mise en place de la saisie sur salaire n’est plus nĂ©cessaire. La saisie pourra ĂȘtre mise en place dĂšs lors que le bailleur justifie d’un titre exĂ©cutoire (jugement, injonction de payer dĂ©finitive) Ă©tablissant la rĂ©alitĂ© de la dette.

    Selon la nouvelle procĂ©dure, le bailleur pourra s’adresser Ă  un commissaire de justice (ex-huissier) pour signifier un commandement de payer Ă  son locataire.

    Ce dernier dispose alors de 1 mois pour payer sa dette ou contester le bien-fondé de la saisie.

    Un accord amiable peut Ă©galement ĂȘtre recherchĂ© entre les parties.

    PassĂ© ce dĂ©lai de 1 mois, si aucune solution n’est trouvĂ©e pour dĂ©bloquer la situation, le commissaire de justice pourra remettre un procĂšs-verbal de saisie Ă  l’employeur du locataire, ce qui permettra de mettre en place le recouvrement forcĂ© des crĂ©ances pour le bailleur, par l’intermĂ©diaire du commissaire de justice.

    Cette dĂ©marche doit ĂȘtre entreprise dans les 3 mois suivant la signification du commandement.

    Il faut nĂ©anmoins noter qu’en cas de contestation du locataire, il sera toujours nĂ©cessaire de passer par la voie judiciaire.

    Loyers impayĂ©s : une procĂ©dure simplifiĂ©e pour les bailleurs – © Copyright WebLex

  • Pratiques anticoncurrentielles : un gentlemen’s agreement sur le recrutement

    Pratiques anticoncurrentielles : un gentlemen’s agreement sur le recrutement

    Par principe, la concurrence entre les diffĂ©rents acteurs d’un marchĂ© doit rester libre. Pour autant, afin de garantir un marchĂ© oĂč chacun doit avoir sa chance, certaines rĂšgles existent afin d’empĂȘcher les pratiques dĂ©loyales. Et c’est notamment le cas en matiĂšre de recrutement


    Des accords verbaux imprécis créateurs de risques

    Dans un marchĂ© qui se veut libre, la concurrence entre les acteurs d’un secteur se met en place naturellement.

    Cependant, plusieurs acteurs pourraient ĂȘtre tentĂ©s d’adopter des pratiques dĂ©loyales pour conserver leurs avantages et s’assurer une place de choix dans ce marchĂ©.

    Afin de maintenir une libre concurrence, plusieurs rĂšgles existent et l’AutoritĂ© de la concurrence peut ĂȘtre amenĂ©e Ă  sanctionner les entreprises pour lesquelles la tentation aura Ă©tĂ© trop forte


    Un exemple récent a mis en évidence des pratiques qui peuvent exister en matiÚre de recrutement dans des marchés en tension.

    En effet, l’AutoritĂ© a pu se pencher sur des accords qui liaient plusieurs entreprises des secteurs de l’ingĂ©nierie, du conseil en technologies et des services informatiques.

    Ces secteurs connaissent une forte tension en termes d’emploi et de main-d’Ɠuvre qualifiĂ©e qui peut constituer un atout stratĂ©gique pour une entreprise.

    Ainsi, des mouvements de personnels trop importants peuvent s’avĂ©rer handicapants pour une sociĂ©tĂ© qui, d’une part, perd alors des compĂ©tences prĂ©cieuses et, d’autre part, risque de voir le coĂ»t d’une telle main-d’Ɠuvre augmenter, celle-ci prĂ©fĂ©rant gĂ©nĂ©ralement aller vers le plus offrant.

    Dans ce contexte, il a Ă©tĂ© portĂ© Ă  la connaissance de l’AutoritĂ© de la concurrence l’existence d’accords entre plusieurs entreprises du secteur.

    Ces accords passĂ©s sous la forme de gentlemen’s agreements, c’est-Ă -dire de façon non Ă©crite, avaient pour effet de garantir que chacune des parties Ă  l’accord s’abstiendrait de recruter du personnel issu des effectifs des autres parties.

    Les diffĂ©rents accords identifiĂ©s s’appliquaient sans durĂ©e de validitĂ© et portaient sur le non-recrutement de profils stratĂ©giques tant pour le dĂ©bauchage que pour des candidatures spontanĂ©es.

    L’AutoritĂ© de la concurrence a considĂ©rĂ© que ces accords constituaient des ententes anticoncurrentielles, notamment du fait de leur application non limitĂ©e dans le temps et dans l’espace.

    Elle note la particuliĂšre gravitĂ© de ces pratiques en ce qu’elles ont Ă©galement affectĂ© des collaborateurs en limitant leurs perspectives d’évolution et de mobilitĂ© professionnelle.

    Les entreprises concernĂ©es ont Ă©tĂ© sanctionnĂ©es par des amendes dont les montants cumulĂ©s s’élĂšvent Ă  29 500 000 €. Il leur a Ă©galement Ă©tĂ© demandĂ© de publier des informations relatives Ă  la dĂ©cision de l’AutoritĂ© sur leurs rĂ©seaux sociaux et dans la presse spĂ©cialisĂ©e.

    Il est important de noter qu’en parallĂšle, l’AutoritĂ© a dĂ©cidĂ© de ne pas prendre de sanction contre ces entreprises pour des clauses de non-sollicitation aux effets semblables aux accords prĂ©cĂ©dents, insĂ©rĂ©es dans des contrats de partenariat.

    Il est précisé que, dans ces cas précis, ces clauses ne constituaient pas des pratiques anticoncurrentielles au regard des limitations claires de leur application temporelle et matérielle et des objectifs poursuivis.

    En revanche, l’AutoritĂ© prĂ©cise bien qu’il ne s’agĂźt pas ici d’un blanc-seing pour l’utilisation de ces clauses. Une apprĂ©ciation au cas par cas est nĂ©cessaire et des sanctions pourraient tout de mĂȘme ĂȘtre prises Ă  l’avenir dans d’autres dossiers.

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  • CrĂ©ation d’entreprise : bĂ©nĂ©ficier de l’ARE ou de l’ARCE

    CrĂ©ation d’entreprise : bĂ©nĂ©ficier de l’ARE ou de l’ARCE

    Au moment de crĂ©er une entreprise, France Travail propose 2 types d’aides : soit le maintien de l’aide au retour Ă  l’emploi (ARE), cumulable avec les revenus de la nouvelle activitĂ© professionnelle, soit l’aide Ă  la reprise et Ă  la crĂ©ation d’entreprise (ARCE). Des dispositifs qui ont fait l’objet d’évolutions en 2025


    CrĂ©er ou reprendre une entreprise : bĂ©nĂ©ficier de l’ARCE

    L’aide Ă  la reprise et Ă  la crĂ©ation d’entreprise (ARCE) est une aide financiĂšre versĂ©e par France Travail aux porteurs d’un projet de crĂ©ation ou de reprise d’entreprise, qui se fait en 2 temps :

    • un 1er versement qui correspond Ă  la moitiĂ© de l’aide au dĂ©but de l’activitĂ©
    • un 2nd versement qui intervient 6 mois aprĂšs la date du 1er versement sous rĂ©serve d’attester d’une poursuite de l’activitĂ© non salariĂ©e et, nouvelle condition applicable depuis le 1er avril 2025, de ne pas exercer un emploi sous CDI Ă  temps plein.

    Le montant de l’ARCE est Ă©gal Ă  60 % du capital restant des droits Ă  l’allocation d’aide au retour Ă  l’emploi (une dĂ©duction de 3 % Ă©tant appliquĂ©e pour le financement des retraites complĂ©mentaires).

    En cas de cessation de l’activitĂ© créée ou reprise aprĂšs le second versement de l’ARCE, il est possible de bĂ©nĂ©ficier d’une reprise de l’allocation d’aide au retour Ă  l’emploi, 40 % des droits Ă©tant disponibles par principe. Le paiement de l’aide au retour Ă  l’emploi reprend aprĂšs application d’un diffĂ©rĂ© (qui dĂ©pend des allocations perçues lors du 2nd versement de l’ARCE).

    Cela suppose, pour rappel, de se rĂ©inscrire comme demandeur d’emploi auprĂšs de France Travail et, depuis le 1er avril 2025, d’avoir cessĂ© l’activitĂ© non salariĂ©e au titre de laquelle l’ARCE a Ă©tĂ© attribuĂ©e (si cette activitĂ© non salariĂ©e existe toujours, la reprise du droit Ă  l’aide au retour Ă  l’emploi est impossible).

    CrĂ©er ou reprendre une entreprise : bĂ©nĂ©ficier de l’ARE

    Le soutien de France Travail aux crĂ©ateurs et repreneurs d’entreprise peut aussi prendre la forme d’un maintien de l’aide au retour Ă  l’emploi (ARE) dont bĂ©nĂ©ficient les demandeurs d’emploi, et d’un cumul possible de cette aide avec les revenus de l’entreprise créée.

    En l’absence de rĂ©munĂ©ration versĂ©e par l’entreprise créée ou reprise, le crĂ©ateur ou repreneur peut bĂ©nĂ©ficier de 100 % de son ARE jusqu’à la fin de ses droits, sous rĂ©serve d’attester, par un procĂšs-verbal, l’absence de rĂ©munĂ©ration. 

    Une particularitĂ© mĂ©rite toutefois d’ĂȘtre signalĂ©e pour les crĂ©ateurs et repreneurs soumis au statut des travailleurs non-salariĂ©s (les gĂ©rants majoritaires de SARL notamment) : le versement de l’ARE sera limitĂ© Ă  70 % de son montant, une rĂ©gularisation Ă©tant effectuĂ©e l’annĂ©e suivante pour le solde, sur la base de la dĂ©claration de revenus du crĂ©ateur ou repreneur.

    Il est aussi possible de cumuler l’ARE avec des revenus professionnels obtenus dans la cadre de l’activitĂ© créée ou reprise : dans ce cas, depuis le 1er avril 2025, le cumul de l’ARE avec les revenus professionnels non-salariĂ©s est limitĂ© Ă  60 % des droits restants dont est titulaire le crĂ©ateur ou repreneur d’entreprise.

    Toujours depuis le 1er avril 2025, il faut aussi noter que le paiement de l’ARE sera mensualisĂ© sur une base fixe de 30 jours calendaires quel que soit le mois (auparavant, le montant mensuel de l’ARE versĂ©e variait selon le nombre de jours du mois concernĂ©).

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  • Loi d’adaptation au droit europĂ©en : quelques mesures diverses


    Loi d’adaptation au droit europĂ©en : quelques mesures diverses


    Dans le cadre d’une adaptation du droit français au droit de l’Union europĂ©enne (UE), une rĂ©cente loi a apportĂ© plusieurs prĂ©cisions en matiĂšre de droit Ă  la consommation, de commande publique ou de consultation de fichier automobile
 Faisons le point.

    Loi d’adaptation : encore quelques nouveautĂ©s !

    Afin de mettre en cohĂ©rence le droit français avec le droit de l’UE, le Gouvernement est habilitĂ© Ă  prendre par voie d’ordonnance de nouvelles rĂšgles en matiĂšre de contrats de crĂ©dit Ă  la consommation et de contrats de services financiers conclus Ă  distance.

    Affaire à suivre


    En outre, la loi permet d’élargir l’accĂšs des conducteurs aux informations qui figurent dans le fichier des vĂ©hicules assurĂ©s (FVA).

    Enfin, en matiĂšre de marchĂ©s publics, le droit français est mis en conformitĂ© avec celui de l’UE. Ainsi, ne sont plus, par principe, considĂ©rĂ©s comme innovants les travaux, fournitures ou services proposĂ©s par les jeunes entreprises.

    Loi d’adaptation au droit europĂ©en : quelques mesures diverses
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