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  • Transparence des rĂ©munĂ©rations : c’est pour bientĂŽt

    Transparence des rĂ©munĂ©rations : c’est pour bientĂŽt

    D’ici moins d’un an, la France devra transposer la directive europĂ©enne imposant davantage de transparence pour les rĂ©munĂ©rations versĂ©es dans les entreprises de plus de 100 salariĂ©s. Dans cette perspective, le gouvernement poursuit une vaste consultation des partenaires sociaux, afin de proposer un projet de loi dĂšs que possible. Explications.

    Transparence des rémunérations : des consultations toujours en cours

    Afin de transposer une directive de l’Union europĂ©enne adoptĂ©e en 2023, la France doit se doter de nouvelles dispositions rĂ©glementaires et lĂ©gislatives visant Ă  renforcer les obligations de l’employeur en matiĂšre de transparence.

    C’est dans ce cadre que de vastes consultations sont actuellement menĂ©es auprĂšs des partenaires sociaux pour se mettre en conformitĂ© avec ces nouvelles obligations.

    Parmi les mesures phares, la directive exige de renforcer les obligations d’information de l’employeur sur les rĂ©munĂ©rations :

    • auprĂšs du candidat Ă  un poste dans l’entreprise, en l’informant sur la rĂ©munĂ©ration initiale ou la fourchette de rĂ©munĂ©ration initialement prĂ©vue et en prohibant toute question relative Ă  la rĂ©munĂ©ration prĂ©cĂ©demment versĂ©e ;
    • auprĂšs des salariĂ©s, en fournissant, sur demande et dans un dĂ©lai de 2 mois, des informations au salariĂ© sur son niveau de rĂ©munĂ©ration individuel et les niveaux de rĂ©munĂ©rations moyens, ventilĂ©s par sexe.

    Notez que cette seconde obligation pourrait nĂ©cessiter une analyse des postes par l’employeur afin de remplir correctement son devoir d’information.

    Dans le mĂȘme esprit, le gouvernement a d’ores et dĂ©jĂ  communiquĂ© sur une refonte projetĂ©e de l’index d’égalitĂ© professionnelle prĂ©vue dĂšs 2027 pour les entreprises de 150 salariĂ©s et plus, et jusqu’en 2031 au plus tard pour les entreprises comptant entre 100 et 149 salariĂ©s.

    En effet, toujours dans un souci de conformitĂ© de la directive, une refonte des indicateurs servant Ă  calculer l’égalitĂ© professionnelle dans l’entreprise est aussi prĂ©vue. 

    Ainsi, les 5 indicateurs professionnels aujourd’hui utilisĂ©s afin de mesurer l’égalitĂ© professionnelle dans l’entreprise devraient ĂȘtre remplacĂ©s par 7 nouveaux autres indicateurs :

    • l’écart de rĂ©munĂ©ration femmes / hommes ;
    • l’écart de rĂ©munĂ©ration femmes / hommes dans le cadre des composantes variables et complĂ©mentaires de rĂ©munĂ©ration ;
    • l’écart de rĂ©munĂ©ration mĂ©dian ;
    • la proportion de femmes et d’hommes bĂ©nĂ©ficiant d’élĂ©ments variables ou complĂ©mentaires de rĂ©munĂ©ration ;
    • la proportion de femmes et d’hommes dans chaque quartile de rĂ©munĂ©ration ;
    • l’écart de rĂ©munĂ©ration entre les femmes et les hommes par catĂ©gorie de travailleurs, ventilĂ© par salaire et par composantes variables et / ou complĂ©mentaires.

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  • EnquĂȘtes de mesure de la diversitĂ© au travail : de nouvelles recommandations de la CNIL

    EnquĂȘtes de mesure de la diversitĂ© au travail : de nouvelles recommandations de la CNIL

    Parce qu’elles supposent la collecte des donnĂ©es personnelles des salariĂ©s, les enquĂȘtes de mesure de la diversitĂ© diffusĂ©es en entreprises nĂ©cessitent la mise en place de garanties, fournies par les employeurs, afin de protĂ©ger les donnĂ©es et de respecter la vie privĂ©e.

    Lutte contre les discriminations : les questionnaires autoadministrés doivent respecter le RGPD

    En raison des campagnes de sensibilisation accrue visant Ă  lutter contre toute forme de discrimination dans l’entreprise, de plus en plus d’employeurs mettent en place des dispositifs visant Ă  s’assurer de la diversitĂ© dans l’environnement professionnel.

    Outre les statistiques fondĂ©es sur l’origine des salariĂ©s, dont la CNIL rappelle l’interdiction stricte, de nombreuses donnĂ©es collectĂ©es peuvent concerner la vie privĂ©e des salariĂ©s.

    C’est notamment le cas pour les questionnaires dits « autoadministrĂ©s » : mis en place dans l’entreprise par les employeurs, ils sont remplis directement par les salariĂ©s, sans recourir Ă  l’intervention d’un tiers.

    Ces questionnaires, Ă  l’instar de tous les autres dispositifs d’enquĂȘte visant Ă  mesurer la diversitĂ© et l’inclusivitĂ© dans l’entreprise, doivent respecter le RGPD. Pour ce faire, la CNIL formule les recommandations suivantes :

    • ces enquĂȘtes doivent demeurer facultatives ;
    • les questions posĂ©es doivent garantir le recueil d’un consentement libre et Ă©clairĂ© des rĂ©pondants ;
    • les salariĂ©s doivent ĂȘtre dĂ»ment informĂ©s des modalitĂ©s de collecte et de traitement de donnĂ©es ;
    • il est Ă©galement recommandĂ© de privilĂ©gier les enquĂȘtes anonymes et les questions fermĂ©es (pour limiter les donnĂ©es sensibles collectĂ©es).

    Si ces recommandations n’ont aucune portĂ©e normative et ne visent qu’à favoriser la conformitĂ© Ă  la rĂ©glementation applicable en matiĂšre de protection des donnĂ©es personnelles, elles s’adressent Ă  tous les employeurs et professionnels participant Ă  leur mise en Ɠuvre.

    Notez enfin que ces recommandations, ainsi que les modalitĂ©s d’information des salariĂ©s sur leurs droits et les obligations des employeurs, sont librement et gratuitement consultables en ligne.

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  • Travail des seniors : lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

    Travail des seniors : lancement d’une vaste campagne de sensibilisation

    Pour favoriser le recrutement et le maintien dans l’emploi des salariĂ©s de 50 ans et plus, le ministĂšre du travail a rĂ©cemment lancĂ© une vaste campagne de communication nationale, en mĂȘme temps qu’un site web destinĂ© Ă  valoriser leurs compĂ©tences. Focus sur cette campagne de communication, concomitante Ă  un projet de loi dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© en Conseil des ministres


    Une campagne visant Ă  sensibiliser les entreprises et favoriser le maintien dans l’emploi des salariĂ©s de 50 ans +

    En 2025, le taux d’emploi est de 61, 5 % pour les 55-64 ans et de 37 % pour les 60-64 ans, selon des chiffres communiquĂ©s par le ministĂšre du travail, de la santĂ©, des solidaritĂ©s et des familles.

    Cette donnĂ©e couplĂ©e au fait que l’ñge serait aujourd’hui la 1re cause de discrimination Ă  l’embauche, selon le DĂ©fenseur des droits, a conduit le gouvernement Ă  intervenir pour « dĂ©construire les stĂ©rĂ©otypes » liĂ©s Ă  l’ñge en valorisant davantage les compĂ©tences de ces travailleurs expĂ©rimentĂ©s.

    Cette large campagne de communication, lancĂ©e le 31 mai dernier, devrait s’achever le 6 juillet prochain.

    Elle s’adresse aux employeurs, mais Ă©galement aux salariĂ©s eux-mĂȘmes, pour renforcer l’employabilitĂ© des salariĂ©s ĂągĂ©s de 50 ans et plus.

    Pour ce faire, un guide « S’engager en faveur de l’emploi des 50 + » est mis Ă  disposition des employeurs pour lever les freins Ă  l’embauche, assurer le maintien en emploi et permettre la valorisation des compĂ©tences des salariĂ©s.

    De plus, un site internet regroupant un centre de ressources et une boĂźte Ă  outils Ă  destination des employeurs et des salariĂ©s est mis en ligne (https://travail-emploi.gouv.fr/emploi50plus). 

    Pour les employeurs, ce site propose tout type de ressource destinĂ©es notamment Ă  prĂ©venir l’usure professionnelle et favoriser la qualitĂ© de vie au travail. Idem pour l’anticipation et la sĂ©curisation de la fin de carriĂšre pour assurer une transition vers la retraite.

    Du cĂŽtĂ© des salariĂ© et des demandeurs d’emploi plus expĂ©rimentĂ©s, ce mĂȘme site propos aussi des outils pour la recherche d’emploi, visant Ă  favoriser la reconversion professionnelle, la formation et le maintien en poste.

    Notez que cette campagne de communication s’inscrit dans le cadre du vote attendu, dans les prochaines semaines, d’un projet de loi visant à transposer 2 accords interprofessionnels sur l’emploi des seniors.

    Affaire à suivre


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  • Abonnement gaz et Ă©lectricitĂ© : un rĂ©gime fiscal bientĂŽt modifiĂ© ?

    Abonnement gaz et électricité : un régime fiscal bientÎt modifié ?

    La loi de finances pour 2025 a modifiĂ© le rĂ©gime fiscal applicable Ă  l’électricitĂ© et au gaz Ă  compter du 1er aoĂ»t 2025. Des prĂ©cisions sont apportĂ©es concernant les modalitĂ©s d’entrĂ©e en vigueur de ces dispositions. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques Ă©claircissements


    TVA et accises sur le gaz et l’électricitĂ© : brefs rappels

    Pour rappel, la loi de finances pour 2025 a modifiĂ© le rĂ©gime fiscal applicable Ă  l’électricitĂ© et au gaz naturel selon les modalitĂ©s suivantes :

    • suppression du taux rĂ©duit de TVA de 5,5 % Ă  compter du 1er aoĂ»t 2025 applicable aux abonnements relatifs aux livraisons d’électricitĂ© d’une puissance maximale infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  36 kilovoltampĂšres et de gaz naturel combustible, distribuĂ©s par rĂ©seaux : ces abonnements seront soumis au taux de TVA de 20 % ;
    • baisse des tarifs d’accises (taxes sur l’électricitĂ© et le gaz) portant sur les produits relevant de la catĂ©gorie fiscale des gaz naturels combustibles et sur l’électricitĂ© de la catĂ©gorie fiscale « mĂ©nages et assimilĂ©s ».

    Des prĂ©cisions viennent d’ĂȘtre apportĂ©es concernant l’entrĂ©e en vigueur de ces nouvelles mesures.

    Facturation pour les périodes autour du 1er août 2025

    Certains contrats fonctionnent avec des périodes de facturation mensuelles ou bimestrielles. Si une période de facturation commence avant le 1er août 2025 et se termine aprÚs cette date, on parle de période intercalaire.

    Dans ces cas, la TVA augmente et l’accise baisse proportionnellement au nombre de jours situĂ©s aprĂšs le 1er aoĂ»t 2025.

    Dans l’hypothĂšse oĂč les quantitĂ©s d’énergie consommĂ©es chaque jour sont connues, ces ajustements peuvent aussi se faire en fonction des quantitĂ©s rĂ©ellement livrĂ©es aprĂšs cette date.

    Paiement par acomptes et exigibilité des taxes

    Certains contrats, notamment pour les particuliers, prévoient un paiement en plusieurs acomptes (par exemple, 11 mensualités, puis une facture de régularisation annuelle).

    Dans ce cadre, il est prĂ©cisĂ© que la TVA devient exigible au moment de chaque encaissement d’acompte et lors de la facture de rĂ©gularisation.

    L’accise suit le mĂȘme calendrier : elle est due en fonction des moments oĂč la TVA devient exigible.

    Notez que, pour les pĂ©riodes de consommation couvrant le 1er aoĂ»t 2025, les fournisseurs peuvent continuer Ă  appliquer les anciens taux (TVA Ă  5,5 % et accise plus Ă©levĂ©e) au titre des acomptes, dĂšs lors que l’échĂ©ancier a Ă©tĂ© Ă©tabli avant cette date.

    En revanche, si l’échĂ©ancier est Ă©tabli Ă  partir du 1er aoĂ»t 2025, ce sont les nouveaux taux (TVA Ă  20 % et accise rĂ©duite) qui s’appliquent immĂ©diatement.

    Régularisation en fin de période

    Au moment de la facturation finale (ou lors de la facturation en cas d’option pour les dĂ©bits), il faudra rĂ©gulariser :

    • la diffĂ©rence entre les montants rĂ©ellement dus (selon les consommations rĂ©elles et les taux applicables) ;
    • et les acomptes dĂ©jĂ  payĂ©s.

    Cette rĂ©gularisation est obligatoire, mĂȘme si la diffĂ©rence vient d’un changement de taux ou d’une estimation de consommation erronĂ©e.

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  • Ventes immobiliĂšres : des avantages fiscaux ciblĂ©s !

    Ventes immobiliÚres : des avantages fiscaux ciblés !

    Certaines ventes immobiliĂšres bĂ©nĂ©ficient, toutes conditions remplies, d’un avantage fiscal qui peut prendre la forme soit d’une exonĂ©ration d’impĂŽt sur le gain rĂ©alisĂ©, soit d’un abattement. Attention, toutefois : le bien doit se situer dans une zone prĂ©cise. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    Vendre son bien immobilier et bĂ©nĂ©ficier d’un avantage fiscal : un zonage prĂ©cisĂ©

    Pour rappel, les gains, appelĂ©s « plus-values », rĂ©alisĂ©s lors de la vente Ă  titre onĂ©reux de biens immobiliers bĂątis ou non bĂątis, ou de droits relatifs Ă  ces biens, situĂ©s dans des communes classĂ©es dans des zones gĂ©ographiques se caractĂ©risant par un dĂ©sĂ©quilibre important entre l’offre et la demande de logements et qui sont affectĂ©s Ă  la production de logements locatifs intermĂ©diaires, sont exonĂ©rĂ©s d’impĂŽt sur le revenu.

    Par ailleurs, les plus-values rĂ©alisĂ©es lors de la vente de terrains Ă  bĂątir, de biens immobiliers bĂątis ou de droits relatifs Ă  ces biens, situĂ©s sur le territoire de ces mĂȘmes communes autres qu’en Corse, bĂ©nĂ©ficient, toutes conditions remplies, d’un abattement.

    Il est prĂ©cisĂ© que les communes se caractĂ©risant par un dĂ©sĂ©quilibre important entre l’offre et la demande de logements s’entendent de celles classĂ©es dans les zones A bis, A et B1 dont la liste figure ici.

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  • Bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER) : des exonĂ©rations fiscales prolongĂ©es et limitĂ©es !

    Bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER) : des exonĂ©rations fiscales prolongĂ©es et limitĂ©es !

    La loi de finances pour 2025 a prolongĂ©, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, le dispositif d’exonĂ©rations fiscales accordĂ©es aux entreprises qui s’implantent dans un bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER). CorrĂ©lativement, ces avantages fiscaux sont dĂ©sormais limitĂ©s Ă  300 000 €. Explications


    BER : prolongation et limitation des avantages fiscaux

    Pour rappel, si vous crĂ©ez votre entreprise dans un bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER), vous pourrez bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’une exonĂ©ration totale :

    • d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices couvrant une pĂ©riode de 60 mois (5 ans) ;
    • de cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE) pendant 5 ans ;
    • de taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties (TFPB) pendant 5 ans.

    Initialement prĂ©vu jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024, ce dispositif d’exonĂ©rations a Ă©tĂ© prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 par la loi de finances pour 2025.

    Il est prĂ©cisĂ© que, depuis le 1er janvier 2024, ces exonĂ©rations sont comprises dans le champ d’application des aides dites « de minimis » et sont ainsi plafonnĂ©es Ă  300 000 € sur 3 exercices fiscaux.

    Cette pĂ©riode comprend l’exercice fiscal en cours, ainsi que les 2 exercices fiscaux prĂ©cĂ©dents. Le respect de ce plafond s’apprĂ©cie au moment de la date d’octroi de chaque nouvelle aide de minimis. Pour chaque nouvelle aide de minimis octroyĂ©e, il y a lieu de tenir compte du montant total des aides de minimis octroyĂ©es au cours des 3 annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

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  • Droit de partage : une notion de « partage » Ă  clarifier !

    Droit de partage : une notion de « partage » à clarifier !

    Suite au dĂ©cĂšs de son conjoint, un Ă©poux peut prĂ©lever certains biens lui appartenant en commun avec son Ă©pouse dĂ©cĂ©dĂ©e si une clause incluse dans leur rĂ©gime matrimoniale le prĂ©voit. Mais ce prĂ©lĂšvement constitue-t-il une opĂ©ration de partage, soumis Ă  l’impĂŽt, en l’occurrence le droit de partage ? RĂ©ponse du juge


    PrĂ©lĂšvement avant partage = pas de droit de partage 

    Pour rappel, les couples mariĂ©s sous un rĂ©gime de communautĂ© de biens ont la possibilitĂ© d’amĂ©nager leur rĂ©gime matrimonial en y insĂ©rant diverses clauses dites « de prĂ©ciput ».

    Ces clauses permettent Ă  l’époux survivant, en cas de dĂ©cĂšs de l’autre Ă©poux, de prĂ©lever sur l’ensemble des biens de la communautĂ©, avant tout partage entre les hĂ©ritiers, soit certaines sommes, soit certains biens.

    Au dĂ©cĂšs de son conjoint, l’époux survivant peut dĂ©cider de faire jouer les clauses de prĂ©ciput et de s’attribuer la propriĂ©tĂ© des biens et des sommes mentionnĂ©s dans ces clauses.

    Une situation qui soulĂšve l’interrogation d’un juge dans une affaire : l’exercice des clauses de prĂ©ciput constitue-t-il une opĂ©ration de partage qui donne lieu au paiement du droit de partage calculĂ© sur la valeur des biens et des sommes prĂ©levĂ©s ?

    ConfrontĂ© Ă  des difficultĂ©s d’interprĂ©tation de la loi, le juge sollicite l’avis d’un 2nd juge qui rappelle que :

    • sauf cas particulier prĂ©vu par la loi, l’opĂ©ration de partage proprement dite se dĂ©finit comme celle qui, Ă  la fin du processus permettant de mettre fin Ă  une indivision, contribue directement Ă  la division de la masse indivise, prĂ©alablement liquidĂ©e, et Ă  sa rĂ©partition entre les indivisaires Ă  proportion de leurs droits respectifs ;
    • une telle opĂ©ration prĂ©sente nĂ©cessairement un caractĂšre amiable ou judiciaire ;
    • le prĂ©lĂšvement effectuĂ© sur la communautĂ© par le conjoint survivant en vertu d’une clause de prĂ©ciput, comme le partage, a un effet rĂ©troactif, mais il se distingue de l’opĂ©ration de partage Ă  plusieurs Ă©gards :
      • il intervient avant tout partage ;
      • il s’effectue sans contrepartie, les biens prĂ©levĂ©s en exĂ©cution de ce droit ne s’imputant pas sur la part de l’Ă©poux bĂ©nĂ©ficiaire ;
      • son exercice relĂšve d’une facultĂ© unilatĂ©rale et discrĂ©tionnaire de celui-ci.

    Partant de lĂ , le prĂ©lĂšvement prĂ©ciputaire ne constitue pas une opĂ©ration de partage et ne donne pas lieu Ă  l’application du droit de partage.

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  • Majorations de retard Urssaf : sanction ou pas ?

    Majorations de retard Urssaf : sanction ou pas ?

    Dans une affaire portĂ©e rĂ©cemment devant lui, le juge a eu l’occasion de se prononcer sur la nature juridique des pĂ©nalitĂ©s dues Ă  l’Urssaf en cas de paiement tardif des cotisations et contributions sociales. Constituent-elles des sanctions ? Auquel cas, le juge peut-il opĂ©rer un contrĂŽle de proportionnalitĂ© sur le montant ainsi du ? RĂ©ponses


    Urssaf : le contrÎle de proportionnalité des majorations de retard est-il possible ?

    Pour mĂ©moire, le juge peut opĂ©rer un contrĂŽle de proportionnalitĂ© sur une sanction, lui permettant notamment d’en moduler le montant, lorsqu’il apparaĂźt disproportionnĂ© vis-Ă -vis du manquement commis.

    Jusqu’à maintenant et au terme d’une jurisprudence Ă©tablie, les majorations de retard dues en cas de dĂ©claration ou de paiement tardif des cotisations ou des contributions sociales recouvrĂ©es par l’Urssaf n’avaient pas le caractĂšre d’une sanction.

    Au contraire, il Ă©tait admis que ces majorations avaient la mĂȘme nature que les cotisations et contributions, empĂȘchant le juge d’opĂ©rer un contrĂŽle de proportionnalitĂ© quant au montant de ces majorations.

    Dans cette affaire rĂ©cemment portĂ©e devant le juge, une sociĂ©tĂ© se voit adresser par l’Urssaf une mise en demeure du paiement des majorations de retard, dues en raison de la dĂ©claration et du paiement tardifs de la contribution sociale de solidaritĂ© des sociĂ©tĂ©s (C3S).

    Parce que la commission de recours amiable de l’Urssaf rejette sa demande de remise gracieuse de cette majoration de retard, la sociĂ©tĂ© dĂ©cide de saisir le juge pour moduler le montant exigĂ©.

    Au soutien de sa demande de remise gracieuse de cette pénalité de retard, la société estime que cette pénalité de retard constitue une sanction à caractÚre punitif en raison du caractÚre tardif de la déclaration et du paiement de la C3S.

    De ce fait, elle demande au juge d’apprĂ©cier le caractĂšre proportionnel entre les majorations de retard et la durĂ©e du retard, au regard notamment de la crise sanitaire de l’époque.

    Mais l’Urssaf conteste en rappelant la jurisprudence jusqu’alors Ă©tablie : le juge ne peut pas apprĂ©cier ou moduler le montant des majorations de retard, puisqu’elles ne revĂȘtent pas un caractĂšre punitif.

    Pour l’Urssaf, ces majorations ne sont destinĂ©es qu’à compenser le prĂ©judice (et le surcoĂ»t) engendrĂ© par le caractĂšre tardif de la dĂ©claration et du paiement.

    Mais cet argument ne convainc pas le juge, qui tranche en faveur de la société cotisante et opÚre, de ce fait, un revirement de jurisprudence


    DĂ©sormais, il considĂšre que les majorations de retard appliquĂ©es par l’Urssaf au cotisant constituent bel et bien des sanctions punissant le caractĂšre tardif de la dĂ©claration ou du paiement des cotisations et contributions sociales, et qu’elles peuvent faire l’objet d’une modulation au titre d’un contrĂŽle de proportionnalitĂ© opĂ©rĂ© par le juge.

    Et parce que le juge doit apprĂ©cier l’adĂ©quation de la sanction prononcĂ©e par rapport au manquement constatĂ©, le juge dĂ©cide ici de rĂ©duire le montant des majorations de retard initialement fixĂ© par l’Urssaf.

    Notez que cette nouvelle possibilitĂ© de modulation du juge ne concerne que les majorations visant Ă  punir les cotisants ayant manquĂ© Ă  leurs obligations dĂ©claratives, Ă  l’exclusion des majorations exigĂ©es au titre de la rĂ©paration du prĂ©judice subi par l’organe chargĂ© du recouvrement de ces sommes.

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  • Épisodes de chaleur intense : bientĂŽt de nouvelles obligations pour l’employeur !

    Épisodes de chaleur intense : bientît de nouvelles obligations pour l’employeur !

    À compter du 1er juillet 2025, les prĂ©conisations faites Ă  l’employeur pour continuer Ă  assurer pleinement la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s en cas d’épisode de chaleur intense vont ĂȘtre rendues obligatoires, et ce dĂšs le 2 juillet 2025. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques Ă©claircissements


    Confort thermique du salarié : nouvelles obligations dÚs le 2 juillet 2025

    Dans le cadre de son obligation de sĂ©curitĂ©, l’employeur doit veiller Ă  protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s, en toutes circonstances.

    C’est pourquoi, en raison de la multiplication des Ă©pisodes de chaleur intense, les obligations de l’employeur en matiĂšre de prĂ©vention du confort thermique des salariĂ©s vont ĂȘtre renforcĂ©es dĂšs le 2 juillet prochain.

    Le cadre réglementaire applicable est modifié pour introduire un nouveau risque professionnel lié au travail pendant des épisodes de chaleur intense.

    Cet épisode de chaleur est défini par référence aux seuils de vigilance météorologique de Météo-France.

    Ainsi, dĂšs que le seuil de vigilance jaune, orange ou rouge est atteint, l’employeur devra mettre en place des mesures de prĂ©vention, Ă  adapter en fonction de l’intensitĂ© de l’épisode caniculaire.

    DĂšs le 2 juillet 2025 et Ă  l’instar des autres risques professionnels, l’employeur devra dĂ©finir des mesures ou actions de prĂ©vention pour prĂ©venir et traiter les risques professionnels liĂ©s aux Ă©pisodes de chaleur intense, qu’il devra donc consigner au document unique d’évaluation des risques professionnels.

    Dans le cas oĂč l’entreprise emploie plus de 50 salariĂ©s, l’employeur devra Ă©galement consigner le risque professionnel liĂ© Ă  un Ă©pisode de chaleur dans un programme annuel de prĂ©vention des risques professionnels et d’amĂ©lioration des conditions de travail.

    Comme pour les autres risques professionnels, le Code du travail propose Ă  l’employeur une liste, non exhaustive, des mesures permettant de prĂ©venir ce risque professionnel.

    Parmi ces mesures de prĂ©vention, on retrouve notamment l’obligation pour l’employeur de modifier l’amĂ©nagement et l’agencement des lieux de travail ou encore l’organisation de travail, pour diminuer le risque d’exposition prolongĂ©e Ă  un Ă©pisode de chaleur intense.

    Dans le mĂȘme esprit, l’employeur doit s’assurer de la mise Ă  disposition d’eau potable et fraĂźche, dans une quantitĂ© suffisante et adaptĂ©e au seuil de vigilance atteint

    Cette obligation de mise Ă  disposition d’eau potable s’accompagne, pour les travailleurs officiant dans le secteur du BTP, d’une obligation de mise Ă  disposition en continu et illimitĂ©e d’eau potable permettant aux salariĂ©s de se dĂ©saltĂ©rer et de se rafraĂźchir.

    En cas d’impossibilitĂ© d’honorer cette obligation, un minimum de 3 litres par jour et par salariĂ© devra alors ĂȘtre garanti.

    Pour les postes de travail en extĂ©rieur, cette obligation s’accompagne d’une obligation de maintien de la tempĂ©rature fraĂźche de l’eau potable.

    Idem pour les travailleurs dits vulnĂ©rables, pour lesquels l’employeur devra mettre en Ɠuvre des mesures de prĂ©vention spĂ©cifiquement adaptĂ©es Ă  l’ñge ou Ă  l’état de santĂ© du salariĂ©, connu par l’employeur.

    Le Code du travail impose, en outre, dĂ©sormais Ă  l’employeur de dĂ©finir et de communiquer aux salariĂ©s des consignes dites « d’urgence » en cas d’apparition d’un signe physiologique prĂ©occupant (type malaise) ou encore des modalitĂ©s de secours adaptĂ©es.

    Enfin, du cĂŽtĂ© des Ă©quipements de protection individuelle (EPI), il est dĂ©sormais imposĂ© Ă  l’employeur de prendre en considĂ©ration les conditions atmosphĂ©riques dans lesquelles les salariĂ©s Ă©voluent pour les dĂ©finir.

    En cas de manquement constatĂ© par l’employeur Ă  l’une de ces obligations (par exemple, si l’employeur n’a pas dressĂ© de liste des mesures prĂ©ventives), l’inspecteur du travail peut le mettre en demeure de l’établir en fixant un dĂ©lai d’exĂ©cution qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  8 jours.

    Les employeurs ont jusqu’au 2 juillet 2025 pour se conformer à ces nouvelles obligations.

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  • Achat immobilier : 3Ăšme vague de hausse des frais de notaire

    Achat immobilier : 3Ăšme vague de hausse des frais de notaire

    Lors de l’achat d’un bien immobilier, l’acheteur est tenu de payer divers frais parmi lesquels peuvent ĂȘtre citĂ©s les frais de notaire qui comprennent, entre autres, les droits de mutation Ă  titre onĂ©reux perçus par les collectivitĂ©s territoriales. Ces droits ont augmentĂ© dans 27 dĂ©partements au 1er avril 2025, 46 dĂ©partements au 1er mai 2025. Et 10 autres dĂ©partements viennent de les rejoindre


    Hausse des droits de mutation Ă  titre onĂ©reux : la liste des dĂ©partements concernĂ©s s’allonge

    À l’occasion de l’achat d’un bien immobilier, l’acheteur paie des frais de notaire, lesquels comprennent des droits de mutation Ă  titre onĂ©reux (DMTO) qui reviennent aux collectivitĂ©s territoriales.

    Sauf dispositions particuliĂšres, le taux des DMTO est fixĂ© Ă  3,80 %. Il peut ĂȘtre modifiĂ© par les conseils dĂ©partementaux sans que ces modifications puissent avoir pour effet de le rĂ©duire Ă  moins de 1,20 % ou de le relever au-delĂ  de 4,50 %.

    La loi de finances pour 2025 a relevĂ© le taux maximum pour les actes passĂ©s et les conventions conclues entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028, passant de 4,50 % Ă  5 %.

    27 dĂ©partements français ont votĂ© pour l’application du taux de 5 % pour les DMTO, applicable Ă  partir du 1er avril 2025. Depuis le 1er mai 2025, 46 autres dĂ©partements ont rejoint cette liste. C’est dĂ©sormais au tour de 10 nouveaux dĂ©partements de les rejoindre, Ă  compter du 1er juin 2025. 

    La liste complÚte de ces départements est disponible ici.

    Sources :

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