Catégorie : Infos Sociales

  • TĂ©lĂ©travail et titre-restaurant : quand l’égalitĂ© de traitement s’invite Ă  table !

    TĂ©lĂ©travail et titre-restaurant : quand l’égalitĂ© de traitement s’invite Ă  table !

    Pendant la pandĂ©mie, une entreprise se voit dans l’obligation de fermer son restaurant d’entreprise. Dans le mĂȘme temps, elle suspend les titres-restaurant de ses salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail. Cette pratique est-elle validĂ©e par le juge ou contrevient-elle Ă  l’égalitĂ© de traitement ? RĂ©ponse


    TĂ©lĂ©travail, restaurant d’entreprise et covid : tous logĂ©s Ă  la mĂȘme enseigne ?

    Le tĂ©lĂ©travailleur doit bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes droits que le salariĂ© qui travaille sur site. Ainsi, si un avantage est accordĂ© au salariĂ© en « prĂ©sentiel », il doit aussi profiter aux salariĂ©s en « distanciel » qui se trouvent dans une situation comparable.

    Mais les salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail et bĂ©nĂ©ficiant de titres-restaurant doivent-ils continuer Ă  en bĂ©nĂ©ficier lorsque le restaurant d’entreprise est fermĂ© pour les salariĂ©s travaillant sur site ?

    Dans cette affaire, une société propose 2 solutions pour la pause déjeuner :

    • l’accĂšs Ă  un restaurant d’entreprise subventionnĂ© par l’employeur pour les salariĂ©s travaillant sur site ;
    • le bĂ©nĂ©fice de titres-restaurant pour les commerciaux et salariĂ©s travaillant Ă  distance.

    Mais, Ă  l’occasion de la pandĂ©mie de covid-19, la sociĂ©tĂ© s’est vue dans l’obligation de fermer son restaurant pendant le tĂ©lĂ©travail obligatoire dĂšs mars 2020. 

    En mĂȘme temps, l’employeur dĂ©cidait Ă©galement de suspendre le bĂ©nĂ©fice des titres-restaurants pour les travailleurs Ă  distance.

    Ce qui n’est pas du goĂ»t des salariĂ©s, qui protestent : d’une part, l’employeur ne peut pas suspendre le bĂ©nĂ©fice de titres-restaurant qui constitue un usage ; d’autre part, Ă  partir de mars 2020, tous les salariĂ©s Ă©taient en tĂ©lĂ©travail et donc dans la mĂȘme situation.

    De fait, selon eux, l’employeur ne peut pas suspendre ces titres-restaurant sans mĂȘme dĂ©noncer l’usage aux termes de la procĂ©dure particuliĂšre prĂ©vue Ă  cet effet.

    A contrario, l’égalitĂ© de traitement invoquĂ©e par l’employeur aurait dĂ» le conduire Ă  attribuer des titres-restaurant Ă  l’ensemble des salariĂ©s puisque, en raison de la mise en place du tĂ©lĂ©travail exceptionnel, tous les salariĂ©s Ă©taient dans la mĂȘme situation.

    « Tout Ă  fait ! », tranche le juge en faveur des salariĂ©s : puisqu’il existait un usage dans l’entreprise tenant Ă  l’attribution de titres-restaurant aux salariĂ©s qui n’avaient pas accĂšs au restaurant d’entreprise, du fait de leur Ă©loignement gĂ©ographique, l’employeur ne pouvait pas suspendre cette pratique sans la dĂ©noncer prĂ©alablement.

    En suspendant les titres-restaurant pour certains salariĂ©s, compte tenu de leur situation antĂ©rieure, l’employeur contrevient donc Ă  l’égalitĂ© de traitement.

    Puisqu’à compter du mois de mars 2020, tous les salariĂ©s sont placĂ©s en tĂ©lĂ©travail, l’employeur aurait, en outre, dĂ» gĂ©nĂ©raliser le bĂ©nĂ©fice des titres-restaurant Ă  tous les salariĂ©s


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  • Indicateurs des risques professionnels : l’attestation est mise Ă  jour !

    Indicateurs des risques professionnels : l’attestation est mise à jour !

    Dans le cadre de la prĂ©vention des risques professionnels, les employeurs peuvent dĂ©sormais obtenir une attestation des indicateurs de risques professionnels. Ce document, utile pour Ă©valuer l’efficacitĂ© des actions menĂ©es, vient d’ĂȘtre actualisĂ© et comprend dĂ©sormais de nouvelles informations. Voici ce qu’il faut retenir.

    Une attestation enrichie de nouvelles données depuis le 1er juillet 2025 !

    Pour mĂ©moire, le taux de la cotisation AT/MP due par l’employeur est dĂ©terminĂ© chaque annĂ©e pour l’entreprise en fonction de leur classement de risque. 

    Ce taux est ensuite notifiĂ© par les caisses d’assurance retraite et de la santĂ© au travail via des dĂ©cisions tĂ©lĂ©transmises aux employeurs sur leur compte AT/MP, accessible depuis le portail net-entreprises.

    Ce compte ouvre Ă©galement la possibilitĂ© de consulter les barĂšmes des coĂ»ts moyens ventilĂ©s par secteur d’activitĂ©, mais aussi d’accĂ©der Ă  un bilan individuel des risques professionnels permettant aux entreprises de se comparer avec celles appartenant aux mĂȘmes secteurs.

    Autre fonctionnalité offerte par le site : la possibilité de se procurer une attestation des indicateurs des risques professionnels.

    Rappelons que cette attestation trouve toute son utilitĂ© dans le cadre de l’obtention d’un label ou d’une accrĂ©ditation pour l’entreprise. Elle permet Ă©galement Ă  l’employeur de mesurer l’efficacitĂ© des mesures de prĂ©vention des risques professionnels mises en place dans l’entreprise.

    Et justement, dans une information rĂ©cente, l’Assurance maladie rappelle la mise Ă  jour de cette attestation des indicateurs des risques professionnels qui mentionne, depuis le 1er juillet 2025 :

    • le nombre de salariĂ©s prĂ©sents dans l’établissement concernĂ© ;
    • la sinistralitĂ© observĂ©e au cours des 3 derniĂšres annĂ©es ;
    • un comparatif de ce taux de sinistralitĂ© vis-Ă -vis des entreprises appartenant au mĂȘme secteur d’activitĂ© ;
    • des informations statistiques tenant aux causes des accidents de travail, type de blessures et localisation des troubles musculosquelettiques.

    Ce document est disponible et tĂ©lĂ©chargeable pour les employeurs directement via net-entreprises, sous l’onglet « PrĂ©venir les risques professionnels ».

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  • Maladie professionnelle : un nouveau documentaire immersif et pĂ©dagogique

    Maladie professionnelle : un nouveau documentaire immersif et pédagogique

    Les maladies professionnelles restent un sujet souvent mĂ©connu, pourtant au cƓur des enjeux de santĂ© au travail. Pour sensibiliser employeurs comme salariĂ©s, l’Assurance Maladie vient de promouvoir un documentaire immersif et pĂ©dagogique : « Maladies professionnelles : comprendre, prĂ©venir, agir ».

    « Maladies professionnelles : comprendre, prévenir, agir »

    Chaque annĂ©e en France, environ 48 000 maladies sont reconnues comme Ă©tant d’origine professionnelle.

    Par consĂ©quent, l’Assurance maladie vient de communiquer sur la publication d’un documentaire, disponible gratuitement, visant Ă  sensibiliser employeurs et salariĂ©s sur l’arsenal de mesures de prĂ©vention des risques professionnels.

    D’une trentaine de minutes, ce documentaire intitulĂ© « Maladies professionnelles : comprendre, prĂ©venir, agir » met ainsi en lumiĂšre les tĂ©moignages de salariĂ©s sur leur parcours dans le cadre de la reconnaissance de la maladie professionnelle.

    Pour illustrer concrĂštement les enjeux de la santĂ© au travail, le film propose Ă©galement une immersion en entreprise et les interventions d’experts reconnus en la matiĂšre.

    À travers ces tĂ©moignages et analyses, le documentaire rappelle l’importance d’une prĂ©vention active et d’une vigilance partagĂ©e entre employeurs et salariĂ©s pour prĂ©server la santĂ© au travail.

    Notez que des mesures de prĂ©vention et des bonnes pratiques quant Ă  l’amĂ©lioration des conditions de travail, adaptĂ©es au secteur d’activitĂ©, sont consultables gratuitement sur le site de l’Assurance maladie.

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  • Titres-restaurant et tĂ©lĂ©travail : le juge tranche enfin !

    Titres-restaurant et télétravail : le juge tranche enfin !

    Alors que les titres-restaurant constituent un avantage social ancrĂ© dans la vie des salariĂ©s, leur attribution aux salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail a pu susciter certaines interrogations. Faut-il rĂ©server ce bĂ©nĂ©fice Ă  ceux prĂ©sents sur site, ou l’étendre Ă  tous ceux dont la journĂ©e de travail comprend un repas, et donc Ă  ceux qui sont aussi en tĂ©lĂ©travail ? RĂ©ponse du juge


    Les tĂ©lĂ©travailleurs ont-ils droit aux titres-restaurant mis en place dans l’entreprise ?

    Pour mĂ©moire, le titre-restaurant dĂ©signe un avantage social accordĂ© au salariĂ© qui permet initialement l’achat des repas du salariĂ© et qui repose sur un cofinancement, auquel participe l’employeur.

    Lorsqu’ils sont mis en place dans l’entreprise, l’attribution des tickets restaurant est conditionnĂ©e Ă  l’existence de repas compris sur les horaires journaliers des salariĂ©s.

    Mais qu’en est-il pour les salariĂ©s travaillant exclusivement en tĂ©lĂ©travail : leur lieu de travail doit-il aussi influencer le droit Ă  cet avantage ?

    Dans un rĂ©cent litige, un salariĂ© placĂ© en tĂ©lĂ©travail pendant la crise sanitaire demande un rappel de salaires Ă  son employeur, lui reprochant de ne pas lui avoir versĂ© de titres-restaurant, contrairement Ă  ses collĂšgues restĂ©s sur site, alors mĂȘme que ses horaires journaliers incluaient bien une pause dĂ©jeuner.

    Pour ce salariĂ©, ce traitement diffĂ©renciĂ© contrevient Ă  l’égalitĂ© de traitement entre les salariĂ©s en tĂ©lĂ©travail et les salariĂ©s prĂ©sents sur site.

    « Faux ! », rĂ©fute l’employeur : pour qu’il y ait rupture dans l’égalitĂ© de traitement, comme le reproche ce salariĂ©, cela implique que tous les salariĂ©s soient placĂ©s dans une situation identique.

    Or, soutient l’employeur, le salariĂ© en tĂ©lĂ©travail n’est pas dans une situation identique vis-Ă -vis de ses collĂšgues qui ont continuĂ© Ă  venir travailler sur site, de sorte qu’il Ă©tait en droit de cesser de lui verser des titres-restaurant pendant cette pĂ©riode.

    Ce qui ne convainc pas le juge, qui tranche en faveur du salariĂ© : la seule condition lĂ©gale d’attribution des titres-restaurant est l’existence d’un repas du salariĂ© compris sur son horaire journalier.

    L’employeur ne peut donc pas conditionner le bĂ©nĂ©fice des titres-restaurant Ă  la prĂ©sence du salariĂ© sur site pendant cette journĂ©e de travail.

    De plus, l’égalitĂ© de traitement implique Ă©galement que les salariĂ©s placĂ©s en tĂ©lĂ©travail bĂ©nĂ©ficient des mĂȘmes droits que les salariĂ©s prĂ©sents sur site.

    Ainsi, dÚs lors que les salariés présents dans les locaux reçoivent des titres-restaurant, les télétravailleurs doivent eux aussi en bénéficier.

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  • DUERP : l’évaluation diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels est possible !

    DUERP : l’évaluation diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels est possible !

    L’Agence nationale pour l’amĂ©lioration des conditions de travail (ANACT) a rĂ©cemment publiĂ© un guide invitant les entreprises Ă  Ă©valuer les risques professionnels en tenant compte des diffĂ©rences entre les femmes et les hommes. Que faut-il en retenir ?

    Une évaluation différenciée des risques professionnels entre les hommes et les femmes

    Dans la plupart des entreprises, les femmes et les hommes n’occupent pas les mĂȘmes postes et ne sont donc pas exposĂ©s aux mĂȘmes risques ni aux mĂȘmes conditions de travail.

    MĂȘme lorsqu’ils sont exposĂ©s Ă  un risque identique, les effets sur la santĂ© peuvent varier selon le sexe.

    Prendre en compte ces diffĂ©rences dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) permet de construire des plans de prĂ©vention mieux adaptĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© des situations de travail.

    Ainsi, pour encourager cette approche diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels, un nouveau guide publiĂ© par l’ANACT vise Ă  donner des repĂšres concrets aux personnes chargĂ©es d’évaluer les risques, Ă  savoir :

    • les prĂ©venteurs, et notamment les chargĂ©s des RH et les reprĂ©sentants du CSE, afin de permettre l’enrichissement du document unique d’évaluation des risques professionnels par une dĂ©marche d’évaluation diffĂ©renciĂ©e ;
    • et les experts en prĂ©vention, dont les services de prĂ©vention et santĂ© au travail, pour les outiller dans l’accompagnement de telles dĂ©marches.

    L’objectif est double : mieux identifier les Ă©carts d’exposition entre les femmes et les hommes tout en apprĂ©hendant mieux les effets diffĂ©renciĂ©s des risques sur leur santĂ©.

    Cette approche doit conduire à une évaluation plus fine et pertinente des risques, puis à la mise en place de mesures de prévention adaptées, permettant ainsi aux employeurs de mieux répondre à leur obligation de sécurité.

    Ce guide, librement et gratuitement consultable sur internet, est construit en 3 parties :

    • la 1re fait le point sur les connaissances sur la santĂ© des femmes au travail et les Ă©carts femmes-hommes : ce sont autant de donnĂ©es qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour justifier d’enrichir les pratiques d’évaluation des risques ;
    • la 2e partie dĂ©taille une mĂ©thode d’évaluation des risques en 5 phases et identifie comment mieux prendre en compte l’approche diffĂ©renciĂ©e Ă  chacune d’entre elles ;
    • la 3e partie, consacrĂ©e Ă  7 fiches pratiques qui contiennent des repĂšres par famille de contraintes de travail ou de risques pour mieux identifier les Ă©carts possibles entre les femmes et les hommes.

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  • Subvention prĂ©vention des risques ergonomiques : bientĂŽt la date limite !

    Subvention prévention des risques ergonomiques : bientÎt la date limite !

    Afin de prĂ©venir les risques professionnels et de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s, l’Assurance maladie propose une subvention « PrĂ©vention des risques ergonomiques », pour les employeurs qui rĂ©alisent (ou souhaitent rĂ©aliser) des prestations liĂ©es Ă  la prĂ©vention des risques ergonomiques. Selon quelles modalitĂ©s ?

    Subvention risques ergonomiques : une demande Ă  transmettre avant le 31 dĂ©cembre 2025 

    Dans le cadre de sa politique de prĂ©vention, l’Assurance Maladie a mis en place une aide financiĂšre dĂ©nommĂ©e « Subvention PrĂ©vention des risques ergonomiques » Ă  destination :

    • des entreprises relevant du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral,
    • et des travailleurs indĂ©pendants ayant souscrit une assurance volontaire individuelle contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

    Y sont éligibles toutes les structures ayant financé, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, des prestations ou équipements destinés à prévenir certains risques professionnels tenant :

    • Ă  la manutention manuelle de charges, c’est-Ă -dire toute opĂ©ration de transport ou de soutien d’une charge, dont le levage, la pose, la poussĂ©e, la traction, le port ou le dĂ©placement, qui exige l’effort physique d’un ou de plusieurs travailleurs ;
    • aux postures pĂ©nibles dĂ©finies comme positions forcĂ©es ;
    • aux vibrations mĂ©caniques transmises aux mains et aux bras et Ă  celles transmises Ă  l’ensemble du corps.

    Notez que, pour en bĂ©nĂ©ficier, les entreprises et travailleurs indĂ©pendants doivent ĂȘtre Ă  jour de leurs obligations lĂ©gales et rĂ©glementaires en matiĂšre de prĂ©vention des risques professionnels (par exemple, s’agissant de la mise Ă  jour du document unique d’évaluation des risques professionnels).

    Toutes ces conditions préalables remplies, cette subvention doit permettre de financer :

    • des actions de prĂ©vention (qui recouvrent les diagnostics ergonomiques, les formations dĂ©ployĂ©es et des Ă©quipements rĂ©pondant Ă  un cahier des charges dĂ©fini) ;
    • des actions de sensibilisation ;
    • des amĂ©nagements de postes de travail ;
    • la prise en charge de frais de personnels de prĂ©vention dĂ©diĂ©s Ă  la mise en Ɠuvre d’actions financĂ©es par le fonds.

    Pour en faire la demande, l’employeur a jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 pour en faire la demande directement depuis son espace net-entreprises. L’ensemble des piĂšces nĂ©cessaires Ă  joindre Ă  la demande sont prĂ©cisĂ©es sur le site de l’Assurance Maladie.

    Attention : dĂšs le 1er janvier 2026, seules les factures datĂ©es de 2026 pourront ĂȘtre prises en compte.

    Notez qu’en cas de rĂ©ception tardive de la facture, si la prestation ou la livraison est intervenue en 2025, il est possible de transmettre une attestation de service Ă  la place de la facture, dĂšs lors que cette derniĂšre est envoyĂ©e dĂšs rĂ©ception.

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  • Mise Ă  pied conservatoire ou disciplinaire : quelle diffĂ©rence ?

    Mise à pied conservatoire ou disciplinaire : quelle différence ?

    La mise Ă  pied d’un salariĂ© fautif peut-elle ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une sanction avant mĂȘme la fin de l’enquĂȘte interne diligentĂ©e par l’employeur ? C’est la question posĂ©e au juge dans une rĂ©cente affaire opposant un salariĂ© Ă  son employeur, et qui rappelle combien il est essentiel de distinguer la mise Ă  pied « disciplinaire » et la mise Ă  pied « conservatoire » 

    La mise Ă  pied disciplinaire et conservatoire : Ă  ne pas confondre !

    La mise Ă  pied conservatoire dĂ©signe une mesure provisoire d’éloignement prise par l’employeur lorsque certains faits commis par le salariĂ© sont d’une telle gravitĂ© qu’ils requiĂšrent son Ă©loignement temporaire de l’entreprise, le temps pour l’employeur de prendre une dĂ©cision quant Ă  une Ă©ventuelle sanction disciplinaire.

    Contrairement Ă  la mise Ă  pied disciplinaire, la mise Ă  pied conservatoire ne constitue donc pas, en tant que telle, une sanction disciplinaire.

    Mais que se passe-t-il si un salariĂ©, Ă©cartĂ© Ă  titre conservatoire pendant une enquĂȘte interne, estime que cette mise Ă  pied Ă©tait dĂ©jĂ  une sanction ?

    Dans une récente affaire, un salarié embauché en qualité de second de cuisine est mis à pied à titre conservatoire à la suite de manquements.

    À l’issue d’une enquĂȘte interne menĂ©e par l’employeur, 3 semaines aprĂšs sa mise Ă  pied conservatoire, le salariĂ© est finalement convoquĂ© Ă  un entretien prĂ©alable avant d’ĂȘtre licenciĂ© pour faute grave.

    Licenciement qu’il dĂ©cide de contester, puisqu’selon lui, la 1re mise Ă  pied « conservatoire » constituait en fait une mise Ă  pied « disciplinaire » et donc une sanction disciplinaire.

    Pour preuve, le salariĂ© souligne le fait que la lettre de notification de la mise Ă  pied conservatoire ne mentionne pas le fait que son sort Ă©tait fonction de l’enquĂȘte diligentĂ©e en parallĂšle.

    Puisqu’on ne peut pas sanctionner 2 fois le salariĂ© pour les mĂȘmes faits, le licenciement est donc dĂ©pourvu de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse


    « Faux ! », rĂ©fute l’employeur : le salariĂ© avait bel et bien fait l’objet d’une mise Ă  pied conservatoire et avait Ă©tĂ© averti de son caractĂšre provisoire et de sa durĂ©e (tout au long de l’enquĂȘte), sans qu’il y ait besoin de rappeler que sa dĂ©cision dĂ©pendait du rĂ©sultat de l’enquĂȘte menĂ©e.

    Raisonnement validĂ© par le juge, qui tranche en faveur de l’employeur : la 1re mise Ă  pied est bien de nature « conservatoire », de sorte que le licenciement est valide ici.

    Ainsi, la mise Ă  pied du salariĂ© qui lui est notifiĂ©e dans l’attente du rĂ©sultat d’une enquĂȘte interne rendue nĂ©cessaire par ses manquements est bel et bien une mise Ă  pied provisoire et ne constitue pas une sanction disciplinaire.

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  • Temps partiel : repos compensateur assimilĂ© aux congĂ©s payĂ©s ?

    Temps partiel : repos compensateur assimilé aux congés payés ?

    Au titre de l’égalitĂ© de traitement, les jours de congĂ©s payĂ©s doivent rĂ©pondre aux mĂȘmes rĂšgles s’agissant de la prise ou de l’acquisition pour les salariĂ©s embauchĂ©s Ă  temps partiel et Ă  temps complet. Mais qu’en est-il pour les jours de repos compensatoire ? Doivent-ils rĂ©pondre aux mĂȘmes rĂšgles ? RĂ©ponse du juge


    Les repos compensatoires d’un salariĂ© Ă  temps partiels sont-ils des jours de congĂ©s payĂ©s ?

    Pour mĂ©moire, les congĂ©s payĂ©s se calculent de la mĂȘme maniĂšre pour tous les salariĂ©s, qu’ils soient Ă  temps plein ou Ă  temps partiel. Un salariĂ© Ă  temps partiel acquiert donc, comme les autres, 2,5 jours ouvrables de congĂ©s payĂ©s par mois.

    De mĂȘme, lorsqu’ils sont pris, ces jours de congĂ©s payĂ©s doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s selon les mĂȘmes rĂšgles pour tout le monde. Si l’entreprise compte les congĂ©s en jours ouvrables, elle doit le faire pour tous les salariĂ©s, embauchĂ©s Ă  temps complet ou Ă  temps partiel.

    En plus des congés payés classiques, il existe des jours de repos « compensateurs ». Ils servent à compenser des heures effectuées au-delà des horaires contractuels du salariés : heures supplémentaires pour un temps plein, heures complémentaires pour un temps partiel.

    Mais alors, faut-il compter ces jours de repos compensateur comme des congés payés (en jours ouvrables) ou de façon différente, proportionnée au temps réellement travaillé ?

    Ici, une salariĂ©e Ă  temps partiel travaillait le mardi toute la journĂ©e et le jeudi matin, et avait droit Ă  des jours de repos compensateurs pour les heures complĂ©mentaires qu’elle effectuait au-delĂ  de cette durĂ©e prĂ©vue au contrat.

    Son employeur, toutefois, avait choisi de dĂ©compter ces jours de repos compensateur comme des congĂ©s payĂ©s classiques, c’est-Ă -dire sur tous les jours ouvrables de la semaine, mĂȘme ceux oĂč elle ne travaillait jamais.

    Or, ce calcul, que la salariĂ©e conteste, lui est dĂ©favorable : en procĂ©dant ainsi, l’employeur « consomme » plus vite les jours de repos compensateur.

    Pour la salariĂ©e, ces jours de repos compensatoire auraient dĂ», en raison de leur objet, ĂȘtre dĂ©comptĂ©s uniquement sur les jours durant lesquels il Ă©tait prĂ©vu que la salariĂ©e travaille : dans son cas, seulement les mardis et les jeudis matin.

    Ce que valide le juge, en donnant raison au salariĂ© : si les jours de congĂ© payĂ© doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s de maniĂšre identique pour les salariĂ©s, il en va autrement pour les jours de repos compensateur, qui ne pourront ĂȘtre dĂ©comptĂ©s que sur les jours oĂč la salariĂ©e Ă©tait censĂ©e rĂ©ellement travailler.

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  • RĂ©partition de la taxe d’apprentissage 2025 : vous avez jusqu’au 24 octobre !

    RĂ©partition de la taxe d’apprentissage 2025 : vous avez jusqu’au 24 octobre !

    AprĂšs la dĂ©claration et le versement Ă  l’Urssaf du solde de la taxe d’apprentissage le 5 ou le 15 mai 2025, il est dĂ©sormais l’heure de procĂ©der Ă  sa rĂ©partition auprĂšs des Ă©tablissements habilitĂ©s via la plateforme SOLtĂ©A


    Taxe d’apprentissage : aprĂšs le versement du solde, sa rĂ©partition
 

    ConformĂ©ment aux dates de la campagne de la taxe d’apprentissage 2025, les employeurs ont jusqu’au 24 octobre 2025 pour rĂ©aliser la rĂ©partition du solde de la taxe d’apprentissage dĂ©jĂ  versĂ©e, via la plateforme SOLTĂ©A.

    Rappelons que cette plateforme numĂ©rique, gĂ©rĂ©e par la Caisse des dĂ©pĂŽts et des consignations, permet ainsi aux employeurs de : 

    • choisir les Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiaires et les formations qu’ils souhaitent soutenir en leur affectant le solde de la taxe d’apprentissage.
    • poursuivre l’affectation de leur solde au profit d’un des Ă©tablissements de leur choix. 

    Ainsi, les employeurs ont jusqu’au 24 octobre 2025 pour rĂ©aliser leur rĂ©partition. 

    Au-delĂ  de cette date, les crĂ©dits non affectĂ©s le seront par voie rĂ©glementaire, via des critĂšres objectifs tenant par exemple Ă  l’implantation gĂ©ographique des entreprises et aux besoins de recrutement de certaines formations, au niveau national. 

    Pour consulter la liste des Ă©tablissements habilitĂ©s, les employeurs redevables de la taxe d’apprentissage sont invitĂ©s Ă  consulter les listes officielles des Ă©tablissements habilitĂ©s Ă  la percevoir. 

    L’ensemble des fonds rĂ©partis au cours de cette 2e campagne de rĂ©partition donnera lieu aux virements Ă  compter du 7 novembre 2025.

    Pour mĂ©moire, rappelons que la 1re pĂ©riode de rĂ©partition qui s’est achevĂ©e le 27 juin 2025 a donnĂ© lieu Ă  une trĂšs bonne dynamique puisque plus de 55 000 nouveaux employeurs se sont inscrits sur la plateforme, doublant le nombre de nouveaux inscrits par rapport Ă  juin 2024.

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  • CamĂ©ras dissimulĂ©es : nouvelle sanction de la CNIL !

    Caméras dissimulées : nouvelle sanction de la CNIL !

    RĂ©cemment, la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) a Ă©pinglĂ© un grand magasin parisien pour avoir dissimulĂ© des camĂ©ras ainsi que des micros dans 2 rĂ©serves, pour faire face Ă  des vols internes


    Des camĂ©ras prenant l’apparence de dĂ©tecteurs de fumĂ©e placĂ©es dans les rĂ©serves :

    En août 2023, aprÚs avoir constaté des vols de marchandises dans ses réserves, un grand magasin parisien a mis en place de nouvelles caméras dans 2 réserves, uniquement fréquentées par le personnel.

    Ces camĂ©ras, qui prenaient l’apparence de dĂ©tecteurs de fumĂ©e, Ă©taient aussi Ă©quipĂ©es de micros et ont Ă©tĂ© retirĂ©es aprĂšs leur dĂ©couverte par les salariĂ©s en septembre 2023.

    Une pratique sanctionnĂ©e par la CNIL qui vient d’adresser une amende de 100 000 € Ă  l’enseigne parisienne pour avoir dissimulĂ© ces camĂ©ras.

    En cause ? Plusieurs manquements au RGPD, et notamment Ă  :

    • l’obligation de traiter les donnĂ©es de maniĂšre loyale et au principe de responsabilitĂ© ;
    • l’obligation de collecter des donnĂ©es adĂ©quates, pertinentes et non excessives ;
    • l’obligation d’associer le dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la protection des donnĂ©es (DPO) Ă  cette pratique.

    En synthĂšse, et compte tenu des caractĂ©ristiques du dispositif utilisĂ©, il est reprochĂ© une disproportion entre l’atteinte Ă  la vie privĂ©e des salariĂ©s (notamment en captant des conversations privĂ©es) et le but poursuivi (contrer la hausse des vols dans les rĂ©serves).

    Idem pour la dĂ©lĂ©guĂ©e Ă  la protection des donnĂ©es (DPO), non informĂ©e du dispositif et qui aurait dĂ» l’ĂȘtre en amont de la mise en place de ces camĂ©ras, afin d’informer l’employeur sur les risques et consĂ©quences de cette surveillance. 

    Rappelons que si, dans certains cas prĂ©cis, l’employeur peut recourir Ă  des camĂ©ras dissimulĂ©es, ce dispositif doit impĂ©rativement ĂȘtre mis en place dans le cadre de « circonstances exceptionnelles », Ă  titre temporaire et s’accompagner d’une analyse des consĂ©quences dudit dispositif, ce qui n’avait pas Ă©tĂ© le cas ici


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