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  • L’apport cession : ou comment ne pas payer l’impĂŽt Ă  la sortie.

    L’apport cession : ou comment ne pas payer l’impĂŽt Ă  la sortie.

    Un sujet dont on nous vous a pas encore parlĂ© mais qui, compte tenu de la conjoncture politique et de votre situation personnelle, pourrait s’avĂ©rer pertinent… l’apport-cession.

    L’idĂ©e principale est d’anticiper la fiscalitĂ© que vous allez devoir subir quand vous allez dĂ©cider de vendre vos parts de sociĂ©tĂ© soit parce que vous allez partir Ă  la retraite, soit pour un choix personnel de changement de vie.

    ConcrĂštement, aujourd’hui, sans anticipation, lorsque vous allez dĂ©cider d’arrĂȘter votre activitĂ©, vous allez payer Ă  minima la Flat Tax de 30% (17.2% d’impĂŽt sur le revenu et 12.8% de CSG) sur la plus-value constatĂ©e sur vos titres.
    30%, c’est dĂ©jĂ  beaucoup 
 mais, on ne peut supposer que ce systĂšme ne perdure pas dans le temps.

    Aujourd’hui, l’instabilitĂ© politique, le changement inĂ©vitable du gouvernement en 2027, laisse prĂ©sager que cette fiscalitĂ© qui peut paraitre importante disparaisse et que le pourcentage appliquĂ© sur votre plus-value soit plus significatif. Il faut donc potentiellement se prĂ©munir.

    L’objet de cet article est donc de vous informer qu’il existe une stratĂ©gie d’optimisation fiscale et patrimoniale qui pourrait vous permettre d’éviter l’imposition sur la cession : l’apport cession.

    Cette opĂ©ration consiste Ă  apporter les titres que vous dĂ©tenez de votre sociĂ©tĂ© Ă  une holding contrĂŽlĂ©e par vous-mĂȘme, Ă  charge pour elle de les conserver ou de les vendre pour ensuite rĂ©investir.

    Quand on apporte les titres dans la holding, on calcule la plus-value, l’impĂŽt dĂ», mais on ne le paye pas, on fige la situation et on met en place un report d’imposition.

    L’apport-cession est une opĂ©ration en trois temps :

    ‱ Temps 1 : Vous apportez vos titres Ă  une sociĂ©tĂ© holding que vous contrĂŽlez qui serait créée pour l’opĂ©ration.
    o On fait une valorisation de la société et donc de vos titres.
    o On fait intervenir un commissaire aux apports qui confirme la valorisation
    o On apporte les titres à la société Holding

    ‱ Temps 2 : Plus tard, la sociĂ©tĂ© holding cĂšde Ă  un tiers les titres reçus lors de l’apport, en gĂ©nĂ©ral par le biais d’une vente.
    o Cession avant 3 ans : pour ne pas payer la plus-value sur l’apport des titres, vous devez rĂ©investir 60% dans une autre sociĂ©tĂ© commerciale, industrielle, artisanale, libĂ©rale, agricole ou financiĂšre ;
    o Cession aprĂšs 3 ans : vous conservez dĂ©finitivement le report d’imposition, vous ne payez donc pas l’impĂŽt sur la plus-value constatĂ©e lors de l’apport des titres

    ‱ Temps 3 : La holding se retrouve alors avec la trĂ©sorerie liĂ©e Ă  cette vente
    o Elle peut réinvestir dans une nouvelle société.
    o Vous pouvez prendre des rémunérations ou des dividendes progressivement,
    o Vous pouvez envisager une activité différente, sous une forme différente ou un rythme différent

    Enfin, en cas de décÚs et de transmission des titres de la holding par succession, la plus-value en report est définitivement non imposable.

    Ce sujet vous intéresse. Appelez nous.

  • Baisse des seuils de franchise de TVA : au 1er juin 2025 ?

    Baisse des seuils de franchise de TVA : au 1er juin 2025 ?

    PrĂ©vue par la loi de finances pour 2025, la crĂ©ation d’un plafond unique Ă  25 000 € de recettes dans le cadre du rĂ©gime de la franchise en base de TVA pour les microentreprises est pour le moment suspendue jusqu’au 1er juin 2025 pour permettre au Gouvernement d’adapter, si besoin, cette mesure. Finalement, les modalitĂ©s transitoires de sortie de la franchise en base en 2025 viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es


    Franchise en base de TVA en 2025 : mode d’emploi

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA.

    La loi de finances pour 2025 a prévu de diminuer, à compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en créant un plafond unique, sans distinction entre la nature des activités exercées.

    Toutefois, face aux rĂ©actions que suscite cette mesure, le ministre de l’Économie, des Finances et de la SouverainetĂ© industrielle et numĂ©rique a annoncĂ© la suspension de cette mesure, du moins temporairement. Dans le mĂȘme temps, il a, en effet, annoncĂ© vouloir lancer une concertation avec les diffĂ©rentes parties prenantes dans l’objectif de trouver des solutions conciliant les contraintes budgĂ©taires et le soutien au dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  la vie entrepreneuriale et d’assurer une mise en Ɠuvre de cette rĂ©forme dans les meilleures conditions au cours de l’annĂ©e 2025.

    Suite Ă  cette concertation et compte tenu des positions qui se sont opposĂ©es, la ministre du Commerce, de l’Artisanat et des PME a annoncĂ©, de nouveau, le prolongement de cette suspension temporaire jusqu’au 1er juin 2025 laissant au Gouvernement la possibilitĂ© de trouver, si besoin, les adaptations nĂ©cessaires. Dans le mĂȘme temps, elle a soulignĂ© que les entreprises concernĂ©es par la rĂ©forme de la franchise en base ne sont pas tenues de rĂ©aliser les dĂ©marches dĂ©claratives en matiĂšre de TVA, relativement Ă  ce nouveau rĂ©gime.

    Alors que la prolongation de cette suspension suscite de nouveau de nombreuses interrogations, l’administration fiscale vient tout juste de prĂ©ciser quelles sont les conditions de sortie du bĂ©nĂ©fice de la franchise en base en 2025.

    Dispositif applicable à compter du 1er janvier 2025

    À partir du 1er janvier 2025, sortent du dispositif de franchise en base de TVA les entreprises qui dĂ©passent les seuils suivants :

    AnnĂ©e d’évaluation 

    CA 

    national total 

    CA national affĂ©rent aux prestations de services autres que les ventes Ă  consommer sur place, les prestations d’hĂ©bergement et certains travaux immobiliers 

    2024 (seuils de droit commun) 

    85 000 € 

    37 500 € 

    2025 (seuils de tolĂ©rance) 

    93 500 € 

    41 250 € 

    Par voie de consĂ©quence, le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2024 (85 000 € ou 37 500 €) conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise en base de TVA Ă  compter du 1er janvier 2025 et le dĂ©passement de l’un des seuils Ă©valuĂ©s en 2025 (93 500 € ou 41 250 €) conduit Ă  la perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise Ă  compter du jour du dĂ©passement en 2025.

    Dispositif applicable à compter du 1er mars 2025

    À compter du 1er mars 2025, les seuils pour la franchise en base sont les suivants :

    AnnĂ©e d’évaluation 

    CA national total 

    2024 (seuils de droit commun) 

    25 000 € 

    2025 (seuils de tolĂ©rance) 

    27 500 € 

    Sont, par consĂ©quent, concernĂ©s en 2025 par cet abaissement des seuils de la franchise en base les entreprises qui remplissent les deux conditions cumulatives suivantes :

    • ne pas avoir perdu le bĂ©nĂ©fice de la franchise avant le 1er mars 2025 ;
      • La perte du bĂ©nĂ©fice de la franchise a pu intervenir :
        • dĂšs le 1er janvier 2025 lorsque, en 2024, l’entreprise a rĂ©alisĂ© un CA national supĂ©rieur aux seuils applicables depuis le 1er janvier 2025 (85 000 € et 37 500 €, sous rĂ©serve des seuils spĂ©cifiques fixĂ©s pour les avocats, les auteurs d’Ɠuvres de l’esprit et les artistes-interprĂštes) ;
        • entre le 1er janvier 2025 et le 28 fĂ©vrier 2025 lorsque, au cours de cette pĂ©riode, l’entreprise a dĂ©passĂ© l’un des seuils de tolĂ©rance applicable depuis le 1er janvier 2025 (93 500 € et 41 250 €, sous rĂ©serve des seuils spĂ©cifiques fixĂ©s pour les avocats, les auteurs d’Ɠuvres de l’esprit et les artistes-interprĂštes) ; 
        • entre le 1er janvier 2025 et le 28 fĂ©vrier 2025, lorsqu’il a Ă©tĂ© renoncĂ© Ă  la franchise pendant cette pĂ©riode.
    • avoir rĂ©alisĂ© un CA national en 2024 supĂ©rieur Ă  25 000 € ou, Ă  dĂ©faut, rĂ©aliser un chiffre d’affaires national en 2025 supĂ©rieur Ă  27 500 €.

    La sortie de la franchise en base de TVA en 2025 en cas de dĂ©passement des seuils issus de la loi de finances pour 2025 interviendra pour les opĂ©rations effectuĂ©es Ă  compter du 1er juin 2025.

    Il existe trois cas dans lesquels la date de sortie de la franchise en 2025 intervient à une autre date :

    • pour les entreprises dont le CA national en 2024 Ă©tait infĂ©rieur Ă  25 000 €, la sortie de la franchise intervient Ă  la date Ă  laquelle leur CA national 2025 excĂšde 27 500 € lorsque cette derniĂšre est postĂ©rieure au 1er juin 2025. Si ce seuil n’est pas atteint en 2025, la sortie de la franchise intervient le 1er janvier 2026 ;
    • pour les entreprises dont le CA rĂ©alisĂ© en annĂ©e 2025 excĂšde, entre le 1er mars et le 31 mai 2025, l’un des seuils de tolĂ©rance applicable le 28 fĂ©vrier 2025 (93 500 € et 41 250 €), sous rĂ©serve des seuils spĂ©cifiques prĂ©citĂ©s pour les avocats, les auteurs d’Ɠuvres de l’esprit et les artistes-interprĂštes, la sortie de la franchise intervient dĂšs le jour du dĂ©passement du seuil.

    Notez que les mesures transitoires prĂ©sentĂ©es ci-dessus ne font pas obstacle, pendant la pĂ©riode du 1er mars au 31 mai 2025, Ă  l’exercice de l’option, ou Ă  sa reconduction, pour une sortie volontaire de la franchise en base. Ainsi, toute option ou reconduction exercĂ©e pour des opĂ©rations effectuĂ©es Ă  compter du 1er mars ou d’une date ultĂ©rieure est valide.

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  • SCPI : clarification des modalitĂ©s de sortie

    SCPI : clarification des modalitĂ©s de sortie

    L’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF) est, entre autres missions, la garante du respect des droits des investisseurs français. C’est pourquoi elle est dotĂ©e d’un mĂ©diateur qui peut ĂȘtre saisi lors de dĂ©saccords entre les investisseurs et les professionnels qui gĂšrent leurs actifs


    Demande de retrait et ordre de vente : attention à la confusion

    Une investisseuse détient des parts dans une société civile de placement immobilier (SCPI) dont elle souhaite se séparer.

    Pour rappel, une SCPI est une sociĂ©tĂ© permettant aux investisseurs de procĂ©der Ă  des placements collectifs dans l’immobilier. Au moyen des nombreux apports qui y sont faits, elle acquiert, gĂšre et met en location des biens immobiliers destinĂ©s Ă  l’habitation ou des locaux professionnels.

    Dans cette affaire, l’investisseuse informe sa sociĂ©tĂ© de gestion de sa volontĂ© de se retirer de la SCPI. Mais aprĂšs plusieurs mois, la sociĂ©tĂ© de gestion n’a toujours pas honorĂ© sa demande.

    Ce qui pousse l’investisseuse, pressĂ©e par ses besoins de liquiditĂ©s, Ă  saisir le mĂ©diateur de l’AutoritĂ© des marchĂ©s financiers (AMF).

    Le mĂ©diateur prend contact avec la sociĂ©tĂ© de gestion qui lui indique avoir bien pris en compte la demande de retrait. Cependant, elle indique que, pour que la demande soit honorĂ©e, il faut, d’une part, qu’un acheteur se prĂ©sente pour reprendre la position et, d’autre part, que les autres demandes de retrait faites antĂ©rieurement soient exĂ©cutĂ©es.

    Rien d’anormal ici pour le mĂ©diateur : la position de la sociĂ©tĂ© de gestion est justifiĂ©e et il est logique que la demande de l’investisseuse prenne du temps pour ĂȘtre exĂ©cutĂ©e.

    Mais, Ă  l’occasion de ses recherches, le mĂ©diateur a dĂ©couvert une incohĂ©rence dans la façon dont la sociĂ©tĂ© de gestion traite les demandes de retraits.

    En effet, celle-ci indiquait Ă  ses clients que les demandes de retraits de la SCPI avaient une durĂ©e de validitĂ© de 12 mois, aprĂšs quoi elles devaient Ă  nouveau ĂȘtre formulĂ©es.

    Le mĂ©diateur rappelle que, contrairement aux « ordres de vente », autre mĂ©thode de sortie de la SCPI, les demandes de retraits ne peuvent pas ĂȘtre assorties d’une telle durĂ©e de validitĂ©, notamment parce que les sociĂ©tĂ©s de gestion doivent tenir le compte des demandes de retrait formulĂ©es depuis plus de 12 mois.

    C’est, en effet, un indicateur qui doit ĂȘtre suivi avec assiduitĂ©, car si les demandes de retrait formulĂ©es depuis plus de 12 mois atteignent un seuil dĂ©passant les 10 % des parts totales Ă©mises de la SCPI, la sociĂ©tĂ© doit en informer l’AMF et convoquer une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale extraordinaire afin de chercher des solutions.

    Le dĂ©lai de 12 mois de validitĂ© imposĂ© par la SCPI n’est donc ici pas valable


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  • Loi « vie associative » : on en sait plus sur le don de jours de repos !

    Loi « vie associative » : on en sait plus sur le don de jours de repos !

    Si la loi « vie associative » avait posĂ© les jalons du dispositif de dons des jours de repos au bĂ©nĂ©fice de certaines fondations et associations, ses modalitĂ©s concrĂštes d’application viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es. À combien de jours le salariĂ© peut-il ainsi renoncer ? Quelle est la valeur monĂ©taire de ces jours Ă  reverser aux entitĂ©s Ă©ligibles ? RĂ©ponses


    Don des jours de repos non pris : combien et à partir de quand ?

    Depuis la loi dite « vie associative » du 15 avril 2024, les salariĂ©s peuvent renoncer Ă  une partie de leurs jours de repos non pris (y compris consignĂ©s sur le compte-Ă©pargne-temps) au bĂ©nĂ©fice d’un certain nombre de fondations ou d’associations, Ă  leur demande et sous rĂ©serve de l’accord de l’employeur.

    Peuvent ĂȘtre destinataires de ce don :

    • les fondations et associations d’utilitĂ© publique,
    • les fondations universitaires, partenariales,
    • d’entreprise ainsi que d’Ɠuvres,
    • d’organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral.

    Il Ă©tait ensuite indiquĂ© que ces jours de repos donnĂ©s doivent faire l’objet d’une conversion en unitĂ© monĂ©taire par l’employeur, qui effectue le versement du montant au bĂ©nĂ©ficiaire, choisi d’un commun accord entre le salariĂ© et l’employeur.

    Le nombre de jours maximum pouvant faire l’objet d’un tel don est dĂ©sormais fixĂ© Ă  3 jours ouvrables par annĂ©e civile et par salariĂ©.

    Quant Ă  la valeur monĂ©taire des jours de repos, elle correspond Ă  la rĂ©munĂ©ration que le salariĂ© aurait perçue Ă  la date Ă  laquelle l’employeur accĂšde Ă  sa demande de renoncement pour don.

    Ce dispositif de don des jours de repos est entré en vigueur le 22 février 2025.

    Loi « vie associative » : on en sait plus sur le don de jours de repos ! – © Copyright WebLex

  • Outremer : ce qui va changer en 2025

    Outremer : ce qui va changer en 2025

    Comme tous les ans, les lois de finances et de financement de la SĂ©curitĂ© sociale contiennent des mesures fiscales et sociales qui intĂ©ressent spĂ©cifiquement les dĂ©partements et territoires d’outremer. Et l’annĂ©e 2025 ne fait pas exception


    Du nouveau s’agissant des dispositifs de dĂ©fiscalisation

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour investissement productif en outremer et obligation d’information

    La loi de finances pour 2025 remplace cet agrĂ©ment fiscal prĂ©alable par une obligation d’information de l’administration, laquelle doit intervenir Ă  partir du dĂ©pĂŽt de la demande de permis de construire ou, en cas de vente en l’état futur d’achĂšvement, de l’acquisition, jusqu’à l’expiration de la durĂ©e au cours de laquelle un complĂ©ment de taxe est susceptible d’ĂȘtre dĂ».

    Cette information a pour but d’assurer le suivi de la production et la vĂ©rification du respect des conditions fixĂ©es par le code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts pour l’obtention de l’avantage fiscal.

    Le remplacement de l’agrĂ©ment par une obligation d’information s’applique aux investissements mis en service Ă  compter du 15 fĂ©vrier 2025. Il s’applique Ă©galement aux investissements pour lesquels une demande d’agrĂ©ment a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e avant cette date.

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour investissement productif en outremer et entreprises en difficultĂ©

    La loi de finances pour 2021 a ouvert temporairement le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt pour investissements productifs rĂ©alisĂ©s dans les dĂ©partements d’outre-mer aux entreprises en difficultĂ©, Ă  la condition, d’une part, que l’aide fiscale s’intĂšgre parmi d’autres aides publiques dans un plan de reprise ou de restructuration dont la pertinence et la soliditĂ© Ă©taient validĂ©es dans le cadre d’une procĂ©dure de mandat ad hoc, de conciliation ou de sauvegarde de l’entreprise exploitante et, d’autre part, qu’elle soit autorisĂ©e par une dĂ©cision individuelle de la Commission europĂ©enne. Cette mesure dĂ©rogatoire s’appliquait au titre des investissements dont le fait gĂ©nĂ©rateur intervenait entre le 1er janvier 2021 et le 31 dĂ©cembre 2022.

    La loi de finances pour 2025 rétablit cette mesure dérogatoire pour la période allant du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2025.

    Aide fiscale Ă  l’investissement pour la rĂ©habilitation d’immeubles

    Pour rappel, les particuliers domiciliĂ©s en France peuvent bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă  raison des investissements productifs neufs qu’ils rĂ©alisent dans les dĂ©partements d’outre-mer, Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis-et-Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, dans le cadre d’une entreprise exerçant une activitĂ© agricole ou une activitĂ© industrielle, commerciale ou artisanale.

    Par ailleurs, les entreprises soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt, sous conditions, similaire Ă  celle applicable aux particuliers, Ă  raison des investissements productifs neufs qu’elles rĂ©alisent Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises.

    La loi de finances pour 2025 rend Ă©ligibles, du 1er janvier 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, Ă  titre dĂ©rogatoire, Ă  ces 2 rĂ©ductions d’impĂŽt les investissements consistant en l’acquisition d’immeubles, autres que ceux Ă  usage d’habitation, situĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et faisant l’objet de travaux de rĂ©habilitation lourde, sous rĂ©serve du respect des conditions suivantes :

    • les immeubles ont Ă©tĂ© dĂ©truits lors des Ă©meutes survenues en Nouvelle-CalĂ©donie entre le 13 mai 2024 et le 31 aoĂ»t 2024 inclus ;
    • les travaux portant sur ces investissements concourent Ă  la production d’un immeuble neuf ;
    • les travaux sont achevĂ©s dans un dĂ©lai de 3 ans Ă  compter de l’acquisition de l’immeuble ;
    • aprĂšs la rĂ©alisation des travaux, les investissements sont exploitĂ©s dans le cadre d’une activitĂ© Ă©ligible ;
    • il n’existe aucun lien d’intĂ©rĂȘt entre le cĂ©dant de l’immeuble, d’une part, et les acquĂ©reurs et les exploitants, d’autre part.

    Autres mesures

    La loi de finances pour 2025 prĂ©voit, en outre, l’application d’un taux de rĂ©duction d’impĂŽt majorĂ© pour les investissements rĂ©alisĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et Ă  Saint-Martin.

    Du nouveau en matiĂšre de TVA, de taxe fonciĂšre et de TGAP

    Importations

    Pour rappel, sont exonérés de TVA :

    • les transports maritimes de personnes et de marchandises effectuĂ©s dans les limites de chacun des dĂ©partements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la RĂ©union ;
    • les ventes et importations de riz dans le dĂ©partement de la RĂ©union ;
    • dans les dĂ©partements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la RĂ©union :
      • les importations de matiĂšres premiĂšres et produits dont la liste est fixĂ©e par arrĂȘtĂ©s conjoints du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre chargĂ© des dĂ©partements d’outre-mer (sont visĂ©s les matĂ©riaux de construction, engrais et outillages industriels et agricoles et les matĂ©riels d’Ă©quipement destinĂ©s Ă  l’industrie hĂŽteliĂšre et touristique) ;
      • les ventes et les livraisons Ă  soi-mĂȘme des produits de fabrication locale ;
      • les livraisons, importations, services d’intermĂ©diation et prestations de travail Ă  façon portant sur les produits Ă©nergĂ©tiques et assimilĂ©s, autres que les charbons et les gaz naturels, rĂ©alisĂ©s en Guadeloupe, en Martinique ou Ă  La RĂ©union ;
      • les affrĂštements et locations de courte durĂ©e de navires de plaisance qui sont d’une longueur de coque supĂ©rieure Ă  vingt-quatre mĂštres et dont la jauge brute est infĂ©rieure Ă  trois mille, mis Ă  disposition Ă  partir du territoire de la Guadeloupe ou de la Martinique en vue de rĂ©aliser des voyages d’agrĂ©ments en dehors des eaux territoriales.

    Concernant les importations de matiĂšres premiĂšres et de produits dont la liste est fixĂ©e par arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels, la loi de finances pour 2025 prĂ©voit la possibilitĂ©, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, que la liste fixĂ©e par arrĂȘtĂ©s puisse ĂȘtre diffĂ©rente en Guadeloupe et en Martinique, d’une part, et Ă  La RĂ©union, d’autre part.

    Taxe fonciĂšre

    Pour les logements Ă  usage locatif situĂ©s dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) en Guadeloupe, en Guyane, Ă  la Martinique, Ă  Mayotte ou Ă  La RĂ©union, la loi de finances pour 2024 a rĂ©duit la base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties Ă  hauteur de 30 % pour les impositions dues au titre de l’annĂ©e 2024.

    La loi de finances pour 2025 prolonge cet abattement d’un an pour les logements Ă  usage locatif situĂ©s en Guadeloupe, en Guyane, Ă  la Martinique, Ă  Mayotte ou Ă  La RĂ©union, lesquels vont ainsi bĂ©nĂ©ficier de ce mĂȘme abattement de 30 % pour les impositions Ă©tablies au titre de l’annĂ©e 2025.

    Cet abattement ne s’applique pas aux logements qui ont cessĂ©, au cours de l’annĂ©e 2024, de respecter l’une des conditions permettant de bĂ©nĂ©ficier de l’abattement.

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2025 prĂ©voit que les terres dĂ©pendant du domaine privĂ© de l’État qui font l’objet de cessions gratuites Ă  la sociĂ©tĂ© d’amĂ©nagement foncier et d’Ă©tablissement rural (SAFER) de Guyane sont exonĂ©rĂ©es de taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s non bĂąties tant qu’elles sont la propriĂ©tĂ© de la SAFER de Guyane et pour une durĂ©e maximale de dix ans.

    Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)

    Actuellement, sur les territoires de certaines collectivitĂ©s d’outremer, il est appliquĂ© les rĂ©factions suivantes pour le calcul de la taxe :

    • 25 % en Guadeloupe, Ă  La RĂ©union et en Martinique ;
    • 70 % en Guyane et Ă  Mayotte.

    La loi de finances pour 2025 dĂ©limite temporellement l’application de ces rĂ©factions et modifie les taux applicables. Dans ce cadre, il est prĂ©vu que la rĂ©faction de TGAP s’applique :

    • jusqu’au 31 dĂ©cembre 2029 Ă  La RĂ©union ;
    • jusqu’au 31 dĂ©cembre 2031 en Guadeloupe et en Martinique ;
    • jusqu’au 31 dĂ©cembre 2034 en Guyane et Ă  Mayotte.

    Un arrĂȘtĂ© ministĂ©riel viendra dĂ©terminer les investissements Ă©ligibles et, pour chaque collectivitĂ© d’outre-mer, le taux de rĂ©faction applicable, qui s’établit entre 20 % et 80 %.

    Dans l’attente de cet arrĂȘtĂ©, la loi de finances pour 2025 fixe de maniĂšre temporaire, Ă  compter du 1er janvier 2025, les taux de rĂ©faction pour le calcul de la TGAP Ă  :

    • 35 % en Guadeloupe, Ă  La RĂ©union et en Martinique ;
    • 75 % en Guyane et Ă  Mayotte.

    Du nouveau en matiĂšre sociale

    Cotisations sociales des travailleurs indépendants

    La loi de financement pour 2025 Ă©tend la nouvelle mouture de l’assiette de la CSG des travailleurs indĂ©pendants, telle que rĂ©formĂ©e par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2024, aux travailleurs indĂ©pendants non agricoles exerçant Ă  Mayotte.

    Conseil de protection sociale des travailleurs indépendants

    Actuellement, les travailleurs indépendants situés à Saint-Pierre-et-Miquelon ne dépendent pas du CPSTI.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 rend les travailleurs indĂ©pendants situĂ©s Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon Ă©ligibles Ă  l’action sanitaire et sociale du CPSTI. Elle confie Ă©galement Ă  l’Urssaf de la rĂ©gion Île-de-France la responsabilitĂ© d’instruire les demandes de ces travailleurs indĂ©pendants de bĂ©nĂ©ficier de cette aide

    Adaptation du droit des prestations familiales et extension de l’assurance vieillesse des aidants à Mayotte

    La rĂ©glementation issue du Code de la sĂ©curitĂ© sociale ne s’applique pas au DĂ©partement de Mayotte, qui se voit appliquer des rĂšgles dĂ©rogatoires.

    Toutefois, dans un souci de convergence des régimes, plusieurs décrets et ordonnances visant à les rapprocher ont été pris.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 modifie ainsi l’ordonnance no 2002-149 du 7 fĂ©vrier 2022 2022 relative Ă  l’extension et Ă  la gĂ©nĂ©ralisation des prestations familiales et Ă  la protection sociale dans le DĂ©partement de Mayotte en prĂ©voyant d’ajouter un critĂšre de rĂ©sidence stable pour bĂ©nĂ©ficier des prestations familiales (selon des modalitĂ©s Ă  dĂ©finir par dĂ©cret).

    Au niveau de l’assurance vieillesse, elle conditionne le versement du « minimum vieillesse » Ă  la justification d’une « rĂ©sidence stable et rĂ©guliĂšre » et admet la prise en compte des pĂ©riodes d’affiliation dans la durĂ©e d’assurance totale des aidants de personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie pour la dĂ©termination du taux et du calcul de la retraite des assurĂ©s concernĂ©s.

    Notez que la rĂ©sidence stable et rĂ©guliĂšre s’entend du foyer permanent Ă  Mayotte (dĂ©signant le lieu oĂč l’assurĂ© rĂ©side habituellement) ou du lieu de sĂ©jour principal (lorsque l’assurĂ© rĂ©side en France plus de 9 mois dans l’annĂ©e du versement de la prestation).

    Ces adaptations et nouvelles exigences concernant les assurances vieillesse et les prestations familiales Ă  Mayotte entreront en vigueur Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Outremer : ce qui va changer en 2025 – © Copyright WebLex

  • IJSS : vers une diminution de la prise en charge de l’arrĂȘt de travail ?  

    IJSS : vers une diminution de la prise en charge de l’arrĂȘt de travail ?  

    Initialement, c’est le projet de loi de financement de la sĂ©curitĂ© sociale pour 2024 qui avait prĂ©vu de revoir Ă  la baisse le montant maximal des indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale (IJSS). Une baisse qui vient d’ĂȘtre concrĂ©tisĂ©e : avec quelles consĂ©quences ?

    Baisse du plafond des IJSS versée à compter du 1er avril 2025

    Pour rappel, les indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale (IJSS) dĂ©signent une prestation de l’arrĂȘt maladie visant Ă  compenser la perte de revenu d’un salariĂ©, consĂ©cutive Ă  un arrĂȘt maladie.

    Le montant des IJSS versĂ©es, dans le cadre d’un arrĂȘt de travail de droit commun (c’est-Ă -dire non liĂ© Ă  un accident de travail ou une maladie professionnelle), dĂ©pend du revenu d’activitĂ© antĂ©rieur, lui-mĂȘme calculĂ© en fonction de la rĂ©munĂ©ration brute perçue par le salariĂ© dans les 3 mois prĂ©cĂ©dant son arrĂȘt de travail.

    Plus prĂ©cisĂ©ment, le revenu d’activitĂ© antĂ©rieur Ă©tait jusqu’alors constituĂ© par la rĂ©munĂ©ration brute plafonnĂ©e Ă  1,8 SMIC, calculĂ©e sur la base de la durĂ©e lĂ©gale du temps de travail.

    Le montant de l’indemnitĂ© journaliĂšre versĂ©e correspond alors Ă  50 % de ce revenu d’activitĂ© antĂ©rieur, sans pouvoir excĂ©der 53,31 € bruts, jusqu’alors.

    Pour les arrĂȘts de travail de droit commun Ă©mis Ă  partir du 1er avril 2025, le plafond de revenus d’activitĂ© antĂ©rieur pris en compte pour le calcul des IJSS sera abaissĂ© Ă  1,4 fois le SMIC.

    Se faisant, le montant maximal des IJSS sera minorĂ© pour les salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration est supĂ©rieure au plafond de 1,4 fois le SMIC, puisqu’il ne pourra plus ĂȘtre supĂ©rieur Ă  41,47 € bruts.

    Attention : les arrĂȘts de travail Ă©mis avant le 1er avril 2025 pourront donner lieu au versement des IJSS calculĂ©es sous l’empire des rĂšgles actuelles.

    En pratique, cette baisse du montant maximal des indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale pourrait conduire certains employeurs pratiquant le maintien de la rĂ©munĂ©ration Ă  devoir supporter une part plus importante de l’indemnisation de l’arrĂȘt de travail des salariĂ©s.

    IJSS : vers une diminution de la prise en charge de l’arrĂȘt de travail ?   – © Copyright WebLex

  • Les nouveautĂ©s sociales pour les entreprises et les particuliers en 2025

    Les nouveautés sociales pour les entreprises et les particuliers en 2025

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale, qui vient d’ĂȘtre (enfin) publiĂ©e au Journal officiel, contient de nombreuses mesures qui vont impacter tant les entreprises que les particuliers. Au menu : allĂšgement des cotisations patronales, amĂ©nagements du coĂ»t social des rĂ©munĂ©rations dues aux apprentis, activitĂ© partielle, monĂ©tisation des jours de RTT, compte personnel de formation, etc.

    2025 : du nouveau concernant le calcul des cotisations sociales

    AllĂšgement des cotisations patronales

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 organise la fusion des allégements généraux de cotisations sociales patronales en 2 étapes :

    • en 2025, les dispositifs d’allĂ©gements de cotisations en vigueur seront amĂ©nagĂ©s ;
    • en 2026, des dispositifs seront fusionnĂ©s dans une rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales, qui sera alors reconfigurĂ©e.

    ConcrÚtement, en 2025, les entreprises continueront à bénéficier des 3 dispositifs suivants existants :

    • la rĂ©duction de taux sur la cotisation patronale maladie pour les salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration n’excĂšde pas 2,25 SMIC (contre 2,5 SMIC jusqu’à prĂ©sent) ;
    • la rĂ©duction de taux sur la cotisation patronale d’allocations familiales pour les salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration n’excĂšde pas 3,3 SMIC (au lieu de 3,5 SMIC jusqu’à prĂ©sent) ;
    • la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales (selon une formule de calcul globalement inchangĂ©e) qui sera appliquĂ©e Ă  son taux maximal au niveau du SMIC, puis connaĂźtra une rĂ©duction dĂ©gressive jusqu’à 1,6 SMIC.

    Il faut noter que, dĂšs 2025, les primes « partage de la valeur » devront ĂȘtre prises en compte dans la formule de calcul, ainsi que dans la base de calcul de la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales.

    En 2026 :

    • il est prĂ©vu une fusion des allĂ©gements de cotisations (visant la maladie et la maternitĂ©) dans une nouvelle version de la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales complĂštement reconfigurĂ©e ;
    • cette nouvelle rĂ©duction gĂ©nĂ©rale de cotisations patronales sera toujours dĂ©gressive et ne s’appliquera plus Ă  hauteur de 3 fois la valeur du SMIC applicable.

    Aménagement de la réforme des cotisations des travailleurs indépendants

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2024 avait unifiĂ© la base de calcul des cotisations sociales dues par les travailleurs indĂ©pendants non-salariĂ©s, de sorte que le calcul des cotisations sociales et de la CSG/CRDS pour les travailleurs indĂ©pendants se fait sur la base du revenu professionnel aprĂšs application d’un abattement forfaitaire de 26%, sous rĂ©serve de certains retraitements.

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 vient préciser que :

    • pour les travailleurs indĂ©pendants non agricoles, la date d’entrĂ©e en vigueur de cette rĂ©forme est repoussĂ©e Ă  la date de rĂ©gularisation des cotisations dues au titre de 2025 ;
    • pour les travailleurs indĂ©pendants relevant du rĂ©gime micro-social, le nouveau calcul des cotisations s’appliquera pour les cotisations et contributions courant Ă  compter du 1er janvier 2026 ;
    • pour les travailleurs indĂ©pendants agricoles, la rĂ©forme introduite par la LFSS pour 2025 s’appliquera au titre des pĂ©riodes courant Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Attribution gratuite d’actions

    L’attribution gratuite d’action (AGA) dĂ©signe l’opĂ©ration en vertu de laquelle une entreprise donne ses propres actions Ă  ses salariĂ©s ou Ă  ses dirigeants, qui peut se dĂ©finir comme un mĂ©canisme de rĂ©munĂ©ration complĂ©mentaire visant Ă  motiver et Ă  fidĂ©liser les salariĂ©s.

    Si l’attribution gratuite d’actions est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, elle reste soumise Ă  une contribution patronale spĂ©cifique, calculĂ©e sur la valeur de l’action Ă  la date d’acquisition, qui passe de 20 % Ă  30 % Ă  compter du 1er mars 2025.

    Prise en charge des frais de transport public des salariés

    Pour rappel, la lĂ©gislation sociale impose Ă  tous les employeurs, sans condition d’effectif, de prendre en charge 50 % du coĂ»t des titres d’abonnement Ă  des transports publics ou Ă  des services publics de location de vĂ©lo, cette prise en charge de l’employeur Ă©tant exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, de CSG, de CRDS et d’impĂŽt sur le revenu.

    Afin de favoriser l’usage des transports en commun, de 2022 Ă  2024, il Ă©tait admis que les employeurs conservaient le bĂ©nĂ©fice de cette exonĂ©ration, mĂȘme si leur prise en charge excĂ©dait les 50 % de la valeur totale de l’abonnement, et ce jusqu’à 75 % du coĂ»t total de l’abonnement.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 proroge d’une annĂ©e, soit sur toute l’annĂ©e 2025, cette mesure pour les employeurs qui dĂ©cident d’aller au-delĂ  de la prise en charge obligatoire d’une partie du coĂ»t de l’abonnement des salariĂ©s, jusqu’à 75 % de la valeur totale.

    Jeunes entreprises innovantes

    Le dispositif « Jeunes entreprises innovantes » (JEI) vise Ă  soutenir et dĂ©velopper l’innovation, en accordant Ă  ces JEI des dispositions sociales et fiscales dĂ©rogatoires en contrepartie du respect de certaines conditions.

    Pour ĂȘtre qualifiĂ©e comme telle, une JEI suppose qu’à la clĂŽture de son exercice, l’entreprise :

    • emploie moins de 250 salariĂ©s ;
    • rĂ©alise un CA infĂ©rieur Ă  50 millions d’€ ou enregistre un bilan infĂ©rieur Ă  43 millions d’€ ;
    • n’ait pas Ă©tĂ© créée dans le cadre d’une concentration, d’une restructuration, d’une extension d’activitĂ©s prĂ©existantes ou d’une reprise de telles activitĂ©s ;
    • ait Ă©tĂ© créée depuis moins de 8 ans ;
    • soit dĂ©tenue directement ou indirectement Ă  50% au moins par des personnes physiques ou par des sociĂ©tĂ©s d’investissement, des associations reconnues d’utilitĂ© publique Ă  caractĂšre scientifique, des Ă©tablissements publics de recherche ou par une autre JEI.

    Les JEI bĂ©nĂ©ficient d’une exonĂ©ration de cotisations patronales pour les revenus d’activitĂ©s versĂ©s aux salariĂ©s et aux mandataires sociaux participant Ă  titre principal aux projets de recherches (pour les rĂ©munĂ©rations infĂ©rieures ou Ă©gales Ă  4,5 fois le SMIC et plafonnĂ©es Ă  5 fois le plafond annuel de SĂ©curitĂ© sociale).

    Cette exonĂ©ration suppose toutefois que les dĂ©penses affectĂ©es Ă  la recherche reprĂ©sentent au moins 15 % des charges de l’entreprise.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 revient toutefois sur cette condition et prĂ©cise qu’à compter du 1er mars 2025, l’exonĂ©ration de cotisations sociales patronales suppose que la JEI consacre au moins 20 % de ses dĂ©penses Ă  la recherche et au dĂ©veloppement.

    Jeunes entreprises de croissance

    Pour avoir le statut de jeune entreprise de croissance (JEC), l’entreprise doit remplir les conditions suivantes :

    • ĂȘtre une PME (employer moins de 250 personnes et rĂ©aliser un chiffre d’affaires infĂ©rieur Ă  50 millions d’€ ou avoir un bilan total infĂ©rieur Ă  43 millions d’€)
    • avoir Ă©tĂ© créée depuis moins de 8 ans pour bĂ©nĂ©ficier des exonĂ©rations sociale et fiscale ;
    • avoir rĂ©alisĂ© des dĂ©penses de R&D reprĂ©sentant entre 5 et 15 % des charges ;
    • remplir les critĂšres de performance Ă©conomique suivants :
      • l’effectif de l’entreprise a augmentĂ© d’au moins 100 % et d’au moins 10 salariĂ©s en Ă©quivalents temps plein (ETP), par rapport Ă  celui constatĂ© Ă  la clĂŽture de l’exercice qui prĂ©cĂšde l’avant-dernier exercice ;
      • le montant de ses dĂ©penses de recherche au cours de l’exercice pour lequel l’effectif a augmentĂ© n’a pas diminuĂ© par rapport Ă  celui de l’exercice prĂ©cĂ©dent ;
    • ĂȘtre dĂ©tenue pour 50 % au minimum par l’une des personnes ou entitĂ©s suivantes :
      • personne physique : entrepreneur individuel (EI), particulier ;
      • autre JEI dĂ©tenue au moins Ă  50 % par des personnes physiques ;
      • association ou fondation reconnue d’utilitĂ© publique Ă  caractĂšre scientifique ;
      • Ă©tablissement public de recherche et d’enseignement ou une de ses filiales ;
      • sociĂ©tĂ© d’investissement ;
    • exercer une activitĂ© nouvelle : c’est-Ă -dire qu’elle n’a pas Ă©tĂ© créée dans le cadre d’une concentration, d’une restructuration, d’une extension d’activitĂ©s dĂ©jĂ  existantes ou d’une reprise de telles activitĂ©s.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale prĂ©cise que la fourchette du niveau de dĂ©penses de recherche requis pour l’éligibilitĂ© au statut de JEC devra reprĂ©senter entre 5 % et 20 % des charges.

    La présente mesure entre en vigueur le 1er mars 2025.

    Plateformes de mise en relation en ligne

    La loi de financement pour 2024 avait prĂ©vu l’obligation pour les plateformes de mise en relation par voie Ă©lectronique de transmettre, Ă  compter du 1er janvier 2027 : 

    • les chiffres d’affaires des travailleurs indĂ©pendants sur la plateforme Ă  l’Urssaf ;
    • de prĂ©lever directement sur ces chiffres d’affaires les cotisations et contributions sociales correspondantes ;
    • de prĂ©lever l’impĂŽt sur le revenu dans l’hypothĂšse oĂč le travailleur indĂ©pendant avait optĂ© pour un versement libĂ©ratoire.

    Étaient concernĂ©s les micro-entrepreneurs qui officiaient sur la plateforme afin de lutter contre la fraude sociale et fiscale et de favoriser l’accompagnement de ces populations de travailleurs dans leurs dĂ©marches.

    Initialement, il Ă©tait prĂ©vu que cette obligation soit prĂ©cĂ©dĂ©e d’une phase pilote ne concernant que les opĂ©rateurs de plateforme rĂ©pondant Ă  des critĂšres prĂ©dĂ©terminĂ©s.

    Cette année, la loi de financement procÚde à des aménagements du dispositif ainsi projeté au 1er janvier 2027.

    Elle sĂ©curise le dispositif en laissant le soin Ă  un texte ultĂ©rieur de dĂ©finir un dĂ©lai au terme duquel le prĂ©compte des cotisations s’appliquera et qui courra Ă  compter de l’inscription (ou de la reprise d’activitĂ©) sur la plateforme.

    Enfin et surtout, elle prĂ©cise que la phase pilote du projet s’appliquera aux seuls opĂ©rateurs de plateforme volontaire dĂšs 2026, et non Ă  des plateformes dĂ©signĂ©es par arrĂȘtĂ© selon des critĂšres dĂ©terminĂ©s.

    Les conditions dans lesquelles les opérateurs de plateforme pourront se porter volontaires pour cette phase pilote seront prochainement précisées par décret.

    2025 : du nouveau pour la rémunération des apprentis

    Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail conclu entre un apprenti (ou son reprĂ©sentant lĂ©gal en cas de minoritĂ©) et un employeur. Dans ce cadre, l’employeur verse un salaire Ă  l’apprenti dont le montant minimal est fixĂ© en fonction de l’ñge de l’apprenti et du diplĂŽme qu’il prĂ©pare.

    Jouissant d’un rĂ©gime social et fiscal avantageux, la rĂ©munĂ©ration des apprentis Ă©tait jusqu’alors :

    • totalement exonĂ©rĂ©e de CSG et de CRDS ;
    • partiellement exonĂ©rĂ© de cotisations sociales jusqu’à 79 % du SMIC.

    La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 aménage ce régime et prévoit que :

    • pour les contrats nouvellement signĂ©s Ă  compter du 1er mars 2025, la rĂ©munĂ©ration versĂ©e Ă  l’apprentie est assujettie Ă  CSG et CRDS pour sa part excĂ©dant 50 % de la valeur du SMIC ;
    • le plafond d’exonĂ©ration de la rĂ©munĂ©ration versĂ©e Ă  l’apprenti est abaissĂ© de 79 % Ă  50 % du SMIC applicable durant le mois considĂ©rĂ©, et ce, pour les apprentis embauchĂ©s Ă  compter du 1er mars 2025.

    Concernant la prise en charge de l’apprentissage par les opĂ©rateurs de compĂ©tence (OPCO), la loi de finances pour 2025 prĂ©voit, quant Ă  elle, que l’employeur participe Ă  la prise en charge des contrats d’apprentissage lorsque le diplĂŽme ou le titre Ă  finalitĂ© professionnelle visĂ© Ă©quivaut au moins au niveau BAC + 3 : la prise en charge par l’opĂ©rateur de compĂ©tences est alors minorĂ©e de cette participation.

    2025 : du nouveau concernant le temps de travail

    Activité partielle de longue durée Rebond

    La loi de finances pour 2025 met en place, Ă  compter du 1er mars 2025, un dispositif spĂ©cifique d’activitĂ© partielle dĂ©nommĂ© « activitĂ© partielle de longue durĂ©e rebond » destinĂ© Ă  assurer le maintien dans l’emploi des salariĂ©s dans les entreprises confrontĂ©es Ă  une rĂ©duction d’activitĂ© durable qui n’est pas de nature Ă  compromettre leur pĂ©rennitĂ©.

    L’employeur peut bĂ©nĂ©ficier de ce dispositif sous rĂ©serve de la conclusion d’un accord collectif d’établissement, d’entreprise ou de groupe ou de la conclusion d’un accord collectif de branche Ă©tendu, dĂ©finissant :

    • la durĂ©e d’application de l’accord ;
    • les activitĂ©s et les salariĂ©s concernĂ©s par l’activitĂ© partielle de longue durĂ©e rebond ;
    • les rĂ©ductions de l’horaire de travail pouvant donner lieu Ă  indemnisation Ă  ce titre ;
    • les engagements spĂ©cifiquement souscrits en contrepartie, notamment pour le maintien de l’emploi et la formation professionnelle.

    Monétisation des jours de RTT

    Pour soutenir le pouvoir d’achat des salariĂ©s, un dispositif expĂ©rimental visant Ă  monĂ©tiser les jours de rĂ©duction du temps de travail (RTT) a Ă©tĂ© instaurĂ© en 2022, permettant aux salariĂ©s, en temps partiel ou en temps complet, de demander Ă  l’employeur de racheter des jours de RTT acquis entre 2022 et 2025, mais non pris (ce rachat donnant lieu Ă  une majoration de salaire).

    Pour ce faire, les jours de repos doivent avoir été acquis :

    • dans le cadre d’un amĂ©nagement de la durĂ©e du temps de travail supĂ©rieure Ă  la semaine ;
    • dans le cadre d’un accord RTT antĂ©rieur Ă  la loi no 2008-789 du 20 aoĂ»t 2008.

    Initialement prĂ©vue jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, cette possibilitĂ© de rachat des jours de repos est prolongĂ©e pour une annĂ©e supplĂ©mentaire, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    ArrĂȘts de travail

    La durĂ©e d’un arrĂȘt de travail prescrit par tĂ©lĂ©consultation est dĂ©sormais plafonnĂ©e Ă  3 jours lorsque le prescripteur n’est ni le mĂ©decin traitant, ni la sage-femme rĂ©fĂ©rente du patient. En cas de prolongation d’un arrĂȘt de travail prescrit en tĂ©lĂ©consultation, la limite des 3 jours s’applique Ă©galement, sauf si le patient peut prouver son impossibilitĂ© Ă  se rendre Ă  une consultation en cabinet.

    Se faisant et sauf exception, compte tenu du dĂ©lai de carence, les arrĂȘts de travail prescrits via tĂ©lĂ©consultation n’ouvrent pas, par principe, droit au bĂ©nĂ©fice des indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale.

    De mĂȘme, pour lutter contre la perception frauduleuse des indemnitĂ©s journaliĂšres de sĂ©curitĂ© sociale (IJSS) et des prestations prĂ©vues en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, la loi de financement pour 2025 prĂ©voit qu’en cas de fraude d’un salariĂ© dĂ©finitivement constatĂ©e par les organismes habilitĂ©s Ă  diriger les contrĂŽles, le directeur de cet organisme en informera son employeur et lui transmettra l’ensemble des documents et renseignements collectĂ©s quant Ă  cette perception frauduleuse.

    Dans ce cadre, la fraude doit ĂȘtre dĂ©finitivement avĂ©rĂ©e et ne plus faire l’objet d’aucun recours.

    ConsĂ©cration de la nature duale de l’indemnisation du prĂ©judice fonctionnel permanent

    Rappelons que lorsqu’un salariĂ© est victime d’une incapacitĂ© permanente de travail d’au moins 10 % Ă  la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, il bĂ©nĂ©ficie d’une rente, appelĂ©e communĂ©ment « rente AT/MP ».

    En revanche, lorsque le taux d’incapacitĂ© constatĂ© est infĂ©rieur Ă  10 % d’incapacitĂ©, il est indemnisĂ© sous la forme d’un capital forfaitaire, versĂ© en une seule fois.

    Lorsque l’AT/MP est consĂ©cutive Ă  une faute inexcusable de l’employeur, il Ă©tait prĂ©vu une majoration de la rente ainsi versĂ©e au salariĂ© victime.

    Dans une dĂ©cision rendue le 20 janvier 2023, le juge avait considĂ©rĂ© que la rente majorĂ©e, prĂ©vue par la lĂ©gislation sociale et versĂ©e Ă  la victime lors d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, ne rĂ©parait pas le dĂ©ficit fonctionnel permanent.

    Pour les juges, cette rente n’avait vocation qu’à couvrir le dĂ©ficit professionnel.

    Cette dĂ©cision permettait aux salariĂ©s victimes d’un AT/MP consĂ©cutif Ă  une faute inexcusable de l’employeur de faire valoir en justice une autre action, diffĂ©rente de celle permettant la reconnaissance du caractĂšre inexcusable et visant Ă  rĂ©parer les souffrances physiques et morales causĂ©es par l’accident.

    DĂ©sormais, Ă  la demande des partenaires sociaux et suite Ă  cette dĂ©cision, la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 consacre la nature duale de l’indemnisation.

    En substance, la loi de financement prĂ©voit dĂ©sormais que l’indemnisation en capital comme la rente viagĂšre versĂ©e au salariĂ© couvrent Ă  la fois le taux d’incapacitĂ© professionnelle et le taux d’incapacitĂ© fonctionnelle.

    Cette nature duale de l’indemnisation est Ă©galement consacrĂ©e en cas de faute inexcusable de l’employeur Ă  l’origine de l’AT/MP.

    2025 : du nouveau concernant la formation

    Compte personnel de formation

    La loi de finances pour 2025 supprime de la liste des actions de formation Ă©ligibles au compte personnel de formation celles, non certifiantes, portant sur l’accompagnement et le conseil dispensĂ©es aux crĂ©ateurs ou repreneurs d’entreprises ayant pour objet de rĂ©aliser leur projet de crĂ©ation ou de reprise d’entreprise et de pĂ©renniser l’activitĂ© de celle-ci.

    2025 : du nouveau pour les particuliers employeurs

    Le complĂ©ment libre choix du mode de garde (CMG) est une prestation sociale qui vise Ă  compenser le coĂ»t de la garde d’un enfant de moins de 6 ans, dont les parents ont une activitĂ© professionnelle minimale. Cette prestation peut prendre 2 formes :

    • le CMG « emploi direct », versĂ© directement Ă  la famille qui embauche un salariĂ© Ă  domicile ou une assistante maternelle ;
    • le CMG « structure », versĂ© directement Ă  la famille qui a recours Ă  une crĂšche familiale ou Ă  un prestataire de garde Ă  domicile.

    Afin de lutter contre les impayĂ©s et assurer la rĂ©munĂ©ration des assistants maternels et gardes d’enfants, il est dĂ©sormais prĂ©vu une suspension du versement du CMG lorsque le particulier employeur est visĂ© par un signalement d’impayĂ© (la procĂ©dure de signalement d’impayĂ© sera fixĂ©e selon des modalitĂ©s restant Ă  prĂ©ciser par dĂ©cret).

    Notez également que le dispositif de tiers payant visant à permettre le versement du CMG « structure » directement par les organismes débiteurs des prestations familiales a finalement été abandonné.

    Enfin, pour le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt « services Ă  la personne », le particulier employeur devra mentionner sur sa dĂ©claration d’impĂŽt sur le revenu la nature de l’organisme et la personne morale (sociĂ©tĂ©) ou physique auxquelles les sommes ont Ă©tĂ© versĂ©es, ainsi que la nature des prestations rendues, Ă©ligibles Ă  l’avantage fiscal.

    Les nouveautĂ©s sociales pour les entreprises et les particuliers en 2025 – © Copyright WebLex

  • Conditions de travail : le bilan 2023 est disponible ! 

    Conditions de travail : le bilan 2023 est disponible ! 

    L’analyse des conditions de travail, et notamment les grandes tendances de la sinistralitĂ© au travail, font l’objet d’un rapport annuel, dont les conclusions viennent d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©es pour l’annĂ©e 2023. Que faut-il en retenir ?

    Conditions de travail : rĂ©trospective 2023


    Pour rappel, la Direction gĂ©nĂ©rale du travail (DGT) Ă©tablit chaque annĂ©e un rapport faisant le bilan des conditions de travail. À prĂ©sent disponible, le bilan de l’annĂ©e 2023 traite notamment :

    • des principaux acteurs de la prĂ©vention des risques professionnels (acteurs au sein de l’entreprise, pouvoirs publics, organismes de sĂ©curitĂ© sociale, etc.) ;
    • des tendances de la sinistralitĂ© au travail ;
    • des grandes actions de prĂ©vention en santĂ© et sĂ©curitĂ© menĂ©es par les pouvoirs publics ;
    • de l’activitĂ© du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT).

    Pour rappel, le COCT est une instance d’orientation des politiques publiques en matiĂšre de prĂ©vention des risques professionnels et de promotion de la santĂ© au travail. Il exerce 2 fonctions principales :

    • il participe Ă  l’Ă©laboration des orientations des politiques publiques dans les domaines de la santĂ©, de la sĂ©curitĂ© et des conditions de travail dans l’entreprise ;
    • il a un rĂŽle consultatif sur les projets de rĂšglementation de mise en Ɠuvre de ces politiques publiques.

    Photographie de la situation en 2023, notamment grĂące Ă  des statistiques, le rapport revient Ă©galement sur les temps forts de l’annĂ©e, Ă  savoir :

    • la poursuite de la mise en Ɠuvre opĂ©rationnelle du 4e plan de santĂ© au travail (PST 4), du plan de prĂ©vention des accidents du travail graves et mortels (PATGM) et de leurs dĂ©clinaisons rĂ©gionales ;
    • la poursuite du renforcement de la prĂ©vention en santĂ© au travail via une rĂ©forme de modernisation du systĂšme ;
    • la crĂ©ation du fonds d’investissement dans la prĂ©vention de l’usure professionnelle (FIPU) et la rĂ©forme du compte professionnel de prĂ©vention (C2P) ;
    • la poursuite d’actions en faveur d’une meilleure prise en compte des dĂ©fis contemporains (intelligence artificielle, changement climatique, etc.).

    Conditions de travail : le bilan 2023 est disponible !  – © Copyright WebLex

  • Apprentissage : le rĂ©gime des aides Ă  l’embauche est modifiĂ©

    Apprentissage : le rĂ©gime des aides Ă  l’embauche est modifiĂ©

    Comme annoncĂ©, le rĂ©gime des aides Ă  l’embauche d’apprentis vient d’ĂȘtre modifiĂ©. En plus des montants revus Ă  la baisse, certains paramĂštres d’éligibilitĂ© ont Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ©es. Explications.

    Aides à l’embauche d’apprentis : des montants revus à la baisse

    Rappelons qu’actuellement, 2 aides à l’embauche distinctes existent dans le cadre de l’embauche par l’employeur d’un apprenti :

    • une aide unique Ă  l’apprentissage ;
    • une aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’un apprenti.

    L’aide unique Ă  l’apprentissage, jusqu’alors d’un montant de 6000 €, est versĂ©e Ă  l’employeur qui embauche moins de 250 salariĂ©s et qui embauche un apprenti prĂ©parant un diplĂŽme ou un titre Ă  finalitĂ© professionnelle Ă©quivalent au plus au baccalaurĂ©at (ou prĂ©parant jusqu’à bac + 2 dans les outre-mer).

    À cĂŽtĂ© de cette aide unique, l’aide exceptionnelle Ă  l’apprentissage qui a Ă©tĂ© mise en place Ă  l’occasion de la crise sanitaire et vise Ă  couvrir les autres situations, pour les contrats conclus jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024.

    Cette aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’un apprenti est Ă©galement d’un montant de 6000 €, mais couvre les autres situations, puisqu’elle est versĂ©e :

    • aux employeurs embauchant moins de 250 salariĂ©s pour les contrats prĂ©parant Ă  un diplĂŽme ou Ă  un titre professionnel allant de bac +2 Ă  bac +5 ;
    • aux employeurs embauchant 250 salariĂ©s et plus au titre des contrats visant un diplĂŽme ou un titre Ă©quivalent au plus Ă  bac +5, mais sous rĂ©serve de respecter une condition supplĂ©mentaire de quota d’alternants dans les effectifs.

    Aide unique à l’embauche : quels changements ?

    Pour les contrats d’apprentissage conclus Ă  compter du 24 fĂ©vrier 2025, le montant de l’aide unique sera dĂ©sormais de 5000 €.

    Seule exception : l’embauche d’un apprenti en qualitĂ© de travailleur handicapĂ©, pour lequel le montant de l’aide unique Ă  l’embauche est maintenue Ă  6000 €. Cette aide est cumulable avec les autres aides au poste qui sont rĂ©servĂ©es Ă  l’embauche d’un travailleur handicapĂ©.

    Aide exceptionnelle à l’embauche : quels changements ?

    Les employeurs peuvent dĂ©sormais bĂ©nĂ©ficier Ă  nouveau de l’aide exceptionnelle Ă  l’embauche pour tous les contrats d’apprentissage conclus du 24 fĂ©vrier 2025 au 31 dĂ©cembre 2025.

    Toutefois, le montant de cette aide exceptionnelle n’est plus de 6 000€, mais dĂ©pend dĂ©sormais de la taille de l’entreprise. Son montant sera de :

    • 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s ;
    • 2 000 € pour les entreprises comptant au moins 250 salariĂ©s, Ă  condition de respecter la condition dĂ©jĂ  existante de quota d’alternants dans les effectifs.

    Ici encore, le montant de l’aide reste maintenu Ă  6000 € lorsque l’apprenti bĂ©nĂ©ficie de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ©.

    Une aide unique et subordonnĂ©e Ă  des dĂ©lais de transmission Ă  l’Opco

    Autre nouveauté : dĂ©sormais, un contrat d’apprentissage conclu entre le mĂȘme employeur et le mĂȘme apprenti ne peut ouvrir le droit qu’à une seule aide par certification professionnelle prĂ©parĂ©e.

    Dans l’hypothĂšse oĂč un employeur perçoit une aide unique Ă  l’apprentissage, il ne pourra donc pas en demander Ă  nouveau le bĂ©nĂ©fice s’il signe un autre contrat d’apprentissage avec le mĂȘme apprenti, dans le but de prĂ©parer la mĂȘme certification professionnelle.

    Enfin, toutes conditions remplies par ailleurs, le bĂ©nĂ©fice de ces 2 aides est subordonnĂ© Ă  la transmission des contrats d’apprentissage Ă  l’opĂ©rateur de compĂ©tences (Opco) compĂ©tent, dans des dĂ©lais prĂ©cisĂ©s.

    Ainsi, pour les contrats conclus Ă  partir du 24 fĂ©vrier 2025, le bĂ©nĂ©fice des aides Ă  l’embauche d’apprenti est subordonnĂ© Ă  la transmission du contrat Ă  l’Opco dans un dĂ©lai de 6 mois courant Ă  compter de l’embauche de l’apprenti.

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  • DĂ©claration d’honoraires DAS 2 : un seuil dĂ©claratif en hausse pour 2025

    DĂ©claration d’honoraires DAS 2 : un seuil dĂ©claratif en hausse pour 2025

    Les professionnels qui versent Ă  des tiers des honoraires au-delĂ  d’un seuil annuel doivent dĂ©clarer leur montant dans une dĂ©claration spĂ©cifique appelĂ©e DAS 2. Ce seuil annuel est revu Ă  la hausse pour les rĂ©munĂ©rations versĂ©es en 2024 et dĂ©clarĂ©es en 2025. Focus.

    DAS 2 : un seuil annuel en hausse

    Les professionnels qui, au cours de l’annĂ©e civile, versent Ă  des tiers des honoraires, commissions, jetons de prĂ©sence, remises commerciales et droits d’auteur ont l’obligation de transmettre chaque annĂ©e Ă  l’administration fiscale, une dĂ©claration des honoraires (DAS 2).

    Cette dĂ©claration doit ĂȘtre souscrite au cours du mois de janvier de l’annĂ©e suivant celle oĂč les rĂ©munĂ©rations ont Ă©tĂ© versĂ©es aux bĂ©nĂ©ficiaires. Toutefois, l’administration fiscale tolĂšre qu’elle soit dĂ©posĂ©e en mĂȘme temps que la dĂ©claration de rĂ©sultats, soit au plus tard le 2e jour ouvrĂ© suivant le premier mai.

    Doivent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es dans la DAS 2 les sommes qui dĂ©passent un seuil annuel par bĂ©nĂ©ficiaire fixĂ© Ă  1 200 € depuis 2014.

    Ce seuil est portĂ© de 1 200 € Ă  2 400 € par an pour un mĂȘme bĂ©nĂ©ficiaire Ă  compter des rĂ©munĂ©rations versĂ©es en 2024 et dĂ©clarĂ©es en 2025.

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