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  • Entretien professionnel : remplacĂ© par l’entretien de parcours professionnel

    Entretien professionnel : remplacĂ© par l’entretien de parcours professionnel

    L’entretien professionnel, en vigueur jusqu’alors, vient tout juste de faire l’objet d’une profonde rĂ©novation visant Ă  le transformer en un « entretien de parcours professionnel ». Quelles sont les nouveautĂ©s induites par ce changement de dĂ©nomination ?

    Entretien de parcours professionnel : une nouvelle périodicité et un contenu complété

    Actuellement, un entretien professionnel est obligatoirement organisĂ© tous les 2 ans entre le salariĂ© et l’employeur.

    Son objet est d’aborder les perspectives d’évolution professionnelle du salariĂ©, ainsi que ses Ă©ventuels besoins de formation pour y contribuer.

    Tous les 6 ans, cet entretien professionnel doit Ă©galement faire l’objet d’un Ă©tat des lieux rĂ©capitulatif du parcours professionnel du salariĂ© en prenant en compte son anciennetĂ© et sa progression salariale et/ou professionnelle.

    BientÎt, cet « entretien professionnel » sera remplacé par un « entretien de parcours professionnel ».

    CĂŽtĂ© pĂ©riodicitĂ©, l’entretien de parcours professionnel devra ĂȘtre organisĂ© dĂšs la 1re annĂ©e du salariĂ© dans l’entreprise, puis tous les 4 ans.

    Notez qu’il sera possible d’amĂ©nager cette pĂ©riodicitĂ© de l’entretien de parcours professionnel par un accord collectif d’entreprise, ou Ă  dĂ©faut, par un accord de branche, sans pouvoir prĂ©voir une pĂ©riodicitĂ© supĂ©rieure Ă  4 ans.

    Du cĂŽtĂ© de son objet, le salariĂ© et l’employeur devront aborder, au cours de cet entretien de parcours professionnel :

    • les compĂ©tences du salariĂ© et ses qualifications dans l’emploi qu’il occupe, ainsi que les Ă©ventuelles Ă©volutions possibles au regard de la situation de l’entreprise ;
    • la situation et le parcours professionnel du salariĂ© au regard des Ă©volutions des mĂ©tiers et des perspectives d’emploi ;
    • les besoins de formation exprimĂ©s ;
    • les souhaits d’évolution professionnelle avec la possibilitĂ© de reconversion interne ou externe, de mobilisation du compte personnel de formation (CPF), d’une validation des acquis de l’expĂ©rience (VAE) ou d’un bilan de compĂ©tences.
    • l’activation et la mobilisation par le salariĂ© de son CPF et des abondements volontaires que l’employeur est susceptible de financer.

    L’employeur d’une entreprise de moins de 300 salariĂ©s pourra bĂ©nĂ©ficier d’un conseil en Ă©volution professionnelle pour la prĂ©paration de cet entretien. Il peut aussi faire appel Ă  l’opĂ©rateur de compĂ©tences pour avoir un conseil de proximitĂ©.

    Le contenu de ces entretiens de parcours professionnels sera renforcĂ© Ă  mi-carriĂšre et fin de carriĂšre pour anticiper le maintien dans l’emploi des salariĂ©s les plus expĂ©rimentĂ©s.

    Ainsi, lors du 1á”‰Êł entretien de parcours professionnel qui aura lieu dans les 2 annĂ©es prĂ©cĂ©dant le 60ᔉ anniversaire du salariĂ©, l’employeur sera tenu d’aborder les conditions de maintien dans l’emploi, ainsi que les possibilitĂ©s d’amĂ©nagement de fin de carriĂšre.

    Comme antĂ©rieurement, l’entretien de parcours professionnel devra ĂȘtre proposĂ© Ă  l’issue de certains congĂ©s (congĂ© maternitĂ©, paternitĂ©, parental ou adoption notamment) ou d’absence du salariĂ© dans l’entreprise liĂ©e Ă  une pĂ©riode d’activitĂ© Ă  temps partiel du salariĂ©, un arrĂȘt longue durĂ©e ou un mandat syndical par exemple.

    Notez que, dans cette seconde hypothĂšse, l’entretien de parcours professionnel ne sera rendu obligatoire qu’en l’absence d’organisation d’un tel entretien dans les 12 mois prĂ©cĂ©dant sa reprise d’activitĂ©.

    De la mĂȘme maniĂšre, il est dĂ©sormais prĂ©vu un entretien de parcours professionnel dit « Ă©tat des lieux » tous les 8 ans. Cet entretien d’état des lieux pourra ĂȘtre proposĂ© dĂšs la 7e annĂ©e suivant la 1re annĂ©e de l’entretien d’embauche, pour un nouveau salariĂ©.

    Cet entretien d’état des lieux devra permettre de s’assurer que le salariĂ© a bĂ©nĂ©ficiĂ© au cours des 8 derniĂšres annĂ©es d’au moins d’une action de formation et a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une progression salariale ou professionnelle.

    Les entreprises disposant d’un accord collectif rĂ©gissant la mise en Ɠuvre des anciens entretiens professionnels auront jusqu’au 1er octobre 2026, date d’entrĂ©e en vigueur de ce nouveau rĂ©gime, pour se mettre en conformitĂ© avec ces nouvelles rĂšgles.

    Entretien professionnel : remplacĂ© par l’entretien de parcours professionnel – © Copyright WebLex

  • Loi travail des seniors : un nouveau CDI de valorisation de l’expĂ©rience

    Loi travail des seniors : un nouveau CDI de valorisation de l’expĂ©rience

    Afin de favoriser l’insertion des travailleurs seniors sur le marchĂ© du travail, la loi dite « travail des seniors » a mis en place un nouveau CDI expĂ©rimental, intitulĂ© « contrat de valorisation de l’expĂ©rience » (ou « CVE »). VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    CDI de valorisation de l’expĂ©rience : un nouveau contrat expĂ©rimental


    Dans le but de valoriser l’expĂ©rience des travailleurs les plus ĂągĂ©s, la loi prĂ©voit dĂ©sormais la possibilitĂ© de recourir, Ă  titre expĂ©rimental, Ă  un nouveau contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e intitulĂ© « contrat de valorisation de l’expĂ©rience » (ou « CVE »).

    L’employeur pourra y recourir, pour une durĂ©e de 5 ans Ă  compter du 24 octobre 2025 et sous rĂ©serve que le salariĂ© remplisse toutes les conditions suivantes :

    • avoir au moins 60 ans (ou l’ñge fixĂ© par une convention ou un accord de branche Ă©tendu dans une fourchette allant de 57 Ă  60 ans) ;
    • ĂȘtre inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi auprĂšs de l’opĂ©rateur France Travail ;
    • ne pas encore bĂ©nĂ©ficier d’une pension de retraite Ă  taux plein de droit propre (sauf exceptions tenant Ă  certains rĂ©gimes spĂ©ciaux de retraite existant encore) ;
    • ne pas avoir Ă©tĂ© embauchĂ© dans l’entreprise, ou dans une entreprise appartenant au mĂȘme groupe, au cours des 6 mois prĂ©cĂ©dant l’embauche dans l’entreprise.

    Compte tenu de ces conditions, le salariĂ© devra remettre Ă  son employeur un document transmis par l’Assurance retraite faisant Ă©tat de la date prĂ©visionnelle Ă  laquelle il remplira les conditions pour bĂ©nĂ©ficier d’une retraite Ă  taux plein.

    Au besoin, ce document pourra faire l’objet d’une mise Ă  jour par le salariĂ©, garantissant le fait que l’employeur dispose d’une version actualisĂ©e.

    
 assorti d’un rĂ©gime de mise Ă  la retraite progressive dĂ©rogatoire dĂ©diĂ© 

    En contrepartie et toutes ces conditions prĂ©alables remplies, l’employeur pourra mettre le salariĂ© Ă  la retraite plus facilement. 

    Ainsi, par dĂ©rogation Ă  la procĂ©dure de mise Ă  la retraite, le salariĂ© titulaire d’un CVE pourra ĂȘtre mis Ă  la retraite par son employeur, sans recueil de son consentement prĂ©alable, Ă  partir du moment oĂč le salariĂ© :

    • a atteint l’ñge lĂ©gal de dĂ©part Ă  la retraite (entre 62 et 64 ans en fonction de son annĂ©e de naissance) ;
    • ou, a atteint l’ñge lĂ©gal d’attribution du taux plein automatique (soit 67 ans).

    Dans ce cas de figure, l’employeur sera tout de mĂȘme tenu de respecter un dĂ©lai de prĂ©avis identique Ă  celui en cas de licenciement et de verser au salariĂ© une indemnitĂ© de mise Ă  la retraite qui ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieure Ă  l’indemnitĂ© de licenciement.

    L’employeur, qui met un salariĂ© Ă  la retraite selon cette procĂ©dure dĂ©rogatoire prĂ©vue pour le contrat de valorisation de l’expĂ©rience, pourra ĂȘtre exonĂ©rĂ© de la contribution patronale de 30 %, normalement due sur l’indemnitĂ© de mise Ă  la retraite versĂ©e au salariĂ©.

    Pour l’heure, cette exonĂ©ration de la contribution patronale spĂ©cifique ne sera possible qu’au cours des 3 premiĂšres annĂ©es de cette expĂ©rimentation.

    Notez que parallÚlement à cette nouvelle procédure de mise à la retraite du salarié embauché en CVE, la procédure de mise à la retraite progressive « classique » a elle aussi été aménagée par la réforme.

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  • Évaluation du salariĂ© : sur quels critĂšres ?

    Évaluation du salariĂ© : sur quels critĂšres ?

    Si l’employeur peut Ă©valuer le travail et les compĂ©tences professionnelles des salariĂ©s, c’est Ă  la seule condition que la mĂ©thode d’évaluation rĂ©ponde Ă  des critĂšres prĂ©cis, objectifs et pertinents au regard de la finalitĂ© poursuivie. Mais alors, qu’en est-il des critĂšres comportementaux du salariĂ© ? RĂ©ponse du juge


    Évaluation de « l’honnĂȘtetĂ© » et du « bon sens » des salariĂ©s : licite ?

    Dans le cadre du contrat de travail, l’employeur a la possibilitĂ© de donner des directives, d’en contrĂŽler l’application et de sanctionner les Ă©ventuels manquements du salariĂ©.

    Ce pouvoir de contrĂŽle se traduit par la possibilitĂ© pour l’employeur d’évaluer, tout au long de la relation de travail, l’aptitude professionnelle du salariĂ©.

    Mais ce pouvoir d’évaluation n’est pas absolu : il doit reposer sur des critĂšres prĂ©cis, objectifs et pertinents au regard de la finalitĂ© professionnelle.

    Dans ce cadre, une entreprise a recours à un « entretien de développement individuel » destiné à évaluer les compétences techniques et comportementales des salariés.

    Dans la partie consacrĂ©e aux comportements professionnels figurent notamment les critĂšres d’« optimisme », d’« honnĂȘtetĂ© » et de « bon sens » des salariĂ©s.

    Estimant ces critÚres trop subjectifs et moralisateurs, plusieurs salariés saisissent le juge. Pour eux, ces notions portent atteinte à la vie personnelle des salariés et ne présentent aucun lien direct avec leurs aptitudes professionnelles.

    Ce dont se dĂ©fend l’employeur, qui rappelle que la capacitĂ© professionnelle d’un salariĂ© ne s’arrĂȘte pas Ă  ses seules aptitudes professionnelles et techniques, mais aussi Ă  ses facultĂ©s d’adaptation et Ă  ses compĂ©tences d’intĂ©gration Ă  une Ă©quipe.

    Par ailleurs, les notions critiquĂ©es par les salariĂ©s ne se trouvent que dans la partie relative Ă  l’évaluation comportementale des salariĂ©s, laquelle n’est pas la partie principale relative Ă  l’évaluation du travail et des objectifs.

    Ce qui ne suffit pas Ă  convaincre le juge, qui donne raison aux salariĂ©s : la mĂ©thode d’évaluation des salariĂ©s doit reposer sur des critĂšres prĂ©cis, objectifs et pertinents au regard des compĂ©tences professionnelles du salariĂ©.

    Si l’utilisation de critĂšres comportementaux dans la mĂ©thode d’évaluation n’est pas interdite, elle n’est admise qu’à la condition d’ĂȘtre justifiĂ©e par la nature de l’emploi occupĂ© et doit rester strictement liĂ©e Ă  l’activitĂ© professionnelle. Ce qui n’est pas le cas ici


    En outre, le grand nombre de critĂšres comportementaux retenus ne permet ni d’en connaĂźtre la pondĂ©ration exacte dans l’évaluation, ni de vĂ©rifier l’existence d’un Ă©quilibre rĂ©el avec les critĂšres techniques.

    Une telle opacitĂ© dans les critĂšres retenus ne permet pas de rĂ©pondre aux critĂšres d’objectivitĂ© et d’impartialitĂ© qui s’imposent Ă  tout dispositif d’évaluation.

    DĂšs lors, « l’entretien de dĂ©veloppement individuel » mis en place dans l’entreprise est bel et bien illicite : l’employeur n’est plus autorisĂ© Ă  y recourir en l’état.

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  • SantĂ© mentale au travail : publication de la charte d’engagement

    SantĂ© mentale au travail : publication de la charte d’engagement

    Cet Ă©tĂ©, le gouvernement a lancĂ© la 1re Charte promouvant la santĂ© mentale au travail. Cette initiative, Ă©galement portĂ©e par l’Alliance pour la santĂ© mentale, vise Ă  mobiliser les entreprises pour faire de la santĂ© mentale un levier de performance durable et de bien-ĂȘtre collectif.

    SantĂ© mentale : une charte d’engagement concret pour passer Ă  l’action

    1 salariĂ© sur 4 se dĂ©clare en mauvaise santĂ© mentale et souffre de difficultĂ©s psychologiques. Ces troubles mentaux constituent la 1re cause d’arrĂȘts maladie longs, soit plus d’un quart des arrĂȘts de plus de 3 mois.

    Outre les autres mesures de prĂ©vention, l’action en faveur de la santĂ© mentale constitue une autre opportunitĂ© d’action pour le bien-ĂȘtre des salariĂ©s, la performance durable, l’attractivitĂ© et la fidĂ©lisation des talents, ainsi que pour la responsabilitĂ© sociale de l’entreprise.

    C’est dans ce cadre que les pouvoirs publics ont fait de la santĂ© mentale une Grande Cause nationale.

    Cette dynamique repose sur 4 objectifs :

    • changer le regard des acteurs sur ces questions ;
    • renforcer la prĂ©vention et le repĂ©rage prĂ©coce ;
    • amĂ©liorer l’accĂšs aux soins ;
    • accompagner les personnes concernĂ©es dans tous les aspects de leur vie.

    L’Alliance pour la santĂ© mentale, avec le soutien du ministĂšre du Travail et de l’Emploi, porte cette charte destinĂ©e aux entreprises qui invite chaque signataire Ă  s’engager, dans un dĂ©lai de 3 ans, autour de 4 axes :

    • sensibiliser et libĂ©rer la parole sur la santĂ© mentale ;
    • dĂ©velopper le dialogue sur la qualitĂ© de vie et les conditions de travail ;
    • amĂ©liorer en continu les organisations et l’environnement de travail ;
    • soutenir concrĂštement les travailleurs par des actions de prĂ©vention, de formation et d’accompagnement.

    Cette charte, qui peut ĂȘtre signĂ©e par les entrepreneurs en ligne via un formulaire, vise Ă  valoriser et approfondir les bonnes pratiques, Ă  crĂ©er un rĂ©seau d’entreprises engagĂ©es et Ă  construire une culture du travail plus durable et plus humaine.

    SantĂ© mentale au travail : publication de la charte d’engagement – © Copyright WebLex

  • Abus de biens sociaux : illustration des circonstances aggravantes

    Abus de biens sociaux : illustration des circonstances aggravantes

    Lorsque le dirigeant d’une sociĂ©tĂ© profite de ses prĂ©rogatives pour dĂ©tourner des biens de la sociĂ©tĂ© pour son profit, il encourt une condamnation pour abus de biens sociaux. Une condamnation qui peut se voir alourdie si l’implication d’une personne installĂ©e Ă  l’étranger est Ă©tablie
 Illustration


    Abus de biens sociaux : quid de l’envoi de fonds Ă  une sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre ?

    L’abus de biens sociaux se dĂ©finit comme « le fait, pour les gĂ©rants, de faire, de mauvaise foi, des biens ou du crĂ©dit de la sociĂ©tĂ©, un usage qu’ils savent contraire Ă  l’intĂ©rĂȘt de celle-ci, Ă  des fins personnelles ou pour favoriser une autre sociĂ©tĂ© ou entreprise dans laquelle ils sont intĂ©ressĂ©s directement ou indirectement », l’exemple le plus parlant Ă©tant l’utilisation de fonds monĂ©taires de la sociĂ©tĂ© pour le compte personnel du dirigeant.

    Les sanctions encourues pour ces faits sont, au maximum, de 5 ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende.

    Cependant, ces peines peuvent ĂȘtre alourdies lorsque certaines circonstances, considĂ©rĂ©es comme aggravantes, ont accompagnĂ© les abus de biens sociaux.

    Cela peut ĂȘtre le cas lorsqu’il est fait utilisation d’un compte bancaire ouvert Ă  l’étranger ou en cas « d’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger ».

    Dans une affaire ayant Ă©tĂ© rĂ©cemment portĂ©e Ă  l’attention des juges de la Cour de cassation, des Ă©claircissements concernant cette derniĂšre notion ont pu ĂȘtre apportĂ©s.

    Le dirigeant d’une sociĂ©tĂ© ayant justement Ă©tĂ© condamnĂ© pour des faits d‘abus de biens sociaux, les juges ont retenu une circonstance aggravante liĂ©e Ă  « l’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger » aprĂšs avoir constatĂ© que le dirigeant avait opĂ©rĂ© un virement bancaire d’un montant de 32 000 € depuis les comptes de sa sociĂ©tĂ© vers une autre sociĂ©tĂ© basĂ©e Ă  l’étranger.

    Pour le dirigeant, la reconnaissance de cette circonstance aggravante n’est pas justifiĂ©e : l’interposition d’une personne Ă©tablie Ă  l’étranger suppose que ladite personne a servi d’intermĂ©diaire entre la sociĂ©tĂ© et son dirigeant pour faire transiter les fonds litigieux.

    Il rappelle que ce n’est ici pas le cas puisque la personne Ă©tablie Ă  l’étranger, une sociĂ©tĂ© luxembourgeoise, Ă©tait la destinataire finale du virement. Les sommes n’ont pas Ă©tĂ© par la suite crĂ©ditĂ©es sur les comptes bancaires du dirigeant.

    Pour lui, cela ne permet donc pas de caractĂ©riser qu’il y ait rĂ©ellement eu une interposition entre la sociĂ©tĂ© lĂ©sĂ©e et son dirigeant.

    Un argument peu convaincant pour les juges qui rappellent que, mĂȘme s’il n’a pas reçu les sommes personnellement, il est Ă©galement le dirigeant de la sociĂ©tĂ© luxembourgeoise. Cela suffit Ă  Ă©tablir l’interposition d’une personne Ă©trangĂšre dans le processus d’abus de biens sociaux.

    L’application de la circonstance aggravante est donc ici bien justifiĂ©e, selon les juges.

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  • SantĂ© et sĂ©curitĂ© des travailleurs : nouvel engagement international de la France

    Santé et sécurité des travailleurs : nouvel engagement international de la France

    AdoptĂ© Ă  l’unanimitĂ© par le Parlement, le projet de loi ouvre la voie Ă  une ratification formelle par le prĂ©sident de la RĂ©publique de la Convention 155 de l’Organisation Internationale du Travail qui fixe les principes de la politique nationale de prĂ©vention des risques professionnels. Pour quelles consĂ©quences ?

    Prévention des risques professionnels : un engagement confirmé !

    AprĂšs un vote unanime du SĂ©nat en fĂ©vrier, l’AssemblĂ©e nationale a adoptĂ© le 15 octobre dernier le projet de loi autorisant la ratification de la convention ná”’ 155 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) relative Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© des travailleurs.

    Cette nouvelle étape et la publication de la loi au Journal Officiel ouvre la voie à la ratification formelle par le président de la République.

    AdoptĂ©e en 1981 et Ă©rigĂ©e en convention fondamentale en 2022, la convention no 155 fixe les principes essentiels d’une politique nationale de prĂ©vention des risques professionnels, applicables Ă  toutes les branches d’activitĂ©.

    Elle précise également les responsabilités respectives des employeurs, des travailleurs et des autorités publiques.

    En autorisant cette ratification, la France :

    • rĂ©affirme son engagement pour un environnement de travail sĂ»r et salubre ;
    • renforce la participation des partenaires sociaux aux politiques de prĂ©vention ;
    • complĂšte l’ensemble des conventions fondamentales de l’OIT dĂ©sormais intĂ©grĂ©es Ă  son corpus juridique.

    Cette ratification prochaine s’inscrit dans la continuitĂ© du 4ᔉ Plan santĂ© au travail, lancĂ© en 2021 par le ministĂšre du Travail et qui vise Ă  dĂ©velopper une vĂ©ritable culture de la prĂ©vention au travail et Ă  rĂ©duire les accidents de travail et les maladies professionnelles.

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  • Passeport prĂ©vention : disponible pour les employeurs  ?

    Passeport prévention : disponible pour les employeurs ?

    C’est annoncĂ© : dĂšs le 16 mars 2026, les employeurs auront, eux aussi, accĂšs Ă  leur espace personnel de prĂ©vention pour dĂ©clarer et vĂ©rifier les formations en santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail (SST) de leurs salariĂ©s. De la mĂȘme maniĂšre, l’outil d’import en masse des donnĂ©es de formations sera lui aussi accessible dĂšs le 9 juillet 2026. Selon quelles modalitĂ©s ?

    Un accĂšs des employeurs Ă  l’espace numĂ©rique Ă  partir du 16 mars 2026

    Le « Passeport de prĂ©vention » est un dispositif numĂ©rique nominatif permettant de garantir, fiabiliser et regrouper en un seul lieu sĂ©curisĂ© toutes les donnĂ©es concernant les formations et qualifications en (SST) d’un salariĂ© ou d’un demandeur d’emploi.

    Pour ce faire, ce Passeport doit ĂȘtre renseignĂ© selon les cas :

    • par l’organisme de formation en charge de la formation ;
    • par l’employeur ;
    • ou par le salariĂ© directement.

    Depuis le 1er septembre 2025, les organismes de formations, qui ont d’ores et dĂ©jĂ  accĂšs Ă  l’espace numĂ©rique du passeport de prĂ©vention, doivent obligatoirement dĂ©clarer certaines formations dĂ©livrĂ©es en santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail, pour le compte d’un employeur, d’un stagiaire ou d’un demandeur d’emploi.

    À compter du 16 mars 2026, les employeurs auront Ă©galement accĂšs Ă  leur espace personnel pour y renseigner les formations santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail dispensĂ©es en interne dans l’entreprise. Ils disposeront Ă©galement d’un droit de vĂ©rification et de correction des donnĂ©es renseignĂ©es par les organismes de formation au titre des formations dispensĂ©es aux salariĂ©s.

    Dans le but de simplifier les dĂ©marches de l’employeur et de faciliter la prise en main, le ministĂšre rappelle que l’obligation dĂ©clarative dĂ©butera de maniĂšre progressive.

    Il est ainsi prĂ©vu que l’employeur ne dĂ©clare, dans un 1er temps, que :

    • les formations SST obligatoires encadrĂ©es par la rĂ©glementation ;
    • les formations obligatoires requises pour les postes nĂ©cessitant une autorisation ou une habilitation de travail.

    CĂŽtĂ© dĂ©lais, ils peuvent varier selon l’auteur de la saisie :

    • si la formation est dĂ©clarĂ©e par l’organisme de formation qui la met en Ɠuvre, cette dĂ©claration devra ĂȘtre effectuĂ©e avant l’échĂ©ance d’un dĂ©lai de 3 mois suivant la fin du trimestre au cours duquel la formation s’est terminĂ©e, dans le cas oĂč elle donne lieu Ă  une attestation de formation ;
    • si la formation est dĂ©clarĂ©e par l’employeur et qu’elle donne lieu Ă  une attestation de formation, il devra dĂ©clarer la formation dispensĂ©e en interne dans un dĂ©lai de 6 mois maximum suivant la fin du trimestre au cours duquel elle s’est achevĂ©e.

    Attention : dans l’hypothĂšse oĂč la formation donne lieu Ă  un justificatif de rĂ©ussite, ce n’est pas la date de fin de formation qui est prise en compte pour apprĂ©cier ces dĂ©lais de 3 ou 6 mois, mais la date du dĂ©but de validitĂ© du justificatif de rĂ©ussite.

    Pour l’heure, un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 3 mois est appliquĂ© Ă  ces dĂ©lais impartis pour la dĂ©claration et la vĂ©rification des donnĂ©es jusqu’à la mise Ă  disposition d’un outil d’import en masse des formations, qui devrait ĂȘtre fonctionnel dĂšs le 9 juillet 2026. 

    Ainsi, dÚs le 9 juillet 2026, les organismes de formation comme les employeurs pourront importer des données en masse et déclarer plus facilement les formations dispensées.

    Pour mieux appréhender cet espace, un accompagnement pédagogique sera proposé dÚs janvier 2026, comprenant :

    • des documents techniques ;
    • des supports d’accompagnement ;
    • des webinaires techniques mensuels.

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  • ChĂšque Ă©nergie : ouverture du guichet

    ChÚque énergie : ouverture du guichet

    En principe, les ménages éligibles recevront leur chÚque énergie automatiquement au mois de novembre. Cependant, certains bénéficiaires peuvent ne pas avoir été identifiés directement par les pouvoirs publics. Pour corriger cela, un guichet de demande a été ouvert.

    ChĂšque Ă©nergie : une demande possible jusqu’en fĂ©vrier 2026

    Pour rappel, le chĂšque Ă©nergie est une aide d’État forfaitaire pour le paiement des dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques du logement des mĂ©nages modestes.

    Cette annĂ©e, la campagne d’envoi dĂ©butera le 3 novembre 2025 et devrait suivre, en fonction des dĂ©partements, le calendrier disponible ici.

    Pour les mĂ©nages Ă©ligibles qui n’ont pas Ă©tĂ© automatiquement identifiĂ©s, il leur est possible de demander le chĂšque Ă©nergie jusqu’au 28 fĂ©vrier 2026 par courrier ou sur le guichet en ligne disponible ici. Le site comporte Ă©galement un simulateur d’éligibilitĂ© Ă  l’aide.

    La campagne d’envoi se fera en 2 temps :

    • pour les demandes effectuĂ©es jusqu’à dĂ©but novembre, les chĂšques Ă©nergie seront envoyĂ©s Ă  partir du 19 novembre 2025 ;
    • pour les demandes postĂ©rieures, les chĂšques Ă©nergie seront envoyĂ©s au fur et Ă  mesure.

    Notez qu’à partir de 2026, les chĂšques Ă©nergie seront envoyĂ©s au printemps et pourront ĂȘtre demandĂ©s toute l’annĂ©e.

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  • On connaĂźt le montant du plafond de la SĂ©curitĂ© sociale au 1er janvier 2026 !

    On connaßt le montant du plafond de la Sécurité sociale au 1er janvier 2026 !

    Le plafond de la SĂ©curitĂ© sociale est le montant maximum en euros des rĂ©munĂ©rations ou gains Ă  prendre en compte pour le calcul de certaines cotisations. Il est fonction de la pĂ©riodicitĂ© de la paie (mensuelle, trimestrielle, par quinzaine, etc.). Quelles sont les valeurs fixĂ©es pour l’annĂ©e 2026 ?

    Plafond de la SĂ©curitĂ© sociale : une augmentation de 2 % au 1er janvier 2026

    L’administration sociale indique une revalorisation du plafond annuel de la SĂ©curitĂ© sociale (PASS) Ă  hauteur de 2 %, soit 48 060 € au 1er janvier 2026 contre 47 100 € en 2025. 

    Le plafond mensuel est ainsi fixĂ© Ă  4 005 € au 1erjanvier 2026. 

    Pour rappel, le PASS est parfois décliné en plafond mensuel, hebdomadaire, journalier, voire horaire.

    • Il constitue un outil utile pour : connaĂźtre le montant maximal des rĂ©munĂ©rations et / ou des gains Ă  prendre en compte pour le calcul de certaines cotisations ;
    • dĂ©finir la base de calcul de certaines contributions ;
    • calculer les droits sociaux des assurĂ©s. 

    Un arrĂȘtĂ© fixant ce niveau du plafond sera publiĂ© avant la fin de l’annĂ©e 2025. Notez qu’à Mayotte, le montant du plafond mensuel de la sĂ©curitĂ© sociale sera fixĂ© Ă  3 021 € au 1er janvier 2026.

    On connaĂźt le montant du plafond de la SĂ©curitĂ© sociale au 1er janvier 2026 ! – © Copyright WebLex

  • Plus-value immobiliĂšre : pas d’exonĂ©ration pour une rĂ©sidence principale « temporaire » ?

    Plus-value immobiliĂšre : pas d’exonĂ©ration pour une rĂ©sidence principale « temporaire » ?

    C’est une des exonĂ©rations fiscales les plus connues : la plus-value dĂ©gagĂ©e Ă  l’occasion de la vente de votre rĂ©sidence principale est, par principe, exonĂ©rĂ©e d’impĂŽt sur le revenu. Si le principe est simple, son application l’est moins : cette exonĂ©ration n’est pas garantie Ă  coup sĂ»r. Illustration


    Résidence principale : une notion qui fait encore débat !

    Pour rappel, les gains, appelĂ©s « plus-values », rĂ©alisĂ©s Ă  l’occasion de la vente d’un bien immobilier qui constitue la rĂ©sidence principale du vendeur au jour de la vente, sont en principe exonĂ©rĂ©s d’impĂŽt.

    Par « rĂ©sidence principale », il faut entendre la rĂ©sidence habituelle et effective du propriĂ©taire au jour de la vente. Dans ce cadre, une occupation irrĂ©guliĂšre/isolĂ©e ou une simple domiciliation administrative ne suffit pas Ă  bĂ©nĂ©ficier de cet avantage fiscal. Illustration avec une affaire rĂ©cente


    Dans cette affaire, un particulier acquiert, au cours de la mĂȘme annĂ©e, une villa qui devient sa rĂ©sidence principale et un appartement qu’il met en location.

    Compte tenu de la dangerositĂ© du site sur lequel se trouve la villa, attestĂ©e par des mesures de sĂ»retĂ© prises par le maire de la commune, il dĂ©cide de dĂ©mĂ©nager dans l’appartement, devenu inoccupĂ©, le temps d’obtenir les garanties nĂ©cessaires sur la sĂ©curitĂ© des lieux oĂč se situe la villa.

    Quelques mois plus tard, le propriĂ©taire rĂ©emmĂ©nage dans sa villa et dĂ©cide de vendre l’appartement qu’il dĂ©clare comme constituant sa rĂ©sidence principale afin de bĂ©nĂ©ficier de l’exonĂ©ration d’impĂŽt sur les plus-values correspondantes.

    Une erreur, selon l’administration fiscale qui, Ă  la suite d’un contrĂŽle fiscal, refuse d’accorder au particulier le bĂ©nĂ©fice de cette exonĂ©ration : l’appartement ne constituait pas sa rĂ©sidence principale au jour de la vente, puisque selon elle, sa rĂ©sidence principale, c’est la villa.

    Elle constate, en effet, que :

    • le particulier a acquis la villa en pleine connaissance de sa situation gĂ©ologique dĂ©favorable, comme l’atteste une Ă©tude de faisabilitĂ© ayant fait Ă©tat d’Ă©boulements et ayant constatĂ© le caractĂšre continu du phĂ©nomĂšne de recul de la falaise ;
    • aucun Ă©vĂ©nement particulier ne s’est produit qui aurait justifiĂ© un dĂ©mĂ©nagement dans l’appartement ;
    • aucun travaux de consolidation de la falaise n’ont Ă©tĂ© entrepris avant le retour dans la villa ;
    • l’appartement Ă©tait inhabitable au jour prĂ©sumĂ© de son emmĂ©nagement, comme l’attestent l’affaissement du sol dans plusieurs piĂšces, un dĂ©gĂąt des eaux dans la cuisine, des dĂ©sordres dans la salle de bains dus Ă  des infiltrations par la toiture et le mauvais Ă©tat de l’ensemble des Ă©quipements sanitaires et de cuisine.

    Pour le particulier, l’appartement constituait pourtant bel et bien sa rĂ©sidence principale et pour se justifier, il apporte les Ă©lĂ©ments de preuve suivants :

    • la dangerositĂ© du terrain de la villa reprĂ©sentait un Ă©vĂ©nement spĂ©cifique justifiant un dĂ©mĂ©nagement ;
    • il a signalĂ© son changement d’adresse comme le prouve une attestation du notaire ;
    • plusieurs attestations de voisinage attestent que l’appartement Ă©tait en Ă©tat d’ĂȘtre habitĂ© et que son nom figurait sur la boĂźte aux lettres ;
    • il fournit 4 contraventions pour stationnement irrĂ©gulier et son assujettissement Ă  la taxe d’habitation Ă  l’adresse de l’appartement.

    Sauf qu’aucun de ces Ă©lĂ©ments ne suffit Ă  Ă©tablir une rĂ©sidence habituelle et effective au cours de la pĂ©riode considĂ©rĂ©e Ă  l’adresse de l’appartement, maintient l’administration.

    En outre :

    • aucun changement d’adresse n’a Ă©tĂ© signalĂ© aux fournisseurs d’Ă©lectricitĂ©, de gaz et d’eau, ni mĂȘme Ă  la banque ;
    • la consommation Ă  la villa Ă©tait restĂ©e stable durant toute la pĂ©riode en cause, Ă  l’inverse de celle de l’appartement qui ne reflĂ©tait pas une occupation par une famille de 4 personnes, dont 3 enfants, comme celle du propriĂ©taire.

    Au vu de l’ensemble de ces Ă©lĂ©ments, l’administration constate que rien ne prouve que l’appartement constituait la rĂ©sidence habituelle et effective du particulier au jour de la vente.

    Ce que constate aussi le juge qui donne raison Ă  l’administration fiscale : l’exonĂ©ration ne peut pas ĂȘtre accordĂ©e ici.

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