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  • Cyclone Chido Ă  Mayotte : des mesures d’urgence pour soutenir les entreprises

    Cyclone Chido à Mayotte : des mesures d’urgence pour soutenir les entreprises

    Le 13 fĂ©vrier 2025, le SĂ©nat a dĂ©finitivement adoptĂ© le projet de loi d’urgence pour Mayotte. Dans l’attente de sa publication au journal officiel, quelles sont les mesures de soutien aux employeurs et travailleurs indĂ©pendants impactĂ©s par le passage du cyclone Chido ?

    Mayotte : suspension des cotisations sociales et amĂ©nagement de l’activitĂ© partielle

    AprĂšs le passage du cyclone Chido, un projet de loi d’urgence pour Mayotte vise Ă  accompagner la population et les acteurs Ă©conomiques Ă  la suite des dĂ©gĂąts engendrĂ©s.

    Parmi les mesures dĂ©finitivement adoptĂ©es par le SĂ©nat, le 13 fĂ©vrier 2025, certaines visent Ă  soutenir les employeurs et les travailleurs indĂ©pendants dont l’activitĂ© Ă©conomique a Ă©tĂ© impactĂ©e.

    L’une d’entre elles vise Ă  suspendre l’obligation de paiement des cotisations et contributions patronales dues correspondant Ă  la pĂ©riode d’activitĂ© s’écoulant entre le 14 dĂ©cembre 2024 et le 30 juin 2025, Ă  Mayotte.

    Cette suspension du paiement des cotisations est prĂ©vue jusqu’au 30 juin 2025. Les pĂ©nalitĂ©s et majorations de retard ne seront pas applicables durant cette pĂ©riode.

    Cette suspension pourra ĂȘtre prolongĂ©e au-delĂ  du 30 juin 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, sous rĂ©serve pour l’employeur ou le travailleur indĂ©pendant de justifier d’une baisse persistante du chiffre d’affaires liĂ©e aux Ă©vĂ©nements climatiques intervenus depuis le 13 dĂ©cembre 2024.

    Une telle prolongation est Ă©galement possible, toujours jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, selon des critĂšres Ă©conomiques et financiers qui devraient ĂȘtre prochainement dĂ©finis par dĂ©cret.

    Attention : la suspension de l’obligation de paiement des cotisations ne dispense pas les cotisants d’honorer leurs obligations de dĂ©claration.

    Notez Ă©galement que les employeurs ayant Ă©tĂ© condamnĂ©s pour travail illĂ©gal dans les 5 annĂ©es prĂ©cĂ©dant le 14 dĂ©cembre 2024 (soit le dĂ©but de la pĂ©riode de suspension de l’obligation de paiement des cotisations) ne pourront pas en bĂ©nĂ©ficier.

    Par ailleurs, les employeurs affectés par le passage du cyclone sont autorisés à placer les salariés en activité partielle.

    Dans ce cadre, le projet de loi d’urgence prĂ©voit la possibilitĂ© de majorer les taux d’allocation d’activitĂ© partielle versĂ©e aux employeurs, ainsi que le montant de l’indemnitĂ© d’activitĂ© partielle versĂ©e au salariĂ© jusqu’au 31 mars 2025.

    Ces taux s’appliqueraient Ă  toutes les demandes d’indemnisation au titre du placement en activitĂ© partielle Ă  compter du 14 dĂ©cembre 2024 et jusqu’au 31 mars 2025, selon des modalitĂ©s qui devraient ĂȘtre prĂ©cisĂ©es par un dĂ©cret Ă  paraĂźtre.

    Cyclone Chido Ă  Mayotte : des mesures d’urgence pour soutenir les entreprises – © Copyright WebLex

  • ActivitĂ©s sociales et culturelles du CSE : le guide pratique 2025 est publié !

    ActivitĂ©s sociales et culturelles du CSE : le guide pratique 2025 est publié !

    RĂ©cemment, l’Urssaf a mis en ligne son guide pratique Ă  destination du CSE, s’agissant notamment des activitĂ©s sociales et culturelles (ASC). Son objectif : rappeler les principes applicables en matiĂšre de cotisations sociales pour les ASC, tout en mettant Ă  jour certains montants d’exonĂ©ration
.

    Guide pratique : condition d’exonĂ©ration et non-discrimination dans l’attribution des ASC

    Pour mĂ©moire, les activitĂ©s sociales et culturelles (ASC) proposĂ©es aux salariĂ©s par le CSE peuvent ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de cotisations sociales sous rĂ©serve de respecter certaines conditions.

    À ce titre, l’Urssaf publie, comme tous les ans, un guide pratique destinĂ© Ă  rappeler les principes applicables en la matiĂšre pour les activitĂ©s sociales et culturelles.

    Parmi les sujets abordĂ©s, le guide rappelle les grands principes applicables en matiĂšre de cotisations sur les prestations tout en mettant Ă  jour certains montants des plafonds d’exonĂ©ration des diffĂ©rentes prestations.

    Par ailleurs et comme dans la version prĂ©cĂ©dente, l’Urssaf rappelle que les prestations du CSE (dont les ASC) doivent bĂ©nĂ©ficier Ă  l’ensemble des salariĂ©s sans discrimination dans l’attribution des avantages, notamment s’agissant de l’anciennetĂ©.

    De ce fait, les entreprises qui conditionnaient le bĂ©nĂ©fice des ASC Ă  une condition d’anciennetĂ© ont jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 pour modifier les critĂšres de versement afin de se mettre en conformitĂ©.

    MĂȘme si les ASC doivent bĂ©nĂ©ficier Ă  tous les salariĂ©s sans discrimination, le guide rappelle les conditions requises pour pouvoir moduler le montant de l’avantage, Ă  savoir :

    • l’existence de critĂšre sociaux objectifs et prĂ©dĂ©terminĂ©s ;
    • connus de tous au sein de l’entreprise ;
    • fixĂ©s par un accord ou une convention collective.

    ConformĂ©ment au principe de non-discrimination, la modulation du montant de l’avantage ne doit jamais conduire certains salariĂ©s Ă  ĂȘtre privĂ© de son bĂ©nĂ©fice.

    ActivitĂ©s sociales et culturelles du CSE : le guide pratique 2025 est publié ! – © Copyright WebLex

  • Les nouveautĂ©s fiscales pour les particuliers en 2025

    Les nouveautés fiscales pour les particuliers en 2025

    AprĂšs de multiples pĂ©ripĂ©ties, le budget 2025 a Ă©tĂ© dĂ©finitivement adoptĂ© et la loi de finances pour 2025 publiĂ©e au Journal officiel le 15 fĂ©vrier 2025. Au menu, pour les particuliers : du nouveau pour l’imposition des revenus, les rĂ©ductions d’impĂŽts, les impĂŽts locaux, les donations, le malus automobile, la fiscalitĂ© appliquĂ©e au logement, etc.

    2025 : du nouveau pour votre impît sur le revenu

    Barùme de l’impît sur le revenu

    Il faut tout d’abord noter que, pour neutraliser les effets de l’inflation, le barĂšme de l’impĂŽt sur le revenu est revalorisĂ© de 1,8 % pour chacune des tranches du barĂšme.

    Contribution différentielle sur les hauts revenus

    La loi de finances pour 2025 institue une contribution applicable Ă  l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025 Ă  la charge des personnes, domiciliĂ©es fiscalement en France, dont le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence est supĂ©rieur Ă  250 000 € pour les contribuables cĂ©libataires, veufs, sĂ©parĂ©s ou divorcĂ©s et Ă  500 000 € pour les contribuables soumis Ă  une imposition commune. Il s’agit d’assurer pour ces personnes une imposition minimale de 20 % du revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence.

    ConcrĂštement, cette contribution est Ă©gale Ă  la diffĂ©rence positive entre :

    • 20 % du revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence ;
    • et la somme de l’impĂŽt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, ainsi que des prĂ©lĂšvements libĂ©ratoires de l’impĂŽt sur le revenu, majorĂ©e de 1 500 € par personne Ă  charge et 12 500 € pour les contribuables soumis Ă  imposition commune.

    La contribution donne lieu au versement d’un acompte entre le 1er dĂ©cembre 2025 et le 15 dĂ©cembre 2025, Ă©gal Ă  95 % du montant de la contribution estimĂ© (en tenant compte des revenus rĂ©alisĂ©s au 1er dĂ©cembre 2025 et d’une estimation des revenus entre le 1er dĂ©cembre et le 31 dĂ©cembre 2025), qui viendra s’imputer sur la contribution due au titre de l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025.

    Une majoration de 20 % est encourue en cas de retard ou de dĂ©faut de paiement, ou lorsque le montant de l’acompte versĂ© s’avĂšre infĂ©rieur de plus de 20 % Ă  95 % du montant de la contribution finalement due.

    RĂ©duction d’impĂŽt au titre des dons

    Tout d’abord, la loi de finances pour 2025 prĂ©voit une rĂ©duction d’impĂŽt au taux de 75 % pour les dons effectuĂ©s, Ă  compter du 15 fĂ©vrier 2025, au profit d’organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui, Ă  titre principal et gratuitement, accompagnent les victimes de violence domestique ou contribuent Ă  favoriser leur relogement.

    Ensuite, pour rappel, les dons rĂ©alisĂ©s au profit des organismes d’aide aux plus dĂ©munis qui assurent la fourniture gratuite de nourriture ou de soins mĂ©dicaux, ou qui favorisent le logement des personnes en difficultĂ©, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă©gale Ă  75 % des versements effectuĂ©s, retenus dans la limite de 1 000 € pour l’imposition des revenus de chacune des annĂ©es 2020 Ă  2026. La loi de finances pour 2025 pĂ©rennise ce plafond exceptionnel de 1 000 € qui demeurera ainsi inchangĂ© pour les annĂ©es Ă  venir.

    Enfin, la loi de finances pour 2025 Ă©tend, Ă  compter du 15 fĂ©vrier 2025, le bĂ©nĂ©fice de la rĂ©duction d’impĂŽt pour dons au taux de 75 % (au lieu de 66 %), non seulement Ă  la Fondation du patrimoine, mais aussi dĂ©sormais Ă  toutes les fondations reconnues d’utilitĂ© publique dont les statuts prĂ©voient qu’elles remplissent une mission d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral de sauvegarde du patrimoine local, la conservation et la restauration du patrimoine immobilier religieux appartenant Ă  des personnes publiques (et situĂ© dans les communes de France mĂ©tropolitaine de moins de 10 000 habitants, dans les communes d’outre-mer de moins de 20 000 habitants ou dans les communes dĂ©lĂ©guĂ©es respectant ces mĂȘmes seuils).

    Patrimoine mobilier

    L’abattement de 500 000 € applicable aux plus-values rĂ©alisĂ©es par un dirigeant de PME partant Ă  la retraite, qui prenait fin au 31 dĂ©cembre 2024, est finalement prorogĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2031.

    Pour les bons de souscription de parts de crĂ©ateur d’entreprise (BSPCE) et les titres souscrits en exercice de ces BSPCE, lorsque leur souscription est intervenue Ă  compter du 1er janvier 2025, la loi distingue dĂ©sormais :

    • un gain d’exercice des BSPCE, de nature salariale, Ă©gal Ă  la diffĂ©rence entre la valeur des titres souscrits au jour de l’exercice des BSPCE et le prix d’acquisition des titres fixĂ© au jour de l’attribution de ces BSPCE ;
    • et un gain de cession, de nature patrimoniale, lors de la vente ultĂ©rieure des titres rĂ©sultant de l’exercice des BSPCE, Ă©gal Ă  la diffĂ©rence entre le prix de cession des titres souscrits en exercice des BSPCE et la valeur des titres souscrits au jour de l’exercice de ces BSPCE.

    ContrĂŽle fiscal

    En vue de renforcer la lutte contre la fraude aux restitutions d’impĂŽt sur le revenu (crĂ©dits d’impĂŽt et remboursements de prĂ©lĂšvement Ă  la source), la loi de finances pour 2025 crĂ©e une procĂ©dure simplifiĂ©e de contrĂŽle qui consiste Ă  demander aux particuliers des justificatifs relatifs aux Ă©lĂ©ments dĂ©clarĂ©s ouvrant droit Ă  restitution d’impĂŽt sur le revenu et, en l’absence de rĂ©ponse ou de rĂ©ponse suffisante, Ă  rectifier l’imposition.

    2025 : du nouveau pour votre logement

    Exonération des donations

    Une nouvelle exonĂ©ration des droits de mutation est créée pour les donations de sommes d’argent consenties, entre le 15 fĂ©vrier 2025 et le 31 dĂ©cembre 2026, Ă  un enfant, un petit-enfant, un arriĂšre-petit-enfant (ou, Ă  dĂ©faut d’une telle descendance, un neveu ou une niĂšce) dans la double limite de 100 000 € par un mĂȘme donateur Ă  un mĂȘme bĂ©nĂ©ficiaire et de 300 000 € par bĂ©nĂ©ficiaire.

    Ces sommes doivent ĂȘtre affectĂ©es, dans les 6 mois de leur versement, Ă  l’achat, la construction ou la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de la rĂ©sidence principale du bĂ©nĂ©ficiaire, et sous la condition de conserver le logement pendant au moins 5 ans.

    Travaux Le rĂ©gime de TVA Ă©volue pour certains travaux. Ainsi :

    • le taux rĂ©duit de TVA Ă  5,5 % s’applique dĂ©sormais aux travaux de livraison et d’installation d’équipements de production photovoltaĂŻque ;
    • le taux rĂ©duit de TVA est par contre supprimĂ© pour l’achat et l’installation des chaudiĂšres susceptibles d’utiliser des combustibles fossiles.

    Location meublée

    À l’occasion de la vente d’un logement ayant fait l’objet d’une location meublĂ©e (dans le cadre d’une activitĂ© exercĂ©e Ă  titre non professionnel), le calcul de la plus-value est modifié : il faut dĂ©sormais minorer le prix d’acquisition du montant des amortissements admis en dĂ©duction du revenu locatif imposable (notez que des rĂšgles particuliĂšres sont susceptibles de s’appliquer aux Ă©ventuelles dĂ©penses de travaux d’agrandissement ou d’amĂ©lioration qui peuvent faire l’objet d’un amortissement).

    Loc’Avantages

    Le dispositif « Loc’Avantages », qui prend la forme d’une rĂ©duction d’impĂŽt, profite aux propriĂ©taires qui acceptent de louer un bien immobilier, en tant que rĂ©sidence principale, Ă  un prix infĂ©rieur au prix du marchĂ©.

    Ce dispositif est prorogĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027.

    Énergie

    Les tarifs normaux d’accise sur l’électricitĂ© en sortie de bouclier tarifaire sont mĂ©nagĂ©s afin de garantir au consommateur une baisse de 9 % du tarif rĂ©glementĂ© de vente en 2025.

    Dans le mĂȘme temps, il faut noter que le taux rĂ©duit de TVA cesse de s’appliquer aux abonnements relatifs aux livraisons d’Ă©lectricitĂ© d’une puissance maximale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  36 kilovoltampĂšres, Ă  compter du 1er aoĂ»t 2025.

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 limite, Ă  compter du 1er mars 2025, l’application du taux rĂ©duit de TVA aux seules opĂ©rations de fourniture de chaleur lorsqu’elle est produite au moins Ă  50 % Ă  partir d’énergie renouvelable ou d’un processus dont l’objet n’est pas la production de chaleur.

    Taxe d’habitation

    À compter de 2025, la taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires est due pour les locaux meublĂ©s Ă  usage d’habitation autre qu’à titre principal, y compris lorsqu’ils sont imposables Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE), Ă  l’exception des locaux qui font l’objet d’un usage exclusivement professionnel.

    Droits de mutation

    Les conseils départementaux peuvent augmenter de 0,5 point les droits de mutation à titre onéreux sur les achats immobiliers à partir du 1er avril 2025 (de 4,5 % à 5 % au maximum).

    Dans le mĂȘme temps, la facultĂ© est donnĂ©e au conseil dĂ©partemental d’exonĂ©rer les primo-accĂ©dants de ces droits de mutation Ă  titre onĂ©reux (sous rĂ©serve que l’acquĂ©reur prenne l’engagement d’affecter le bien exclusivement et de maniĂšre continue Ă  l’usage de sa rĂ©sidence principale pendant une durĂ©e minimale de 5 ans Ă  compter de son acquisition).

    2025 : du nouveau pour votre voiture et vos dĂ©placements

    Taxe sur les véhicules polluants

    La taxe sur les vĂ©hicules polluants, applicable aux vĂ©hicules de tourisme, fait l’objet d’un durcissement progressif jusqu’en 2027, qu’il s’agisse du malus Ă©cologique (malus COÂČ) ou du malus au poids (malus masse) :

    • pour le malus COÂČ : le seuil Ă  partir duquel le malus s’applique est fixĂ© Ă  113 g/km en 2025, Ă  108 g/km en 2026 et Ă  103 g/km en 2027, et son montant maximal augmente de 10 000 € par an, atteignant 70 000 € en 2025, 80 000 € en 2026 et 90 000 € en 2027 ;
    • pour le malus masse : Ă  partir de 2026, le malus s’appliquera aux vĂ©hicules dont le poids dĂ©passe 1 500 kg, contre 1 600 kg prĂ©cĂ©demment, et, Ă  partir du 1er juillet 2026, les vĂ©hicules 100 % Ă©lectriques ne sont plus exonĂ©rĂ©s, mais se voient appliquer un abattement de 600 kg.

    Par ailleurs, la rĂ©faction du malus appliquĂ© aux vĂ©hicules d’occasion qui n’y ont pas Ă©tĂ© soumis lors de leur 1Ăšre immatriculation fait l’objet d’amĂ©nagements.

    Taxe sur les billets d’avion

    Selon les destinations, la taxe sur les billets d’avion, pour la catĂ©gorie dite normale (vol en classe Ă©conomique), passe, Ă  compter du 1er mars 2025, Ă  7,40 € (destination en France et en Europe), Ă  15 € (destinations intermĂ©diaires), Ă  40 € (destination long-courriers).

    Cette taxe Ă©volue ensuite, selon les options et le type d’avion, de 30 € Ă  2 100 €.

    Les nouveautĂ©s fiscales pour les particuliers en 2025 – © Copyright WebLex

  • Les nouveautĂ©s fiscales pour les entreprises en 2025

    Les nouveautés fiscales pour les entreprises en 2025

    La loi de finances pour 2025, publiĂ©e au Journal officiel le 15 fĂ©vrier 2025, contient de nombreuses mesures qui vont impacter, sur le plan fiscal, les entreprises en 2025. Au menu : une nouvelle contribution pour les grandes entreprises, une nouvelle taxe pour les entreprises qui disposent d’une flotte de vĂ©hicules, les dispositifs fiscaux propres Ă  l’innovation amĂ©nagĂ©s, un nouveau report de la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e, etc.

    2025 : du nouveau pour l’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices

    RĂ©duction d’impĂŽt pour les adhĂ©rents Ă  un organisme de gestion agréé

    À compter de l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025, la rĂ©duction d’impĂŽt dont bĂ©nĂ©ficient les entreprises et entrepreneurs adhĂ©rents d’un organisme de gestion agréé est supprimĂ©e.

    Pour rappel, jusqu’à prĂ©sent, sous conditions (ĂȘtre soumis Ă  l’impĂŽt sur le revenu et imposĂ© selon un rĂ©gime rĂ©el d’imposition, adhĂ©rer Ă  un organisme de gestion agréé et rĂ©aliser un chiffre d’affaires infĂ©rieur aux limites du rĂ©gime des micro-entreprises), ces adhĂ©rents bĂ©nĂ©ficiaient d’une rĂ©duction d’impĂŽt Ă©gale aux 2/3 des dĂ©penses exposĂ©es pour la tenue de la comptabilitĂ© et l’adhĂ©sion Ă  un organisme de gestion agréé (d’un montant maximum de 915 € par an).

    Instauration d’une contribution exceptionnelle

    Au titre du 1er exercice clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025, une contribution exceptionnelle sur l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (IS) est mise Ă  la charge des grandes entreprises.

    Cette contribution est calculĂ©e sur la base de la moyenne de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s de l’exercice en cours et de l’exercice prĂ©cĂ©dent (soit la moyenne de l’IS dĂ» en 2025 et en 2024) et son taux est fixĂ© à :

    • 20,6 % pour les entreprises dont le CA est compris entre 1 Md€ et 3 Md€ (en 2024 ou en 2025) ;
    • 41,2 % pour les entreprises dont le CA est supĂ©rieur 3 Md€ (en 2024 ou en 2025).

    La contribution doit ĂȘtre payĂ©e spontanĂ©ment au plus tard Ă  la date prĂ©vue pour le paiement du solde de l’IS et donne lieu, obligatoirement, Ă  un acompte anticipĂ© Ă  la date de paiement du dernier acompte d’IS de l’exercice, Ă©gal Ă  98 % du montant de la contribution estimĂ© (une majoration de 5 % et un intĂ©rĂȘt de retard sont encourus en cas d‘insuffisance de paiement qui excĂšde 20 % de la diffĂ©rence entre 98 % du montant de la contribution effectivement due et 98 % de l’acompte).

    Taxe sur les rachats d’actions

    Toujours pour les grandes entreprises, rĂ©alisant au moins 1 Md€ de chiffre d’affaires (au cours de leur dernier exercice clos), la loi de finances pour 2025 met en place :

    • une taxe de 8 %, applicable aux opĂ©rations de rĂ©duction de capital rĂ©alisĂ©es Ă  compter du 1er mars 2025, Ă  la suite de l’annulation de leurs propres actions rachetĂ©es, sur la base du montant de la rĂ©duction de capital, majorĂ© d’une fraction des sommes qui correspondent Ă  des primes liĂ©es au capital ;
    • une taxe temporaire de 8 %, applicable Ă  ces mĂȘmes opĂ©rations rĂ©alisĂ©es entre le 1er mars 2024 et le 28 fĂ©vrier 2025, sur la base de la somme constituĂ©e de la diffĂ©rence positive entre le montant total des rĂ©ductions de capital et le montant total des augmentations de capital rĂ©alisĂ©es au cours de cette pĂ©riode et d’une fraction des sommes qui revĂȘtent sur le plan comptable le caractĂšre de primes liĂ©es au capital.

    2025 : du nouveau pour la TVA et les taxes diverses

    Franchise en base

    La loi de finances crĂ©e, Ă  compter du 1er mars 2025, un plafond unique Ă  25 000 € de recettes dans le cadre du rĂ©gime de la franchise en base de TVA pour les microentreprises (au-delĂ  duquel ces microentreprises seraient soumises Ă  la TVA), quelle que soit l’activitĂ© exercĂ©e : il n’existe donc plus de diffĂ©rence selon la nature de l’activitĂ© exercĂ©e.

    Il faut toutefois noter que la mise en Ɠuvre de cette mesure est pour le moment suspendue, temporairement, dans l’attente des consultations lancĂ©es par le Gouvernement quant aux consĂ©quences pratiques de cette mesure pour les entrepreneurs concernĂ©s. Affaire Ă  suivre, donc


    En tout Ă©tat de cause, les entrepreneurs qui deviendraient nouvellement redevables de la TVA du fait de ce nouveau seuil devraient, dĂšs sa mise en application, Ă©mettre des factures avec TVA, comptabiliser cette TVA et procĂ©der aux rĂ©gularisations globales de TVA Ă  cette mĂȘme date.

    Logiciel de caisse

    Afin de lutter contre la fraude Ă  la TVA, il est fait interdiction aux Ă©diteurs des logiciels de caisse de prouver leur conformitĂ© par la production d’une attestation individuelle, ce qui suppose dĂ©sormais l’obtention obligatoire d’un certificat dĂ©livrĂ© par un organisme certifiĂ© attestant que le logiciel respecte les conditions requises en matiĂšre d’inaltĂ©rabilitĂ©, de sĂ©curisation, de conservation et d’archivage des donnĂ©es requises.

    RĂ©gime simplifiĂ© d’imposition

    La loi de finances pour 2025 amĂ©nage les obligations des redevables de la TVA selon le rĂ©gime rĂ©el simplifiĂ©, Ă  partir du 1er janvier 2027 (pour les entreprises dont l’exercice comptable ne coĂŻncide pas avec l’annĂ©e civile et qui, au 31 dĂ©cembre 2026, appliquent le rĂ©gime simplifiĂ© d’imposition, ces amĂ©nagements s’appliquent aux opĂ©rations rĂ©alisĂ©es aprĂšs l’achĂšvement de l’exercice comptable qui comprend le 31 dĂ©cembre 2026).

    Les entreprises relevant de ce rĂ©gime devront dĂ©poser tous les mois une dĂ©claration de TVA qui comprendra, d’une part, le montant total des opĂ©rations rĂ©alisĂ©es, et, d’autre part, le dĂ©tail des opĂ©rations taxables.

    Les entreprises pourront dĂ©poser cette dĂ©claration selon une pĂ©riodicitĂ© trimestrielle lorsqu’elles n’auront pas rĂ©alisĂ© un chiffre d’affaires majorĂ© des acquisitions taxables supĂ©rieur à :

    • 1 000 000 € pendant l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dente ;
    • 1 100 000 € pendant l’annĂ©e en cours.

    Taxe incitative Ă  l’achat de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faible Ă©mission

    Une taxe est mise en place afin d’inciter les entreprises Ă  utiliser des vĂ©hicules dits « propres » par rapport Ă  un objectif cible. Sont visĂ©es les entreprises disposant d’une flotte d’au moins 100 vĂ©hicules lĂ©gers (vĂ©hicule de tourisme, vĂ©hicule de la catĂ©gorie N1 autre qu’un vĂ©hicule de tourisme et dont la carrosserie europĂ©enne est « Camionnette » ou « Camion, fourgon », vĂ©hicule qui relĂšve de la catĂ©gorie L6e ou de la catĂ©gorie L7e).

    Le montant de cette taxe est Ă©gal, pour chaque entreprise et chaque annĂ©e civile, au produit des facteurs suivants :

    • le tarif : 2 000 € (en 2025), 4 000 € (en 2026) et 5 000 € (Ă  compter de 2027) ;
    • l’Ă©cart avec l’objectif cible d’intĂ©gration Ă  la flotte de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faible Ă©mission (le montant de la taxe est nul si ce facteur est nĂ©gatif) ;
    • le taux annuel de renouvellement des vĂ©hicules lĂ©gers trĂšs Ă©metteurs.

    Cette taxe sera donc due, Ă  compter du 1er mars 2025, si l’entreprise n’atteint pas les objectifs d’intĂ©gration de vĂ©hicules Ă  faible Ă©mission dans sa flotte de vĂ©hicules, dans les conditions prĂ©vues par cette nouvelle mesure.

    2025 : du nouveau pour l’innovation

    CrĂ©dit d’impĂŽt innovation

    Les dĂ©penses d’innovation exposĂ©es par une PME ouvrent droit Ă  un crĂ©dit d’impĂŽt innovation Ă©gal Ă  30 % des dĂ©penses Ă©ligibles retenues dans la limite de 400 000 € par an.

    Ce crĂ©dit d’impĂŽt innovation, qui devait prendre fin au 31 dĂ©cembre 2024, est prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, mais voit son taux abaissĂ©, Ă  compter du 1er janvier 2025, Ă  20 % des dĂ©penses Ă©ligibles, toujours retenues dans la limite de 400 000 €.

    La prolongation au 31 dĂ©cembre 2027 vise Ă©galement, pour information, le crĂ©dit d’impĂŽt collection dont peuvent bĂ©nĂ©ficier les entreprises du secteur du textile et de l’habillement.

    CrĂ©dit d’impĂŽt recherche

    Pour le calcul du crĂ©dit d’impĂŽt, la loi de finances supprime, Ă  compter du 15 fĂ©vrier 2025, la prise en compte des dĂ©penses suivantes :

    • les salaires et charges sociales, ainsi que les dĂ©penses de fonctionnement, pour le double de leur montant qui se rapportent Ă  la 1Ăšre embauche des personnes titulaires d’un doctorat, pendant les 24 premiers mois suivant leur recrutement ;
    • les charges (y compris les dotations aux amortissements) liĂ©es aux frais de prise, de maintenance et de dĂ©fense des brevets et de certificats d’obtention vĂ©gĂ©tale, ainsi que, dans la limite de 60 000 € par an, les primes et cotisations d’assurance de protection juridique prĂ©voyant la prise en charge de ces dĂ©penses ;
    • les dĂ©penses de veille technologique exposĂ©es lors de la rĂ©alisation d’opĂ©rations de recherche.

    Quant aux autres dépenses de fonctionnement, elles sont désormais fixées forfaitairement à la somme de 75 % des dotations aux amortissements et de 40 % (au lieu de 43 % auparavant) des dépenses de personnel.

    2025 : du nouveau pour les impîts locaux

    La loi de finances reporte Ă  2029 la derniĂšre annĂ©e au titre de laquelle la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e sera due par les entreprises soumises Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE) qui, en pratique, rĂ©alisent au moins 500 000 € de chiffre d’affaires : la suppression de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE) sera donc effective en 2030.

    Pour l’annĂ©e 2025, et afin de neutraliser l’application, pour cette annĂ©e, du report de la baisse progressive du barĂšme d’imposition, la loi de finances crĂ©e une contribution complĂ©mentaire Ă  la CVAE Ă©gale Ă  47,4 % de la CVAE due en 2025.

    Les nouveautĂ©s fiscales pour les entreprises en 2025 – © Copyright WebLex

  • CVAE : du nouveau pour les entreprises implantĂ©es dans une zone en difficultĂ©

    CVAE : du nouveau pour les entreprises implantĂ©es dans une zone en difficultĂ©

    Pour le calcul de leur cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), certaines entreprises implantĂ©es dans une zone urbaine en difficultĂ© peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration ou d’un abattement plafonnĂ©. Des plafonds qui viennent d’ĂȘtre actualisĂ©s au titre de 2024. Focus.

    CVAE dans les zones en difficulté : nouveaux plafonds pour 2024

    Pour rappel, la base de calcul de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), due par les entreprises soumises Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE) et rĂ©alisant au moins 500 000 € de chiffre d’affaires, correspond Ă  la valeur ajoutĂ©e produite par l’entreprise au cours de l’exercice.

    Pour la dĂ©termination de la CVAE, la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiant d’une exonĂ©ration ou d’un abattement au titre de la CFE en raison de leur implantation dans une zone urbaine en difficultĂ© fait l’objet, sur demande de l’entreprise, d’une exonĂ©ration ou d’un abattement de mĂȘme taux, dans la limite de plafonds actualisĂ©s chaque annĂ©e en fonction de la variation de l’indice des prix Ă  la consommation, hors tabac, de l’ensemble des mĂ©nages.

    La variation de cet indice Ă©tant de 1,2 % en 2024, les plafonds d’exonĂ©ration ou d’abattement applicables pour 2024 sont supĂ©rieurs de 1,2 % Ă  ceux applicables pour 2023.

    En consĂ©quence, pour la CVAE due au titre de 2024, le plafond d’exonĂ©ration ou d’abattement applicable Ă  la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements implantĂ©s dans :

    • un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) s’élĂšve Ă  162 226 € par Ă©tablissement ;
    • une zone franche urbaine – territoire entrepreneur (ZFU-TE) s’élĂšve Ă  440 871 € par Ă©tablissement ;
    • un QPV et exploitĂ©s par une entreprise exerçant une activitĂ© commerciale s’élĂšve Ă  440 871 € par Ă©tablissement.

    Initialement prévue pour 2027, il faut noter que la suppression définitive de la CVAE est reportée à 2030 par la loi de finances pour 2025.

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  • VĂ©hicule mis Ă  disposition par l’employeur : avantage en nature systĂ©matique ?

    VĂ©hicule mis Ă  disposition par l’employeur : avantage en nature systĂ©matique ?

    La mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule par l’employeur au salariĂ© constitue un avantage en nature dĂšs qu’il peut en faire usage pour des dĂ©placements privĂ©s, soumis Ă  cotisations sociales. Mais qu’en est-il lorsque le vĂ©hicule est mis Ă  disposition de façon permanente par un tiers par rapport Ă  l’employeur ? RĂ©ponse du juge


    Mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule : sur qui repose la charge de la preuve de l’avantage en nature ?

    Pour mĂ©moire, un avantage en nature (AEN) attribuĂ© en contrepartie ou Ă  l’occasion du travail entre dans l’assiette des cotisations sociales dont l’employeur doit s’acquitter.

    Par définition, un véhicule mis à disposition à titre permanent, dont le salarié peut faire usage en dehors de ses heures de travail, constitue donc bel et bien un avantage en nature.

    Dans cette affaire, un salariĂ© bĂ©nĂ©ficie d’un vĂ©hicule, qu’il peut Ă©galement utiliser dans le cadre de ses dĂ©placements privĂ©s.

    Seule nuance : ce vĂ©hicule est mis Ă  disposition, non pas par l’employeur, mais par une association Ă  laquelle adhĂ©rent les salariĂ©s de l’entreprise et l’entreprise elle-mĂȘme, moyennant le paiement d’une cotisation.

    Pour l’employeur, parce que ce n’est pas lui qui met concrĂštement Ă  disposition ce vĂ©hicule, il ne s’agit pas d’un avantage en nature et il n’a donc pas Ă  payer les cotisations sociales affĂ©rentes.

    « Faux ! » pour l’Urssaf qui prononce un redressement : un vĂ©hicule mis Ă  disposition du salariĂ©, y compris hors des horaires de travail, constitue bel et bien un avantage en nature qui doit donc donner lieu au versement de cotisations sociales par l’employeur.

    Ce qui emporte la conviction du juge, qui tranche en faveur de l’Urssaf : le fait que le vĂ©hicule soit mis Ă  disposition de maniĂšre permanente par un tiers Ă  l’employeur ne suffit pas Ă  faire obstacle Ă  la caractĂ©risation d’un avantage en nature.

    Une fois que l’Urssaf a Ă©tabli le fait que le vĂ©hicule pouvait bel et bien ĂȘtre utilisĂ© par le salariĂ© en dehors de ses heures de travail et Ă©tait donc mis Ă  disposition de façon permanente, c’est bel et bien Ă  l’employeur d’apporter la preuve contraire et de dĂ©montrer qu’une telle mise Ă  disposition ne constitue pas un avantage en nature.

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  • Fichier FICOBA : retrouvez la liste de vos comptes bancaires en ligne !

    Fichier FICOBA : retrouvez la liste de vos comptes bancaires en ligne !

    Depuis le 6 janvier 2025, l’accĂšs au fichier FICOBA qui recense la liste des comptes bancaires ouverts en France est facilitĂ© pour les titulaires des comptes bancaires. Explications


    Fichier FICOBA : brefs rappels

    Pour rappel, le FICOBA est une base de donnĂ©es qui compile l’ensemble des comptes bancaires (comptes courants, comptes Ă©pargnes, etc.) ouverts en France.

    Plus prĂ©cisĂ©ment, il recense les informations liĂ©es Ă  des opĂ©rations d’ouverture, de modification et de clĂŽture d’un compte, telles que :

    • le nom et l’adresse de la banque qui gĂšre le compte ;
    • l’identitĂ© du ou des titulaires du compte ;
    • les caractĂ©ristiques essentielles du compte ; la date et la nature de l’opĂ©ration dĂ©clarĂ©e (ouverture, clĂŽture, modification).

    En revanche, le FICOBA ne mentionne pas les opérations effectuées sur les comptes, ni leur solde.

    Le fichier est renseignĂ© et mis Ă  jour par les banques et seules les personnes suivantes peuvent avoir accĂšs au fichier :

    • le titulaire du compte ;
    • le curateur ou le tuteur du titulaire du compte ;
    • un des hĂ©ritiers du titulaire du compte.

    Notez que l’administration fiscale, les officiers de police judiciaire, les notaires en charge d’une succession, les commissaires de justice, ainsi que certains agents de la Caf peuvent Ă©galement accĂ©der au FICOBA.

    FICOBA : comment y accĂ©der ?

    Petite nouveautĂ© cette annĂ©e : depuis le 6 janvier 2025, pour accĂ©der au fichier FICOBA afin d’obtenir la liste des comptes bancaires ouverts Ă  votre nom en France, ainsi que ceux fermĂ©s depuis moins de 10 ans, rendez-vous sur le site impots.gouv depuis « votre espace particulier », rubrique « Autres services ».

    Notez qu’avant cette date, les demandes d’accĂšs au fichier FICOBA devaient ĂȘtre effectuĂ©es auprĂšs de la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL).

    En revanche, pour accĂ©der Ă  la liste des comptes inscrits dans le FICOBA au nom d’une personne dĂ©cĂ©dĂ©e dont vous ĂȘtes l’hĂ©ritier, au nom d’une personne protĂ©gĂ©e en cas de curatelle, tutelle ou pupille de l’État, ou encore au nom d’une entreprise ou d’une association, la demande doit ĂȘtre adressĂ©e par courrier au centre national de traitement FBFV (BP31 – 77421 Marne-la-VallĂ©e cedex 02)

    Sources :

    Fichier FICOBA : retrouvez la liste de vos comptes bancaires en ligne ! – © Copyright WebLex

  • DonnĂ©es personnelles : attentions aux « donnĂ©es technique »

    DonnĂ©es personnelles : attentions aux « donnĂ©es technique »

    La Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) est chargĂ©e de garantir la bonne application du RĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es (RGPD) en France. À ce titre, elle peut enquĂȘter et prononcer des sanctions Ă  l’encontre des entitĂ©s en non-conformitĂ©. Du moins, en principe


    Une donnĂ©e technique qui permet de remonter vers l’utilisateur n’est pas anonyme

    En 2019, aprĂšs rĂ©ception d’une plainte, la Commission nationale de l’informatique des libertĂ©s (CNIL) a dĂ©cidĂ© d’enquĂȘter auprĂšs d’une sociĂ©tĂ© française exploitant un moteur de recherche.

    La plainte faisait Ă©tat d’une utilisation irrĂ©guliĂšre des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel des utilisateurs. En effet, des donnĂ©es Ă©taient transmises Ă  un organisme tiers afin d’afficher de la publicitĂ© contextuelle.

    La sociĂ©tĂ© s’est dĂ©fendue en indiquant que les donnĂ©es transmises au tiers n’étaient que des donnĂ©es techniques anonymes qui permettaient d’afficher des publicitĂ©s en lien avec la recherche immĂ©diate de l’utilisateur et non des publicitĂ©s basĂ©es sur un profilage.

    Cependant, pour la CNIL, ces donnĂ©es techniques sont au mieux pseudonymes et non anonymes puisqu’elles permettent tout de mĂȘme de remonter vers l’identitĂ© des utilisateurs. Ce qui en fait donc par essence des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel soumises aux dispositions du RGPD.

    De ce fait, la sociĂ©tĂ© se trouvait bien en Ă©tat de non-conformitĂ© en n’accordant pas un niveau de sĂ©curitĂ© suffisant au regard de ces donnĂ©es qui Ă©taient, qui plus est, transfĂ©rĂ©es vers un État tiers.

    Une fois ce constat fait, il appartient Ă  la CNIL d’apprĂ©cier de l’opportunitĂ© d’une sanction.

    Dans ce cas prĂ©cis, la Commission a dĂ©cidĂ© de procĂ©der Ă  un simple rappel des obligations lĂ©gales. C’est une dĂ©cision faisant partie de l’arsenal de la Commission, mais qui ne reprĂ©sente pas une sanction Ă  proprement parler.

    Pour en venir à cette décision, la CNIL a pris en compte la coopération de la société, les actions prises rapidement pour se mettre en conformité, mais aussi le fait que la société avait la volonté initiale de développer un outil protecteur pour ses utilisateurs en cherchant à utiliser le moins de données personnelles possible.

    Cette volontĂ© mĂȘme et les consĂ©quences limitĂ©es sur les donnĂ©es des utilisateurs qu’elle a permis justifient, avec les Ă©lĂ©ments citĂ©s prĂ©cĂ©demment, la mansuĂ©tude de la CNIL.

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  • Compte courant d’associé : la nature des sommes inscrites, ça compte !

    Compte courant d’associé : la nature des sommes inscrites, ça compte !

    Un dirigeant se voit rĂ©clamer un supplĂ©ment d’impĂŽt sur le revenu par l’administration fiscale en raison de sommes crĂ©ditĂ©es sur son compte courant d’associĂ© qu’elle estime ĂȘtre des revenus de capitaux mobiliers. Une erreur, selon le dirigeant qui rappelle que ces sommes correspondent Ă  des primes exceptionnelles et d’intĂ©ressement. Et ça change tout
 ou pas


    Sommes crĂ©ditĂ©es sur un compte courant d’associé = revenus de capitaux mobiliers ?

    Au prĂ©alable, rappelons que les sommes mises Ă  disposition de l’associĂ© par l’entreprise sous forme de prĂȘt, d’avance ou d’acompte sont prĂ©sumĂ©es ĂȘtre des revenus distribuĂ©s qui doivent ĂȘtre soumis Ă  l’impĂŽt sur le revenu dans la catĂ©gorie des revenus de capitaux mobiliers (RCM).

    En application de ce principe, les sommes inscrites au crĂ©dit d’un compte courant d’associĂ© ont, sauf preuve contraire apportĂ©e par l’associĂ© titulaire du compte, le caractĂšre de revenus et ne sont alors imposables que dans la catĂ©gorie des RCM.

    C’est cette prĂ©cision qui va opposer un dirigeant Ă  l’administration fiscale dans une affaire rĂ©cente.

    Au cours du contrĂŽle fiscal d’une sociĂ©tĂ©, l’administration se penche sur le compte courant d’associĂ© de son dirigeant et constate que 2 sommes, en provenance du compte « autres charges Ă  payer » de la sociĂ©tĂ©, y ont Ă©tĂ© crĂ©ditĂ©es de sorte que le compte courant, alors dĂ©biteur, a Ă©tĂ© soldĂ©.

    Une situation qui, selon l’administration, lui permet de taxer ces 2 sommes, entre les mains du dirigeant, Ă  l’impĂŽt sur le revenu dans la catĂ©gorie des revenus de capitaux mobiliers.

    Sauf que ces sommes correspondent Ă  des primes exceptionnelles et d’intĂ©ressement, imposables dans la catĂ©gorie des traitements et salaires et non pas celle des revenus de capitaux mobiliers, se dĂ©fend le dirigeant.

    Et pour preuve, il fournit des procĂšs-verbaux de dĂ©libĂ©ration du conseil d’administration de la sociĂ©tĂ©, lesquels mentionnent qu’il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de lui verser une prime exceptionnelle et une prime d’intĂ©ressement.

    Des preuves insuffisantes, estime l’administration qui constate, Ă  la lecture des procĂšs-verbaux, qu’il n’est pas indiquĂ© avec prĂ©cision la date de versement des primes.

    Par ailleurs, leur montant ne correspond pas aux sommes crĂ©ditĂ©es sur le compte courant d’associĂ© du dirigeant, maintient l’administration.

    Faute pour celui-ci d’apporter la preuve, par la production des bulletins de paie correspondants aux sommes crĂ©ditĂ©es sur son compte courant par exemple, que ces sommes ne constituent pas des revenus distribuĂ©s, elles doivent ĂȘtre imposĂ©es dans la catĂ©gorie des RCM.

    Ce que confirme le juge qui donne raison Ă  l’administration : faute pour le dirigeant d’apporter la preuve que les sommes en cause ont une toute autre nature que celle de revenus rĂ©putĂ©s distribuĂ©s, celles-ci doivent ĂȘtre imposĂ©es dans la catĂ©gorie des revenus de capitaux mobiliers.

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  • Lutte contre le blanchiment de capitaux : du nouveau concernant la dĂ©claration de soupçon 

    Lutte contre le blanchiment de capitaux : du nouveau concernant la dĂ©claration de soupçon 

    DĂšs lors que, dans le cadre d’une activitĂ© professionnelle, une opĂ©ration apparaĂźt douteuse et peut potentiellement prĂ©senter un risque frauduleux ou illicite, une dĂ©claration de soupçon doit ĂȘtre effectuĂ©e auprĂšs des services du traitement du renseignement et d’action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN), selon des modalitĂ©s qui viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es


    TRACFIN : obligation dĂ©clarative prĂ©cisĂ©e

    Le dispositif TRACFIN (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) vise Ă  dĂ©manteler les circuits financiers clandestins relatifs au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.

    Le dispositif TRACFIN oblige certains professionnels Ă  collecter et Ă  transmettre aux services spĂ©cialisĂ©s toutes les informations relatives Ă  des opĂ©rations financiĂšres qu’ils identifient comme douteuses via une dĂ©claration de soupçon.

    Les professionnels concernĂ©s par cette obligation de signalement relĂšvent de secteurs nombreux et variĂ©s : il s’agit notamment des banques et Ă©tablissements de crĂ©dit, des assureurs, des intermĂ©diaires immobiliers, mais aussi des commissaires aux comptes (CAC).

    Il est prĂ©cisĂ© que cette dĂ©claration de soupçon s’effectue, sauf dĂ©rogation accordĂ©e Ă  certains professionnels et situations d’urgence, au moyen d’une plate-forme sĂ©curisĂ©e et dĂ©matĂ©rialisĂ©e dĂ©nommĂ©e « ERMES ».

    Depuis le 1er fĂ©vrier 2025, l’utilisation de cette plateforme sĂ©curisĂ©e est gĂ©nĂ©ralisĂ©e Ă  l’ensemble des professionnels assujettis.

    En cas d’indisponibilitĂ© de la plate-forme sĂ©curisĂ©e ERMES ou d’une urgence particuliĂšre ne permettant pas son utilisation, la dĂ©claration de soupçon doit ĂȘtre effectuĂ©e par voie postale ou par courriel, au moyen d’un formulaire dĂ©matĂ©rialisĂ©, complĂ©tĂ© de façon dactylographiĂ©e.

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