Catégorie : Infos Fiscales

  • Bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER) : des exonĂ©rations fiscales prolongĂ©es et limitĂ©es !

    Bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER) : des exonĂ©rations fiscales prolongĂ©es et limitĂ©es !

    La loi de finances pour 2025 a prolongĂ©, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, le dispositif d’exonĂ©rations fiscales accordĂ©es aux entreprises qui s’implantent dans un bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER). CorrĂ©lativement, ces avantages fiscaux sont dĂ©sormais limitĂ©s Ă  300 000 €. Explications


    BER : prolongation et limitation des avantages fiscaux

    Pour rappel, si vous crĂ©ez votre entreprise dans un bassin d’emploi Ă  redynamiser (BER), vous pourrez bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’une exonĂ©ration totale :

    • d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices couvrant une pĂ©riode de 60 mois (5 ans) ;
    • de cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE) pendant 5 ans ;
    • de taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties (TFPB) pendant 5 ans.

    Initialement prĂ©vu jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024, ce dispositif d’exonĂ©rations a Ă©tĂ© prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 par la loi de finances pour 2025.

    Il est prĂ©cisĂ© que, depuis le 1er janvier 2024, ces exonĂ©rations sont comprises dans le champ d’application des aides dites « de minimis » et sont ainsi plafonnĂ©es Ă  300 000 € sur 3 exercices fiscaux.

    Cette pĂ©riode comprend l’exercice fiscal en cours, ainsi que les 2 exercices fiscaux prĂ©cĂ©dents. Le respect de ce plafond s’apprĂ©cie au moment de la date d’octroi de chaque nouvelle aide de minimis. Pour chaque nouvelle aide de minimis octroyĂ©e, il y a lieu de tenir compte du montant total des aides de minimis octroyĂ©es au cours des 3 annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

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  • RĂ©forme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations


    Réforme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations


    La suspension de la rĂ©forme de la franchise en base de TVA de nouveau prolongĂ©e jusqu’en dĂ©cembre 2025 suscite de nombreuses interrogations, notamment en cas de sortie du dispositif en 2025. Des prĂ©cisions utiles viennent d’ĂȘtre apportĂ©es Ă  ce sujet. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques Ă©claircissements


    Sortie de la franchise en base de TVA en 2025 : précisions utiles

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA.

    La loi de finances pour 2025 a prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es.

    Toutefois, face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue une premiĂšre fois, dĂšs sa crĂ©ation, puis une seconde fois jusqu’au 1er juin 2025.

    Alors que la prolongation de cette suspension a suscitĂ© de nombreuses interrogations, notamment parmi les micro-entrepreneurs, et en l’absence de consensus, le Gouvernement a annoncĂ© la suspension de la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2025, afin de permettre « un dĂ©bat apaisĂ© et approfondi dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2026 ».

    Toutefois, une question restait en suspens : Ă  compter de quelle date les dĂ©marches dĂ©claratives en matiĂšre de TVA doivent-elles ĂȘtre effectuĂ©es par un assujetti qui perd le bĂ©nĂ©fice de la franchise en base de TVA au cours de l’annĂ©e 2025 ?

    Une question Ă  laquelle l’administration fiscale vient rĂ©cemment de rĂ©pondre.

    Elle rappelle que, depuis le 1er janvier 2025, les seuils de la franchise en base de TVA sont les suivants :

    Seuils de CA applicables depuis le 1er janvier 2025

     

    Année de référence

    CA national total

    CA national relatif aux prestations de services autres que les ventes Ă  consommer sur place, les prestations d’hĂ©bergement et certains travaux immobiliers

     

    2024 (seuils de droit commun)

    85 000 €

    37 500 €

    2025 (seuils de tolérance)

    93 500 €

    41 250 €

     

    Il est Ă©galement prĂ©cisĂ© que l’application des nouveaux seuils prĂ©vus par la loi de finances pour 2025, Ă  savoir 25 000 € (quelle que soit la nature de l’activitĂ©) et 27 500 € pour un dĂ©passement l’annĂ©e en cours, est suspendue jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025.

    Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2025, lorsque le seuil de l’annĂ©e en cours est dĂ©passĂ©, la franchise cesse de s’appliquer pour les opĂ©rations intervenant Ă  compter de la date de ce dĂ©passement, et non plus Ă  compter du 1er jour du mois du dĂ©passement.

    Dans ce cadre, les rĂšgles suivantes sont applicables :

    • le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2024 conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise Ă  compter du 1er janvier 2025 ;
    • le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2025 conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise Ă  compter du jour du dĂ©passement en 2025.

    SchĂ©matiquement, deux situations peuvent conduire Ă  une sortie du rĂ©gime de franchise en base de TVA au cours de l’annĂ©e 2025 :

    Sortie de la franchise en base de TVA

     

    Année de référence

    CA national au titre de l’annĂ©e de rĂ©fĂ©rence

     

    Date de sortie de la franchise

    2024

    SupĂ©rieur Ă  85 000 € ou 37 500 €

    1er janvier 2025

    2025

    SupĂ©rieur Ă  93 500 € ou 41 250 €

    Au jour du dépassement

     

    Par voie de consĂ©quence, si un assujetti constate un dĂ©passement des seuils en 2024, il doit avoir commencĂ© Ă  facturer et dĂ©clarer la TVA dĂšs le 1er janvier 2025. S’il dĂ©passe les seuils en cours d’annĂ©e 2025, il devra appliquer la TVA Ă  compter du jour mĂȘme du dĂ©passement.

    Notez qu’un assujetti Ă©ligible Ă  la franchise peut opter pour sortir de ce rĂ©gime volontairement. Dans ce cadre, l’option prend effet au 1er jour du mois au cours duquel elle est exercĂ©e. Cette facultĂ© n’est pas affectĂ©e par les rĂ©formes entrĂ©es en vigueur en 2025.

    En pratique, les professionnels concernĂ©s par la franchise en base de TVA doivent apporter une attention particuliĂšre Ă  l’évolution de leur chiffre d’affaires en 2025. Un dĂ©passement des seuils entraĂźne des obligations immĂ©diates en matiĂšre de facturation, de dĂ©claration et de comptabilitĂ©.

     

    RĂ©forme de la franchise en base de TVA : suspension et interrogations
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  • COVID-19, Ă©quipements de protection et taux rĂ©duit de TVA : toujours d’actualitĂ© ?

    COVID-19, Ă©quipements de protection et taux rĂ©duit de TVA : toujours d’actualitĂ© ?

    Afin de lutter au mieux contre la propagation du coronavirus, le Gouvernement a autorisĂ©, en mai et juillet 2020, l’application du taux de TVA rĂ©duit Ă  5,5 % pour certains produits achetĂ©s ou vendus depuis le mois de mars 2020. Une tolĂ©rance toujours d’actualitĂ© ?

    Coronavirus et équipements de protection : fin du taux réduit de TVA ?

    À titre exceptionnel, la TVA pour les masques, les produits d’hygiĂšne et les tenues de protection adaptĂ©s Ă  la lutte contre la propagation du coronavirus (COVID-19) Ă©tait perçue au taux rĂ©duit de 5,5 % pour les produits achetĂ©s ou vendus au sein de l’Union europĂ©enne depuis :

    • le 24 mars 2020 pour les masques ;
    • le 1er mars 2020 pour les produits d’hygiĂšne ;
    • le 24 mars 2020 pour les tenues de protection.

    Il vient d’ĂȘtre prĂ©cisĂ© que cette tolĂ©rance a pris fin depuis le 1er janvier 2025.

    Ainsi, Ă  compter de cette date, les livraisons, importations et acquisitions intracommunautaires portant sur les masques de protection et sur les produits destinĂ©s Ă  l’hygiĂšne corporelle et adaptĂ©s Ă  la lutte contre la propagation du virus covid-19 relĂšvent du taux normal de 20 % de la TVA en mĂ©tropole, y compris en Corse.

    À compter de cette mĂȘme date, lorsqu’elles sont rĂ©alisĂ©es dans les dĂ©partements de la Guadeloupe, de la Martinique et de La RĂ©union, ces opĂ©rations sont soumises au taux normal de TVA de 8,5 % de la TVA.

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  • Mise en location-gĂ©rance : fin du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer ?

    Mise en location-gĂ©rance : fin du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer ?

    Pour bĂ©nĂ©ficier du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des investissements productifs Outre-mer, les entreprises doivent affecter l’investissement Ă  l’exploitation de l’entreprise pendant une durĂ©e minimale fixĂ©e par la loi. Mais qu’en est-il si, au cours de cette pĂ©riode, l’investissement est mis en location-gĂ©rance ? RĂ©ponse


    CrĂ©dit d’impĂŽt et mise en location-gĂ©rance : une remise en cause ?

    Les entreprises qui rĂ©alisent des investissements productifs neufs dans les dĂ©partements d’outre-mer peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un crĂ©dit d’impĂŽt, sous rĂ©serve de remplir certaines conditions.

    Notamment, elles doivent exploiter directement les investissements, soit en tant que propriĂ©taires, soit, sous conditions, en tant que locataires dans le cadre d’un contrat de location avec option d’achat ou de crĂ©dit-bail.

    Le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt est subordonnĂ© Ă  l’affectation de l’investissement Ă  l’exploitation de l’entreprise pendant une durĂ©e minimale fixĂ©e par la loi. Si, au cours de cette pĂ©riode, l’investissement est cĂ©dĂ© ou cesse d’ĂȘtre utilisĂ© dans l’exploitation de l’entreprise, ou si l’acquĂ©reur cesse son activitĂ©, le crĂ©dit d’impĂŽt est repris au titre de l’exercice ou de l’annĂ©e au cours duquel ces Ă©vĂ©nements interviennent.

    Des exceptions Ă  cette reprise sont prĂ©vues, notamment lorsque les investissements sont repris et maintenus dans leur affectation initiale par le repreneur, dans le cadre de transmissions d’activitĂ©s rĂ©alisĂ©es sous un rĂ©gime de neutralitĂ© fiscale ou en cas de dĂ©faillance de l’exploitant initial.

    La question se pose de savoir si la mise en location-gĂ©rance d’une partie du fonds de commerce, comprenant des biens Ă©ligibles au crĂ©dit d’impĂŽt, constitue une cessation d’exploitation susceptible de remettre en cause le crĂ©dit d’impĂŽt.

    Il est prĂ©cisĂ© que la location-gĂ©rance est une modalitĂ© de poursuite de l’exploitation confiĂ©e Ă  un tiers, Ă  savoir le locataire-gĂ©rant qui exploite le fonds de commerce et les investissements qui y sont affectĂ©s Ă  ses risques et pĂ©rils.

    Par consĂ©quent, l’entreprise propriĂ©taire, bĂ©nĂ©ficiaire initiale du crĂ©dit d’impĂŽt, n’exploite plus elle-mĂȘme le fonds de commerce Ă  titre professionnel.

    De plus, la mise en location-gĂ©rance ne constitue ni une transmission d’activitĂ©, ni une dĂ©faillance d’entreprise.

    En consĂ©quence, lorsque des investissements ayant ouvert droit au crĂ©dit d’impĂŽt sont mis en location-gĂ©rance au cours de la pĂ©riode d’obligation de conservation et d’affectation, le crĂ©dit d’impĂŽt fait l’objet d’une reprise, conformĂ©ment Ă  la loi.

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  • Relaxe pĂ©nale et redressement fiscal : quelle articulation ?

    Relaxe pĂ©nale et redressement fiscal : quelle articulation ?

    Une dĂ©cision de relaxe au pĂ©nal fondĂ©e sur le bĂ©nĂ©fice du doute prive-t-elle l’administration fiscale d’engager une procĂ©dure de redressement fondĂ©e sur les mĂȘmes faits ? RĂ©ponse du juge


    AutoritĂ© de la chose jugĂ©e : le pĂ©nal l’emporte-t-il sur le fiscal ?

    SoupçonnĂ© de fraude fiscale en raison d’informations dĂ©tenues par l’administration fiscale laissant supposer qu’il est titulaire de comptes bancaires en Suisse, un couple finit finalement par ĂȘtre relaxĂ©, dans le bĂ©nĂ©fice du doute, par le tribunal correctionnel par un jugement devenu dĂ©finitif.

    ParallĂšlement, l’administration fiscale a adressĂ© au couple une proposition de rectification au titre de l’impĂŽt sur la fortune Ă  raison des actifs dĂ©tenus dans les comptes ouverts Ă  l’étranger.

    Un supplĂ©ment d’impĂŽt que le couple refuse de payer : il rappelle que la dĂ©cision dĂ©finitive de relaxe prononcĂ©e par le juge pĂ©nal bĂ©nĂ©ficie de l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e Ă  l’égard de tous, y compris lorsqu’elle est fondĂ©e sur le bĂ©nĂ©fice du doute.

    Partant de lĂ , une condamnation par le juge de l’impĂŽt au titre des mĂȘmes faits est impossible, estime le couple.

    Sauf que le doute portant sur la titularitĂ© des comptes bancaires Ă©trangers n’a pas lieu d’ĂȘtre, conteste l’administration fiscale qui fournit les fichiers produits par la banque attestant que ces comptes appartenaient bel et bien au couple. Une preuve qui, selon elle, lui permet de rectifier l’impĂŽt dĂ» par le couple.

    « À tort ! », tranche le juge qui rappelle que la procĂ©dure de redressement a pour origine des faits identiques Ă  ceux ayant donnĂ© lieu Ă  un jugement dĂ©finitif de relaxe devenu irrĂ©vocable. Partant de lĂ , le redressement fiscal ne peut pas ĂȘtre validĂ© ici.

    Notez que cette position du juge consacrant l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e au pĂ©nal sur le contentieux fiscal s’oppose Ă  celle du juge de l’impĂŽt qui adopte une position inverse : une relaxe au pĂ©nal fondĂ©e sur le bĂ©nĂ©fice du doute ne doit pas interdire l’administration fiscale d’apporter la preuve de l’inexistence de ce doute, lui permettant ainsi d’opĂ©rer un redressement fiscal.

    Ce dĂ©saccord entre le juge pĂ©nal et le juge administratif crĂ©e une situation juridique complexe qui nĂ©cessiterait une future rĂ©forme
 Affaire Ă  suivre donc !

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  • Mise Ă  disposition de vĂ©hicules aux salariĂ©s : quel rĂ©gime de TVA ?

    Mise à disposition de véhicules aux salariés : quel régime de TVA ?

    La mise Ă  disposition de vĂ©hicules par une entreprise Ă  ses salariĂ©s peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă  une prestation de service en matiĂšre de TVA. Mais sous quelles conditions ? Et quel est le rĂ©gime de TVA applicable ? RĂ©ponses


    TVA et mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule avec contrepartie

    Pour rappel, sont soumises à la TVA les livraisons de biens et les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.

    Dans ce cadre, la mise Ă  disposition d’un bien meuble corporel constitue une prestation de services. Ce qui peut ĂȘtre le cas d’une mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule d’entreprise Ă  un salariĂ©…

    La question qui se pose est de savoir quelles sont les conséquences en matiÚre de TVA de la décision prise par une entreprise de mettre des véhicules à la disposition de ses salariés pour un usage tant professionnel que privé.

    L’administration rappelle que la mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule n’est effectuĂ©e « Ă  titre onĂ©reux », et par voie de consĂ©quence, n’est soumise Ă  TVA, qu’en prĂ©sence d’une contrepartie prĂ©levĂ©e sur le salaire ou facturĂ©e au salariĂ©.

    Dans ce cadre, si le salariĂ© verse une somme ou renonce Ă  une partie de sa rĂ©munĂ©ration en Ă©change de l’utilisation du vĂ©hicule, cette mise Ă  disposition est considĂ©rĂ©e comme une prestation de services Ă  titre onĂ©reux. Par consĂ©quent, elle doit ĂȘtre soumise Ă  la TVA.

    Sont considérées comme des contreparties :

    • les prĂ©lĂšvements sur le salaire brut ou net du salariĂ© ;
    • l’utilisation d’un crĂ©dit de points convertible en salaire ;
    • la renonciation Ă  un avantage proposĂ© par l’employeur.

    Si la mise Ă  disposition est taxable, la base de calcul de la TVA est Ă©gale Ă  la totalitĂ© de la contrepartie perçue par l’employeur (montant du loyer, fraction du salaire prĂ©levĂ©e, etc.) et l’entreprise peut, dans ce cadre, dĂ©duire la TVA.

    Lorsque le vĂ©hicule est destinĂ©, dĂšs son acquisition par l’entreprise, Ă  ĂȘtre mis Ă  la disposition permanente, avec contrepartie, d’un de ses salariĂ©s, la TVA ayant grevĂ© cet achat n’est pas exclue du droit Ă  dĂ©duction.

    Si le vĂ©hicule Ă©tait initialement affectĂ© Ă  l’activitĂ© gĂ©nĂ©rale de l’entreprise et que la TVA n’a pas Ă©tĂ© dĂ©duite, une rĂ©gularisation est possible si le vĂ©hicule est ensuite mis Ă  disposition d’un salariĂ© avec contrepartie.

    TVA et mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule sans contrepartie

    Si le salariĂ© utilise le vĂ©hicule sans verser de somme, ni renoncer Ă  une partie de sa rĂ©munĂ©ration, la mise Ă  disposition n’est pas considĂ©rĂ©e comme une prestation de services Ă  titre onĂ©reux. Cependant, si l’entreprise a dĂ©duit la TVA lors de l’acquisition du vĂ©hicule, l’utilisation Ă  des fins privĂ©es par le salariĂ© est assimilĂ©e Ă  une prestation de services Ă  soi-mĂȘme, et la TVA est due.

    En revanche, si la TVA n’a pas Ă©tĂ© dĂ©duite lors de l’acquisition du vĂ©hicule, aucune TVA n’est due au titre de l’utilisation privĂ©e par le salariĂ©.

    Notez que lorsqu’une entreprise met en place une navette gratuite pour le transport de ses salariĂ©s entre leur domicile et le lieu de travail, sans contrepartie, cette prestation n’est pas soumise Ă  la TVA. Toutefois, si l’entreprise a dĂ©duit la TVA lors de l’acquisition du vĂ©hicule utilisĂ© pour la navette, elle doit reverser la TVA correspondante.

    Une exception doit ĂȘtre soulignĂ©e : si la navette est nĂ©cessaire en raison de circonstances particuliĂšres (site difficile d’accĂšs, absence de transports en commun, etc.), la TVA dĂ©duite lors de l’acquisition du vĂ©hicule n’a pas Ă  ĂȘtre reversĂ©e.

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  • Taxe sur les bureaux et les locaux : une nouvelle exonĂ©ration ?

    Taxe sur les bureaux et les locaux : une nouvelle exonĂ©ration ?

    La loi de finances pour 2025 a créé une nouvelle exonĂ©ration de taxe sur les bureaux et les locaux au profit des locaux faisant l’objet d’un engagement de transformation en logements dont la date d’entrĂ©e en vigueur vient d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©e


    Taxe sur les bureaux : nouvelle exonĂ©ration au 1er janvier 2025

    Pour rappel, que ce soit pour la taxe perçue dans la rĂ©gion Ile-de-France ou dans les dĂ©partements du Bouches-du-RhĂŽne, du Var et des Alpes-Maritimes, une taxe annuelle est due par les personnes privĂ©es ou publiques qui sont propriĂ©taires de locaux imposables ou titulaires d’un droit rĂ©el portant sur les locaux Ă  usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement.

    La loi de finances pour 2025 prĂ©voit que sont exonĂ©rĂ©s de la taxe, lorsqu’ils sont vacants au 1er janvier de l’annĂ©e d’imposition, les locaux faisant l’objet d’un engagement de transformation en logements et pour lesquels une dĂ©claration prĂ©alable ou une demande de permis de construire a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e au cours de l’annĂ©e civile prĂ©cĂ©dant la dĂ©claration de la taxe.

    Cette exonĂ©ration est subordonnĂ©e Ă  la condition que le redevable s’engage Ă  transformer les locaux concernĂ©s en locaux Ă  usage d’habitation dans un dĂ©lai de 4 ans Ă  compter de la dĂ©livrance de l’autorisation d’urbanisme. L’engagement de transformation est rĂ©putĂ© respectĂ© lorsque l’achĂšvement des travaux de transformation ou de construction intervient avant l’expiration du dĂ©lai de 4 ans.

    La date d’achĂšvement correspond Ă  celle mentionnĂ©e sur la dĂ©claration attestant cet achĂšvement et la conformitĂ© des travaux au permis dĂ©livrĂ© ou Ă  la dĂ©claration prĂ©alable qui est adressĂ©e Ă  la mairie.

    Il faut savoir que le non-respect de l’engagement de transformation par le redevable entraĂźne, sauf circonstances exceptionnelles indĂ©pendantes de la volontĂ© de celui-ci, l’exigibilitĂ© de la taxe qui aurait Ă©tĂ© due en l’absence d’exonĂ©ration, ainsi que l’application d’une majoration de 25 %.

    Il vient d’ĂȘtre prĂ©cisĂ© que ces nouvelles dispositions s’appliquent Ă  compter du 1er janvier 2025 aux opĂ©rations de transformation pour lesquelles la dĂ©livrance de l’autorisation d’urbanisme intervient Ă  compter de cette date.

    Notez Ă©galement que, suite Ă  la suppression du dispositif des zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZoRCoMiR) par la loi de finances pour 2024, il est prĂ©cisĂ© que l’exonĂ©ration de taxe dont bĂ©nĂ©ficiaient les locaux situĂ©s dans ces mĂȘmes zones au sein des dĂ©partements des Bouches-du-RhĂŽne, du Var et des Alpes-Maritimes ne trouve plus Ă  s’appliquer depuis le 1er janvier 2025.

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  • Suspension de la rĂ©forme de la franchise en base de TVA : pour 2025 ?

    Suspension de la réforme de la franchise en base de TVA : pour 2025 ?

    PrĂ©vu par la loi de finances pour 2025, le plafond unique Ă  25 000 € de recettes dans le cadre du rĂ©gime de la franchise en base de TVA pour les microentreprises a Ă©tĂ© suspendu dĂšs sa crĂ©ation. Une suspension qui a ensuite Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 1er juin 2025
 et qui vient encore de l’ĂȘtre
 Pourquoi et jusqu’à quand ?

    RĂ©forme de la franchise en base de TVA : nouvelle suspension en vue 

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA. 

    La loi de finances pour 2025 a prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es. 

    Toutefois, face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue une premiĂšre fois, dĂšs crĂ©ation, puis une seconde fois jusqu’au 1er juin 2025. 

    Alors que la prolongation de cette suspension suscite toujours de nombreuses interrogations, notamment parmi les micro-entrepreneurs, et en l’absence de consensus, le Gouvernement vient d’annoncer sa dĂ©cision de suspendre la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2025, afin de permettre « un dĂ©bat apaisĂ© et approfondi dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2026 ». 

    Affaire à suivre donc


    Suspension de la rĂ©forme de la franchise en base de TVA : rebelote ? – © Copyright WebLex

  • Suspension de la rĂ©forme de la franchise en base de TVA : pour 2025 ?

    Suspension de la réforme de la franchise en base de TVA : pour 2025 ?

    PrĂ©vu par la loi de finances pour 2025, le plafond unique Ă  25 000 € de recettes dans le cadre du rĂ©gime de la franchise en base de TVA pour les microentreprises a Ă©tĂ© suspendu dĂšs sa crĂ©ation. Une suspension qui a ensuite Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 1er juin 2025
 et qui vient encore de l’ĂȘtre
 Pourquoi et jusqu’à quand ?

    RĂ©forme de la franchise en base de TVA : nouvelle suspension en vue 

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA. 

    La loi de finances pour 2025 a prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es. 

    Toutefois, face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue une premiĂšre fois, dĂšs crĂ©ation, puis une seconde fois jusqu’au 1er juin 2025. 

    Alors que la prolongation de cette suspension suscite toujours de nombreuses interrogations, notamment parmi les micro-entrepreneurs, et en l’absence de consensus, le Gouvernement vient d’annoncer sa dĂ©cision de suspendre la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2025, afin de permettre « un dĂ©bat apaisĂ© et approfondi dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2026 ». 

    Affaire à suivre donc


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  • ProcĂ©dures fiscales : bienvenue Ă  la simplification !

    Procédures fiscales : bienvenue à la simplification !

    Vous souhaitez demander une remise gracieuse Ă  l’administration fiscale ou obtenir sa position sur votre situation via un rescrit fiscal ? Notez que ces procĂ©dures viennent d’ĂȘtre simplifiĂ©es : quelles sont les nouveautĂ©s ?

    Simplification des procédures fiscales : les demandes gracieuses

    Pour rappel, l’autoritĂ© compĂ©tente pour statuer sur les demandes des contribuables tendant Ă  obtenir une modĂ©ration, une remise ou une transaction Ă  titre gracieux d’un impĂŽt ou d’une taxe est :

    • le directeur chargĂ© de la direction dĂ©partementale ou rĂ©gionale des finances publiques, de la direction spĂ©cialisĂ©e ou nationale concernĂ©e, lorsque les sommes faisant l’objet de la demande n’excĂšdent pas 200 000 € par affaire, selon la nature des impĂŽts ;
    • le ministre chargĂ© du budget, aprĂšs avis du comitĂ© du contentieux fiscal, douanier et des changes, lorsque les sommes faisant l’objet de la demande excĂšdent 200 000 €.

    Dans un souci de simplification des dĂ©marches administratives et d’accĂ©lĂ©ration du traitement des demandes, ce seuil de 200 000 € vient d’ĂȘtre augmentĂ©.

    Depuis le 1er mai 2025, le seuil au-delĂ  duquel la dĂ©cision doit ĂȘtre prise par le ministre du Budget est portĂ© Ă  300 000 €. En matiĂšre de contributions indirectes concernant les mĂ©taux prĂ©cieux, le seuil est dĂ©sormais portĂ© Ă  600 000 €.

    Simplification des procédures fiscales : le rescrit fiscal

    Il est par ailleurs prĂ©cisĂ© que, depuis le 1er mai 2025, l’obligation de communiquer une demande de rescrit fiscal via lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception est supprimĂ©e. DĂ©sormais, tout moyen de communication permettant d’apporter la preuve de la rĂ©ception de la demande de rescrit peut ĂȘtre utilisĂ©.

    ParallĂšlement, l’administration fiscale peut dorĂ©navant notifier ses dĂ©cisions par le mĂȘme moyen.

    Pour rappel, les demandes de rescrit fiscal peuvent dĂ©sormais ĂȘtre effectuĂ©es de maniĂšre dĂ©matĂ©rialisĂ©e, que ce soit pour les professionnels (depuis le 16 janvier 2025) ou les particuliers (depuis le 13 mars 2025).