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  • RĂ©forme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations


    Réforme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations


    La suspension de la rĂ©forme de la franchise en base de TVA de nouveau prolongĂ©e jusqu’en dĂ©cembre 2025 suscite de nombreuses interrogations, notamment en cas de sortie du dispositif en 2025. Des prĂ©cisions utiles viennent d’ĂȘtre apportĂ©es Ă  ce sujet. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques Ă©claircissements


    Sortie de la franchise en base de TVA en 2025 : précisions utiles

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA.

    La loi de finances pour 2025 a prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es.

    Toutefois, face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue une premiĂšre fois, dĂšs sa crĂ©ation, puis une seconde fois jusqu’au 1er juin 2025.

    Alors que la prolongation de cette suspension a suscitĂ© de nombreuses interrogations, notamment parmi les micro-entrepreneurs, et en l’absence de consensus, le Gouvernement a annoncĂ© la suspension de la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2025, afin de permettre « un dĂ©bat apaisĂ© et approfondi dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2026 ».

    Toutefois, une question restait en suspens : Ă  compter de quelle date les dĂ©marches dĂ©claratives en matiĂšre de TVA doivent-elles ĂȘtre effectuĂ©es par un assujetti qui perd le bĂ©nĂ©fice de la franchise en base de TVA au cours de l’annĂ©e 2025 ?

    Une question Ă  laquelle l’administration fiscale vient rĂ©cemment de rĂ©pondre.

    Elle rappelle que, depuis le 1er janvier 2025, les seuils de la franchise en base de TVA sont les suivants :

    Seuils de CA applicables depuis le 1er janvier 2025

     

    Année de référence

    CA national total

    CA national relatif aux prestations de services autres que les ventes Ă  consommer sur place, les prestations d’hĂ©bergement et certains travaux immobiliers

     

    2024 (seuils de droit commun)

    85 000 €

    37 500 €

    2025 (seuils de tolérance)

    93 500 €

    41 250 €

     

    Il est Ă©galement prĂ©cisĂ© que l’application des nouveaux seuils prĂ©vus par la loi de finances pour 2025, Ă  savoir 25 000 € (quelle que soit la nature de l’activitĂ©) et 27 500 € pour un dĂ©passement l’annĂ©e en cours, est suspendue jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025.

    Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, lorsque le seuil de l’annĂ©e en cours est dĂ©passĂ©, la franchise cesse de s’appliquer pour les opĂ©rations intervenant Ă  compter de la date de ce dĂ©passement, et non plus Ă  compter du 1er jour du mois du dĂ©passement.

    Dans ce cadre, les rĂšgles suivantes sont applicables :

    • le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2024 conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise Ă  compter du 1er janvier 2025 ;
    • le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2025 conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise Ă  compter du jour du dĂ©passement en 2025.

    SchĂ©matiquement, deux situations peuvent conduire Ă  une sortie du rĂ©gime de franchise en base de TVA au cours de l’annĂ©e 2025 :

    Sortie de la franchise en base de TVA

     

    Année de référence

    CA national au titre de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence

     

    Date de sortie de la franchise

    2024

    SupĂ©rieur Ă  85 000 € ou 37 500 €

    1er janvier 2025

    2025

    SupĂ©rieur Ă  93 500 € ou 41 250 €

    Au jour du dépassement

     

    Par voie de consĂ©quence, si un assujetti constate un dĂ©passement des seuils en 2024, il doit avoir commencĂ© Ă  facturer et dĂ©clarer la TVA dĂšs le 1er janvier 2025. S’il dĂ©passe les seuils en cours d’annĂ©e 2025, il devra appliquer la TVA Ă  compter du jour mĂȘme du dĂ©passement.

    Notez qu’un assujetti Ă©ligible Ă  la franchise peut opter pour sortir de ce rĂ©gime volontairement. Dans ce cadre, l’option prend effet au 1er jour du mois au cours duquel elle est exercĂ©e. Cette facultĂ© n’est pas affectĂ©e par les rĂ©formes entrĂ©es en vigueur en 2025.

    En pratique, les professionnels concernĂ©s par la franchise en base de TVA doivent apporter une attention particuliĂšre Ă  l’évolution de leur chiffre d’affaires en 2025. Un dĂ©passement des seuils entraĂźne des obligations immĂ©diates en matiĂšre de facturation, de dĂ©claration et de comptabilitĂ©.

     

    RĂ©forme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations
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  • Taxe d’apprentissage 2025 : aprĂšs la rĂ©partition le versement !

    Taxe d’apprentissage 2025 : aprĂšs la rĂ©partition le versement !

    Si on connaĂźt d’ores et dĂ©jĂ  les modalitĂ©s de collecte de la taxe d’apprentissage, notamment grĂące au calendrier dĂ©jĂ  publiĂ© sur la plateforme SOLTĂ©A, les modalitĂ©s de versement effectives de ces sommes aux Ă©tablissements Ă©ligibles viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es. À partir de quand ? Par qui ? Qu’en est-il des sommes non rĂ©parties ?

    PrĂ©cisions sur les modalitĂ©s concrĂštes de versement du solde de la taxe d’apprentissage

    Outre les dates de chacune des Ă©tapes de la campagne SOLTĂ©A 2025, dĂ©jĂ  publiĂ©es, les modalitĂ©s concrĂštes de versement et de rĂ©partition de la taxe d’apprentissage sont dĂ©sormais prĂ©cisĂ©es.

    Rappelons que les employeurs peuvent dĂ©signer les Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiaires du solde de la taxe d’apprentissage :

    • du 26 mai 2025 au 27 juin inclus 2025 ;
    • et du 14 juillet 2025 au 24 octobre 2025 inclus

    Attention : une fois validĂ©, le choix de rĂ©partition et de dĂ©signation de l’établissement Ă©ligible au versement de la taxe d’apprentissage est dĂ©finitif.

    Ainsi, les employeurs qui se situent dans l’une ou l’autre de ces pĂ©riodes de rĂ©partition ne peuvent plus modifier ces choix une fois qu’elle est Ă©chue.

    En revanche, dans l’hypothĂšse oĂč l’employeur a effectuĂ© un choix qu’il n’a pas validĂ© au cours de la 1re pĂ©riode de rĂ©partition, il garde la possibilitĂ© de le faire lors de la 2nde pĂ©riode, soit jusqu’au 24 octobre 2025.

    C’est ensuite Ă  la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations que reviendra la tĂąche d’effectuer les versements comme suit :

    • Ă  compter du 11 juillet 2025 pour les fonds rĂ©partis par les employeurs pendant la 1re pĂ©riode de rĂ©partition ;
    • Ă  compter du 7 novembre 2025 pour les fonds rĂ©partis par les employeurs pendant la 2nde pĂ©riode de rĂ©partition ;
    • Ă  partir du 27 novembre 2025 pour les fonds qui n’ont fait l’objet d’aucun choix de rĂ©partition par les employeurs.

    Dans l’hypothĂšse oĂč l’établissement destinataire du solde de la taxe d’apprentissage n’a pas Ă©tĂ© dĂ©signĂ©, les sommes concernĂ©es seront affectĂ©es par la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations Ă  des Ă©tablissements selon des critĂšres tenant notamment Ă  l’implantation gĂ©ographique des entreprises, au niveau des rĂ©gions, et aux besoins de recrutement de certaines formations, au niveau national.

    Enfin, notez qu’en cas d’absence ou de mauvaise communication des coordonnĂ©es bancaires par l’établissement Ă©ligible, la Caisse des dĂ©pĂŽts et consignations doit l’inviter Ă  rĂ©gulariser la situation au plus tard 21 jours avant la fin de la 2nde pĂ©riode de rĂ©partition

    Cette rĂ©gularisation devra ainsi intervenir au plus tard 15 jours avant la fin de la 2nde pĂ©riode de rĂ©partition, faute de quoi l’employeur pourrait ĂȘtre invitĂ© Ă  procĂ©der Ă  une nouvelle affectation des sommes concernĂ©es.

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  • Handicap et apprentissage : un guide pour les employeurs et les apprentis

    Handicap et apprentissage : un guide pour les employeurs et les apprentis

    Dans le but d’accompagner les employeurs et les apprentis concernĂ©s par le handicap, le Guide « apprentissage et handicap » vient d’ĂȘtre publiĂ© par le ministĂšre du Travail afin de sensibiliser et d’encourager les entreprises Ă  recourir Ă  l’apprentissage amĂ©nagĂ©.

    Un guide visant Ă  encourager et expliquer les modalitĂ©s de l’apprentissage amĂ©nagĂ©

    Parce que les personnes en situation de handicap ont encore des difficultĂ©s Ă  s’insĂ©rer sur le marchĂ© du travail, certaines rĂšgles du contrat d’apprentissage ont Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©es pour elles afin de faciliter leur embauche.

    Il en est ainsi notamment de la durĂ©e du contrat, du temps de travail, du dĂ©roulement de la formation ou encore des limites d’ñge appliquĂ©es.

    Si, par principe, la durĂ©e du contrat varie entre 6 mois et 3 ans selon la qualification prĂ©parĂ©e, dans le cas oĂč l’apprenti bĂ©nĂ©ficie d’une reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ© (RQTH), cette durĂ©e pourra ĂȘtre portĂ©e Ă  4 ans maximum.

    De la mĂȘme maniĂšre, le contrat d’apprentissage amĂ©nagĂ© est accessible dĂšs l’ñge de 16 ans pour les apprentis bĂ©nĂ©ficiaires d’une RQTH et sans limite d’ñge maximal.

    L’ensemble des dispositions spĂ©cifiques applicables Ă  ce contrat amĂ©nagĂ©, ainsi que des bonnes pratiques et conseils Ă  destination des apprentis, des CFA et des entreprises, est disponible dans un nouveau guide mis Ă  disposition par le ministĂšre du travail.

    D’une quarantaine de pages, gratuit et librement consultable, ce guide a pour objet le dĂ©veloppement de l’apprentissage pour les personnes en situation de handicap.

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  • COVID-19, Ă©quipements de protection et taux rĂ©duit de TVA : toujours d’actualitĂ© ?

    COVID-19, Ă©quipements de protection et taux rĂ©duit de TVA : toujours d’actualitĂ© ?

    Afin de lutter au mieux contre la propagation du coronavirus, le Gouvernement a autorisĂ©, en mai et juillet 2020, l’application du taux de TVA rĂ©duit Ă  5,5 % pour certains produits achetĂ©s ou vendus depuis le mois de mars 2020. Une tolĂ©rance toujours d’actualitĂ© ?

    Coronavirus et équipements de protection : fin du taux réduit de TVA ?

    À titre exceptionnel, la TVA pour les masques, les produits d’hygiĂšne et les tenues de protection adaptĂ©s Ă  la lutte contre la propagation du coronavirus (COVID-19) Ă©tait perçue au taux rĂ©duit de 5,5 % pour les produits achetĂ©s ou vendus au sein de l’Union europĂ©enne depuis :

    • le 24 mars 2020 pour les masques ;
    • le 1er mars 2020 pour les produits d’hygiĂšne ;
    • le 24 mars 2020 pour les tenues de protection.

    Il vient d’ĂȘtre prĂ©cisĂ© que cette tolĂ©rance a pris fin depuis le 1er janvier 2025.

    Ainsi, Ă  compter de cette date, les livraisons, importations et acquisitions intracommunautaires portant sur les masques de protection et sur les produits destinĂ©s Ă  l’hygiĂšne corporelle et adaptĂ©s Ă  la lutte contre la propagation du virus covid-19 relĂšvent du taux normal de 20 % de la TVA en mĂ©tropole, y compris en Corse.

    À compter de cette mĂȘme date, lorsqu’elles sont rĂ©alisĂ©es dans les dĂ©partements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La RĂ©union, ces opĂ©rations sont soumises au taux normal de TVA de 8,5 % de la TVA.

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  • Versement mobilitĂ© : de nouveaux taux Ă  compter du 1er juillet 2025

    Versement mobilité : de nouveaux taux à compter du 1er juillet 2025

    Le versement mobilitĂ© est une contribution que toutes les entreprises sont susceptibles de payer, dĂšs lors qu’elles emploient au moins 11 salariĂ©s et qu’elles exercent leur activitĂ© dans une zone oĂč il est instaurĂ©. De nouveaux taux, applicables dĂšs le 1er juillet 2025, viennent d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©s


    Versement mobilité : de nouveaux taux à compter du 1er juillet 2025

    Pour rappel, les employeurs privĂ©s (ou publics) sont redevables du versement mobilitĂ© dĂšs qu’ils emploient 11 salariĂ©s dans une zone oĂč ce versement est instaurĂ©.

    Si on connaissait les taux et pĂ©rimĂštres applicables jusqu’alors, ces derniers viennent d’ĂȘtre modifiĂ©s pour certaines zones et notamment :

    • la communautĂ© de communes D’Aunis Atlantique ;
    • la communautĂ© du pays de MontbĂ©liard agglomĂ©ration ;
    • Sud Gironde mobilitĂ©s ;
    • la communautĂ© d’agglomĂ©ration Lunel agglo ;
    • etc.

    L’ensemble des nouveaux taux et pĂ©rimĂštres applicables dĂšs le 1er juillet 2025 peuvent ĂȘtre consultĂ©s ici.

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  • Handicap : une diffĂ©rence de salaire de 10 centimes est-elle discriminatoire ?

    Handicap : une différence de salaire de 10 centimes est-elle discriminatoire ?

    Si le principe « Ă  travail Ă©gal, salaire Ă©gal » s’applique Ă  tous les employeurs, qu’en est-il lorsque la diffĂ©rence de rĂ©munĂ©ration litigieuse s’élĂšve Ă  10 centimes par heure entre 2 salariĂ©s, dont l’un bĂ©nĂ©ficie du statut de travailleur handicapĂ© ? Cette diffĂ©rence de rĂ©munĂ©ration, mĂȘme minime, peut-elle conduire le juge Ă  conclure Ă  une discrimination salariale ? Illustration dans cette affaire


    Différence de 10 centimes par heure = inégalité de traitement ?

    Rappelons que l’employeur doit assurer l’égalitĂ© de traitement et de rĂ©munĂ©ration entre tous les salariĂ©s placĂ©s dans une situation identique.

    Aussi, pour justifier d’un salaire plus Ă©levĂ©, l’entreprise devra justifier d’élĂ©ments objectifs et Ă©trangers Ă  toute forme de discrimination (comme la qualification, la compĂ©tence, la responsabilitĂ©, etc.).

    Notez enfin qu’en cas de discrimination supposĂ©e, le salariĂ© a simplement besoin de transmettre au juge des Ă©lĂ©ments « laissant supposer l’existence d’une discrimination ». Dans cette hypothĂšse, il reviendra alors Ă  l’employeur d’apporter la preuve contraire.

    Mais, dans d’autres hypothĂšses, certaines diffĂ©rences de traitement sont prĂ©sumĂ©es justifiĂ©es, notamment lorsqu’elles sont prĂ©vues par des accords collectifs dĂ»ment conclus avec des organisations syndicales.

    Dans ce cas, il appartiendra au salariĂ© qui conteste la diffĂ©rence de traitement de dĂ©montrer qu’elle n’est pas objective et repose sur un critĂšre discriminant.

    Dans cette affaire, un travailleur embauchĂ© en qualitĂ© d’aide bobineur et bĂ©nĂ©ficiant de la reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ©, s’estimant victime d’une discrimination salariale, dĂ©cide de saisir le juge.

    PrĂ©cisĂ©ment, il reproche une inĂ©galitĂ© de traitement Ă  son employeur tenant au fait qu’un de ses collĂšgues, embauchĂ© sur des fonctions sensiblement comparables aux siennes – en qualitĂ© de conducteur de bobineuse – Ă©tait rĂ©munĂ©rĂ© 10 centimes de plus par heure que lui.

    Selon ce salariĂ©, parce qu’ils effectuent le mĂȘme travail, cette diffĂ©rence de rĂ©munĂ©ration ne trouve sa source que dans son handicap, puisqu’aucune raison objective ne permet de justifier cet Ă©cart de rĂ©munĂ©ration.

    Il s’agit donc lĂ  d’une discrimination salariale fondĂ©e sur la situation de travailleur handicapĂ© du salariĂ©, selon lui


    « Faux ! », rĂ©fute l’employeur qui dĂ©fend cette diffĂ©rence salariale minime parce que le collĂšgue du salariĂ© plaignant Ă©tait, de par son expĂ©rience et ses compĂ©tences reconnues dans les rĂ©glages et l’optimisation des performances de la machine, un rĂ©fĂ©rent technique en la matiĂšre.

    Pour l’employeur, cette diffĂ©rence de rĂ©munĂ©ration Ă  hauteur de 10 centimes par heure est donc justifiĂ©e par l’expĂ©rience et le statut particulier de ce salariĂ©.

    Ce qui ne suffit pas Ă  convaincre le juge, qui tranche donc en faveur du salariĂ© : la qualitĂ© de rĂ©fĂ©rent invoquĂ©e par l’employeur ne permet pas de dĂ©montrer que cette diffĂ©rence de traitement Ă©tait justifiĂ©e par des Ă©lĂ©ments Ă©trangers Ă  toute discrimination.

    Ce faisant, la différence de rémunération à hauteur de 10 centimes par heure constitue bel et bien une discrimination salariale, fondée sur la qualité de travailleur handicapé du salarié plaignant.

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  • Mise en location-gĂ©rance : fin du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer ?

    Mise en location-gĂ©rance : fin du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer ?

    Pour bĂ©nĂ©ficier du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer, les entreprises doivent affecter l’investissement Ă  l’exploitation de l’entreprise pendant une durĂ©e minimale fixĂ©e par la loi. Mais qu’en est-il si, au cours de cette pĂ©riode, l’investissement est mis en location-gĂ©rance ? RĂ©ponse


    CrĂ©dit d’impĂŽt et mise en location-gĂ©rance : une remise en cause ?

    Les entreprises qui rĂ©alisent des investissements productifs neufs dans les dĂ©partements d’outre-mer peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un crĂ©dit d’impĂŽt, sous rĂ©serve de remplir certaines conditions.

    Notamment, elles doivent exploiter directement les investissements, soit en tant que propriĂ©taires, soit, sous conditions, en tant que locataires dans le cadre d’un contrat de location avec option d’achat ou de crĂ©dit-bail.

    Le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt est subordonnĂ© Ă  l’affectation de l’investissement Ă  l’exploitation de l’entreprise pendant une durĂ©e minimale fixĂ©e par la loi. Si, au cours de cette pĂ©riode, l’investissement est cĂ©dĂ© ou cesse d’ĂȘtre utilisĂ© dans l’exploitation de l’entreprise, ou si l’acquĂ©reur cesse son activitĂ©, le crĂ©dit d’impĂŽt est repris au titre de l’exercice ou de l’annĂ©e au cours duquel ces Ă©vĂ©nements interviennent.

    Des exceptions Ă  cette reprise sont prĂ©vues, notamment lorsque les investissements sont repris et maintenus dans leur affectation initiale par le repreneur, dans le cadre de transmissions d’activitĂ©s rĂ©alisĂ©es sous un rĂ©gime de neutralitĂ© fiscale ou en cas de dĂ©faillance de l’exploitant initial.

    La question se pose de savoir si la mise en location-gĂ©rance d’une partie du fonds de commerce, comprenant des biens Ă©ligibles au crĂ©dit d’impĂŽt, constitue une cessation d’exploitation susceptible de remettre en cause le crĂ©dit d’impĂŽt.

    Il est prĂ©cisĂ© que la location-gĂ©rance est une modalitĂ© de poursuite de l’exploitation confiĂ©e Ă  un tiers, Ă  savoir le locataire-gĂ©rant qui exploite le fonds de commerce et les investissements qui y sont affectĂ©s Ă  ses risques et pĂ©rils.

    Par consĂ©quent, l’entreprise propriĂ©taire, bĂ©nĂ©ficiaire initiale du crĂ©dit d’impĂŽt, n’exploite plus elle-mĂȘme le fonds de commerce Ă  titre professionnel.

    De plus, la mise en location-gĂ©rance ne constitue ni une transmission d’activitĂ©, ni une dĂ©faillance d’entreprise.

    En consĂ©quence, lorsque des investissements ayant ouvert droit au crĂ©dit d’impĂŽt sont mis en location-gĂ©rance au cours de la pĂ©riode d’obligation de conservation et d’affectation, le crĂ©dit d’impĂŽt fait l’objet d’une reprise, conformĂ©ment Ă  la loi.

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  • PrĂȘts Ă  taux zĂ©ro : des prĂ©cisions pour les nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires

    PrĂȘts Ă  taux zĂ©ro : des prĂ©cisions pour les nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires

    La loi de finances pour 2025 a Ă©tendu temporairement le bĂ©nĂ©fice du prĂȘt Ă  taux zĂ©ro Ă  de nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires selon des modalitĂ©s qui viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    PrĂȘts Ă  taux zĂ©ro : ouverture Ă  de nouveaux bĂ©nĂ©ficiaires

    Pour rappel, les Ă©tablissements de crĂ©dit et les sociĂ©tĂ©s de financement peuvent consentir des prĂȘts ne portant pas intĂ©rĂȘt, ces prĂȘts leur ouvrant droit au bĂ©nĂ©fice d’un crĂ©dit d’impĂŽt.

    Ces prĂȘts doivent ĂȘtre octroyĂ©s aux particuliers, sous condition de ressources, lorsqu’ils acquiĂšrent ou font construire leur rĂ©sidence principale en accession Ă  la premiĂšre propriĂ©tĂ© ou lorsqu’ils acquiĂšrent en premiĂšre propriĂ©tĂ© les droits rĂ©els immobiliers de leur rĂ©sidence principale dans le cadre d’un bail rĂ©el solidaire.

    Il est prĂ©vu que, lorsque le logement est ancien, les prĂȘts sont octroyĂ©s sous condition de vente du parc social Ă  ses occupants ou sous condition de travaux et de localisation de ce logement dans les communes classĂ©es dans une zone gĂ©ographique ne se caractĂ©risant pas par un dĂ©sĂ©quilibre important entre l’offre et la demande de logements entraĂźnant des difficultĂ©s d’accĂšs au logement dans le parc rĂ©sidentiel existant.

    La loi de finances pour 2025 a Ă©tendu temporairement le dispositif de prĂȘt Ă  taux zĂ©ro destinĂ© Ă  financer la premiĂšre accession Ă  la propriĂ©tĂ© (PTZ+) Ă  l’ensemble des logements neufs, individuels et collectifs, sur l’ensemble du territoire. Dans ce cadre, les conditions de localisation ne sont pas applicables aux offres de prĂȘt Ă©mises entre le 1er avril 2025 et le 31 dĂ©cembre 2027.

    Par ailleurs, il est prĂ©cisĂ© que la quotitĂ© du coĂ»t total de l’opĂ©ration finançable par le PTZ pour les logements individuels neufs est abaissĂ©e Ă  30 % pour les emprunteurs relevant de la premiĂšre tranche de ressources, Ă  20 % pour les emprunteurs relevant des deuxiĂšme et troisiĂšme tranches et Ă  10 % pour les emprunteurs relevant de la quatriĂšme tranche.

    Toutefois, ces quotitĂ©s dĂ©rogatoires ne s’appliquent ni aux opĂ©rations faisant l’objet d’un contrat de prĂȘt social location-accession (PSLA) Ă  la propriĂ©tĂ© immobiliĂšre ou de bail rĂ©el solidaire (BRS), ni aux opĂ©rations d’accession sociale Ă  la propriĂ©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans le pĂ©rimĂštre d’une zone de l’Agence nationale pour la rĂ©novation urbaine, ni Ă  l’amĂ©nagement, avec ou sans acquisition, de locaux non destinĂ©s Ă  l’habitation en locaux Ă  usage de logement.

    Notez que, depuis le 1er avril 2025, ces dispositions s’appliquent aux acquĂ©reurs d’un droit de propriĂ©tĂ© temporaire via un bail emphytĂ©otique.

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  • Travailleurs Ă©trangers : mise Ă  jour des mĂ©tiers en tension

    Travailleurs étrangers : mise à jour des métiers en tension

    Pour certains mĂ©tiers dits « en tension », dont la liste est mise Ă  jour chaque annĂ©e par rĂ©gion, les formalitĂ©s liĂ©es Ă  l’embauche des travailleurs Ă©trangers (hors Union europĂ©enne et espace Ă©conomique europĂ©en) sont facilitĂ©es Ă  titre expĂ©rimental. Quels sont les mĂ©tiers concernĂ©s cette annĂ©e ?

    Une liste des « mĂ©tiers en tension » actualisĂ©e selon de nouveaux critĂšres 

    Pour mĂ©moire, la loi dite « Immigration » adoptĂ©e en janvier 2024 avait introduit une procĂ©dure exceptionnelle et temporaire de rĂ©gularisation des travailleurs Ă©trangers officiant dans des « mĂ©tiers en tension », caractĂ©risĂ©s par des difficultĂ©s de recrutement durant au moins 12 mois, consĂ©cutifs ou non, au cours des 24 derniers mois. 

    Cette procĂ©dure expĂ©rimentale, applicable jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026, visait notamment l’embauche et la possibilitĂ© de rĂ©gularisation des travailleurs Ă©trangers officiant sur ces mĂ©tiers flĂ©chĂ©s. 

    Dans le cadre de sa mise Ă  jour annuelle, cette liste des mĂ©tiers en tension vient d’ĂȘtre actualisĂ©e le 21 mai 2025, abrogeant ainsi la liste prĂ©cĂ©dente, selon de nouvelles modalitĂ©s d’élaboration. 

    Disponible ici, cette liste actualisĂ©e est, comme en 2021 et 2024, mise Ă  jour par rĂ©gion et par secteurs d’activitĂ©s (de mĂ©tiers Ă  faible qualification Ă  des mĂ©tiers trĂšs qualifiĂ©s, en fonction des rĂ©gions). 

    Si cette liste s’appuie toujours, par dĂ©finition, sur un critĂšre de tension de recrutement, elle prend Ă©galement en compte cette annĂ©e la prĂ©sence significative des travailleurs Ă©trangers non communautaires par rapport Ă  la moyenne nationale. 

    Notez que les partenaires sociaux ont Ă©galement Ă©tĂ© associĂ©s Ă  l’élaboration de cette liste pour avis dans le cadre de consultations rĂ©gionales.

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  • Chambres d’hĂŽtes : quel rĂ©gime fiscal en 2025 ?

    Chambres d’hĂŽtes : quel rĂ©gime fiscal en 2025 ?

    Depuis le 1er janvier 2025, le rĂ©gime micro-BIC applicable aux revenus des locations meublĂ©es a Ă©tĂ© significativement modifiĂ©. Les seuils de chiffre d’affaires et les taux d’abattement ont Ă©tĂ© revus Ă  la baisse, impactant notamment les loueurs de meublĂ©s de tourisme, qu’ils soient classĂ©s ou non. Face Ă  ces ajustements, une question se pose : qu’en est-il des chambres d’hĂŽtes ? RĂ©ponse


    Chambres d’hĂŽtes et rĂ©gime micro-BIC : ça se prĂ©cise 

    Pour rappel, le rĂ©gime micro-BIC applicable aux revenus des loueurs en meublĂ© a Ă©tĂ© modifiĂ© depuis le 1er janvier 2025 selon les modalitĂ©s suivantes : 

    • pour les loueurs de meublĂ©s de tourisme non classĂ©s : le seuil d’application du rĂ©gime micro-BIC est abaissĂ© Ă  15 000 € pour les revenus 2025 (77 700 € en 2024) et le taux d’abattement forfaitaire est de 30 % (50 % en 2024) ;
    • pour les loueurs de meublĂ©s de tourisme classĂ©s : le seuil d’application du rĂ©gime micro-BIC est abaissĂ© pour les revenus 2025 Ă  77 700 € (contre 188 700 € en 2024) avec un taux d’abattement de 50 % (71 % en 2024). 

    Mais qu’en est-il des chambres d’hĂŽtes ? Une question qui vient justement d’ĂȘtre posĂ©e au Gouvernement pour clarifier le traitement fiscal rĂ©servĂ© aux activitĂ©s de chambre d’hĂŽtes


    À cette occasion, le Gouvernement confirme que les chambres d’hĂŽtes bĂ©nĂ©ficient du mĂȘme rĂ©gime micro-BIC que les locations de meublĂ©s de tourisme classĂ©s, soit dans la limite de 77 700 € de chiffre d’affaires avec un abattement de 50 %, Ă  compter de l’imposition des revenus 2025. 

    Il est Ă©galement prĂ©cisĂ© que les gĂźtes ruraux sont considĂ©rĂ©s comme des meublĂ©s de tourisme et, par voie de consĂ©quence, bĂ©nĂ©ficient du mĂȘme rĂ©gime que les chambres d’hĂŽtes dĂšs lors qu’ils sont classĂ©s.

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