Étiquette : FINEA – Actus

  • Activité partielle longue durée rebond : on en sait plus !

    Activité partielle longue durée rebond : on en sait plus !

    L’activité partielle longue durée rebond (ou « APLD rebond ») a été mise en place par la loi de finances pour 2025. Ce dispositif, actuellement entre les mains des partenaires sociaux, vient de faire l’objet de précisions quant à ses modalités concrètes d’application…

    APLD rebond : les modalités précises d’application sont dévoilées

    L’APLD rebond a été mis en place par la loi de finances pour 2025, qui en avait posé les grands jalons. Et, récemment, les modalités concrètes d’application de ce dispositif viennent tout juste d’être dévoilées…

    Contenu de l’accord collectif et modalités d’homologation ou de validation

    Parmi les mesures déjà connues, on rappellera qu’il est possible de mettre en place l’APLD rebond sur la base d’un accord collectif ou d’un document unilatéral en présence d’un accord de branche étendu.

    L’accord d’entreprise (ou de branche étendue, en cas de mise en place d’un document unilatéral) doit contenir un certain nombre de mentions obligatoires pour mettre en place ce dispositif.

    Il doit contenir un préambule mentionnant un diagnostic sur la situation économique justifiant la mise en place de l’APLD rebond, les perspectives d’activité et d’action destinées à favoriser la pérennité de l’activité, ainsi que les besoins de développement de compétences au sein de la branche, de l’entreprise ou de l’établissement.

    Parmi les mentions obligatoires, l’accord mettant en place l’APLD rebond doit contenir :

    • les dates de début et de durée de l’APLD rebond ;
    • le périmètre de l’établissement et des activités concernées (lorsqu’il s’agit d’un accord d’établissement) ;
    • la réduction maximale de l’horaire de travail sur la période considérée ;
    • les engagements de l’employeur s’agissant du maintien dans l’emploi et de la formation professionnelle ;
    • les modalités d’informations périodiques des syndicats de salariés signataires et des instances représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’APLD rebond, qui doit avoir lieu minimum tous les 3 mois.

    En plus de ces mentions, l’accord ou le document unilatéral mettant en place le dispositif pourra également contenir des mentions facultatives ou optionnelles sur les moyens de suivi de l’accord ou les actions spécifiquement engagées pour les salariés âgés par exemple.

    Notez que, dans le cadre de l’APLD rebond, la réduction de l’horaire de travail ne peut pas être supérieure à 40 % de la durée légale ou conventionnelle du travail. Cette réduction de l’horaire de travail s’apprécie pour chaque salarié concerné sur la période de mise en place de l’APLD rebond.

    Lorsqu’une situation économique particulière le justifie, il pourra être dérogé à cette règle, sur autorisation de l’autorité administrative et sans que la réduction de l’horaire de travail soit, quoi qu’il arrive, supérieure à 50 % de la durée légale ou conventionnelle de travail applicable.

    Les accords collectifs ou la décision unilatérale de l’employeur doivent faire l’objet d’une homologation ou d’une validation par l’autorité administrative compétente. Pour ce faire, l’employeur doit en faire la demande via une plateforme dématérialisée, accompagnée de l’accord ou de la décision unilatérale, ainsi que de l’avis rendu par le CSE, s’il existe.

    L’autorité administrative disposera ensuite de 15 jours pour valider l’accord collectif ou de 21 jours pour homologuer le document unilatéral. Cette décision est notifiée à l’employeur et au CSE, ainsi qu’aux organisations syndicales signataires, en présence d’un accord collectif.

    Durée d’application du dispositif

    Le dispositif est applicable dans la limite d’une durée de 24 mois consécutifs.

    Le point de départ est fixé par l’employeur dans la décision de validation ou d’homologation de l’accord et doit être compris entre le 1er jours du mois civil de la transmission de la demande de validation ou d’homologation et le 1er jour du 3e mois civil suivant la transmission de la demande.

    Durand cette période de 24 mois maximum, l’employeur pourra bénéficier de l’indemnisation de l’APLD rebond pendant 18 mois maximum, consécutifs ou non.

    Enfin, notez que la décision de validation ou d’homologation vaut autorisation de placement en APLD rebond pour une durée de 6 mois.

    Montant des indemnités versées

    Côté salarié : pour chaque heure de travail indemnisable au titre de l’APLD rebond, l’employeur est tenu de lui verser une indemnité horaire d’activité partielle correspondant à 70 % de la rémunération horaire brute de référence, plafonnée à 37,42 € (et à 28,29 € à Mayotte).

    Dans l’hypothèse où le salarié exerce une action de formation pendant les heures chômées, cette indemnité sera portée à 100 % de la rémunération horaire brute de référence.

    Côté employeur : toujours pour chaque heure indemnisée, il percera en remboursement une allocation égale à 60 % de la rémunération horaire brute de référence, plafonnée à 32, 08 € (et 24,25 € à Mayotte).

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  • Impôt sur le revenu : c’est parti pour la campagne 2025 !

    Impôt sur le revenu : c’est parti pour la campagne 2025 !

    Comme chaque année, le mois d’avril marque le début de la campagne de déclaration des revenus, selon un calendrier qui diffère selon votre lieu de résidence et selon le mode utilisé pour procéder à cette déclaration. Voici le calendrier complet de la déclaration 2025 des revenus 2024…

    Déclaration des revenus 2024 : jusqu’à quand ?

    Le service de déclaration en ligne est ouvert depuis le 10 avril 2025 et jusqu’aux dates limites établies par département et par zone, comme suit :

    • pour les départements no 01 à 19 et pour les non-résidents : jeudi 22 mai 2025 ;
    • pour les départements no 20 à 54 : jusqu’au mercredi 28 mai 2025 ;
    • pour les départements no 55 à 976 : jusqu’au jeudi 5 juin 2025.

    S’agissant des déclarations papier et en cas d’impossibilité de faire cette déclaration en ligne, la date limite expire le mardi 20 mai 2025 (le cachet de La Poste faisant foi).

    Il faut noter que de nombreux foyers seront concernés par une nouvelle case à remplir, qui concerne le crédit d’impôt « services à la personne, emploi à domicile » (case 7DB de la déclaration) : les personnes souhaitant bénéficier de ce crédit d’impôt devront indiquer la « nature de l’organisme et la personne morale ou physique dont les services rendent le contribuable bénéficiaire du crédit d’impôt ».

    Les avis d’imposition seront normalement disponibles à partir du 24 juillet 2025 (sous format papier) ou du 25 juillet 2025 (en ligne).

    S’il s’avère que vous bénéficierez d’un remboursement d’impôt (si vous avez été trop prélevé en 2024 par rapport au montant de votre impôt effectivement dû), il vous sera directement remboursé sur le compte bancaire connu de l’administration ou, à défaut, par chèque.

    Si vous avez un solde d’impôt à payer, il sera prélevé sur le compte bancaire connu de l’administration :

    • en un seul prélèvement en septembre 2025 si le montant est inférieur à 300 € ;
    • en 4 prélèvements mensuels (de septembre à décembre) si le montant est supérieur à 300 €.

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  • Abondement du compte personnel de formation : du nouveau !

    Abondement du compte personnel de formation : du nouveau !

    Au-delà de l’abondement classique du compte personnel de formation (CPF), la réglementation admet que l’employeur puisse également l’alimenter, notamment via des dotations volontaires. Afin d’inciter et faciliter ces dotations supplémentaires, des précisions viennent d’être apportées à ce sujet…

    Dotations volontaires du CPF : un meilleur ciblage des actions de formation et délai d’utilisation

    Jusqu’alors, l’employeur pouvait abonder volontairement le CPF du salarié en indiquant le salarié concerné et le montant qu’il souhaitait lui attribuer.

    Rien n’était prévu pour cibler les fonds ainsi abondés ou encore limiter l’utilisation de ces droits dans le temps.

    Mais, depuis le 17 avril 2025, la réglementation permet désormais à l’employeur de réserver la dotation volontaire à certaines actions de formation préparant à une ou plusieurs certifications précisément identifiées.

    Dans ce cadre, le salarié sera libre de mobiliser (ou non) ces fonds pour la formation ainsi ciblée par l’employeur.

    Notez qu’en cas d’utilisation partielle ou d’absence de mobilisation de ces droits, l’employeur pourra prévoir un remboursement des droits supplémentaires ainsi abondés au terme d’un délai qui doit tenir compte des actions de formations fléchées et de leurs modalités d’organisation.

    Dans le même temps, et toujours à compter de cette même date, l’employeur peut également fixer un délai d’utilisation pour les droits correspondant à son abondement supplémentaire.

    Enfin, et sur le plan formel, l’alimentation du CPF par l’employeur via des abondements volontaires devra se faire sur une plateforme numérique dédiée et gérée par la caisse des dépôts et des consignations : l’espace des employeurs et des financeurs (ou « EDEF »).

    Cette plateforme servira ainsi à l’attribution, au versement et au remboursement, le cas échéant, de ces dotations volontaires, sous réserve des conditions générales d’utilisation du service, définies par la Caisse des dépôts et des consignations.

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  • Aménagement du territoire : du nouveau pour le classement des communes

    Aménagement du territoire : du nouveau pour le classement des communes

    En 2024 a été acté l’aménagement des zones de revitalisation rurale (ZRR) en créant, en remplacement, les zones France ruralités revitalisation (ZFRR). Cette réforme a eu pour conséquence la sortie de nombreuses communes de ce dispositif. Une conséquence qui vient d’être corrigée…

    Classement ZFRR : réintégration de près de 2 200 communes dans le dispositif

    Initialement, la loi de finances pour 2024 a créé le dispositif zones France ruralités revitalisation (ZFRR) en remplacement du dispositif zones de revitalisation rurale (ZRR), qui prévoit notamment des incitations fiscales et sociales à l’implantation d’entreprises dans ces territoires.

    Dans le cadre de cette réforme, il était prévu un dispositif plus restrictif excluant près de 2 200 communes de ce dispositif, et ce depuis le 1er juillet 2024.

    En vue de corriger cette conséquence, il est prévu, dans le cadre de la loi de finances pour 2025, de réintégrer les communes auparavant situées en ZRR et n’ayant pas été classées ZFRR au 1er juillet 2024, pour qu’elles puissent bénéficier des effets de ce nouveau zonage.

    Une réintégration qui vient d’être actée avec la publication de la nouvelle liste des communes éligibles à ce dispositif, disponible ici.

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  • Calcul des droits de succession : une dette partagée ?

    Calcul des droits de succession : une dette partagée ?

    Lorsqu’une succession est répartie entre un nu-propriétaire et un usufruitier, et en présence d’une dette successorale, sur quelle part va s’imputer ce passif successoral pour le calcul des droits de succession : sur celle du nu-propriétaire, sur celle de l’usufruitier, sur les 2 ? Réponse du juge…

    Succession : une répartition de la dette à prévoir ?

    Un défunt laisse pour héritiers son épouse, qui opte pour l’usufruit de la totalité des biens dépendant de la succession, et son fils unique, qui devient donc nu-propriétaire.

    Pour le calcul des droits de succession, l’épouse a déposé une déclaration de succession imputant la totalité du passif de celle-ci sur la part de son fils unique.

    Ce que ne manque pas de relever l’administration fiscale, qui estime que le passif de la succession aurait dû être réparti entre les deux héritiers. Elle rectifie donc le montant des droits de succession dû pour les héritiers, qui contestent à leur tour ce redressement fiscal.

    Le juge, saisi du litige, va donner raison à l’administration fiscale en appliquant le raisonnement suivant.

    Tout d’abord, il rappelle que les droits de mutation à titre gratuit sont déterminés sur la part nette revenant à chaque ayant-droit, ce dernier étant personnellement tenu des dettes et charges de la succession pour sa part successorale.

    Ensuite, il rappelle qu’en présence d’un démembrement de propriété, la valeur de la nue-propriété et de l’usufruit est déterminée par une quotité de la valeur de la propriété entière, selon un barème prédéfini en fonction de l’âge de l’usufruitier.

    Il en conclut qu’en l’absence de partage pur et simple et lorsque la succession a fait l’objet d’un démembrement des droits de propriété entre un usufruitier et un nu-propriétaire, et en présence d’une dette, la part nette revenant à l’usufruitier et au nu-propriétaire doit être fixée en répartissant cette dette selon le barème préétabli.

    Donnant donc raison à l’administration fiscale, il décide que c’est sur cette base que doivent être calculés les droits de succession de l’épouse, usufruitière, et du fils unique, nu-propriétaire.

    Sources :

    • Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 2 avril 2025, no 23-22537 (NP)

    Calcul des droits de succession : à qui la dette ? – © Copyright WebLex

  • Barèmes kilométriques : (enfin) connu pour l’imposition des revenus 2024

    Barèmes kilométriques : (enfin) connu pour l’imposition des revenus 2024

    Le barème fiscal des frais kilométriques, publié tous les ans par l’administration fiscale, permet notamment de calculer le montant des frais de déplacement en voiture ou en 2-roues au titre des frais professionnels déductibles de l’impôt sur le revenu. L’administration vient justement de publier ceux applicables en 2025 pour l’imposition des revenus de 2024…

    Barèmes kilométriques 2024 : pas de changement !

    Les barèmes applicables au titre des revenus de 2024, et utilisables en 2025, sont inchangés par rapport à ceux de l’an dernier.

    Barème applicable pour les voitures 100 % électriques

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,635 

    (d × 0,379) + 1 278 

    d × 0,440 

    4 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,408) + 1 596 

    d × 0,488 

    5 CV 

    d × 0,763 

    (d × 0,428) + 1 674 

    d × 0,512 

    6 CV 

    d × 0,798 

    (d × 0,449) + 1 748 

    d × 0,536 

    7 CV et plus 

    d × 0,836 

    (d × 0,473) + 1 818 

    d × 0,564 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les autres véhicules

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,529 

    (d × 0,316) + 1 065 

    d × 0,370 

    4 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,340) + 1 330 

    d × 0,407 

    5 CV 

    d × 0,636 

    (d × 0,357) + 1 395 

    d × 0,427 

    6 CV 

    d × 0,665 

    (d × 0,374) + 1 457 

    d × 0,447 

    7 CV et plus 

    d × 0,697 

    (d × 0,394) + 1 515 

    d × 0,470 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les motos 100 % électriques (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,474 

    (d × 0,119) + 1 069 

    d × 0,298 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,562 

    (d × 0,098) + 1 390 

    d × 0,330 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,095) + 1 900 

    d × 0,412 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les autres motos (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,395 

    (d × 0,099) + 891 

    d × 0,248 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,468 

    (d × 0,082) + 1 158 

    d × 0,275 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,079) + 1 583 

    d × 0,343 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les cyclomoteurs 100 % électriques (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,378 

    (d × 0,095) + 853 

    d × 0,238 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Barème applicable pour les autres cyclomoteurs (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,315 

    (d × 0,079) + 711 

    d × 0,198 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Pour rappel, le barème kilométrique fiscal va servir :

    • aux salariés et aux dirigeants qui optent pour la déduction de leurs frais réels au titre des frais professionnels déductibles de leurs rémunérations ;
    • aux professionnels dont les revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (autres que ceux placés sous le régime micro-BNC) qui ont renoncé à déduire le montant réel de leurs frais de véhicule pour 2024 ;
    • aux entreprises pour le remboursement aux salariés et aux dirigeants des frais d’utilisation de leurs véhicules personnels pour des déplacements professionnels ;
    • aux bénévoles d’associations qui renoncent expressément à se faire rembourser leurs frais de véhicules, pour le calcul du don correspondant éligible à la réduction d’impôt sur le revenu ;
    • aux personnes qui exercent une activité de covoiturage, pour évaluer le coût de leurs trajets.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de voiture couvre les éléments suivants : la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, les primes d’assurance, la consommation de carburant et, pour les véhicules électriques, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de motos couvre les éléments suivants : la dépréciation de la moto, les frais d’achat des casques et des protections, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d’assurance (là encore, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie sont assimilables à la consommation de carburant).

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  • Barèmes kilométriques : (enfin) connus pour l’imposition des revenus 2024

    Barèmes kilométriques : (enfin) connus pour l’imposition des revenus 2024

    Le barème fiscal des frais kilométriques, publié tous les ans par l’administration fiscale, permet notamment de calculer le montant des frais de déplacement en voiture ou en 2-roues au titre des frais professionnels déductibles de l’impôt sur le revenu. L’administration vient justement de publier ceux applicables en 2025 pour l’imposition des revenus de 2024…

    Barèmes kilométriques 2024 : pas de changement !

    Les barèmes applicables au titre des revenus de 2024, et utilisables en 2025, sont inchangés par rapport à ceux de l’an dernier.

    Barème applicable pour les voitures 100 % électriques

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,635 

    (d × 0,379) + 1 278 

    d × 0,440 

    4 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,408) + 1 596 

    d × 0,488 

    5 CV 

    d × 0,763 

    (d × 0,428) + 1 674 

    d × 0,512 

    6 CV 

    d × 0,798 

    (d × 0,449) + 1 748 

    d × 0,536 

    7 CV et plus 

    d × 0,836 

    (d × 0,473) + 1 818 

    d × 0,564 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les autres véhicules

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,529 

    (d × 0,316) + 1 065 

    d × 0,370 

    4 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,340) + 1 330 

    d × 0,407 

    5 CV 

    d × 0,636 

    (d × 0,357) + 1 395 

    d × 0,427 

    6 CV 

    d × 0,665 

    (d × 0,374) + 1 457 

    d × 0,447 

    7 CV et plus 

    d × 0,697 

    (d × 0,394) + 1 515 

    d × 0,470 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les motos 100 % électriques (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,474 

    (d × 0,119) + 1 069 

    d × 0,298 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,562 

    (d × 0,098) + 1 390 

    d × 0,330 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,095) + 1 900 

    d × 0,412 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les autres motos (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,395 

    (d × 0,099) + 891 

    d × 0,248 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,468 

    (d × 0,082) + 1 158 

    d × 0,275 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,079) + 1 583 

    d × 0,343 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les cyclomoteurs 100 % électriques (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,378 

    (d × 0,095) + 853 

    d × 0,238 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Barème applicable pour les autres cyclomoteurs (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,315 

    (d × 0,079) + 711 

    d × 0,198 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Pour rappel, le barème kilométrique fiscal va servir :

    • aux salariés et aux dirigeants qui optent pour la déduction de leurs frais réels au titre des frais professionnels déductibles de leurs rémunérations ;
    • aux professionnels dont les revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (autres que ceux placés sous le régime micro-BNC) qui ont renoncé à déduire le montant réel de leurs frais de véhicule pour 2024 ;
    • aux entreprises pour le remboursement aux salariés et aux dirigeants des frais d’utilisation de leurs véhicules personnels pour des déplacements professionnels ;
    • aux bénévoles d’associations qui renoncent expressément à se faire rembourser leurs frais de véhicules, pour le calcul du don correspondant éligible à la réduction d’impôt sur le revenu ;
    • aux personnes qui exercent une activité de covoiturage, pour évaluer le coût de leurs trajets.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de voiture couvre les éléments suivants : la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, les primes d’assurance, la consommation de carburant et, pour les véhicules électriques, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de motos couvre les éléments suivants : la dépréciation de la moto, les frais d’achat des casques et des protections, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d’assurance (là encore, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie sont assimilables à la consommation de carburant).

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  • ERP et sécurité contre les incendies : des précisions relatives au chauffage du bâtiment

    ERP et sécurité contre les incendies : des précisions relatives au chauffage du bâtiment

    Les ERP (établissements recevant du public) sont soumis à des règles particulières et notamment à une obligation de sécurité contre l’incendie et la panique. C’est par exemple le cas s’agissant des installations de chauffage du bâtiment, à propos desquelles plusieurs modifications d’ordre technique concernant les installations de chauffage utilisant des combustibles solides ont été apportées…

    ERP et combustibles solides : des normes précisées

    Parmi les règles de sécurité applicables aux ERP (établissements recevant du public), certaines ont pour objet d’éviter les risques :

    • d’éclosion, de développement et de propagation de l’incendie ;
    • d’explosion dus aux installations situées dans les locaux accessibles ou non au public servant :
      • de chauffage ;
      • de ventilation, de climatisation et de conditionnement d’air ;
      • de production et de distribution d’eau chaude sanitaire ;
      • de réfrigération (production, transport et utilisation du froid).

    Le Gouvernement a précisé les objectifs techniques et de sécurité des installations de chauffage utilisant des combustibles solides.

    Il est à présent précisé que les combustibles solides autorisés sont notamment ceux issus du bois naturel non traité (bûches, granulés, pellets, plaquettes et briquettes « densifiées » ou « compressées » produites à partir de sciures et copeaux, etc.) ou du charbon.

    De même, il est signalé que le local abritant les appareils de production de chaleur dont la puissance utile totale est supérieure à 30 kW et inférieure ou égale à 70 kW ne doit pas abriter de matières combustibles ou de produits toxiques ou corrosifs.

    Des éléments de normes techniques supplémentaires, disponibles ici, ont également été données en matière de plancher et de porte coupe-feu et pare-flamme.

    Les règles de stockage des combustibles ont été harmonisées puisque l’entassement ne doit jamais dépasser les 5 mètres de hauteurs, peu importe le type de combustible solide.

    D’autres éléments pratiques sont listés ici, relatifs notamment au stockage, à l’approvisionnement ou à la ventilation des locaux de stockage des combustibles.

    Notez enfin que le stockage de combustible solide à proximité de l’appareil de chauffage est autorisé dans la limite de sa consommation quotidienne, ce qui n’était pas possible jusqu’à présent.

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  • Allégements de cotisations patronales en 2025 : précisions utiles !

    Allégements de cotisations patronales en 2025 : précisions utiles !

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a aménagé les mécanismes de réduction de cotisations patronales selon des modalités qui viennent de faire l’objet de précisions, très attendues…

    Précisions sur la valeur du SMIC et sur le sort des exonérations spécifiques

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a prévu une refonte des mécanismes de réductions des cotisations patronales en 2 temps, respectivement en 2025 (en modifiant les mécanismes de réduction existants) et en 2026 (en les fusionnant). 

    Rappelons que, pour les cotisations et contributions dues au titre des périodes d’emploi courant à compter du 1er janvier 2025 :

    • la réduction de taux sur la cotisation patronale d’assurance maladie (« bandeau maladie ») concerne les salariés dont la rémunération n’excède pas 2,25 SMIC
    • la réduction du taux de la cotisation patronale d’allocations familiales (« bandeau famille ») concerne les salariés dont la rémunération n’excède pas 3,3 SMIC

    Dans ce cadre, la valeur du SMIC à prendre en compte pour apprécier ces nouvelles limites est celle applicable depuis le 1er janvier 2025.

    Mais, dans l’attente de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 et du décret d’application, certains employeurs ont continué à appliquer les anciennes limites du SMIC (soit 2,5 SMIC pour le bandeau maladie et 3,5 SMIC pour le bandeau famille).

    Dans cette hypothèse, l’administration admet, par tolérance, qu’il n’y a pas lieu de revenir sur les paies des salariés dont le contrat a pris fin avant le 1er mars 2025.

    Attention : comme prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025, cette diminution des points de sortie des réductions de taux sur les bandeaux « famille » et « maladie » ne s’applique pas aux exonérations dégressives spécifiques, qui sont cumulables avec ces mécanismes d’allégements généraux.

    Sont concernées :

    • les exonérations attachées aux zones France ruralités revitalisation ;
    • l’exonération attachée aux zones de restructuration de la défense ;
    • les exonérations attachées aux zones franches urbaines ;
    • les exonérations LODéOM, applicables dans les territoires d’outre-mer ;
    • l’exonération des services à la personne pour les interventions d’aides à domiciles auprès des publics fragiles ;
    • l’exonération « TO-DE » pour les travailleurs occasionnels agricoles.

    En d’autres termes, pour les salariés qui bénéficient de ces réductions spécifiques, les dispositifs de réduction des bandeaux « famille » et « maladie » continuent à s’appliquer dans les conditions antérieures, dans les limites de 2,5 et 3,5 fois le SMIC, applicable au 31 décembre 2023.

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  • Authentification multifacteur et protection des données : la CNIL vous guide !

    Authentification multifacteur et protection des données : la CNIL vous guide !

    Pour se protéger des cyberattaques, la solution de l’authentification multifacteur peut être pertinente. Encore faut-il que sa mise en place se fasse dans le respect du RGPD. Pour aider les utilisateurs et les fournisseurs de ces solutions, la CNIL a publié des recommandations. Faisons le point.

    Allier cybersécurité et protection des données personnelles

    Pour rappel, l’authentification multifacteur, dite MFA pour multi-factor authentication, est un système permettant de vérifier l’identité d’un utilisateur, avant de lui donner l’accès aux ressources d’un système d’information, en utilisant plusieurs preuves, appelées « facteurs », qui appartiennent à au moins 2 des catégories suivantes :

    • les facteurs de connaissance, qui correspondent à « ce que la personne sait » (par exemple un mot de passe ou un code confidentiel) ;
    • les facteurs de possession, qui correspondent à « ce que la personne a » (par exemple une carte à puce, une clé USB ou encore une application d’authentification installée sur un appareil dit « enrôlé ») ;
    • les facteurs d’inhérence, qui correspondent à « ce que la personne est ou fait » (par exemple les empreintes digitales, l’ADN, la morphologie, la manière de frapper sur le clavier, etc.).

    Si ces méthodes d’authentification sont plus sécurisées qu’une authentification simple, elles peuvent potentiellement utiliser des données personnelles, d’où la nécessité de respecter le RGPD.

    La CNIL a donc mis à disposition des ressources afin de sécuriser les utilisateurs et d’inciter les fournisseurs à intégrer ces questions dès la conception de ces solutions.

    Les recommandations de la CNIL visent particulièrement plusieurs sujets, à savoir :

    • les conditions et les besoins en sécurité qui font de la MFA une solution adaptée ;
    • le respect des principes du RGPD, (base légale, collecte et conservation des données, etc.) ;
    • la détermination de la qualification des acteurs intervenant dans une solution de MFA ;
    • le choix des modalités de la MFA, notamment les catégories de facteurs choisies et leurs conditions de conformité au RGPD ;
    • l’usage du facteur d’inhérence ;
    • le choix de l’envoi d’un code à usage unique par SMS ;
    • l’utilisation de l’équipement personnel des salariés comme facteur de possession, etc.

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