Auteur/autrice : olivier

  • Électricité : les prix vont augmenter en ce dĂ©but 2025 !

    Électricité : les prix vont augmenter en ce dĂ©but 2025 !

    La crise de l’énergie Ă©tant derriĂšre les consommateurs, le Gouvernement a actĂ© la fin du bouclier tarifaire sur l’électricitĂ© et la revalorisation du tarif d’utilisation des rĂ©seaux Ă©lectriques publics d’Ă©lectricitĂ© au 1er fĂ©vrier 2025. Pour quelle consĂ©quence ?

    Fin du bouclier tarifaire sur l’électricitĂ© et revalorisation des taxes

    Pour rappel, le bouclier tarifaire est un dispositif d’aide financiĂšre mis en place fin 2021 par l’État afin de soutenir les mĂ©nages et les entrepreneurs durant la crise de l’énergie.

    Le bouclier tarifaire sur l’électricitĂ© a Ă©tĂ© renouvelĂ© plusieurs fois, puis diminuĂ© en rĂ©tablissant progressivement les taxes qui avaient Ă©tĂ© rĂ©duites au minimum.

    Finalement, ce dispositif prendra fin définitivement le 1er février 2025.

    À partir de cette date, l’accise sur l’électricitĂ© (c’est-Ă -dire l’ancienne taxe intĂ©rieure sur la consommation finale d’électricitĂ© ou TICFE) sera rĂ©tablie Ă  son niveau antĂ©rieur Ă  la crise Ă©nergĂ©tique, actualisĂ©e par le taux d’inflation 2025.

    Concrùtement, les consommateurs s’acquitteront d’une taxe de :

    • 33,70 €/MWh pour les particuliers, contre 21 €/MWh aujourd’hui ;
    • 26,23 €/MWh pour les PME qui Ă©taient Ă©ligibles au bouclier tarifaire, contre 20,5 €/MWh actuellement.

    En parallĂšle, le tarif d’utilisation des rĂ©seaux Ă©lectriques publics d’Ă©lectricitĂ© (Turpe), qui finance l’acheminement et la distribution de l’électricitĂ©, augmentera Ă©galement le 1er fĂ©vrier 2025, et non le 1er aoĂ»t comme c’est habituellement le cas.

    En principe, cette taxe est rĂ©visĂ©e tous les 4 ans avec des ajustements annuels, effectuĂ©s le 1er aoĂ»t de l’annĂ©e, pour prendre en compte l’inflation et les coĂ»ts des gestionnaires de rĂ©seaux.

    Cependant, en aoĂ»t 2024, seuls les consommateurs bĂ©nĂ©ficiant d’une offre de marchĂ© ont vu leur Turpe augmentĂ©.

    Au 1er fĂ©vrier 2025, ce sont les consommateurs soumis aux tarifs rĂ©glementĂ©s de vente d’Ă©lectricitĂ© (TRVE) qui verront leur Turpe corrigĂ© Ă  la hausse, soit 22 millions de mĂ©nages et de TPE.

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  • Formation au français langue Ă©trangĂšre : du temps de travail effectif ?

    Formation au français langue Ă©trangĂšre : du temps de travail effectif ?

    Pour mĂ©moire, la loi dite « immigration » en date du 26 janvier 2024 avait instaurĂ© de nouvelles obligations de formation Ă  l’apprentissage pour les salariĂ©s allophones (dont la langue maternelle n’est pas le français) signataires d’un contrat d’intĂ©gration rĂ©publicaine et pour leurs employeurs. Des prĂ©cisions viennent d’ĂȘtre apportĂ©es Ă  ce sujet


    Formation : une autorisation d’absence pour apprendre le français, sous conditions


    Au cas gĂ©nĂ©ral, il est dĂ©sormais prĂ©vu que le salariĂ© allophone, signataire d’un contrat d’intĂ©gration rĂ©publicaine, puisse faire reconnaĂźtre son absence pour suivre une formation d’apprentissage du français comme du temps de travail effectif dans la limite de 80 heures. On parle de « formation au français langue Ă©trangĂšre ».

    ConcrĂštement, sous rĂ©serve de respecter ce plafond, une telle absence donnera lieu au maintien de la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© qui s’absente, pour ce faire, de son poste de travail.

    La rĂ©partition de ces heures de formation (et donc d’absence) se fera d’un commun accord entre le salariĂ© et l’employeur.

    En l’absence d’un tel accord, il est toutefois prĂ©vu que l’absence du salariĂ© ne puisse pas ĂȘtre supĂ©rieure Ă  10 % de la durĂ©e hebdomadaire fixĂ©e par le contrat.

    Une subtilitĂ© mĂ©rite ici d’ĂȘtre signalĂ©e : en cas de mobilisation du CPF par le salariĂ© pour suivre une telle formation, la durĂ©e maximale de l’absence, considĂ©rĂ©e comme du temps de travail effectif et donnant lieu au maintien de la rĂ©munĂ©ration, est rĂ©duite Ă  28 heures.

    Dans cette hypothĂšse, le salariĂ© devra faire connaĂźtre Ă  son employeur les pĂ©riodes d’absence nĂ©cessaires au suivi de sa formation au moins 30 jours avant le 1er jour de formation.

    Autre condition Ă  noter : le niveau de formation Ă  atteindre dans le cadre de celles faisant l’objet de la mobilisation du compte personnel de formation et / ou d’une autorisation spĂ©ciale d’absence doit permettre d’atteindre un niveau au moins Ă©gal au standard « A2 ».

    Enfin, notez que les particuliers employeurs peuvent Ă©galement organiser le dĂ©part en formation du salariĂ© allophone qu’ils emploient.

    En cas de salariĂ© multi-employeur, le dĂ©part en formation sera organisĂ© par l’employeur qui est Ă  l’initiative de la formation ou bien par celui choisi par le salariĂ©, sous rĂ©serve du recueil de son accord.

    Ici encore, un dĂ©lai d’information des employeurs minimum de 30 jours avant le dĂ©but de la formation doit ĂȘtre respectĂ©, notamment en cas de mobilisation par le salariĂ© de son compte personnel de formation.

    Formation au français langue Ă©trangĂšre = temps de travail effectif ? – © Copyright WebLex

  • Taxe sur les activitĂ©s polluantes : prolongation de l’exclusion de certains dĂ©chets

    Taxe sur les activitĂ©s polluantes : prolongation de l’exclusion de certains dĂ©chets

    La TGAP (taxe gĂ©nĂ©rale sur les activitĂ©s polluantes) est due par les entreprises ayant une activitĂ© polluante, ou dont l’activitĂ© nĂ©cessite l’utilisation de produits polluants. Les dĂ©chets d’activitĂ©s de soins Ă  risques infectieux et les dĂ©chets contenant des polluants organiques sont exclus de cette taxe pour une durĂ©e qui vient d’ĂȘtre prolongĂ©e. Focus.

    Prolongation de l’exemption de TGAP pour certains dĂ©chets

    Pour rappel, la TGAP (taxe gĂ©nĂ©rale sur les activitĂ©s polluantes) est due par les entreprises ayant une activitĂ© polluante, ou dont l’activitĂ© nĂ©cessite l’utilisation de produits polluants, et qui exploitent certaines installations.

    ConcrĂštement, doivent payer cette taxe les entreprises qui exploitent une installation soumise Ă  autorisation et dont l’activitĂ© consiste Ă  :

    • rĂ©ceptionner des dĂ©chets dangereux ou non dangereux et Ă  les stocker, les transfĂ©rer vers un autre État, ou Ă  pratiquer un traitement thermique (incinĂ©ration par exemple) ;
    • utiliser pour la 1re fois ou Ă  livrer des lubrifiants susceptibles de produire des huiles usagĂ©es ;
    • utiliser des prĂ©parations lubrifiantes qui produisent des huiles usagĂ©es dont le rejet dans le milieu naturel est interdit ;
    • utiliser des prĂ©parations lubrifiantes Ă  usage perdu :
    • huiles pour moteur deux-temps, graisses utilisĂ©es en systĂšme ouvert, huiles pour scies Ă  chaĂźnes ou huiles de dĂ©moulage/dĂ©coffrage ;
    • livrer pour la 1re fois en France ou utiliser pour la 1re fois des prĂ©parations pour lessives, y compris des prĂ©parations auxiliaires de lavage, ou des produits adoucissants ou assouplissants pour le linge ;
    • livrer pour la 1re fois ou utiliser pour la 1re fois des matĂ©riaux d’extraction de toutes origines qui se prĂ©sentent naturellement sous la forme de grains, ou obtenus Ă  partir de roches concassĂ©es ou fractionnĂ©es, dont la plus grande dimension est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  125 millimĂštres ;
    • rĂ©ceptionner des dĂ©chets radioactifs mĂ©talliques et exploiter une installation de stockage de ces dĂ©chets, soumise Ă  autorisation.

    En revanche, cette taxe ne s’applique pas pour certains dĂ©chets, et notamment pour les dĂ©chets d’activitĂ©s de soins Ă  risques infectieux et pour les dĂ©chets contenant des polluants organiques persistants.

    Cette exemption de la TGAP pour ces dĂ©chets, initialement prĂ©vue jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024, vient d’ĂȘtre prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027.

    DĂ©chets exclus de la taxe gĂ©nĂ©rale sur les activitĂ©s polluantes : on joue les prolongations ! – © Copyright WebLex

  • Cookies : avertissement de la CNIL

    Cookies : avertissement de la CNIL

    Tout le monde est dĂ©sormais familier avec les banniĂšres d’installations de cookies qui apparaissent sur les Ă©crans d’ordinateurs Ă  chaque nouvelle visite d’un site internet. Pourtant, malgrĂ© leur omniprĂ©sence, un grand nombre de ces banniĂšres ne sont pas parfaitement en rĂšgle


    Installation de cookies : rappel à l’ordre

    Les Cookies sont des fichiers qui sont installĂ©s sur les ordinateurs des internautes lorsqu’ils visitent de nouveaux sites internet.

    Ces fichiers permettent à l’exploitant du site d’obtenir un certain nombre d’informations sur les habitudes de navigation des internautes.

    Cependant, les exploitants des sites en question doivent obtenir l’autorisation expresse des utilisateurs avant l’installation de ces cookies.

    Mais, saisie de plusieurs plaintes, la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) a enquĂȘtĂ© auprĂšs de plusieurs Ă©diteurs de sites internet afin de vĂ©rifier leurs pratiques en matiĂšre d’installation de cookies.

    Comme le rappelle la Commission, l’installation des cookies doit faire l’objet d’une acceptation libre et Ă©clairĂ©e de la part de l’internaute qui doit recevoir une information complĂšte quant Ă  la finalitĂ© de l’installation des cookies.

    Il doit ensuite avoir la possibilitĂ© d’accepter ou de refuser, avec la mĂȘme facilitĂ©, l’installation des cookies.

    Or, il rĂ©sulte de l’enquĂȘte de la CNIL que de nombreux sites cherchent Ă  influencer le choix des internautes pour les amener Ă  accepter l’installation des cookies.

    Parmi les pratiques identifiĂ©es, le fait de rendre le bouton « refuser » peu visible de par :

    • sa couleur, sa dimension et sa police en comparaison de celles du bouton « accepter » ;
    • son placement Ă  la marge sur la page ou confondu avec le reste du texte ;
    • l’utilisation de termes peu prĂ©cis pour dĂ©crire l’action.

    La CNIL a donc mis en demeure plusieurs éditeurs de sites internet pour que ces banniÚres soient mises en conformité et permettent aux internautes de prendre leur décision en pleine connaissance de cause.

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  • AgrĂ©ment de la convention d’assurance chĂŽmage : ce qui change pour l’employeur

    AgrĂ©ment de la convention d’assurance chĂŽmage : ce qui change pour l’employeur

    Si les partenaires sociaux sont parvenus Ă  conclure la Convention d’Assurance chĂŽmage le 15 novembre 2024, restait encore Ă  obtenir l’agrĂ©ment du Premier ministre. C’est dĂ©sormais chose faite pour certaines mesures qui s’appliqueront dĂšs 2025. Revue de dĂ©tails.

    Baisse de la contribution patronale et amĂ©nagement du bonus-malus 

    À compter du 1er mai 2025, le taux commun de la cotisation d’Assurance chĂŽmage est dĂ©sormais portĂ©e Ă  4 % (contre 4,05% jusqu’alors), compte tenu la suppression du la contribution exceptionnelle temporaire, en vigueur depuis 2017.

    Attention : sauf exceptions, une majoration de 0,5 % des contributions patronales reste cependant applicables pour les CDD d’usage d’une durĂ©e infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  3 mois conclus avec les dockers occasionnels ou les intermittents du spectacle, pour qui des taux de contributions patronales spĂ©cifiques existent.

    Il faut noter Ă©galement un changement du cĂŽtĂ© du bonus-malus, applicable aux entreprises embauchant au moins 11 salariĂ©s et visant Ă  moduler le taux de contribution de l’employeur Ă  l’Assurance chĂŽmage en fonction du nombre de dĂ©parts dans l’entreprise.

    Ce dispositif, applicable dans 7 secteurs d’activitĂ©, Ă©tait censĂ© s’achever le 31 dĂ©cembre 2024, mais vient d’ĂȘtre prolongĂ©, selon des modalitĂ©s un peu diffĂ©rentes.

    Pour rappel, le bonus-malus s’appliquait, toutes les autres conditions par ailleurs remplies, dans ces secteurs :

    • Fabrication de denrĂ©es alimentaires, de boissons et de produits Ă  base de tabac ; 
    • Production et distribution d’eau, assainissement, gestion des dĂ©chets et dĂ©pollution ; 
    • Autres activitĂ©s spĂ©cialisĂ©es, scientifiques et techniques ;  HĂ©bergement et restauration ;  Transports et entreposage ; 
    • Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique ainsi que d’autres produits minĂ©raux non mĂ©talliques ; 
    • Travail du bois, industries du papier et imprimerie.

    Ainsi, si le taux modulĂ© notifiĂ© en septembre 2024 reste applicable jusqu’au 31 aoĂ»t 2025, il sera rĂ©duit de 0,05 point Ă  partir du 1er mai 2025, toujours pour tenir compte de la suppression de la contribution exceptionnelle.

    Également, les partenaires sociaux doivent conclure un avenant technique à la Convention, avant le 31 mars 2025, afin de modifier certains paramùtres du dispositif du bonus-malus.

    Au programme : les rĂšgles relatives au pĂ©rimĂštre de comparaison des taux de sĂ©paration dans les secteurs d’activitĂ© ou encore les rĂšgles relatives aux fins de contrat prises en compte dans le cadre du taux de sĂ©paration devraient ainsi ĂȘtre modifiĂ©es.

    Cet avenant technique fixera Ă©galement les modalitĂ©s d’application d’une nouvelle pĂ©riode de modulation qui s’ouvrira le 1er septembre 2025.

    Enfin, notez qu’à Mayotte, le taux de la contribution patronale demeure fixĂ© Ă  2,80 %.

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  • Pas de revalorisation du barĂšme de l’impĂŽt sur le revenu en 2025 : quelles consĂ©quences ?

    Pas de revalorisation du barĂšme de l’impĂŽt sur le revenu en 2025 : quelles consĂ©quences ?

    Suite Ă  la censure du Gouvernement Barnier et en l’absence de vote de lois de finances pour 2025 avant la fin de l’annĂ©e, le barĂšme de calcul de l’impĂŽt sur le revenu ne fera pas l’objet d’une revalorisation selon le calendrier habituel. Quelles en sont les consĂ©quences pour les particuliers ? RĂ©ponses de l’administration fiscale


    BarĂšme de l’impĂŽt : 0 changement, 5 consĂ©quences !

    La censure du Gouvernement Barnier a entrainĂ© le rejet du projet de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale et l’absence de vote de lois de finances pour 2025 avant la fin de l’annĂ©e 2024.

    Pour permettre aux pouvoirs publics de continuer Ă  lever l’impĂŽt, une loi spĂ©ciale a Ă©tĂ© votĂ©e dans l’attente d’un nouveau projet de loi de finances et de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025.

    NĂ©anmoins, cette loi spĂ©ciale ne peut contenir des dispositions fiscales et n’a donc pas permis de prĂ©voir une revalorisation du barĂšme de calcul de l’impĂŽt sur le revenu telle que prĂ©vue initialement dans le projet de loi de finances pour 2025.

    Une situation, non sans consĂ©quence pour vous, « particuliers ». Ce qui amĂšne Ă  plusieurs interrogations auxquelles l’administration fiscale vient de rĂ©pondre dans une FAQ dĂ©diĂ©e.

    Dans ce cadre, cinq points sont à retenir :

    • votre taux de prĂ©lĂšvement Ă  la source (PAS) applicable en janvier 2025 reste inchangĂ© tout comme vos acomptes de PAS ;
    • la grille de taux de PAS par dĂ©faut reste inchangĂ©e : si vous avez optĂ© pour le taux de PAS par dĂ©faut, vous continuerez de vous voir appliquer la grille actuellement en vigueur jusqu’à la publication de la loi de finances pour 2025 ;
    • le montant de vos avances de rĂ©duction ou de crĂ©dit d’impĂŽt 2025, calculĂ© par rapport aux revenus 2023 dĂ©clarĂ©s en 2024, n’est pas impactĂ© en raison de la non revalorisation du barĂšme ;
    • si vous avez dĂ©clarĂ© un changement de situation de famille ou de revenus depuis le service « GĂ©rer mon prĂ©lĂšvement Ă  la source » avant l’adoption de la future loi de finances pour 2025, un nouveau taux de PAS sera calculĂ© par application du barĂšme actuellement en vigueur (barĂšme 2024 sur les revenus 2023), alors qu’en temps normal, il est tenu compte du barĂšme votĂ© en loi de finances dĂšs le dĂ©but de l’annĂ©e ;
    • les diffĂ©rents simulateurs (impĂŽt sur le revenu, frais kilomĂ©triques, etc.) tiennent compte du barĂšme actuellement en vigueur (barĂšme 2024 sur les revenus 2023) sans revalorisation, et seront actualisĂ©s dĂšs publication d’une loi de finances pour 2025.

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  • Contrat de sĂ©curisation professionnelle : nouvelle prolongation ! 

    Contrat de sĂ©curisation professionnelle : nouvelle prolongation ! 

    Le contrat de sĂ©curisation professionnelle (CSP) est un dispositif obligatoire pour les entreprises de moins de 1000 salariĂ©s qui envisagent des licenciements pour motif Ă©conomique qui devait initialement prendre fin le 31 dĂ©cembre 2024. DĂ©sormais prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, il contient Ă©galement un nouveau cas d’allongement. Explications.

    Le CSP prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 avec un cas d’allongement supplĂ©mentaire !

    Pour rappel, le CSP dĂ©signe le parcours de retour Ă  l’emploi du salariĂ© licenciĂ© pour motif Ă©conomique, en vue de lui proposer un ensemble de mesures et de dispositifs en lien avec France Travail (formation, travail
) visant Ă  lui assurer un retour rapide vers l’emploi.

    Durant toute la durĂ©e du CSP, qui dĂ©bute aprĂšs le licenciement pour motif Ă©conomique, le salariĂ© se voit verser une allocation de sĂ©curisation professionnelle (ou ASP) dont le montant minimum Ă©quivaut Ă  celui de l’allocation de retour Ă  l’emploi (ARE).

    Ce dispositif, qui est encadrĂ© par deux conventions interprofessionnelles, vient tout juste d’ĂȘtre prorogĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, en France mĂ©tropolitaine et Ă  Mayotte.

    Dans le mĂȘme temps, ces prolongations contiennent 1 nouveau cas d’allongement du dispositif. Jusqu’alors, le CSP est conclu pour une durĂ©e de 12 mois, qui courent dĂšs le lendemain du jour de la rupture de son contrat de travail pour motif Ă©conomique.

    Cette durĂ©e peut ĂȘtre allongĂ©e, dans la limite de 4 mois supplĂ©mentaires, en cas de congĂ© paternitĂ©, de congĂ© maternitĂ©, d’adoption, d’arrĂȘt maladie ou de congĂ© proche aidant.

    Pour les salariĂ©s concernĂ©s par une procĂ©dure de licenciement pour motif Ă©conomique Ă  compter du 1er janvier 2025, la durĂ©e du CSP pourra ĂȘtre Ă©galement prolongĂ©e en cas de congĂ© de prĂ©sence parentale.

    Contrat de sĂ©curisation professionnelle : nouvelle prolongation !  – © Copyright WebLex

  • Apprentissage : une prolongation Ă  la baisse des aides Ă  l’embauche ?

    Apprentissage : une prolongation à la baisse des aides à l’embauche ?

    En plus de l’aide unique Ă  l’apprentissage, une aide exceptionnelle Ă  l’apprentissage d’un montant maximal de 6 000 € avait Ă©tĂ© mise en place lors de la crise sanitaire. Si le gouvernement a annoncĂ© la maintenir pour 2025, son montant devrait ĂȘtre toutefois ĂȘtre revu Ă  la baisse.

    Aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis reconduction et baisse au programme ?

    Pour rappel, l’aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’apprentis s’élĂšve aujourd’hui Ă  6000 € maximum et est versĂ©e aux employeurs Ă©ligibles au titre de la 1re annĂ©e d’exĂ©cution du contrat.

    Le bĂ©nĂ©fice de cette aide est subordonnĂ© Ă  la transmission du contrat d’apprentissage Ă  l’opĂ©rateur de compĂ©tences (OPCO) et est rĂ©servĂ© aux :

    • employeurs embauchant moins de 250 salariĂ©s, pour les contrats d’apprentissage prĂ©parant un diplĂŽme ou un titre professionnel Ă©quivalent de niveau bac +2 Ă  bac +5 (bac +3 Ă  bac +5 dans les dĂ©partements d’outre-mer) ;
    • sous condition de quota, aux employeurs embauchant au moins 250 salariĂ©s, au titre des seuls contrats d’apprentissage prĂ©parant Ă  un diplĂŽme Ă©quivalent au plus Ă  un bac +5.

    Cette aide exceptionnelle devait prendre fin au 31 dĂ©cembre 2024. Mais, dans un communiquĂ© rĂ©cent, le gouvernement a annoncĂ© que cette aide exceptionnelle Ă  l’embauche serait reconduite en 2025.

    Seules diffĂ©rences : les montants de cette aide qui devraient ĂȘtre revus Ă  la baisse en 2025.

    En effet, le gouvernement a annoncĂ© que le montant maximal de cette aide serait de 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s et de 2 000 € pour les autres entreprises.

    Notez toutefois qu’un maintien de l’aide Ă  6 000 € est Ă  prĂ©voir pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap, cumulable avec les autres aides spĂ©cifiques qui leur sont rĂ©servĂ©es.

    Un texte ultĂ©rieur devrait officialiser cette reconduction Ă  la baisse de l’aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’apprentis.

    Affaire à suivre


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  • Permis de conduire et carte grise : attention au courrier !

    Permis de conduire et carte grise : attention au courrier !

    Le Gouvernement cherche Ă  faire des Ă©conomies partout oĂč cela est possible. Et cela inclut la communication de certains documents aux Français, dont le permis et la carte grise


    Permis de conduire et carte grise : fin de la remise en main propre ?

    L’administration a besoin de s’assurer que certains des documents qu’elle Ă©met arrivent bel et bien Ă  leur destinataire pour Ă©viter toute situation dommageable.

    C’est pourquoi, dĂšs lors que ces documents sont acheminĂ©s par voie postale, ils ne sont dĂ©livrĂ©s Ă  leur destinataire que contre une signature attestant de leur bonne rĂ©ception.

    Cependant, l’État ayant besoin de faire des Ă©conomies, il en va diffĂ©remment pour les permis de conduire et les certificats d’immatriculation depuis le 2 janvier 2025.

    En effet, ces titres sont dĂ©sormais envoyĂ©s par « lettre suivie » afin de permettre Ă  l’administration de s’assurer que le titre est bien arrivĂ© Ă  destination, sans le surcout de la remise en main propre.

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  • Cyclone Chido Ă  Mayotte : quelles mesures pour la reconstruction ?

    Cyclone Chido à Mayotte : quelles mesures pour la reconstruction ?

    Le 14 dĂ©cembre 2024, Mayotte a subi le passage destructeur du cyclone Chido. Pour aider le territoire et ses habitants Ă  se reconstruire, des mesures ont Ă©tĂ© mises en place par l’État en matiĂšre humanitaire, logistique, sĂ©curitaire, mais Ă©galement juridiques et fiscales. Faisons le point.

    Les premiĂšres rĂ©ponses : le « Plan Mayotte debout »

    Afin de relever le territoire, le « Plan Mayotte debout » a Ă©tĂ© mis en place afin de « refonder Mayotte pour et avec les Mahorais ».

    Ce plan se dĂ©coupe en actions rĂ©parties sur 9 thĂ©matiques : Ă©lectricitĂ©, eau, tĂ©lĂ©communications, logements, Ă©coles, sĂ©curitĂ©, santĂ©, transports, Ă©conomie.

    Pour chaque thĂšme, des actions concrĂštes, dont la liste exhaustive est disponible ici, sont Ă©numĂ©rĂ©es allant de l’urgence aux travaux Ă  plus long terme.

    En parallùle, et jusqu’à nouvel ordre, l’Urssaf a suspendu la collecte et le recouvrement des cotisations et contributions sociales.

    Notez que, mĂȘme si les accueils de la Caisse de SĂ©curitĂ© sociale de Mayotte (CSSM) sont fermĂ©s, les appels tĂ©lĂ©phoniques sont maintenus.

    MaĂźtriser les prix de vente

    Depuis le 19 dĂ©cembre 2024 et jusqu’au 18 juin 2025, le Gouvernement a mis en place un encadrement des prix de vente Ă  la production, des marges Ă  l’importation et Ă  tous les stades de la distribution de produits listĂ©s.

    ConcrĂštement, ces montants, toutes taxes comprises, ne peuvent pas ĂȘtre supĂ©rieurs Ă  ceux atteints le 13 dĂ©cembre 2024, c’est-Ă -dire avant le cyclone, ou, Ă  dĂ©faut, Ă  la date antĂ©rieure la plus proche, pour chaque Ă©tablissement Ă  Mayotte.

    Notez que le préfet de Mayotte peut intervenir pour affiner la rÚgle en fonction des produits concernés.

    Sont concernĂ©es par cet encadrement :

    • les ventes d’eaux minĂ©rales naturelles ou de source non additionnĂ©es de sucre ou d’autres Ă©dulcorants ni aromatisĂ©es et sans dioxyde de carbone, contenues dans des bouteilles en plastique et destinĂ©es Ă  la consommation en tant que boissons ;
    • les ventes de produits de grande consommation, notamment la nourriture, les produits d’entretien et d’hygiĂšne (la liste est disponible ici) ;
    • les ventes des produits destinĂ©s Ă  l’alimentation animale, produits de traitement des vĂ©gĂ©taux et engrais ;
    • les ventes des produits et matĂ©riaux de construction, matĂ©riels Ă©lectriques et outils.

    Notez que cet encadrement est applicable indépendamment du mode de distribution. Sont par conséquent concernées les ventes en ligne.

    Les rĂ©ponses sur le long terme

    Le Gouvernement a annoncĂ© qu’une loi d’urgence sera prise pour donner les outils juridiques Ă  la reconstruction du territoire.

    Un Établissement public de refondation de Mayotte sera d’ailleurs mis en place, en absorbant l’actuel Ă©tablissement foncier.

    De mĂȘme, le Gouvernement souhaite mobiliser les fonds europĂ©ens une fois que la mission d’inspection aura terminĂ© l’évaluation des dommages subis.

    Favoriser les dons au bénéfice de Mayotte

    Pour rappel, il existe des rĂ©ductions d’impĂŽts pour les personnes faisant, toutes conditions remplies, des dons Ă  certaines structures.

    Afin de favoriser les dons ciblĂ©s sur Mayotte, ces derniers ouvriront droit Ă  un taux majorĂ© de 75%, dans la limite de 1 000 €.

    ConcrĂštement, le don doit ĂȘtre adressĂ© au profit des associations et fondations reconnues d’utilitĂ© publique Ɠuvrant sur place :

    • Ă  fournir des repas gratuits Ă  des personnes en difficulté ;
    • Ă  favoriser leur logement, y compris par la reconstruction des locaux d’habitation rendus inhabitables ou Ă  prodiguer des soins Ă  des personnes en difficultĂ©, Ă  la suite du cyclone Chido.

    Ce dispositif est en place depuis le 17 décembre 2024 et se terminera le 17 mai 2025.

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