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  • Faits religieux dans l’entreprise : des guides pratiques disponibles !

    Faits religieux dans l’entreprise : des guides pratiques disponibles !

    Pour rĂ©pondre aux questions que peut susciter le fait religieux dans l’entreprise, le ministĂšre du travail vient de mettre Ă  jour 2 guides pratiques, Ă  destination des employeurs, mais aussi des salariĂ©s. Que contiennent-ils ?

    Faits-religieux : notions-clĂ©s, questions / rĂ©ponses et bonnes pratiques

    Afin de mieux apprĂ©hender les droits et devoirs de chacun quant au fait religieux dans l’entreprise, 2 guides pratiques, l’un Ă  destination des candidats et / ou salariĂ©s et l’autre Ă  destination des employeurs viennent d’ĂȘtre mis et Ă  jour et publiĂ©s.

    Les contenus de ces guides, largement similaires, reviennent sur les notions-clés de liberté de religion et de laïcité, permettant ainsi de rappeler le cadre et le régime juridique applicable à chacun en milieu professionnel.

    Une foire aux questions organisĂ©e en 5 thĂšmes revient sur les pratiques concrĂštes soulevant le plus d’interrogations.

    On y retrouve des questions et rĂ©ponses abordant :

    • l’offre d’emploi / l’entretien d’embauche ;
    • l’exĂ©cution du travail ;
    • le comportement dans l’entreprise ;
    • l’organisation du temps de travail ;
    • la vie collective.

    Seule diffĂ©rence notable dans le guide pratique Ă  destination des employeurs : il contient des bonnes pratiques et prĂ©conisations managĂ©riales visant Ă  assurer l’égalitĂ© de traitement entre chaque salariĂ©, contrairement Ă  son Ă©quivalent pour les salariĂ©s.

    Enfin, ces guides abordent Ă©galement la gestion du fait religieux au sein des entreprises privĂ©es chargĂ©es d’une mission de service public, soumises Ă  un cadre juridique spĂ©cifique.

    Faits religieux dans l’entreprise : des guides pratiques disponibles ! – © Copyright WebLex

  • Redressement Urssaf : tout ne s’amĂ©nage pas !

    Redressement Urssaf : tout ne s’amĂ©nage pas !

    Le « contrĂŽle par Ă©chantillonnage » permet Ă  l’Urssaf de « simplifier » les modalitĂ©s du contrĂŽle en appliquant une mĂ©thode visant Ă  extrapoler les rĂ©sultats d’un contrĂŽle effectuĂ© Ă  partir d’un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de salariĂ©s. Cette procĂ©dure dĂ©rogatoire suppose toutefois de respecter des conditions strictes. Illustration Ă  partir d’un cas vĂ©cu


    Redressement Urssaf : la fixation forfaitaire de « confort » est exclue !

    Afin de rĂ©duire la durĂ©e d’un contrĂŽle Urssaf et de limiter le nombre de piĂšces justificatives Ă  produire, la loi admet la possibilitĂ© pour l’Urssaf de proposer Ă  l’employeur d’utiliser des mĂ©thodes de vĂ©rification reposant sur l’échantillonnage et l’extrapolation.

    Cette mĂ©thode revient Ă  gĂ©nĂ©raliser Ă  l’ensemble des salariĂ©s, des Ă©lĂ©ments extraits Ă  partir d’un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de la communautĂ© afin de ne pas vĂ©rifier toutes les donnĂ©es normalement vĂ©rifiables au cours d’un contrĂŽle.

    De mĂȘme, l’agent chargĂ© du contrĂŽle peut dĂ©cider d’une fixation forfaitaire de l’assiette lorsque la comptabilitĂ© ne permet pas d’établir le chiffre exact des cotisations ou lorsque le cotisant ne met pas Ă  sa disposition les documents ou justificatifs nĂ©cessaires au contrĂŽle.

    Mais, parce que ces mĂ©thodes dĂ©rogent au contrĂŽle Urssaf de droit commun, ces hypothĂšses sont rĂ©servĂ©es aux seuls cas visĂ©s par la loi. Si de telles mĂ©thodes sont adoptĂ©es hors du cadre lĂ©gal, elles peuvent donner lieu Ă  l’annulation du redressement.

    Dans cette affaire, Ă  la suite d’un contrĂŽle du montant des cotisations et de contributions sociales, l’Urssaf adresse Ă  l’entreprise une lettre d’observation assortie d’une mise en demeure visant au recouvrement de certaines sommes qui n’ont pas Ă©tĂ© versĂ©es.

    Pendant la phase de vĂ©rification, l’Urssaf et l’entreprise signent une convention de rĂ©partition de cette rĂ©gularisation qui prĂ©voyait qu’à l’exception de certains chiffrages, pour lesquels une exacte rĂ©partition peut ĂȘtre effectuĂ©e, des bases de rĂ©gularisation globales seraient rĂ©parties entre les diffĂ©rentes assiettes et taux moyens de versement de transport et accident du travail.

    Mais, par la suite, l’entreprise redressĂ©e dĂ©cide de contester le contrĂŽle et le redressement Ă©tablis sur la base de cette convention : pour elle, la procĂ©dure autorisant le recours Ă  la mĂ©thode de l’échantillonnage n’a pas Ă©tĂ© remplie. De ce fait, le redressement est irrĂ©gulier et doit ĂȘtre annulĂ©.

    Plus prĂ©cisĂ©ment, l’entreprise rappelle que, parce que l’Urssaf disposait ici de tous les Ă©lĂ©ments nĂ©cessaires Ă  Ă©tablir le redressement sur des bases rĂ©elles, elle ne pouvait pas extrapoler le montant du redressement Ă  partir d’une fraction de la comptabilitĂ© Ă  toute la population salariĂ©e.

    « Faux ! », estime l’Urssaf qui considĂšre que le cotisant contrĂŽlĂ© ne peut pas contester la mĂ©thode de redressement qu’il avait d’ores et dĂ©jĂ  acceptĂ© via sa signature de la convention.

    Toujours selon l’Urssaf, cette contestation ne peut pas donner lieu Ă  l’annulation du redressement, mais seulement au dĂ©chiffrage sur des bases rĂ©elles.

    Ce qui ne convainc pas le juge, qui tranche en faveur de l’entreprise en annulant le redressement contestĂ©.

    Si l’Urssaf dispose de l’ensemble des Ă©lĂ©ments de comptabilitĂ© permettant d’établir le redressement sur des bases rĂ©elles, elle ne peut pas recourir Ă  une autre technique et ce, mĂȘme si elle s’est mise d’accord, pour ce faire, avec le cotisant contrĂŽlé 

    Ces Ă©lĂ©ments d’ordre public qui s’imposent Ă  l’Urssaf comme au cotisant contrĂŽlĂ© ne peuvent pas faire l’objet d’un amĂ©nagement, mĂȘme d’un commun accord.

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  • Obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s : bientĂŽt la dĂ©claration annuelle ?

    Obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s : bientĂŽt la dĂ©claration annuelle ?

    Les entreprises comptant au moins 20 salariĂ©s doivent dĂ©clarer l’ensemble des travailleurs concernĂ©s par l’obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s (DOETH) au sein des effectifs. Comme chaque annĂ©e, cette DOETH doit ĂȘtre transmise Ă  l’Urssaf avant une date limite. Quelle est la date butoir ? Comment s’y prendre ?

    DOETH 2024 : à effectuer en avril 2025 !

    Les entreprises qui emploient au moins 20 salariĂ©s doivent adresser Ă  l’Urssaf leur dĂ©claration annuelle de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s (DOETH), ainsi que le paiement de la contribution, via la DSN (dĂ©claration sociale nominative) d’avril, exigible le 5 ou le 15 mai de chaque annĂ©e.

    Ainsi, concernant l’obligation d’emploi au titre de l’annĂ©e 2024, la DOETH ainsi que le paiement de la contribution seront Ă  effectuer sur la DSN d’avril 2025 (exigible le 5 ou le 15 mai 2025).

    Pour rappel, au plus tard le 15 mars 2025, l’Urssaf a communiquĂ© un ensemble de donnĂ©es relatives aux « effectifs OETH », calculĂ©es Ă  partir des dĂ©clarations mensuelles de 2024, Ă  savoir :

    • l’effectif total des bĂ©nĂ©ficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s ;
    • l’effectif des salariĂ©s relevant d’un emploi exigeant des conditions d’aptitude particuliĂšres ;
    • l’effectif d’assujettissement Ă  l’obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s ;
    • le nombre de travailleurs handicapĂ©s devant ĂȘtre employĂ©s.

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  • Taxes sur les vĂ©hicules de tourisme : une tolĂ©rance pour les petites entreprises ?

    Taxes sur les vĂ©hicules de tourisme : une tolĂ©rance pour les petites entreprises ?

    Les taxes sur les vĂ©hicules de tourisme affectĂ©s Ă  une activitĂ© Ă©conomique reprĂ©sentent une lourde charge supplĂ©mentaire pour les petites entreprises. Le Gouvernement envisage-t-il de mettre en place des solutions en leur faveur pour favoriser leur stabilitĂ© Ă©conomique ? RĂ©ponse


    Taxe sur les vĂ©hicules de tourisme affectĂ©s Ă  une activitĂ© Ă©conomique : pas d’exclus !

    Pour rappel, la taxe sur les vĂ©hicules de sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© remplacĂ©e par 2 taxes :

    • la taxe annuelle sur les Ă©missions de CO2 ;
    • et la taxe annuelle sur les Ă©missions de polluants atmosphĂ©riques.

    Actuellement, le paiement de ces taxes vise, sans distinction, toutes les entreprises et sociétés qui utilisent ou possÚdent des véhicules de tourisme dans le cadre de leur activité économique.

    Craignant que cette charge d’impĂŽt supplĂ©mentaire menace la stabilitĂ© Ă©conomique des petites structures telles que les micro-entreprises, il a Ă©tĂ© demandĂ© au Gouvernement s’il envisageait de mettre en place des mĂ©canismes permettant une plus grande justice fiscale vis-Ă -vis des petites entreprises, notamment concernant les taxes sur l’affectation des vĂ©hicules Ă  des fins Ă©conomiques.

    La réponse est négative, un dispositif permettant de réduire le coût de ces taxes existant déjà, estime le Gouvernement.

    Il rappelle que le montant cumulĂ© des taxes pour l’ensemble des vĂ©hicules de tourisme affectĂ©s Ă  des fins Ă©conomiques par une mĂȘme entreprise fait l’objet d’une minoration de 15 000 €, toutes conditions Ă©tant bien entendu remplies. Une minoration qui rĂ©pond prĂ©cisĂ©ment Ă  la problĂ©matique soulevĂ©e pour les petites entreprises.

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  • ImpĂŽt sur le revenu 2025 : Ă  vos calculettes !

    Impît sur le revenu 2025 : à vos calculettes !

    Vous souhaitez connaĂźtre le montant de votre impĂŽt sur le revenu 2025, appliquĂ© aux revenus perçus en 2024 ? Notez que vous pouvez dĂšs Ă  prĂ©sent effectuer une simulation pour bĂ©nĂ©ficier d’une estimation, donnĂ©e Ă  titre indicatif, via un outil officiel qui vient d’ĂȘtre mis en ligne


    Ouverture du simulateur d’impît sur le revenu 2025

    Pour connaĂźtre le montant de votre impĂŽt sur le revenu 2025, appliquĂ© aux revenus 2024, vous pouvez d’ores et dĂ©jĂ  utiliser la nouvelle version du simulateur de calcul de l’impĂŽt disponible ici.

    Ce simulateur vous permet d’avoir dĂšs Ă  prĂ©sent une estimation, qui reste indicative, du montant de votre impĂŽt sur le revenu qui sera dĂ» en 2025 et de votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence.

    Deux modĂšles sont proposĂ©s :

    • un modĂšle simplifiĂ© qui s’adresse aux personnes qui dĂ©clarent des salaires (sauf revenus des associĂ©s et gĂ©rants), des pensions ou des retraites, des revenus fonciers, des gains de cessions de valeurs mobiliĂšres, de droits sociaux et de titres assimilĂ©s et dĂ©duisent les charges les plus courantes (pensions alimentaires, frais de garde d’enfant, dons aux Ɠuvres, etc.) ;
    • un modĂšle complet rĂ©servĂ© aux personnes qui dĂ©clarent, en plus des revenus et charges ci-dessus, des revenus d’activitĂ© commerciale, libĂ©rale, agricole, des revenus des associĂ©s et gĂ©rants, des investissements dans les DOM-COM, des dĂ©ficits globaux, etc.

    Notez que ce simulateur est disponible uniquement pour les personnes résidant en France.

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  • Avantage en nature vĂ©hicule : une Ă©valuation revue Ă  la hausse

    Avantage en nature vĂ©hicule : une Ă©valuation revue Ă  la hausse

    Depuis 2002, les modalitĂ©s d’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature liĂ© Ă  la mise Ă  disposition d’un vĂ©hicule par l’entreprise Ă©taient inchangĂ©es. À compter du 1er fĂ©vrier 2025, ces modalitĂ©s d’évaluation Ă©voluent drastiquement (Ă  la hausse). Selon les modalitĂ©s suivantes


    Avantage en nature vĂ©hicule : une Ă©valuation forfaitaire largement rĂ©haussĂ©e !

    Rappelons que l’avantage en nature (AEN) vĂ©hicule est caractĂ©risĂ© par l’utilisation privĂ©e d’un vĂ©hicule d’entreprise qu’elle met Ă  la disposition permanente d’un salariĂ© ou d’un dirigeant.

    Parce que ce vĂ©hicule est utilisĂ© Ă  des fins autres que professionnelles, l’avantage correspondant Ă  cet usage privĂ© est soumis aux cotisations sociales, au mĂȘme titre que la rĂ©munĂ©ration du salariĂ© ou du dirigeant.

    Cette Ă©valuation peut se faire Ă  partir des dĂ©penses rĂ©ellement engagĂ©es par l’entreprise ou sur la base d’un forfait annuel.

    L’évaluation de cet avantage en nature datant de rĂšgles mises en place en 2002, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de procĂ©der Ă  une mise Ă  jour, avec pour consĂ©quence une hausse significative de la valeur de cet avantage en nature, lorsqu’il est calculĂ© selon le mode forfaitaire, pour les vĂ©hicules mis Ă  la disposition des salariĂ©s et des dirigeants Ă  compter du 1er fĂ©vrier 2025.

    Les modalitĂ©s d’évaluation sur la base des dĂ©penses rĂ©ellement engagĂ©es ne sont, quant Ă  elles, pas modifiĂ©es.

    Sont donc Ă©voquĂ©es ici les modifications liĂ©es aux seules Ă©valuations selon le mode forfaitaire, Ă©tant rappelĂ© que ces modalitĂ©s d’évaluation forfaitaire donnent lieu Ă  une Ă©valuation annuelle qui peut ĂȘtre proratisĂ©e en cas de mise Ă  disposition du vĂ©hicule en cours d’annĂ©e.

    Focus sur les vĂ©hicules achetĂ©s par l’entreprise

    Pour les vĂ©hicules achetĂ©s mis Ă  disposition jusqu’au 31 janvier 2025

    Les vĂ©hicules achetĂ©s par l’entreprise et mis Ă  disposition jusqu’au 31 janvier 2025 demeurent soumis aux rĂšgles existantes depuis 2002 et diffĂšrent en fonction du paiement ou non par l’entreprise des frais de carburant.

    Si l’entreprise ne supporte pas les frais de carburant :

    • l’AEN est Ă©valuĂ© Ă  hauteur de 9 % de la valeur d’achat du vĂ©hicule ;
    • ou, Ă  hauteur de 6 % de sa valeur d’achat lorsque le vĂ©hicule a plus de 5 ans.

    Si l’entreprise supporte les frais de carburant :

    • soit, elle ajoute Ă  ces 6 % ou 9 % le coĂ»t rĂ©el des dĂ©penses de carburant ;
    • soit elle applique un forfait global de :
      • 12 % du coĂ»t d’achat du vĂ©hicule ;
      • 9 % du coĂ»t d’achat du vĂ©hicule, lorsqu’il a plus de 5 ans.

    Pour les véhicules achetés mis à disposition depuis le 1er février 2025

    Depuis le 1er fĂ©vrier 2025, les vĂ©hicules achetĂ©s et mis Ă  disposition par l’entreprise font l’objet d’une Ă©valuation forfaitaire largement revalorisĂ©e Ă  la hausse.

    Si l’entreprise ne supporte pas les frais de carburant :

    • l’AEN est Ă©valuĂ© Ă  hauteur de 15 % du coĂ»t d’achat du vĂ©hicule ;
    • ou, Ă  hauteur de 10 % du coĂ»t d’achat lorsque le vĂ©hicule a plus de 5 ans.

    Si l’entreprise supporte les frais de carburant :

    • soit elle ajoute au 15 % ou 10 % le coĂ»t rĂ©el des dĂ©penses de carburant ;
    • soit elle applique un forfait global de :
      • 20 % du coĂ»t d’achat du vĂ©hicule ;
      • 15% du coĂ»t d’achat du vĂ©hicule, lorsqu’il a plus de 5 ans.

    Notez que l’ensemble de ces rĂšgles s’applique aussi bien aux salariĂ©s du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral qu’à ceux affiliĂ©s au rĂ©gime agricole.

    Focus sur les vĂ©hicules louĂ©s par l’entreprise

    Pour les vĂ©hicules louĂ©s mis Ă  disposition jusqu’au 31 janvier 2025

    Pour les vĂ©hicules louĂ© (avec ou sans option d’achat) mis Ă  disposition jusqu’au 31 janvier 2025, les rĂšgles en vigueur depuis 2002 demeurent.

    Si l’entreprise ne supporte pas les frais de carburant, l’AEN est Ă©valuĂ© Ă  hauteur de 30 % du coĂ»t global annuel (comprenant la location, l’entretien, et l’assurance du vĂ©hicule).

    Si l’entreprise supporte les frais de carburant :

    • soit elle ajoute Ă  ces 30% l’évaluation des dĂ©penses de carburant Ă  partir des frais rĂ©ellement engagĂ©s ;
    • soit elle opte pour un forfait global de 40% du coĂ»t annuel global (comprenant la location, l’entretien, l’assurance et le carburant du vĂ©hicule).

    Cette Ă©valuation est plafonnĂ©e Ă  celle qui rĂ©sulterait de la rĂšgle applicable en cas de vĂ©hicule achetĂ©. ConcrĂštement, l’évaluation ainsi obtenue est plafonnĂ©e Ă  celle qui rĂ©sulte de la rĂšgle applicable en cas de vĂ©hicule achetĂ©, le prix de rĂ©fĂ©rence du vĂ©hicule Ă©tant le prix d’achat TTC du vĂ©hicule par le loueur (le cas Ă©chĂ©ant, rabais compris dans la limite de 30 % du prix de vente conseillĂ© par le constructeur).

    Pour les véhicules loués mis à disposition à compter du 1er février 2025

    Pour les vĂ©hicules louĂ©s par l’entreprise, avec ou sans option d’achat, et mis Ă  disposition Ă  compter du 1er fĂ©vrier 2025, l’évaluation forfaitaire est lĂ  aussi revalorisĂ©e Ă  la hausse : 

    • si l’entreprise ne supporte pas les frais de carburant, le vĂ©hicule est Ă©valuĂ© Ă  hauteur de 50 % du coĂ»t global annuel (comprenant la location, l’entretien, et l’assurance du vĂ©hicule) ;
    • si l’entreprise supporte les frais de carburant :
      • soit elle ajoute Ă  ces 50 %, l’évaluation des dĂ©penses de carburant Ă  partir des frais de carburant rĂ©ellement engagĂ©s ;
      • soit elle opte pour un forfait global de 67% du coĂ»t annuel global (comprenant la location, l’entretien, l’assurance et le carburant du vĂ©hicule).

    VĂ©hicules 100 % Ă©lectrique et bornes de recharge Ă©lectrique : un maintien du rĂ©gime dĂ©rogatoire ?

    Pour les véhicules 100 % électrique

    Pour les vĂ©hicules 100 % Ă©lectriques mis Ă  disposition jusqu’au 31 janvier 2025, les dĂ©penses prises en compte pour calculer l’AEN (amortissement, assurance entretien, coĂ»t global de location) ne tiennent pas compte des frais d’électricitĂ© payĂ©s par l’entreprise pour la recharge du vĂ©hicule et sont Ă©valuĂ©es aprĂšs application d’un abattement de 50 %, dans la limite de 2 000,30 € par an en 2025 (limite revalorisĂ©e chaque annĂ©e).

    Pour ces mĂȘmes vĂ©hicules, fonctionnant Ă  l’énergie Ă©lectrique mis Ă  disposition Ă  compter du 1er fĂ©vrier et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, ces mĂȘmes dĂ©penses prises en compte pour calculer l’AEN ne tiennent toujours pas compte des frais d’électricitĂ© payĂ©s par l’entreprise pour la recharge du vĂ©hicule et sont Ă©valuĂ©es aprĂšs application d’un abattement de 70 %, dans la limite de 4 582 € par an en 2025 (limite revalorisĂ©e chaque annĂ©e).

    Seule diffĂ©rence dĂ©sormais : pour l’application de ces modalitĂ©s d’évaluation, ces vĂ©hicules devront respecter une condition spĂ©cifique liĂ©e au score environnemental du vĂ©hicule (qui permet l’accĂšs au bonus Ă©cologique).

    Pour les bornes de recharge électrique

    En plus des vĂ©hicules, la mise Ă  disposition par l’entreprise, de bornes de recharges Ă©lectriques peut Ă©galement constituer un avantage en nature, Ă©valuĂ© selon des rĂšgles dĂ©rogatoires, qui sont maintenues jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027. Ainsi :

    • si la borne Ă©lectrique est mise Ă  disposition sur le lieu de travail du salariĂ©, il n’est pas tenu compte d’un AEN soumis Ă  cotisations sociales, y compris s’agissant des frais d’électricité ;
    • si la borne Ă©lectrique est mise Ă  disposition hors du lieu de travail, il faut distinguer selon les frais pris en charge :
      • si la borne est achetĂ©e et installĂ©e par l’entreprise :
      • si le salariĂ© la restitue aprĂšs la fin du contrat de travail, il n’est pas tenu compte d’un AEN soumis Ă  des cotisations sociales ;
      • si le salariĂ© la conserve aprĂšs la fin de son contrat de travail, il est tenu compte d’un AEN exonĂ©rĂ© de cotisations sociales Ă  hauteur de 50% des dĂ©penses rĂ©elles (achat et installation de la borne), plafonnĂ© Ă  1 043,50 € en 2025 (ou 75% plafonnĂ© Ă  1 565,20 € lorsque la borne a plus de 5 ans)
    • dans les autres cas (location d’une borne ou utilisation d’une borne en libre-service), l’AEN correspondant Ă  ces coĂ»ts est exonĂ©rĂ© de cotisations sociales Ă  hauteur de 50% des dĂ©penses rĂ©elles.

    En conclusion, il faut noter que des commentaires de l’administration sont encore attendus sur Ă  ce sujet, notamment s’agissant de la notion de « mise Ă  disposition » pour l’application de ces nouvelles rĂšgles, ainsi que du maintien ou non du plafonnement en cas de vĂ©hicule louĂ©.

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  • TVA Ă  l’importation : du nouveau pour l’Outre-mer

    TVA à l’importation : du nouveau pour l’Outre-mer

    Certaines importations de matiĂšres premiĂšres et de produits en Guadeloupe, Martinique et Ă  La RĂ©union sont exonĂ©rĂ©es de TVA. La loi de finances pour 2025 prĂ©voit la possibilitĂ©, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, que la liste des produits exonĂ©rĂ©s puisse ĂȘtre diffĂ©rente en Guadeloupe et en Martinique, d’une part, et Ă  La RĂ©union, d’autre part. Une possibilitĂ© qui vient d’ĂȘtre concrĂ©tisĂ©e


    Outre-mer et TVA Ă  l’importation : des prĂ©cisions concernant les exonĂ©rations

    Pour rappel, certaines importations de matiÚres premiÚres et de produits dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion sont exonérées de TVA.

    La liste des matiĂšres premiĂšres et produits concernĂ©s est fixĂ©e par arrĂȘtĂ©s conjoints du ministre de l’Économie et des Finances et du ministre chargĂ© des dĂ©partements d’outre-mer (sont visĂ©s les matĂ©riaux de construction, engrais et outillages industriels et agricoles et les matĂ©riels d’Ă©quipement destinĂ©s Ă  l’industrie hĂŽteliĂšre et touristique).

    La loi de finances pour 2025 prĂ©voit la possibilitĂ©, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, que la liste fixĂ©e par arrĂȘtĂ©s puisse ĂȘtre diffĂ©rente en Guadeloupe et en Martinique, d’une part, et Ă  La RĂ©union, d’autre part.

    Un rĂ©cent arrĂȘtĂ© vient justement Ă©tendre l’exonĂ©ration de TVA Ă  une liste de biens considĂ©rĂ©s comme de premiĂšre nĂ©cessitĂ© en Martinique et en Guadeloupe. Cette liste est disponible ici.

    Par ailleurs, il supprime dans ces deux collectivitĂ©s l’exonĂ©ration de TVA sur des biens Ă  plus forte valeur ajoutĂ©e compte tenu des spĂ©cificitĂ©s du marchĂ© unique antillais.

    TVA Ă  l’importation : du nouveau pour l’Outre-mer – © Copyright WebLex

  • Modulation de la taxe sur les certificats d’immatriculation : c’est dĂ©jĂ  parti ?

    Modulation de la taxe sur les certificats d’immatriculation : c’est dĂ©jĂ  parti ?

    La loi de finances pour 2025 a remplacĂ© l’exonĂ©ration obligatoire de taxe sur les certificats d’immatriculation pour les vĂ©hicules Ă©lectriques par une possibilitĂ© accordĂ©e aux rĂ©gions de moduler cette exonĂ©ration sans prĂ©ciser la date d’entrĂ©e en vigueur de cette nouvelle disposition. Qu’en est-il pour les immatriculations intervenant depuis la publication de la loi de finances ? RĂ©ponse


    Modulation de la taxe sur les certificats d’immatriculation : prĂ©cision sur la date d’entrĂ©e en vigueur

    Pour rappel, la dĂ©livrance de certificats d’immatriculation (cartes grises) des vĂ©hicules donne lieu au prĂ©lĂšvement d’une taxe instituĂ©e au profit des rĂ©gions et de la collectivitĂ© territoriale de Corse.

    Une exonĂ©ration s’applique de plein droit aux vĂ©hicules dont la source d’Ă©nergie est exclusivement l’Ă©lectricitĂ©, l’hydrogĂšne ou une combinaison des deux.

    La loi de finances pour 2025 revient sur cette exonĂ©ration obligatoire et accorde aux rĂ©gions la possibilitĂ©, Ă  l’instar des vĂ©hicules hybrides, de pouvoir moduler cette exonĂ©ration.

    Dans ce cadre, pour les vĂ©hicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricitĂ©, l’hydrogĂšne ou une combinaison des deux, le tarif rĂ©gional sera, sur dĂ©libĂ©ration rĂ©gionale, rĂ©duit de moitiĂ© ou portĂ© Ă  0 €.

    Toutefois, aucune date d’entrĂ©e en vigueur n’est prĂ©vue concernant ces nouvelles dispositions. Faut-il en dĂ©duire qu’elles s’appliquent Ă  compter du lendemain de la publication de la loi de finances pour 2025, soit le 16 fĂ©vrier 2025 ?

    Des prĂ©cisions viennent justement d’ĂȘtre apportĂ©es Ă  ce sujet.

    Dans ce cadre, la possibilitĂ© laissĂ©e aux rĂ©gions de rĂ©duire de moitiĂ© ou de porter Ă  0 € le taux de la taxe pour les vĂ©hicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricitĂ©, l’hydrogĂšne ou une combinaison des deux Ă©tant conditionnĂ©e Ă  une dĂ©libĂ©ration du conseil rĂ©gional, il est admis que l’exonĂ©ration de plein droit qui existait jusqu’à prĂ©sent soit maintenue jusqu’au 30 avril 2025 afin de leur laisser le temps de dĂ©libĂ©rer.

    En clair, les vĂ©hicules dont la source d’énergie est exclusivement l’électricitĂ©, l’hydrogĂšne ou une combinaison des deux se voient appliquer, selon le cas, l’un des rĂ©gimes suivants :

    • pour les immatriculations intervenant entre le 16 fĂ©vrier 2025 (date de publication de la loi de finances) et le 30 avril 2025, ces vĂ©hicules continuent de bĂ©nĂ©ficier de l’exonĂ©ration de plein droit ;
    • pour les immatriculations intervenant Ă  compter du 1er mai 2025 en revanche, ces vĂ©hicules seront soumis, soit Ă  un tarif plein, soit Ă  un tarif rĂ©duit ou nul dans les conditions prĂ©vues par une dĂ©libĂ©ration du conseil rĂ©gional.

    Concernant les autres vĂ©hicules dont la source d’énergie comprend l’électricitĂ©, l’hydrogĂšne, le gaz naturel, le gaz de pĂ©trole liquĂ©fiĂ© ou le superĂ©thanol E85, la loi de finances pour 2025 a supprimĂ© la possibilitĂ© de mettre en place, sur dĂ©libĂ©ration du conseil rĂ©gional, un demi-tarif ou un tarif nul.

    La rĂ©gion Hauts-de-France, qui a Ă©tĂ© la seule Ă  avoir recouru Ă  la facultĂ© de rĂ©duire de moitiĂ© le tarif applicable aux vĂ©hicules hybrides, GNV, GPL et E85, a dĂ©cidĂ©, par dĂ©libĂ©ration, de supprimer ce tarif rĂ©duit Ă  compter du 1er mars 2025.

    Dans ce cadre, il est admis que les véhicules hybrides, GNV, GPL et E85 immatriculés en région Hauts-de-France entre le 16 février 2025 et le 28 février 2025 continuent de bénéficier du tarif réduit applicable à ces véhicules.

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  • La RĂ©union : des mesures d’aides pour les travailleurs touchĂ©s par le cyclone Garance !

    La RĂ©union : des mesures d’aides pour les travailleurs touchĂ©s par le cyclone Garance !

    À la suite du passage du cyclone Garance Ă  La RĂ©union, l’URSSAF et le Conseil de protection sociale des travailleurs indĂ©pendants (CPSTI) activent des mesures d’urgence et de soutien pour les entrepreneurs impactĂ©s par ces intempĂ©ries.

    Cyclone Garance : mobilisation du CPSTI et de l’Urssaf

    L’Urssaf et le CPSTI ont rĂ©cemment mis en place des mesures d’urgence destinĂ©es Ă  accompagner les entrepreneurs dont l’activitĂ© a Ă©tĂ© affectĂ©e par le passage du cyclone Garance Ă  La RĂ©union.

    CĂŽtĂ© employeur, l’Urssaf sera comprĂ©hensive en cas de retard de dĂ©clarations liĂ© Ă  une impossibilitĂ© temporaire du fait des intempĂ©ries.

    Pour ce faire, les employeurs sont invitĂ©s Ă  solliciter l’Urssaf pour demander un report des Ă©chĂ©ances de cotisations sociales via la mise en place de dĂ©lai de paiement.

    Les pĂ©nalitĂ©s et majorations de retard dues dans ce cadre seront remises d’office.

    CĂŽtĂ© travailleur indĂ©pendant, l’Urssaf met Ă©galement en place un report possible des Ă©chĂ©ances de paiement, dans les mĂȘmes conditions.

    Pour ce faire, l’employeur ou le travailleur indĂ©pendant est invitĂ© Ă  se faire connaĂźtre via la rubrique « DĂ©clarer une situation exceptionnelle » depuis la messagerie sĂ©curisĂ©e sur le site Internet de l’Urssaf.

    Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indĂ©pendants (CPSTI) met, quant Ă  lui, en Ɠuvre un plan d’urgence pour aider les travailleurs indĂ©pendants victimes des intempĂ©ries, se matĂ©rialisant par une aide financiĂšre pouvant aller jusqu’à 2 000 €.

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  • Passeport de prĂ©vention : un nouveau calendrier de dĂ©ploiement !

    Passeport de prĂ©vention : un nouveau calendrier de dĂ©ploiement !

    Alors qu’il est accessible dans une version provisoire depuis 2023 pour les salariĂ©s, le Passeport de prĂ©vention instaurĂ© par la loi « SantĂ© au travail » ne sera ouvert aux employeurs et organismes de formation qu’à compter de 2025, selon un calendrier de dĂ©ploiement qui vient d’ĂȘtre publié 

    Passeport de prĂ©vention : une entrĂ©e en vigueur progressive sur 2025, 2026 et 2027

    Pour rappel, le « Passeport de prĂ©vention » est un dispositif numĂ©rique nominatif crĂ©e par la loi « SantĂ© au travail » et permettant de garantir, fiabiliser et regrouper en un seul lieu sĂ©curisĂ© toutes les donnĂ©es concernant les formations et qualifications en santĂ© et sĂ©curitĂ© au travail d’un travailleur ou demandeur d’emploi.

    Selon les cas, il est prĂ©vu que ce passeport soit renseignĂ© par l’employeur, le salariĂ© dĂ©tenteur ou l’organisme de formation.

    Depuis le 30 mai 2023, ce dispositif est disponible uniquement pour les salariĂ©s via la plateforme « Mon compte formation » dans une version « bĂȘta ». Initialement prĂ©vu pour 2024, l’entrĂ©e en vigueur avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© repoussĂ©e Ă  2025 aux termes d’un calendrier de dĂ©ploiement qui vient d’ĂȘtre publiĂ©.

    L’ouverture de l’espace dĂ©claratif dĂ©diĂ© aux employeurs et organismes de formation sera progressivement effective en 2025 et 2026 aux termes des dates suivantes :

    • 28 avril 2025 : ouverture de service pour les organismes de formation ;
    • 1er trimestre 2026 : ouverture du service pour les employeurs ;
    • 4Ăšme trimestre 2026 : ouverture du service pour les travailleurs ;
    • des fonctionnalitĂ©s complĂ©mentaires seront Ă©galement disponibles en 2027, comme la possibilitĂ© d’importer des fichiers pour faciliter les dĂ©clarations de donnĂ©es en masse ou la mise Ă  disposition d’un tableau de bord pour accompagner l’employeur dans la gestion des formations.

    Le ministĂšre du Travail assure qu’en 2025 et 2026, les employeurs seront accompagnĂ©s dans la prise en main de ce nouvel outil visant Ă  faciliter la mise en Ɠuvre de leurs obligations en matiĂšre de formation Ă  la santĂ© et Ă  la sĂ©curitĂ© en anticipant les pĂ©remptions et les mises Ă  jour de formation des salariĂ©s.

    Notez enfin qu’un simulateur des actions de formations Ă©ligibles devraient prochainement ĂȘtre mis Ă  la disposition des employeurs et des organismes de formation pour mieux apprĂ©hender le pĂ©rimĂštre des dĂ©clarations de formation sur le passeport.

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