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  • Surveillance des salariĂ©s : attention au caractĂšre excessif  !

    Surveillance des salariĂ©s : attention au caractĂšre excessif  !

    La commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) a rĂ©cemment sanctionnĂ© une entreprise en raison du caractĂšre disproportionnĂ© de la surveillance des salariĂ©s. VoilĂ  l’occasion de revenir sur les conditions subordonnant la mise en place d’une telle surveillance


    VidĂ©osurveillance en continu et logiciel de suivi des salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail : excessifs ?

    À la suite d’un contrĂŽle consĂ©cutif Ă  des plaintes, la CNIL a prononcĂ© une amende de 40 000 euros Ă  l’encontre d’une sociĂ©tĂ© qui avait installĂ© sur les ordinateurs de certains salariĂ©s un logiciel de suivi de leur activitĂ©, dans le cadre du tĂ©lĂ©travail mis en place dans l’entreprise.

    Autre point de blocage : la mise en place d’un systĂšme de vidĂ©osurveillance dans l’entreprise qui capturait le son et l’image et Ă©valuait les performances, en continu, des salariĂ©s.

    Pour la CNIL, cette surveillance est excessive s’agissant de la mesure du temps de travail et de la mesure de la performance des salariĂ©s.

    Concernant la mesure du temps de travail, la CNIL reproche Ă  la sociĂ©tĂ© d’avoir paramĂ©trĂ© le logiciel de maniĂšre Ă  pouvoir mesurer nominativement les temps qu’elle considĂ©rait comme des temps d’inactivitĂ©.

    Ainsi, si le salariĂ© n’effectuait aucune frappe sur le clavier ou mouvement sur la souris pendant un certain temps, ces temps d’inactivitĂ© comptabilisĂ©s pouvaient faire l’objet d’une retenue sur salarie, Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre justifiĂ©s (ou rattrapĂ©s) par les salariĂ©s.

    Pour la CNIL, un tel dispositif ne permet pas un dĂ©compte fiable des heures de travail contrairement Ă  la finalitĂ© annoncĂ©e, puisque ces temps pouvaient Ă©galement ĂȘtre consacrĂ©s Ă  des rĂ©unions ou des appels tĂ©lĂ©phoniques professionnels par exemple, considĂ©rĂ©s alors comme du temps de travail effectif.

    Concernant la mesure de la performance des salariĂ©s, la CNIL constate que le logiciel permet d’effectuer rĂ©guliĂšrement des captures d’écran selon une rĂ©currence dĂ©terminĂ©e individuellement par la sociĂ©tĂ©.

    Pour la CNIL, ce systĂšme est particuliĂšrement intrusif en ce qu’il peut conduire Ă  la capture d’élĂ©ments d’ordre privĂ©e (mots de passe ou conversation de messagerie instantanĂ©e par exemple).

    La CNIL en conclut que l’ensemble de ces Ă©lĂ©ments mis en place contrevient au RGPD et plus particuliĂšrement aux obligations suivantes :

    • informer les personnes concernĂ©es ;
    • assurer la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es ;
    • rĂ©aliser une analyse d’impact relative Ă  la protection des donnĂ©es pour les traitements mis en Ɠuvre.

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  • IntempĂ©ries : des mesures de soutien et d’aide aux entrepreneurs touchĂ©s !

    IntempĂ©ries : des mesures de soutien et d’aide aux entrepreneurs touchĂ©s !

    À la suite des rĂ©centes inondations survenues en rĂ©gions Bretagne, Pays de la Loire et Normandie, l’URSSAF et le Conseil de protection sociale des travailleurs indĂ©pendants (CPSTI), dont la dotation annuelle de gestion administrative vient d’ailleurs d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©e, activent des mesures d’urgence et de soutien pour les entrepreneurs touchĂ©s.

    Inondations : mobilisation du CPSTI et de l’Urssaf

    Les travailleurs indĂ©pendants, dont les locaux ont Ă©tĂ© touchĂ©s par les rĂ©centes intempĂ©ries en Bretagne, Pays de la Loire et en Normandie, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un report des Ă©chĂ©ances de cotisations recouvertes par l’Urssaf, grĂące Ă  la mise en place d’un dĂ©lai de paiement.

    Pour ce faire, le travailleur indĂ©pendant est invitĂ© Ă  se faire connaĂźtre via la rubrique « DĂ©clarer une situation exceptionnelle » depuis sa messagerie sĂ©curisĂ©e.

    Les employeurs peuvent Ă©galement solliciter un report des Ă©chĂ©ances de cotisations de la mĂȘme maniĂšre.

    Idem du cĂŽtĂ© de l’auxiliaire praticien mĂ©dical qui, s’il est touchĂ© par les intempĂ©ries, pourra Ă©galement bĂ©nĂ©ficier d’un report des cotisations et d’une aide d’action sociale en se rapprochant de la caisse de retraite ou de prĂ©voyance dont il dĂ©pend.

    Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indĂ©pendants (CPSTI) met, quant Ă  lui, en Ɠuvre un plan d’urgence pour aider les travailleurs indĂ©pendants victimes d’inondations, se matĂ©rialisant par une aide financiĂšre pouvant aller jusqu’à 2 000 €.

    Cette aide d’urgence s’inscrit dans la continuitĂ© de la publication rĂ©cente du montant de la dotation pour les dĂ©penses de gestion administrative, s’élevant Ă  4 520 878 € pour 2025.

    Rappelons que cette somme, rĂ©visĂ©e chaque annĂ©e, vise Ă  couvrir l’ensemble des dĂ©penses de gestion administrative du CPSTI.

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  • TVA et microentreprise : adoption, suspension, concertation ?

    TVA et microentreprise : adoption, suspension, concertation ?

    PrĂ©vue par le projet de loi de finances pour 2025, la crĂ©ation d’un plafond unique Ă  25 000 € de recettes dans le cadre du rĂ©gime de la franchise en base de TVA pour les microentreprises est pour le moment suspendue. Le ministre de l’Économie, des Finances et de la SouverainetĂ© industrielle et numĂ©rique en a rĂ©cemment fait l’annonce, tout en ouvrant la voie Ă  de nouvelles Ă©volutions dans ce domaine


    Franchise TVA : un seuil finalement maintenu, temporairement


    Actuellement, les microentreprises bĂ©nĂ©ficiant du rĂ©gime de la franchise en base de TVA sont dispensĂ©es de collecter cette TVA auprĂšs de leurs clients avec, en contrepartie, l’impossibilitĂ© de dĂ©duire la TVA qu’elles ont versĂ©e Ă  leurs fournisseurs.

    Ce rĂ©gime est ouvert aux microentreprises qui ne dĂ©clarent pas plus de 37 500 € ou 85 000 € de recettes annuelles, selon leurs activitĂ©s.

    Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, et dans la perspective d’amĂ©liorer la situation budgĂ©taire de la France, il est prĂ©vu d’abaisser ce seuil de recettes Ă  25 000 € (plafond unique), Ă  compter du 1er mars 2025, ce qui aurait pour consĂ©quence de rendre assujetties Ă  la TVA de plus nombreuses microentreprises, sans compter les nouvelles obligations dĂ©claratives auxquelles elles se verraient contraintes.

    Mais face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, le ministre de l’Économie, des Finances et de la SouverainetĂ© industrielle et numĂ©rique a, lors d’une allocution tĂ©lĂ©visuelle le 6 fĂ©vrier 2025, annoncĂ© que cette mesure est pour le moment suspendue, du moins temporairement.

    Dans le mĂȘme temps, il a, en effet, annoncĂ© vouloir lancer une concertation avec les diffĂ©rentes parties prenantes dans l’objectif de trouver des solutions conciliant les contraintes budgĂ©taires et le soutien au dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  la vie entrepreneuriale et d’assurer une mise en Ɠuvre de cette rĂ©forme dans les meilleures conditions au cours de l’annĂ©e 2025.

    Affaire à suivre, donc


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  • Analyse d’impact des transferts des donnĂ©es (AITD) : la CNIL vous guide !

    Analyse d’impact des transferts des donnĂ©es (AITD) : la CNIL vous guide !

    Afin d’ĂȘtre le plus efficace possible dans la protection des donnĂ©es personnelles, le RGPD exige des opĂ©rateurs la poursuite de cette protection en cas de transfert de donnĂ©es en dehors de l’Espace Ă©conomique europĂ©en (EEE). Pour cela, une analyse d’impact des transferts des donnĂ©es (AITD) est nĂ©cessaire. Comment la mener ?

    Transfert de donnĂ©es = ça passe par une AITD !

    Pour rappel, le RÚglement général sur la protection des données (RGPD) a pour objectif de protéger les données personnelles des européens.

    Par consĂ©quent, en cas de transfert de donnĂ©es dans un pays hors de l’Espace Ă©conomique europĂ©en (EEE), une protection Ă©quivalente Ă  celle prĂ©vue par le RGPD doit ĂȘtre mise en place par les exportateurs et les importateurs desdites donnĂ©es.

    De plus, la Cour de justice de l’Union europĂ©enne (CJUE) a Ă©galement prĂ©cisĂ© que les exportateurs doivent suspendre le transfert, voire rĂ©silier le contrat, si l’importateur n’est pas, ou n’est plus, en mesure de respecter ses engagements en matiĂšre de protection des donnĂ©es personnelles.

    Ainsi, les exportateurs qui utilisent des outils de transferts, par exemple, via des clauses contractuelles types (CCT) ou des rĂšgles d’entreprise contraignantes (BCR), ont l’obligation de mener au prĂ©alable une analyse d’impact des transferts de donnĂ©es (AITD) afin d’évaluer :

    • le niveau de protection dans les pays tiers de destination ;
    • la nĂ©cessitĂ© de mettre en place des garanties supplĂ©mentaires.

    Pour aider les exportateurs à mener à bien cette analyse, la CNIL a publié à leur attention un guide pratique enrichi des derniÚres consultations publiques.

    La CNIL rappelle ainsi qu’une AITD doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e par l’exportateur soumis au RGPD, qu’il soit responsable de traitement ou sous-traitant, avec l’assistance de l’importateur, en amont du transfert des donnĂ©es vers un pays hors de l’EEE.

    Notez qu’il existe 2 exceptions à cette obligation :

    • lorsque le pays de destination est couvert par une dĂ©cision d’adĂ©quation de la Commission europĂ©enne ;
    • lorsque le transfert est effectuĂ© sur la base d’une des dĂ©rogations prĂ©vues par le RGPD, notamment pour des motifs importants d’intĂ©rĂȘt public, pour l’exercice de la justice, pour la sauvegarde des intĂ©rĂȘts vitaux d’une personne qui est dans l’incapacitĂ© de donner son consentement, etc.

    Notez enfin que l’utilisation de ce guide n’est pas obligatoire. Il constitue nĂ©anmoins une ressource intĂ©ressante d’accompagnement pour dĂ©terminer si et comment une telle analyse doit bien ĂȘtre menĂ©e.

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  • Aide financiĂšre du CSE : nouveau plafond d’exonĂ©ration pour 2025 !

    Aide financiĂšre du CSE : nouveau plafond d’exonĂ©ration pour 2025 !

    La loi autorise l’employeur ou le CSE Ă  offrir aux salariĂ©s une aide financiĂšre afin de faciliter l’accĂšs Ă  des services Ă  la personne. Cette aide est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales sous rĂ©serve de ne pas excĂ©der un plafond, qui vient de faire l’objet d’une revalorisation. À quelle hauteur ?

    CSE : plafond d’exonĂ©ration revalorisĂ© depuis le 1er janvier 2025

    Pour mĂ©moire, le Code du travail prĂ©voit la possibilitĂ© pour l’employeur ou le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) de verser une aide financiĂšre aux salariĂ©s, qui permet de :

    • faciliter l’accĂšs aux activitĂ©s entrant dans le champ des services Ă  la personne ;
    • financer des activitĂ©s de services Ă  la personne ou de garde d’enfant en dehors du domicile du salariĂ© ;
    • financer des prestations directement liĂ©es Ă  la gestion et au fonctionnement du chĂšque emploi-service (CESU).

    Cette aide peut se matérialiser par :

    • le versement direct d’une aide financiĂšre au salariĂ© ;
    • ou sous la forme d’un CESU prĂ©financĂ©.

    Pour ĂȘtre exonĂ©rĂ© de cotisations sociales, le montant de cette aide financiĂšre ne doit pas excĂ©der le coĂ»t du service supportĂ© par le bĂ©nĂ©ficiaire.

    En plus de cette condition, cette exonĂ©ration est Ă©galement subordonnĂ©e Ă  un plafond d’exonĂ©ration, revalorisĂ© chaque annĂ©e.

    Depuis le 1er janvier 2025, le montant maximum de cette aide exonĂ©rĂ©e de cotisation sociale est fixĂ© Ă  2 540 € par bĂ©nĂ©ficiaire et par annĂ©e civile (contre 2 421€ en 2024).

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  • ÉgalitĂ© professionnelle : vous avez jusqu’au 1er mars 2025 !

    ÉgalitĂ© professionnelle : vous avez jusqu’au 1er mars 2025 !

    Comme tous les ans, les entreprises qui comptent au moins 50 salariĂ©s sont tenues de respecter leurs obligations dĂ©claratives en matiĂšre d’égalitĂ© professionnelle avant le 1er mars 2025. Quelles sont-elles ?

    Publication de l’index Ă©galitĂ© professionnelle avant le 1er mars 2025

    Comme chaque annĂ©e, les entreprises et unitĂ©s Ă©conomiques et sociales (UES) employant au moins 50 salariĂ©s doivent publier sur leur site internet, au plus tard le 1er mars, la note globale de l’Index Ă©galitĂ© professionnelle obtenue (sur 100), ainsi que les diffĂ©rentes notes obtenues aux indicateurs qui la composent.

    ConcrĂštement, ces notes, ainsi que le dĂ©tail de chaque indicateur, doivent ĂȘtre :

    • publiĂ©s sur le site internet de l’entreprise, consultable par le public ;
    • communiquĂ©s au CSE (comitĂ© sociale et Ă©conomique), via la Base de donnĂ©es Ă©conomiques, sociales et environnementales (BDESE) ;
    • transmis Ă  l’inspection du travail, via la plateforme Egapro.

    Toujours au 1er mars 2025 au plus tard, les entreprises qui ont obtenu une note globale infĂ©rieure Ă  85 sur 100 doivent fixer et publier des objectifs de progression pour chacun des indicateurs pour lesquels elles n’ont pas atteint la note maximale.

    Si la note est inférieure à 75 sur 100, en plus des objectifs de progression, les entreprises devront également entamer des négociations avec les partenaires sociaux pour définir des mesures adéquates de rattrapage.

    À dĂ©faut d’accord collectif, notez que l’employeur pourra fixer unilatĂ©ralement les objectifs de progression et les mesures de correction. En tout Ă©tat de cause, les objectifs de progression et les mesures de correction doivent faire l’objet des mĂȘmes modalitĂ©s de publication et de communication.

    À toutes fins utiles, notez que l’autoritĂ© administrative met Ă  disposition un simulateur-calculateur qui facilite l’obtention de vos rĂ©sultats pour chaque indicateur, ainsi que pour la note globale.

    Rappelons Ă©galement que l’absence de publication des rĂ©sultats et / ou d’application des mesures de correction ou des objectifs de progression, le cas Ă©chĂ©ant, est passible d’une pĂ©nalitĂ© financiĂšre qui peut s’élever jusqu’à 1 % de la masse salariale globale.

    Enfin, en plus de la publication de l’index d’égalitĂ© professionnelle, les entreprises embauchant au moins 1000 salariĂ©s pour le 3e exercice consĂ©cutif ont Ă©galement jusqu’au 1er mars 2025 pour publier les proportions de femmes et d’hommes aux postes de direction, au titre de l’annĂ©e 2024.

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  • RelevĂ© de frais gĂ©nĂ©raux : revalorisation des seuils en 2025 !

    RelevĂ© de frais gĂ©nĂ©raux : revalorisation des seuils en 2025 !

    Certaines entreprises sont tenues de fournir Ă  l’administration fiscale, au titre de chaque exercice, un relevĂ© des frais gĂ©nĂ©raux qu’elles ont engagĂ©s au cours de l’exercice dĂšs lors que le montant de ces frais dĂ©passe certains montants qui, pour certains d’entre eux, viennent d’ĂȘtre revus Ă  la hausse


    RelevĂ© de frais gĂ©nĂ©raux : du nouveau pour 2025

    Pour rappel, les entreprises exerçant une activitĂ© industrielle ou commerciale et soumises Ă  l’impĂŽt sur le revenu d’aprĂšs leur bĂ©nĂ©fice rĂ©el ou Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s sont tenues de fournir, Ă  l’appui de la dĂ©claration de leurs rĂ©sultats de chaque exercice, le relevĂ© dĂ©taillĂ© des catĂ©gories des frais gĂ©nĂ©raux engagĂ©s au cours de l’exercice dĂšs lors que ces frais excĂšdent, pour une ou plusieurs desdites catĂ©gories, l’un des chiffres suivants :

    • 300 000 € ou 150 000 € pour l’ensemble des rĂ©munĂ©rations directes ou indirectes versĂ©es aux 10 ou 5 personnes les mieux rĂ©munĂ©rĂ©es, suivant que l’effectif du personnel dĂ©passe ou non 200 salariĂ©s, ou 50 000 € pour l’une d’entre elles prise individuellement ;
    • 15 000 € pour les frais de voyage et de dĂ©placement exposĂ©s par ces personnes ;
    • 30 000 € pour le total, d’une part, des dĂ©penses et charges affĂ©rentes aux vĂ©hicules et autres biens dont elles peuvent disposer en dehors des locaux professionnels et, d’autre part, des dĂ©penses et charges de toute nature affĂ©rentes aux immeubles qui ne sont pas affectĂ©s Ă  l’exploitation ;
    • 3 000 € pour les cadeaux de toute nature, Ă  l’exception des objets spĂ©cialement conçus pour la publicitĂ© et dont la valeur unitaire ne dĂ©passe pas 73 €, toutes taxes comprises, par bĂ©nĂ©ficiaire ;
    • 6 100 € pour les frais de rĂ©ception, y compris les frais de restaurant et de spectacles.

    À compter du 2 fĂ©vrier 2025, les seuils applicables Ă  la 1re catĂ©gorie de frais gĂ©nĂ©raux sont revalorisĂ©s, passant Ă  540 000 € (contre 300 000 € jusqu’à cette date) et 270 000 € (contre 150 000 € jusqu’à cette date) pour l’ensemble des rĂ©munĂ©rations directes ou indirectes versĂ©es aux 10 ou 5 personnes les mieux rĂ©munĂ©rĂ©es, suivant que l’effectif du personnel dĂ©passe ou non 200 salariĂ©s, ou 50 000 € pour l’une d’entre elles prise individuellement.

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  • Prime d’objectif : l’arrĂȘt maladie empĂȘche-t-il son versement ?

    Prime d’objectif : l’arrĂȘt maladie empĂȘche-t-il son versement ?

    Lorsqu’un salariĂ© est absent en raison d’un arrĂȘt maladie, son contrat de travail est suspendu. Mais, cette suspension empĂȘche-t-elle le versement d’une prime d’objectifs versĂ©e aux autres salariĂ©s pendant la durĂ©e de son absence ? RĂ©ponse du juge


    Prime d’objectif et arrĂȘt maladie : due ou pas due ?

    Pour rappel, l’employeur qui fait dĂ©pendre le versement d’une prime de la rĂ©alisation d’objectifs doit obligatoirement communiquer de façon transparente et claire sur les objectifs Ă  atteindre.

    À dĂ©faut, le salariĂ© peut prĂ©tendre au versement de l’intĂ©gralitĂ© de la prime, comme si le salariĂ© avait rĂ©alisĂ© tous les objectifs.

    Dans une rĂ©cente affaire, Ă  la suite d’un accident du travail, une salariĂ©e est placĂ©e en arrĂȘt maladie entre 2017 et 2019 avant d’ĂȘtre finalement licenciĂ©e pour inaptitude.

    Sauf que cette salariĂ©e demande le bĂ©nĂ©fice d’une prime d’objectifs, versĂ©e tous les 6 mois en fonction d’objectifs communiquĂ©s par l’entreprise : pour elle, cette prime lui est due, car rien n’était prĂ©vu pour les salariĂ©s dont les contrats Ă©taient suspendus.

    Et, parce qu’aucun objectif ne lui a Ă©tĂ© fixĂ© ou communiquĂ© durant la durĂ©e de cet arrĂȘt maladie, l’employeur doit lui verser le montant maximum de cette prime.

    Ce que conteste l’employeur qui refuse de verser la prime ! Il rappelle que la salariĂ©e Ă©tait en arrĂȘt maladie : son contrat de travail Ă©tait donc suspendu.

    En l’absence de clause prĂ©voyant le contraire, la prime d’objectifs versĂ©e en contrepartie de l’activitĂ© professionnelle ne peut pas ĂȘtre versĂ©e Ă  la salariĂ©e dont le contrat est suspendu.

    Ce que confirme le juge, qui donne raison Ă  l’employeur : parce qu’aucune clause conventionnelle ne prĂ©voit le contraire, l’employeur n’a pas Ă  verser Ă  la salariĂ©e absente depuis 3 ans une prime d’objectifs, dans la mesure oĂč son contrat est suspendu.

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  • ImpĂŽt sur le revenu : oĂč se trouve le centre de vos intĂ©rĂȘts Ă©conomiques ?

    ImpĂŽt sur le revenu : oĂč se trouve le centre de vos intĂ©rĂȘts Ă©conomiques ?

    ConsidĂ©rant que son domicile fiscal se trouve dĂ©sormais en Hongrie, un couple ne dĂ©clare pas en France les gains rĂ©alisĂ©s Ă  l’occasion de la vente de ses comptes-titres dĂ©tenus en France. À tort, selon l’administration fiscale qui estime quant Ă  elle que le domicile fiscal du couple est restĂ© en France, ou, plus exactement, son « centre des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques » 

    Domicile fiscal : prĂ©cisions sur la notion de centre des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques

    Parce qu’ils sont partis vivre de maniĂšre permanente pendant 2 ans en Hongrie, un couple estime que sa rĂ©sidence fiscale est situĂ©e non plus en France, mais en Hongrie. Il ne dĂ©clare donc pas en France les gains, appelĂ©s plus-values, rĂ©alisĂ©s Ă  l’occasion de la vente de ses comptes-titres dĂ©tenus au sein de banques françaises.

    Ce que l’administration fiscale conteste : elle estime que la rĂ©sidence fiscale du couple est situĂ©e non pas en Hongrie, comme il l’affirme, mais en France, et lui rĂ©clame donc un supplĂ©ment d’impĂŽt sur le revenu.

    Pour appuyer ses dires, elle indique, en effet, que l’ensemble de la rĂ©munĂ©ration de l’épouse, dĂ©tachĂ©e en Hongrie, provient d’une sociĂ©tĂ© française dont le siĂšge est situĂ© en France et est, par voie de consĂ©quence, de source française.

    Par ailleurs, ajoute l’administration, le couple a conservĂ© son appartement situĂ© Ă  Paris pour lequel il continue de payer la taxe fonciĂšre.

    Partant de lĂ , le centre des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques du couple, et donc son domicile fiscal, se trouve en France : il doit donc ĂȘtre imposĂ© en France au titre des plus-values rĂ©alisĂ©es.

    Ce que le couple conteste à son tour, rappelant que :

    • l’activitĂ© de l’épouse Ă  l’origine des rĂ©munĂ©rations qu’elle perçoit est exercĂ©e en Hongrie ;
    • les salaires versĂ©s sont crĂ©ditĂ©s sur un compte bancaire qui n’est pas situĂ© en France.

    Des arguments insuffisants pour le juge, qui donne raison Ă  l’administration : tout prouve ici que le centre des intĂ©rĂȘts Ă©conomiques du couple se situe en France, de sorte qu’il doit ĂȘtre regardĂ© comme ayant conservĂ© son domicile fiscal en France.

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  • RĂ©utilisation de bases de donnĂ©es : prendre ses prĂ©cautions

    RĂ©utilisation de bases de donnĂ©es : prendre ses prĂ©cautions

    Les entitĂ©s utilisant des donnĂ©es personnelles pour leurs activitĂ©s sont nombreuses et ont souvent recours Ă  des bases de donnĂ©es qu’elles n’ont pas constituĂ©es elles-mĂȘmes. Rappel des prĂ©cautions Ă  prendre dans ce cas-là


    DonnĂ©es personnelles collectĂ©es par un tiers : s’assurer de la lĂ©galitĂ© de la ressource

    Pour se constituer des bases de donnĂ©es, les responsables de traitement peuvent procĂ©der eux-mĂȘmes Ă  une collecte de donnĂ©es auprĂšs des personnes concernĂ©es.

    Mais il est Ă©galement possible d’accĂ©der Ă  des bases de donnĂ©es dĂ©jĂ  constituĂ©es soit en les acquĂ©rant auprĂšs de tiers, comme les courtiers en donnĂ©es, soit en utilisant des bases de donnĂ©es librement accessibles en ligne.

    Ces mĂ©thodes peuvent reprĂ©senter un risque puisque le responsable de traitement ne peut alors ĂȘtre totalement certain du bon respect de la rĂ©glementation en vigueur lors de la constitution de ces bases de donnĂ©es.

    La Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) propose dĂšs lors un rappel des prĂ©cautions qu’il faut observer lors de la rĂ©utilisation de bases de donnĂ©es afin de s’assurer une utilisation respectueuse du RĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es (RGPD).

    Ainsi, plusieurs points sont Ă  vĂ©rifier dans le contenu des donnĂ©es :

    • la source des donnĂ©es est bien mentionnĂ©e ;
    • la constitution ou la diffusion de la base de donnĂ©es ne relĂšvent pas manifestement d’un crime ou d’un dĂ©lit ;
    • l’origine des donnĂ©es est bien documentĂ©e ;
    • la base ne contient pas de donnĂ©es sensibles (relatives Ă  la religion, la santĂ©, l’orientation sexuelle, les opinions politiques, etc.) ou concernant des infractions pĂ©nales.

    En plus de ces prĂ©cautions, et lorsque la base de donnĂ©es a Ă©tĂ© fournie par un tiers, la CNIL recommande Ă©galement d’encadrer la mise Ă  disposition de cette base par un contrat.

    Les parties peuvent ainsi matĂ©rialiser clairement les informations permettant d’établir la lĂ©galitĂ© de la constitution de cette base de donnĂ©es.

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