Catégorie : Infos juridiques

  • Simplification de la vie économique : quoi de neuf pour l’urbanisme ?

    Simplification de la vie économique : quoi de neuf pour l’urbanisme ?

    Un volet important de la loi de simplification de la vie économique s’intéresse aux formalités en matière d’urbanisme. Pour alléger cette charge des entreprises, certaines autorisations, jusque-là obligatoires, ne seront plus requises. De même, les établissements recevant du public (ERP) pourront compter sur de nouveaux outils pour s’assurer d’être conformes à la réglementation…

    Autorisations d’exploitation commerciale : moins de cas concernés ?

    La loi de simplification instaure plus de souplesse administrative en cas de reconfiguration des espaces commerciaux.

    Pour rappel, certains projets d’aménagement commercial, dont la liste est disponible ici, peuvent nécessiter une telle autorisation. La loi introduit, ainsi, des cas où l’autorisation d’exploitation commerciale (AEC) n’est pas requise.

    S’agissant d’un transfert temporaire de surface de vente

    La loi aménage une 1re exception dans l’hypothèse d’un transfert temporaire d’une surface de vente en exploitation vers un autre site dans le cadre d’un projet de transformation d’une zone d’activité économique.

    Pour bénéficier de cet allègement administratif, il faut :

    • que le transfert n’entraîne pas de changement de secteur d’activité ;
    • que la surface de vente transférée n’excède pas la surface de vente autorisée dans l’AEC initiale ;
    • que l’opération n’engendre pas une artificialisation des sols ;
    • que le site occupé temporairement se situe dans la même zone d’activité économique que le site bénéficiant de l’AEC initiale.

    Attention, ce transfert a un caractère temporaire et encadré. Ainsi, l’AEC devient caduque dans l’hypothèse où plus de 5 ans se sont écoulés entre la fermeture et la réouverture à la clientèle du site initial.

    S’agissant des regroupements de surfaces de vente de magasins

    Une exception à l’AEC existe déjà pour les regroupements de surfaces de vente de magasins voisins, à condition que le regroupement :

    • ne créé pas de surface supplémentaire ;
    • et n’excède pas 2 500 m², ou 1 000 m² lorsque l’activité nouvelle est à prédominance alimentaire.

    Cette exception est renforcée et sécurisée puisqu’elle ne concerne plus les regroupements de surfaces de vente de magasins « voisins », mais les regroupements de surfaces de vente de magasins « dans un même ensemble commercial ».

    S’agissant des déplacements de surfaces de vente

    De la même manière que pour les transferts temporaires, il n’est plus nécessaire d’obtenir une AEC en cas de déplacement d’une surface de vente, à condition que :

    • la surface de vente du magasin de commerce de détail rouvert est inférieure à 2 500 m² ou, pour les commerces à prédominance alimentaire, à 1 000 m² ;
    • la surface de vente totale de l’ensemble commercial ne soit pas augmentée par cette opération ;
    • la réouverture du magasin de commerce de détail n’entraîne aucune modification de l’emprise au sol du bâtiment dans lequel il est situé.

    De même, les transferts de surfaces de vente de magasins à l’intérieur d’un secteur d’intervention comprenant une entrée de ville ou une zone commerciale périphérique d’une opération de revitalisation de territoire ne nécessitent pas d’AEC lorsqu’ils remplissent les conditions suivantes :

    • ils contribuent à la réalisation des objectifs de l’opération de revitalisation du territoire ;
    • ils résultent du transfert de surfaces de vente autorisées, sans création de surfaces de vente supplémentaires ;
    • ils n’engendrent pas d’artificialisation des sols.

    Notez que, lorsque lesdits transferts de surfaces de vente entraînent la réouverture de magasins de commerce de détail, la dispense d’AEC est étendue aux locaux commerciaux ayant cessé d’être exploités pendant moins de 5 ans.

    S’agissant des transformations par division

    Enfin, la transformation par division d’un magasin de commerce de détail existant, exploité depuis plus de 3 ans et d’une surface de vente supérieure à 1 000 m², en ensemble commercial, n’est pas soumise à une AEC, sous réserve :

    • de ne pas augmenter la surface de vente totale ;
    • que les activités exercées demeurent dans le secteur de l’activité initiale.

    Travaux dans les ERP = la (presque) fin des autorisations préalables ?

    Pour rappel, pour créer, aménager ou modifier un établissement recevant du public (ERP), il est nécessaire d’obtenir, avant de commencer les travaux, une autorisation de l’autorité compétente.

    Cette autorisation a pour objet la vérification de la conformité aux règles d’accessibilité et, le cas échéant, aux règles de sécurité contre l’incendie.

    La loi de simplification a créé une dérogation à cette obligation en permettant le remplacement de ladite autorisation de travaux par une déclaration de conformité des travaux aux règles d’accessibilité et de sécurité contre l’incendie.

    Cette dérogation concerne les établissements de moins de 300 m² disposant d’un système d’extinction adapté au risque d’incendie ou situés dans une gare, lorsqu’ils conservent la même activité.

    Attention, cette déclaration devra être certifiée par un tiers présentant des garanties de compétence et d’indépendance. Elle devra être adressée à l’administration, qui a la possibilité de s’y opposer, avant le début des travaux.

    Notez que cette nouvelle déclaration devra être précisée par décret.

    Petites entreprises : une visite de conseil préalable pour une meilleure anticipation

    L’ouverture d’un ERP nécessite la délivrance d’une autorisation délivrée par l’autorité compétente après contrôle du respect des règles d’accessibilité et de sécurité incendie.

    Les microentreprises et les PME ont, à présent, accès à un nouvel outil de préparation et d’anticipation avant le contrôle de leur ERP.

    En effet, ces entreprises peuvent demander une « visite de conseil préalable » au contrôle permettant la délivrance de l’autorisation.

    L’objectif de cette visite de conseil est d’informer les entreprises sur les normes de sécurité et d’accessibilité applicables et de les assister dans la mise en conformité de leurs établissements.

    Cela permet ainsi aux entreprises de mieux préparer leur ERP pour le contrôle et, par la suite, pour l’accueil du public dans le cadre de leur activité.

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  • Décarbonation et électrification : un guide pour les entreprises

    Décarbonation et électrification : un guide pour les entreprises

    Entre considérations environnementales et augmentation des coûts de l’énergie, l’État encourage plus que jamais les entreprises à entamer et/ou à poursuivre leur démarche de décarbonation et d’électrification de leurs activités. Pour ce faire, un guide pratique, rassemblant bonnes pratiques et dispositifs d’accompagnement, est mis à leur disposition…

    Décarbonation et électrification : suivez le guide !

    Afin d’inciter, et de guider, les entreprises dans leurs réflexions sur leur décarbonation et leur électrification, les pouvoirs publics ont rassemblé dans un guide pratique, à travers une méthodologie, plusieurs outils : dispositifs d’aides financières et techniques, diagnostics à établir en amont, bonnes pratiques à mettre en place, valorisation des démarches de sobriété, etc.

    Ce guide, destiné aux dirigeants de TPE, PME et ETI industrielles, est découpé en 5 étapes, elles-mêmes détaillées en actions clés, à savoir :

    1. « Engager une réflexion pour structurer ma démarche » ;
    2. « Faire un état des lieux et identifier les actions à réaliser » ;
    3. « Financer et réaliser mes projets » ;
    4. « Approfondir ma stratégie et me doter d’outils pour la piloter » ;
    5. « Valoriser et certifier ma démarche ».

    Notez que ce guide, disponible ici, se veut concis et opérationnel. Par conséquent, il renvoie, au fur et à mesure de sa lecture, à d’autres ressources documentaires plus détaillées.

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  • Simplification de la vie économique : les nouveautés pour les baux commerciaux

    Simplification de la vie économique : les nouveautés pour les baux commerciaux

    Au menu de la loi de simplification de la vie économique, un volet important intéresse les baux commerciaux. Sont notamment abordés les thèmes suivants : la mensualisation des loyers, le dépôt de garantie, la clause d’indexation des loyers, etc. Que faut-il en retenir ?

    « Immobilier commercial » : des nouveautés en faveur du locataire

    Parce que le loyer d’un local commercial est une charge importante pour l’entreprise, la loi de simplification de la vie économique apporte plusieurs nouveautés en faveur du locataire afin de renforcer ses droits et de l’aider à protéger sa trésorerie.

    Une définition précise du local commercial ou artisanal pour l’application du droit de préférence

    Pour rappel, lorsque le propriétaire d’un local commercial ou artisanal souhaite vendre son bien, il doit respecter le droit de préférence qui profite au locataire.

    Concrètement, il doit l’informer par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou remise en main propre contre récépissé ou émargement, de son intention de vendre le local, ainsi que du prix et des conditions de la vente.

    Cette notification vaut offre de vente au profit du locataire, qui peut alors l’accepter et acheter le local qu’il loue. Sauf que la réglementation ne définissait pas le terme de « local commercial » ou « artisanal » dans le cadre du droit de préférence du locataire.

    C’est à présent chose faite.

    Le local à usage commercial désigne tout local destiné à l’exercice, à titre principal, d’une activité de commerce de détail ou de gros ou de prestations de service à caractère commercial. Cela comprend les réserves et les emplacements attenants affectés à ces activités ou ces prestations, à l’exclusion des locaux à usage exclusif de bureau et des entrepôts.

    Le local à usage artisanal désigne tout local destiné à l’exercice, à titre principal, d’une activité professionnelle indépendante de production, de transformation, de réparation ou de prestation de services figurant sur cette liste, y compris les réserves et les emplacements attenants affectés à cette activité, à l’exclusion des entrepôts.

    Ces définitions permettront, concrètement, de sécuriser le droit de préférence du locataire. Elles s’appliqueront aux ventes intervenant à compter du 26 mai 2026.

    La mensualisation des loyers

    Le locataire a maintenant la possibilité de demander, et d’obtenir, la mensualisation des loyers dus. Cette modalité de paiement peut être un outil de gestion de la trésorerie pour l’entrepreneur.

    Concrètement, le locataire a le droit de choisir la mensualisation, sauf en cas d’arriérés de loyers ou de charges non contestés, pour le local destiné à l’exercice :

    • d’une activité de commerce de détail ou de gros ;
    • de prestations de services à caractère commercial ou artisanal.

    Sa demande prend effet à compter de l’échéance suivante de paiement du loyer prévue par le bail.

    Cette faculté est ouverte à tous les baux en cours d’exécution, y compris ceux qui ont été conclus avant la loi de simplification.

    Notez qu’il n’est pas possible de priver le locataire de cette possibilité de mensualisation dans le contrat de bail : une telle clause sera réputée non écrite.

    Les nouveautés concernant le dépôt de garantie

    Les garanties pouvant être demandées par le bailleur font l’objet, à présent, d’un cadre plus strict.

    Tout d’abord, lorsque le loyer est mensualisé, le montant de la garantie est plafonné au total d’un trimestre de loyers. Ce plafonnement s’applique également à l’ensemble des garanties (par exemple le nantissement ou le cautionnement) que peut demander le bailleur.

    Notez que, dans cette hypothèse, ces sommes ne portent pas intérêt au profit du preneur à bail. Il s’agit ici d’une exception au principe selon lequel les sommes payées en avance par le locataire dans le cadre d’une garantie et qui dépassent le total de 2 échéances de loyers produisent des intérêts au profit du locataire.

    Ce plafonnement des garanties s’appliquera aux baux conclus ou renouvelés à compter du 26 mai 2026.

    Ensuite, la loi apporte des nouveautés en cas de mutation du local, c’est-à-dire en cas de changement de propriétaire.

    Dans cette hypothèse, l’ancien bailleur transmet au nouveau bailleur l’obligation de restitution au locataire des sommes payées au titre du dépôt de garantie.

    Si des garanties autres avaient été consenties à l’ancien propriétaire, ces dernières prennent fin avec le changement de bailleur. L’ancien bailleur doit alors faire le nécessaire pour lever ces garanties et les restituer, le cas échéant, dans un délai maximum de 6 mois.

    Ces nouveautés s’appliqueront aux changements de propriétaires (en cas de vente, de donation, etc.) intervenus à compter du 26 août 2026.

    Enfin, le sort du dépôt de garantie et des autres garanties à la fin du bail fait, maintenant, l’objet d’un cadre précis afin de sécuriser les parties.

    Concrètement, le bailleur doit restituer le dépôt de garantie au locataire dans un « délai raisonnable ». Ce délai est, toutefois, plafonné à 3 mois à compter de la remise des clés.

    Notez que la remise des clés peut se faire en mains propres ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

    Les éventuelles déductions faites par le bailleur sur le dépôt de garantie effectué en numéraire doivent être justifiées.

    Pour les autres garanties, le cas échéant, le bailleur doit faire le nécessaire pour les lever et les restituer dans un délai de 6 mois, de la même manière que dans l’hypothèse du changement de propriétaire évoquée ci-dessus.

    Ces modalités de restitution des garanties prévues par la loi seront applicables aux baux en cours d’exécution à la date du 26 mai 2026, à condition que la remise des clés du local intervienne à compter du 26 août 2026.

    La clause d’indexation des loyers

    La loi de simplification de la vie économique fait entrer dans la réglementation les clauses dites « tunnel ».

    Ainsi, il est à présent possible, dans les baux de locaux à usage commercial, de prévoir une clause qui encadre, dans les mêmes proportions, à la hausse et à la baisse, la variation annuelle de l’indice des loyers commerciaux prise en compte pour la révision du loyer.

    Les nouveautés propres à la clause résolutoire

    Dans le cadre d’une demande de résiliation par le bailleur, qui souhaite se prévaloir de la clause résolutoire du bail pour non-paiement des loyers, le locataire a désormais la possibilité de demander au juge :

    • des délais de paiement des loyers dus ;
    • et la suspension des effets d’une clause résolutoire pour non-paiement des loyers.

    Cependant, le locataire doit être en capacité de rembourser sa dette locative et de reprendre le paiement intégral du loyer courant avant la 1re audience.

    Notez qu’il n’est cependant pas possible de suspendre les effets d’une clause résolutoire si la résiliation du bail a été définitivement constatée ou prononcée par une décision de justice définitive (c’est-à-dire qu’aucun recours n’est plus possible).

    Cette nouvelle règle s’applique aux demandes des locataires formulées à compter du 28 mai 2026.

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  • Simplification de la vie économique : protéger la trésorerie des entreprises

    Simplification de la vie économique : protéger la trésorerie des entreprises

    La loi de simplification de la vie économique s’est emparée du sujet des relations entre les entreprises, les banques et les assureurs. Concrètement, le Gouvernement a élargi les droits des entreprises vis-à-vis des banques et des assurances…

    Banques et assurances : des frais en moins, des délais plus courts

    Les relations avec les banques

    Depuis le 28 mai 2026, la clôture de tout compte de dépôt ou de compte sur livret est gratuite pour les chefs d’entreprise ou les sociétés.

    L’information en matière de frais bancaires est renforcée pour les microentreprises. Ainsi, les banques devront, à compter du 26 mai 2027, leur adresser, gratuitement, un relevé récapitulatif des frais bancaires.

    Les relations avec les assurances

    La loi de simplification de la vie économique renforce la protection des entreprises et accélère l’action des assureurs.

    Tout d’abord, les assureurs doivent à présent motiver la résiliation des contrats couvrant une activité professionnelle.

    De leur côté, les TPE et PME pourront résilier leurs contrats couvrant leurs biens à usage professionnel à tout moment, sans frais ni pénalités après un délai d’un an. Cette faculté concerne les contrats et adhésions tacitement reconductibles.

    Ensuite, afin d’accélérer la clôture des demandes d’indemnisation, la loi de simplification pose des délais à respecter par les assureurs.

    Concrètement, lorsqu’un expert est mandaté, l’assureur devra donner sa proposition d’indemnisation ou son refus dans un délai maximal de 6 mois suivant la déclaration du sinistre.

    En l’absence d’expertise, ce délai sera limité à 2 mois.

    Après accord de l’assuré, l’indemnisation ou l’acompte, selon les cas, devra être versé dans un délai de 21 jours, ou l’entreprise chargée des réparations devra être missionnée dans un délai d’un mois.

    Attention : ces délais ne s’appliqueront qu’aux contrats conclus ou tacitement reconduits à compter de la publication d’un décret qui reste à venir et qui viendra détailler la réglementation.

    De plus, la transparence au profit des entreprises est améliorée. Ainsi, lorsqu’un sinistre donne lieu à une expertise, l’assureur doit à présent informer l’assuré de son droit à demander une contre-expertise réalisée par l’expert de son choix.

    Enfin, dans le cadre du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, un assuré qui subit plusieurs aléas naturels sur une période courte ne se verra appliqué une franchise qu’une seule fois.

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  • Simplification de la vie économique : moins de formalités pour les entreprises ?

    Simplification de la vie économique : moins de formalités pour les entreprises ?

    La loi de simplification de la vie économique a supprimé un certain nombre de formalités et de déclarations à la charge des entreprises afin de libérer du temps et simplifier le « quotidien administratif » pour consacrer le temps nécessaire au développement de leurs activités. Faisons le point sur ces allègements administratifs…

    Simplification de la vie économique : des déclarations à la charge des entreprises supprimées

    Plusieurs formalités et déclarations préalables ont été supprimées dans des secteurs différents.

    S’agissant des ventes

    La réglementation applicable à la vente en liquidation a été supprimée.

    Jusqu’à présent, ce type de vente, qui a pour objectif, grâce à une réduction de prix, d’écouler en accéléré tout ou partie des marchandises dans le cadre d’une cessation, d’une suspension saisonnière ou d’un changement d’activité, ou de modifications substantielles des conditions d’exploitation, devait faire l’objet d’une déclaration préalable à la mairie.

    Depuis le 28 mai 2026, cette formalité n’est plus requise. Il en va de même pour :

    • la déclaration préalable à la mairie en cas de vente au déballage ;
    • l’enregistrement d’un parc d’exposition et la déclaration préalable de son programme des manifestations commerciales accueillies durant l’année ;
    • la déclaration préalable d’un salon professionnel, c’est-à-dire une manifestation commerciale pour promouvoir des activités professionnelles.

    Les amendes qui sanctionnaient les manquements à ces obligations de déclarations ont été, par voie de conséquence, supprimées.

    De même, l’interdiction de la publicité des liquidations, des ventes au déballage et des salons professionnels non déclarés est supprimée.

    Notez que l’autorisation dérogatoire du préfet permettant, dans le cadre d’une foire, d’un salon ou d’une autre manifestation commerciale dans une zone frontalière, l’usage, sans traduction, de la langue du pays frontalier pour les documents commerciaux ou à destination du public relatifs à un produit ou à un service, a été supprimée.

    S’agissant de la fabrication et de l’importation de boissons alcooliques

    Actuellement, le fabricant ou l’importateur de boissons alcooliques doit faire une déclaration, en double exemplaire, à l’administration avant toute mise en vente ou offre gratuite.

    Cette déclaration comporte les informations suivantes :

    • le nom et l’adresse du professionnel ;
    • le nom de la boisson ;
    • sa composition ;
    • son usage d’apéritif ou de digestif.

    Cette formalité ne sera plus nécessaire à partir du 1er juillet 2026. De même, à compter de cette date, les étiquettes seront allégées puisque la mention « digestif » ou « apéritif » ne sera plus exigée.

    En outre, cette information n’aura plus à être reproduite sur :

    • les factures et circulaires ;
    • les tableaux apposés dans les débits pour annoncer le prix des consommations ;
    • les affiches intérieures.

    Simplification de la vie économique : des formalités à la charge des entreprises supprimées

    Pour rappel, en cas d’opération de concentration de sociétés dépassant certains seuils de chiffres d’affaires, une notification doit être faite auprès de l’Autorité de la concurrence.

    Les seuils étant relevés, les opérations de concentration échapperont, au 1er septembre 2026, à cette formalité, sous réserve du respect des seuils suivants, revalorisés et applicables à compter du 1er septembre 2026 :

    • 250 M € (contre 150 M € jusqu’au 31 août 2026) pour le chiffre d’affaires mondial hors taxe réalisé par l’ensemble des entreprises, groupes, sociétés ou chefs d’entreprises parties à l’opération de concentration ;
    • 80 M € (contre 50 M € jusqu’au 31 août 2026) pour le chiffre d’affaires total hors taxe réalisé en France par 2 au moins des personnes et structures concernées par l’opération de concentration.

    Pour le cas du commerce de détail, une opération de concentration sera également soumise à cette règle de notification, dès lors que les seuils de chiffres d’affaires suivants, applicables à compter du 1er septembre 2026, seront atteints :

    • 100 M € (contre 75 M € jusqu’au 31 août 2026) pour le chiffre d’affaires total mondial hors taxes de l’ensemble des parties à la concentration ;
    • 20 M € (contre 15 M € jusqu’au 31 août 2026) pour le chiffre d’affaires total hors taxe réalisé en France dans le secteur du commerce de détail par des personnes et structures concernées par l’opération de concentration.

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  • Aide aux gros rouleurs : une revalorisation importante

    Aide aux gros rouleurs : une revalorisation importante

    Après la mise en place de nombreuses annonces d’aides permettant aux professionnels de financer plus facilement leurs achats de carburants, le Gouvernement procède à quelques adaptations. Aujourd’hui, c’est l’aide aux « gros rouleurs » qui fait l’objet de précisions et remaniements…

    Le Gouvernement double le montant de l’aide aux gros rouleurs ! 

    Depuis avril 2026, le Gouvernement a mis en place plusieurs dispositifs d’aides financières à destination de professionnels visant à pallier les conséquences de la hausse des prix des carburants.

    L’aide aux « gros rouleurs » est la seule aide mise en place qui n’est pas destinée à un secteur d’activité précis. Elle permet aux professionnels parcourant plus de 15 km par jour (ou plus de 8 000 km par an) pour leur activité professionnelle de bénéficier d’une aide financière forfaitaire.

    Afin de s’assurer que cette aide ne soit distribuée qu’aux personnes rencontrant des difficultés financières du fait de cette crise énergétique, une condition de revenu est également prévue. En effet, l’aide s’adresse aux professionnels appartenant à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part était inférieur ou égal à 16 880 € pour les revenus de 2024.

    Cette aide était initialement annoncée pour un montant de 50 €. Cependant, le gouvernement a décidé de la doubler pour atteindre 100 €, ce qui correspond en moyenne à une aide de 0,20 €/litre sur une durée de 6 mois.

    Il faut également noter que la période d’ouverture de la demande a été fixée du 27 mai au 30 juillet 2026. Passée cette date, les demandes ne seront plus recevables.

    Pour rappel, la demande doit être sur l’espace numérique finances publiques des demandeurs.

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  • Publicité : modernisation des démarches

    Publicité : modernisation des démarches

    En 2024, les pouvoirs de police en matière de publicité ont été décentralisés au profit des autorités locales. Afin de fluidifier les procédures liées à ces publicités, des mesures simplificatrices sont proposées…

    Gestion locale de la police des publicités : modernisation des démarches

    Depuis le 1er janvier 2024, sous l’influence de la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et résilience face à ses effets, les pouvoirs de police en matière de publicité ont été transférés aux maires de chaque commune.

    Le cas échéant, ceux-ci peuvent transférer ces pouvoirs au président de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) dont dépend la commune.

    Cette mesure de décentralisation visait à rendre plus efficace la gestion des publicités en assurant une action au plus proche des éléments concernés. Cela entraine cependant un surplus de charge pour les autorités locales, ce qui a nécessité certaines adaptations pour moderniser l’exercice de ces pouvoirs.

    Il est ainsi proposé de dématérialiser les démarches des professionnels en matière de déclarations préalables et de demandes d’autorisations préalables à l’installation, la modification ou le remplacement de publicités, enseignes et préenseignes.

    Une fois les demandes déposées électroniquement, un récépissé, accompagné d’un numéro d’enregistrement, sera également délivré de façon dématérialisée par l’autorité locale compétente.

    Lorsqu’un dossier est reçu incomplet, l’autorité locale informe dans le mois le demandeur, par courrier recommandé avec accusé de réception ou courrier électronique avec accusé de réception, qu’il dispose de 2 mois pour compléter son dossier. Passé ce délai, le dossier sera tacitement rejeté.

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  • Lanceurs d’alerte : une nouvelle autorité vers qui se tourner ?

    Lanceurs d’alerte : une nouvelle autorité vers qui se tourner ?

    Les lanceurs d’alerte peuvent transmettre les informations qu’ils estiment sensibles à différentes autorités, en fonction des sujets traités. Les autorités compétentes sont listées par la réglementation et cette liste sera ajustée à partir du 1er juillet 2026.

    Lanceurs d’alerte : Tracfin entre dans la liste

    Pour rappel, un lanceur d’alerte est une personne qui signale ou divulgue des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général. Cette divulgation ou ce signalement se fait sans contrepartie financière, de manière directe et de bonne foi.

    Ces remontées d’informations peuvent se faire, selon les circonstances, soit par un signalement interne, soit par voie externe.

    Lorsque le signalement est fait par voie externe, cela signifie que le lanceur d’alerte transmet ses informations à des autorités compétentes, à savoir :

    • le Défenseur des droits, qui l’oriente vers la ou les autorités les mieux à même d’en connaître ;
    • le juge judiciaire ;
    • les autorités de l’Union européenne (UE) compétentes ;
    • une autorité compétente listée par les pouvoirs publics.

    Cette liste renvoie aux autorités en fonction du sujet. Ainsi, par exemple, en matière de services, produits et marchés financiers et prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, le lanceur d’alerte peut se tourner jusqu’à présent vers :

    • l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les prestataires en services d’investissement et infrastructures de marchés ;
    • l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), pour les établissements de crédit et organismes d’assurance.

    À compter du 1er juillet 2026, le service à compétence nationale Traitement du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin) est ajouté à cette liste. De plus, le champ d’intervention de l’AMF et l’ACPR sera élargi et ne se cantonnera plus aux domaines listés.

    La liste des autorités est disponible dans sa version mise à jour ici.

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  • Redevance sur l’eau potable : une aide financière pour les entreprises ?

    Redevance sur l’eau potable : une aide financière pour les entreprises ?

    Afin de financer des actions, notamment de préservation de l’eau et des milieux aquatiques, les usagers doivent s’acquitter d’une redevance sur la consommation d’eau potable. Ce dispositif a fait l’objet d’une réforme récente qui s’est accompagnée de la mise en place d’une aide à destination des entreprises pour les aider à supporter cette charge financière…

    Redevance sur la consommation d’eau potable : une aide sur 3 ans

    La redevance sur la consommation d’eau potable est due par toute personne abonnée au service d’eau potable, c’est-à-dire à tout service assurant tout ou partie de la production, du transport, du stockage et de la distribution d’eau destinée à la consommation humaine.

    Cette redevance est perçue par les agences ou les offices de l’eau et se calcule à partir du volume d’eau facturée à l’abonné et du tarif déterminé par l’agence ou l’office.

    La base de calcul de la redevance correspond au volume d’eau facturée à la personne abonnée, sous réserve de systèmes de comptage spécifiques prévus par la réglementation (cela peut être le cas, par exemple, pour les volumes d’eau utilisés dans le cadre de systèmes d’irrigation ou pour l’élevage).

    Cette assiette est ensuite multipliée par le tarif déterminé par l’agence de l’eau pour chaque bassin, à l’aune des programmes pluriannuels qui ont été établis par les autorités. Notez que ce tarif ne peut pas dépasser 1 € par mètre cube.

    En parallèle, le Gouvernement a mis en place une aide financière, temporaire et dégressive, à destination des entreprises pour lesquelles ladite redevance représente une charge importante. Cette aide sera versée par l’agence ou l’office de l’eau compétente, au titre des années 2025 à 2027.

    Pour déterminer l’éligibilité et le montant de l’aide, sont pris en compte les éléments suivants :

    • la moyenne annuelle des volumes d’eau potable facturés par les exploitants du service d’eau potable au titre des années 2023, 2024 et 2025 ;
    • le tarif permettant de calculer la redevance.

    Pour l’année 2025, si le produit entre ces 2 éléments est supérieur à 0,3 % de la valeur ajoutée de l’année 2024, l’entreprise est éligible à une aide égale à la totalité de cet excédent.

    Pour l’année 2026, si ce produit est supérieur à 0,3 % de la valeur ajoutée de l’année 2024, l’entreprise est éligible à une aide égale aux 2/3 de cet excédent.

    Enfin, pour l’année 2027, si ce produit est supérieur à 0,3 % de la valeur ajoutée de l’année 2025, l’entreprise est éligible à une aide égale à un 1/3 de cet excédent.

    Si l’entreprise utilise plusieurs bassins dépendant de plusieurs agences d’eau, les produits obtenus pour chacun sont additionnés.

    Ainsi, une entreprise qui estime être éligible à cette aide au titre de l’année 2025 et / ou 2026 doit se rapprocher de son agence ou office de l’eau pour faire sa demande ici, au plus tard le 31 juillet 2026.

    La demande doit comporter :

    • les volumes totaux d’eau potable facturés en 2023, 2024 et 2025, répartis, le cas échéant, entre les différents bassins ;
    • la valeur ajoutée en 2024 ;
    • le montant des aides perçues au cours des 3 dernières années glissantes et placées sous la réglementation de l’Union européenne (UE) des aides minimis afin de s’assurer du non-dépassement des plafonds.

    Pour 2027, l’entreprise devra faire sa demande avant le 1er mars 2027 et fournir les éléments suivants :

    • les volumes totaux d’eau potable facturés en 2023, 2024 et 2025 (sauf s’ils ont déjà été déclarés), répartis, le cas échéant, entre les différents bassins ;
    • la valeur ajoutée en 2025 ;
    • le montant des aides perçues au cours des 3 dernières années glissantes et placées sur le régime de l’UE relatif aux aides de minimis.

    Si les demandes sont accueillies, les aides sont versées :

    • au titre des années 2025 et 2026, au plus tard le 15 octobre 2026 ;
    • au titre de l’année 2027 au plus tard le 15 mai 2027.

    En cas de pluralité de bassins, l’aide est versée par les différentes agences d’eau compétentes au prorata des produits obtenus pour dans chaque bassin.

    Redevance sur l’eau potable : une aide financière pour les entreprises ? – © Copyright WebLex

  • Crise énergétique : un simulateur pour l’aide aux « gros rouleurs »

    Crise énergétique : un simulateur pour l’aide aux « gros rouleurs »

    Alors que l’aide pour les professionnels « gros rouleurs » a été officialisée et détaillée par le Gouvernement, un simulateur est mis à la disposition du public pour accompagner les potentiels demandeurs…

    Aide aux gros rouleurs : un simulateur à votre disposition

    Depuis avril 2026, le Gouvernement a annoncé plusieurs aides sectorielles afin d’aider les professionnels les plus impactés par la hausse des prix des carburants.

    Majoritairement sectorisées, ces aides s’adressent à certaines catégories de professionnels en fonction de leurs activités.

    Cependant, une aide plus générale a été mise en place en se basant plus sur les ressources des professionnels et les distances parcourues pour l’exercice de leurs activités.

    Pour rappel, cette aide s’adresse aux demandeurs appartenant à un foyer fiscal dont le revenu fiscal de référence par part, au titre des revenus de 2024, est inférieur ou égal à 16 880 € et qui effectuent plus de 15 km de trajets professionnels par jour ou plus de 8 000 km par an.

    Afin que chacun puisse vérifier facilement s’il peut bénéficier de cette aide, le site impots.gouv.fr propose un simulateur reprenant l’ensemble des critères d’éligibilité.

    Afin de pouvoir répondre à l’ensemble des questions intégrées dans ce simulateur, les potentiels demandeurs sont invités à se munir de leur avis d’impôts établi en 2025 sur les revenus de 2024.

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