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  • AllĂ©gements de cotisations patronales en 2025 : prĂ©cisions utiles !

    AllĂ©gements de cotisations patronales en 2025 : prĂ©cisions utiles !

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 a amĂ©nagĂ© les mĂ©canismes de rĂ©duction de cotisations patronales selon des modalitĂ©s qui viennent de faire l’objet de prĂ©cisions, trĂšs attendues


    Précisions sur la valeur du SMIC et sur le sort des exonérations spécifiques

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 a prĂ©vu une refonte des mĂ©canismes de rĂ©ductions des cotisations patronales en 2 temps, respectivement en 2025 (en modifiant les mĂ©canismes de rĂ©duction existants) et en 2026 (en les fusionnant). 

    Rappelons que, pour les cotisations et contributions dues au titre des pĂ©riodes d’emploi courant Ă  compter du 1er janvier 2025 :

    • la rĂ©duction de taux sur la cotisation patronale d’assurance maladie (« bandeau maladie ») concerne les salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration n’excĂšde pas 2,25 SMIC
    • la rĂ©duction du taux de la cotisation patronale d’allocations familiales (« bandeau famille ») concerne les salariĂ©s dont la rĂ©munĂ©ration n’excĂšde pas 3,3 SMIC

    Dans ce cadre, la valeur du SMIC à prendre en compte pour apprécier ces nouvelles limites est celle applicable depuis le 1er janvier 2025.

    Mais, dans l’attente de la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025 et du dĂ©cret d’application, certains employeurs ont continuĂ© Ă  appliquer les anciennes limites du SMIC (soit 2,5 SMIC pour le bandeau maladie et 3,5 SMIC pour le bandeau famille).

    Dans cette hypothĂšse, l’administration admet, par tolĂ©rance, qu’il n’y a pas lieu de revenir sur les paies des salariĂ©s dont le contrat a pris fin avant le 1er mars 2025.

    Attention : comme prĂ©vu par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025, cette diminution des points de sortie des rĂ©ductions de taux sur les bandeaux « famille » et « maladie » ne s’applique pas aux exonĂ©rations dĂ©gressives spĂ©cifiques, qui sont cumulables avec ces mĂ©canismes d’allĂ©gements gĂ©nĂ©raux.

    Sont concernĂ©es :

    • les exonĂ©rations attachĂ©es aux zones France ruralitĂ©s revitalisation ;
    • l’exonĂ©ration attachĂ©e aux zones de restructuration de la dĂ©fense ;
    • les exonĂ©rations attachĂ©es aux zones franches urbaines ;
    • les exonĂ©rations LODĂ©OM, applicables dans les territoires d’outre-mer ;
    • l’exonĂ©ration des services Ă  la personne pour les interventions d’aides Ă  domiciles auprĂšs des publics fragiles ;
    • l’exonĂ©ration « TO-DE » pour les travailleurs occasionnels agricoles.

    En d’autres termes, pour les salariĂ©s qui bĂ©nĂ©ficient de ces rĂ©ductions spĂ©cifiques, les dispositifs de rĂ©duction des bandeaux « famille » et « maladie » continuent Ă  s’appliquer dans les conditions antĂ©rieures, dans les limites de 2,5 et 3,5 fois le SMIC, applicable au 31 dĂ©cembre 2023.

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  • ERP et sĂ©curitĂ© contre les incendies : des prĂ©cisions relatives au chauffage du bĂątiment

    ERP et sĂ©curitĂ© contre les incendies : des prĂ©cisions relatives au chauffage du bĂątiment

    Les ERP (Ă©tablissements recevant du public) sont soumis Ă  des rĂšgles particuliĂšres et notamment Ă  une obligation de sĂ©curitĂ© contre l’incendie et la panique. C’est par exemple le cas s’agissant des installations de chauffage du bĂątiment, Ă  propos desquelles plusieurs modifications d’ordre technique concernant les installations de chauffage utilisant des combustibles solides ont Ă©tĂ© apportĂ©es


    ERP et combustibles solides : des normes prĂ©cisĂ©es

    Parmi les rĂšgles de sĂ©curitĂ© applicables aux ERP (Ă©tablissements recevant du public), certaines ont pour objet d’Ă©viter les risques :

    • d’Ă©closion, de dĂ©veloppement et de propagation de l’incendie ;
    • d’explosion dus aux installations situĂ©es dans les locaux accessibles ou non au public servant :
      • de chauffage ;
      • de ventilation, de climatisation et de conditionnement d’air ;
      • de production et de distribution d’eau chaude sanitaire ;
      • de rĂ©frigĂ©ration (production, transport et utilisation du froid).

    Le Gouvernement a précisé les objectifs techniques et de sécurité des installations de chauffage utilisant des combustibles solides.

    Il est Ă  prĂ©sent prĂ©cisĂ© que les combustibles solides autorisĂ©s sont notamment ceux issus du bois naturel non traitĂ© (bĂ»ches, granulĂ©s, pellets, plaquettes et briquettes « densifiĂ©es » ou « compressĂ©es » produites Ă  partir de sciures et copeaux, etc.) ou du charbon.

    De mĂȘme, il est signalĂ© que le local abritant les appareils de production de chaleur dont la puissance utile totale est supĂ©rieure Ă  30 kW et infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  70 kW ne doit pas abriter de matiĂšres combustibles ou de produits toxiques ou corrosifs.

    Des éléments de normes techniques supplémentaires, disponibles ici, ont également été données en matiÚre de plancher et de porte coupe-feu et pare-flamme.

    Les rĂšgles de stockage des combustibles ont Ă©tĂ© harmonisĂ©es puisque l’entassement ne doit jamais dĂ©passer les 5 mĂštres de hauteurs, peu importe le type de combustible solide.

    D’autres Ă©lĂ©ments pratiques sont listĂ©s ici, relatifs notamment au stockage, Ă  l’approvisionnement ou Ă  la ventilation des locaux de stockage des combustibles.

    Notez enfin que le stockage de combustible solide Ă  proximitĂ© de l’appareil de chauffage est autorisĂ© dans la limite de sa consommation quotidienne, ce qui n’était pas possible jusqu’à prĂ©sent.

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  • Mayotte : revalorisation de l’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique

    Mayotte : revalorisation de l’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique

    À la fin du versement de l’allocation de retour Ă  l’emploi, le demandeur d’emploi peut se voir verser une allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique (ASS), toutes conditions remplies. Son montant vient d’ĂȘtre revalorisĂ© pour les bĂ©nĂ©ficiaires mahorais de cette allocation.

    ASS : Une revalorisation applicable dùs avril 2025

    Rappelons que l’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique est versĂ©e par France Travail aux demandeurs d’emploi qui ont Ă©puisĂ© leurs droits au chĂŽmage, sous certaines conditions, notamment de ressources.

    Cette allocation est versĂ©e aux termes d’un montant journalier revalorisĂ© pĂ©riodiquement. Son montant diffĂšre pour les bĂ©nĂ©ficiaires installĂ©s Ă  Mayotte.

    Pour les bĂ©nĂ©ficiaires mahorais de l’ASS, le montant journalier vient d’ĂȘtre revalorisĂ© Ă  hauteur de 9,67 €. 

    Cette revalorisation entre en vigueur pour les allocations dues au titre du mois d’avril 2025 et est versĂ©e pendant 6 mois, renouvelables Ă  condition de remplir la condition de ressources.

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  • Prime d’activité : quel montant depuis le 1er avril 2025 ?

    Prime d’activité : quel montant depuis le 1er avril 2025 ?

    La prime d’activitĂ© est versĂ©e en vue de complĂ©ter les revenus professionnels de certains travailleurs particuliers afin d’encourager la reprise d’activitĂ©. Son montant forfaitaire Ă©volue en mĂȘme temps que les revenus pris en compte pour la calculer. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    Changement de calcul et revalorisation de la prime d’activitĂ© depuis le 1er avril 2025

    Rappelons que le montant de la prime d’activitĂ© versĂ©e dĂ©pend notamment des revenus professionnels des membres du foyer du bĂ©nĂ©ficiaire.

    D’abord, l’abattement appliquĂ© Ă  ces revenus professionnels ou aux revenus en tenant lieu pour le calcul de la prime d’activitĂ© a Ă©tĂ© abaissĂ©.

    Depuis le 1er avril 2025, les revenus servant au calcul du montant de la prime d’activitĂ© seront dĂ©sormais pris en compte Ă  hauteur de 59,85 %, contre 61 % jusqu’alors, pour calculer le montant de la prime d’activitĂ©.

    ParallĂšlement Ă  ce changement de calcul, le montant forfaitaire de la prime d’activitĂ© a Ă©galement Ă©tĂ© modifiĂ© et s’élĂšve à :

    • 633,21 € ;
    • 316,61 € pour Mayotte

    Notez que ces montants forfaitaires ne sont applicables qu’à partir du 1er avril 2025 et calculĂ© sur la base d’un foyer composĂ© d’une seule personne.

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  • PTZ reconstruction de Mayotte : les modalitĂ©s sont connues !

    PTZ reconstruction de Mayotte : les modalités sont connues !

    AprĂšs le cyclone Chido, l’État a pris plusieurs mesures afin de pallier les urgences et d’accĂ©lĂ©rer la reconstruction des habitations et des infrastructures Ă  Mayotte, dont, notamment, la mise en place d’un prĂȘt Ă  taux zĂ©ro (PTZ) finançant les travaux de reconstruction et de rĂ©habilitation des rĂ©sidences principales. Selon quelles modalitĂ©s ?

    Un dispositif réservé aux résidences principales

    Pour rappel, la loi d’urgence pour Mayotte prĂ©voyait la mise en place d’un prĂȘt Ă  taux zĂ©ro (PTZ) au profit des habitants devant reconstruire leur logement. Les modalitĂ©s concrĂštes, qui restaient Ă  prĂ©ciser, sont dĂ©sormais connues.

    Pour quels emprunteurs ?

    Ce nouveau PTZ est destiné :

    • aux particuliers en vue de financer les travaux rĂ©alisĂ©s :
      • soit dans leur habitation principale dont ils sont propriĂ©taires ;
      • soit dans les logements qu’ils donnent en location ou pour lesquels ils prennent un engagement en ce sens ;
    • aux sociĂ©tĂ©s civiles non soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s dont au moins un des associĂ©s est un particulier, lorsqu’elles :
      • mettent l’immeuble en question gratuitement Ă  la disposition de l’un de leurs associĂ©s ;
      • donnent le logement en location ou s’engagent Ă  le faire.

    Ce type de prĂȘt peut ĂȘtre conclu uniquement auprĂšs d’un Ă©tablissement de crĂ©dit, une sociĂ©tĂ© de financement ou une sociĂ©tĂ© de tiers-financement ayant signĂ© une convention en ce sens avec l’État.

    Pour quels travaux ?

    Les fonds avancés via le PTZ servent uniquement au financement des travaux réalisés dans un logement situé à Mayotte et achevé avant le 14 décembre 2024, autrement dit avant le cyclone.

    Le logement doit ĂȘtre exclusivement utilisĂ© comme rĂ©sidence principale, ou destinĂ© Ă  l’ĂȘtre, c’est-Ă -dire qu’il doit ĂȘtre occupĂ© au minimum 8 mois par an, sauf exception.

    Trois catĂ©gories de travaux sont Ă©ligibles, Ă  savoir :

    • les travaux de reconstruction ;
    • les travaux de rĂ©habilitation ;
    • les travaux d’amĂ©lioration accessoires aux travaux de rĂ©habilitation.

    ConcrĂštement, il s’agit des travaux, dont la liste dĂ©taillĂ©e est disponible ici, de gros Ɠuvre, de second Ɠuvre et des travaux connexes.

    Par principe, les travaux ne doivent pas avoir Ă©tĂ© commencĂ©s plus de 3 mois avant l’émission de l’avance.

    Cependant, les travaux commencĂ©s entre le 14 dĂ©cembre 2024 et le 1er avril 2025 peuvent ĂȘtre financĂ©s par le PTZ Ă  condition que ce dernier soit Ă©mis avant le 31 dĂ©cembre 2025.

    Les travaux peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s par une entreprise, sous rĂ©serve de fournir Ă  la banque un descriptif et un devis pour les travaux, ou par l’emprunteur lui-mĂȘme, Ă  condition d’ĂȘtre assistĂ© par un maĂźtre d’ouvrage dĂ©lĂ©guĂ© qui remplit les conditions suivantes :

    • il respecte l’obligation d’assurance de responsabilitĂ© dĂ©cennal ;
    • il exerce en tant que locateur d’ouvrage, c’est-Ă -dire en qualitĂ© de mandataire de l’ouvrage ;
    • il justifie d’un agrĂ©ment des pouvoirs publics.

    Dans ce cas, ce sont les factures de matĂ©riaux et les dĂ©penses relatives au recours du maĂźtre d’ouvrage dĂ©lĂ©guĂ© qui sont financĂ©es par le PTZ.

    ModalitĂ©s du prĂȘt

    D’abord, notez que sont visĂ©s les PTZ mis en place depuis le 1er avril 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027.

    Ensuite, retenez qu’un seul PTZ peut ĂȘtre accordĂ© par logement. La somme prĂȘtĂ©e doit correspondre au montant des dĂ©penses de travaux, dans la limite de 50 000 €.

    Par principe, la durée de remboursement du PTZ est de maximum 240 mois, soit 20 ans.

    Cependant, le PTZ peut ĂȘtre plus long lorsqu’il est accordĂ© par la sociĂ©tĂ© Action Logement Services. Dans ce cas, l’emprunteur peut bĂ©nĂ©ficier d’une 1re pĂ©riode avec diffĂ©rĂ© de remboursement de 60 mois, soit 5 ans, puis d’une 2de pĂ©riode de de remboursement de maximum 300 mois, soit 25 ans.

    Autrement dit, le PTZ peut, dans ce cas, s’étendre sur 30 ans maximum.

    Notez que, sous peine de devoir rembourser intĂ©gralement les fonds immĂ©diatement, tant que le PTZ n’est pas intĂ©gralement remboursĂ©, le logement ne peut pas ĂȘtre :

    • transformĂ© en local commercial ou professionnel ;
    • affectĂ© Ă  la location saisonniĂšre ;
    • utilisĂ© comme rĂ©sidence secondaire.

    L’emprunteur doit transmettre tous les Ă©lĂ©ments justifiant de la bonne rĂ©alisation des travaux, dans les conditions prĂ©vues dans les devis et descriptions fournis pour le projet.

    Ces justificatifs doivent ĂȘtre fournis dans les 3 ans Ă  compter de l’octroi du PTZ, sauf en cas :

    • de dĂ©cĂšs de l’emprunteur ;
    • d’accident de santĂ© entraĂźnant une interruption temporaire de travail d’au moins 3 mois ;
    • d’Ă©tat de catastrophe naturelle ou technologique ;
    • de contestation contentieuse de l’opĂ©ration ;
    • de force majeure.

    Dans ces cas, un allongement des dĂ©lais peut ĂȘtre demandĂ© par l’emprunteur.

    Sanctions

    Parce que l’État accorde des avantages fiscaux aux Ă©tablissements accordant des PTZ, les acteurs ne respectant pas les rĂšgles peuvent ĂȘtre sanctionnĂ©s par une amende.

    Ainsi, lorsque le devis ou la facture d’une entreprise ne permet pas de justifier les informations figurant dans le descriptif fourni par l’emprunteur dans son dossier, l’entreprise rĂ©alisant ces travaux est redevable d’une amende Ă©gale Ă  10 % du montant des travaux non justifiĂ©.

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  • RĂ©fĂ©rentiel pĂ©nibilité : des nouvelles modalitĂ©s d’homologation !

    RĂ©fĂ©rentiel pĂ©nibilité : des nouvelles modalitĂ©s d’homologation !

    En l’absence d’accords de prĂ©vention Ă©tendus sur la prĂ©vention de la pĂ©nibilitĂ© des travailleurs, des rĂ©fĂ©rentiels professionnels de branche peuvent ĂȘtre homologuĂ©s afin de faciliter l’obligation de l’employeur notamment s’agissant du compte professionnel de prĂ©vention (C2P). Ces modalitĂ©s d’homologation Ă©voluent


    Nouvelles modalitĂ©s d’homologation et de renouvellement depuis le 28 mars 2025

    Au titre de l’obligation de sĂ©curitĂ©, l’employeur est tenu d’évaluer l’exposition des travailleurs Ă  certains facteurs de risques professionnels en renseignant le cas Ă©chĂ©ant, le compte professionnel de prĂ©vention (le C2P).

    Pour les aider dans cette tĂąche, des accords de branches Ă©tendus peuvent ĂȘtre conclus afin de faciliter l’identification des postes ou des tĂąches professionnelles exposant les travailleurs Ă  ces risques.

    En l’absence de tels accords, il reste la possibilitĂ© de se reposer sur des rĂ©fĂ©rentiels professionnels de branche, homologuĂ© par arrĂȘtĂ© ministĂ©riel.

    ConcrĂštement, ces rĂ©fĂ©rentiels facilitent la mise en Ɠuvre de l’obligation de l’employeur en l’absence d’accord de branche en recensant l’ensemble des postes et des tĂąches professionnelles exposant les salariĂ©s Ă  certains facteurs de risques et en proposant des outils d’identifications et de prĂ©vention.

    Jusqu’à maintenant, ce rĂ©fĂ©rentiel pĂ©nibilitĂ© homologuĂ©e Ă©tait rĂ©-Ă©valuĂ© selon une pĂ©riodicitĂ© qu’il prĂ©voyait et qui ne pouvait pas excĂ©der 5 ans.

    Depuis le 28 mars 2025, cette homologation sera dĂ©livrĂ©e pour une durĂ©e de 5 ans, par arrĂȘtĂ© conjoint des ministres chargĂ©s du travail et des affaires sociales. Le rĂ©fĂ©rentiel ne prĂ©voit donc plus la durĂ©e de son homologation.

    Ainsi, s’agissant du renouvellement du rĂ©fĂ©rentiel, elle pourra ĂȘtre demandĂ© par toute organisation reprĂ©sentative au niveau de la branche au plus tard 6 mois avant l’expiration de l’homologation.

    Afin de faciliter la mise en Ɠuvre de ces nouvelles rĂšgles, le texte prĂ©voit que :

    • tout rĂ©fĂ©rentiel professionnel dĂ©livrĂ© avant le 27 mars 2025 et qui expire dans les 12 mois qui suivent est prorogĂ© pour une durĂ©e de 12 mois Ă  partir du 28 mars 2025 ;
    • tout rĂ©fĂ©rentiel professionnel qui a expirĂ© avant le 27 mars 2025 est rĂ©putĂ© homologuĂ© pour une durĂ©e de 12 mois Ă  partir du 28 mars 2025.

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  • CNIL : point d’attention pour 2025

    CNIL : point d’attention pour 2025

    La Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) est l’autoritĂ© publique française chargĂ©e de veiller Ă  la protection des donnĂ©es personnelles. À ce titre, elle effectue des contrĂŽles auprĂšs des personnes traitant ces donnĂ©es et a dĂ©cidĂ© de se concentrer sur un sujet prĂ©cis pour l’annĂ©e 2025. Lequel ?

    L’effacement : grand chantier europĂ©en de 2025

    Chaque dĂ©but d’annĂ©e, la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL) publie la liste des sujets dont elle fera une prioritĂ© lors de ses contrĂŽles auprĂšs des entitĂ©s traitant des donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel.

    En 2024, la CNIL a concentrĂ© son attention sur :

    • les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris ;
    • les donnĂ©es des mineurs collectĂ©es en ligne ;
    • les pratiques de la grande distribution ;
    • le droit d’accĂšs aux donnĂ©es.

    En 2025, la CNIL, ainsi que ses homologues europĂ©ens, ont dĂ©cidĂ© de mener une action coordonnĂ©e sur le contrĂŽle du respect du droit Ă  l’effacement des donnĂ©es.

    Ce droit, garanti par le RÚglement sur la protection des données personnelles (RGPD), offre la possibilité à toute personne de demander à une entité traitant ses données de les effacer.

    Le responsable du traitement dispose alors d’1 mois pour effacer les donnĂ©es concernĂ©es, sauf si l’exercice de ce droit s’avĂšre aller Ă  l’encontre :

    • de l’exercice du droit Ă  la libertĂ© d’expression et d’information ;
    • du respect d’une obligation lĂ©gale ;
    • de l’utilisation des donnĂ©es pour l’intĂ©rĂȘt public dans le domaine de la santé ;
    • de l’utilisation des donnĂ©es Ă  des fins archivistiques dans l’intĂ©rĂȘt public, Ă  des fins de recherches scientifiques ou historiques ou Ă  des fins statistiques ;
    • de la constatation, de l’exercice ou de la dĂ©fense de droits devant la justice.

    D’aprĂšs la CNIL, l’exercice de ce droit est une prĂ©occupation majeure, celui-ci concernant prĂšs de 37 % des plaintes reçues par la commission.

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  • ComplĂ©mentaire santĂ© solidaire : quel plafond de ressources ?

    ComplĂ©mentaire santĂ© solidaire : quel plafond de ressources ?

    La complĂ©mentaire santĂ© solidaire dĂ©signe une complĂ©mentaire pour les personnes ayant les revenus les plus modestes et permettant de payer les dĂ©penses de santĂ©. Cette complĂ©mentaire est soumise Ă  un plafond de ressources qui vient tout juste d’ĂȘtre rĂ©haussĂ©.

    Rehaussement du plafond de ressources Ă  compter du 1er avril 2025

    Rappelons que dans certains cas, les personnes travaillant ou résidant en France de maniÚre stable et réguliÚre bénéficient, en cas de maladie, de la prise en charge des frais de santé, selon certains principes réglementaires.

    Ces personnes peuvent Ă©galement avoir le droit Ă  une protection complĂ©mentaire sans acquitter de contrepartie financiĂšre lorsqu’ils ont des revenus modestes infĂ©rieurs Ă  un certain plafond de ressources, qui vient d’ĂȘtre rĂ©haussĂ©.

    À compter du 1er avril 2025, ce plafond de ressources est fixĂ© Ă  10 339 € par an pour une personne seule.

    Ainsi, seules les personnes bénéficiant de ressources inférieures à ce montant pourront bénéficier de la complémentaire santé solidaire.

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  • Apprentissage transfrontalier : quelles modalitĂ©s de mise en Ɠuvre ?

    Apprentissage transfrontalier : quelles modalitĂ©s de mise en Ɠuvre ?

    Depuis la loi dite « 3DS », il est possible d’effectuer une partie de sa formation thĂ©orique et / ou pratique dans un pays transfrontalier dans le cadre d’un contrat d’apprentissage transfrontalier dont les modalitĂ©s viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es.

    Des prĂ©cisions sur la durĂ©e, la rĂ©munĂ©ration et le contrĂŽle du contrat d’apprentissage transfrontalier

    Si, par principe, les rĂšgles applicables Ă  l’apprentissage le sont aussi Ă  l’apprentissage transfrontalier, certaines modalitĂ©s de mise en Ɠuvre de l’apprentissage transfrontalier dĂ©rogent.

    À titre d’illustration, rappelons que c’est l’OPCO des entreprises de proximitĂ© (dite OPCO EP) qui gĂšre, Ă  titre dĂ©rogatoire, l’ensemble des contrats d’apprentissage transfrontalier conclus.

    Outre la gestion administrative, certaines modalitĂ©s de ces contrats, qui viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es, sont diffĂ©rentes en fonction du lieu d’implantation de l’employeur, que celui-ci soit Ă©tabli en France (dans ce cas, c’est l’apprentissage thĂ©orique qui se fera dans le pays transfrontalier) ou au contraire, que celui-ci soit Ă©tabli dans un pays transfrontalier (dans ce cas, c’est l’apprentissage thĂ©orique qui se fera en France).

    Employeur établi en France

    Lorsque le contrat d’apprentissage transfrontalier est conclu avec un employeur Ă©tabli en France et prĂ©voit que les dispositions transfrontaliĂšres prĂ©valent sur le cadre français, sa durĂ©e peut ĂȘtre infĂ©rieure Ă  6 mois et supĂ©rieure Ă  3 ans, sans pouvoir excĂ©der 5 ans, par dĂ©rogation au cadre français.

    Dans l’hypothĂšse oĂč le contrat d’apprentissage est rompu prĂ©maturĂ©ment, la rupture anticipĂ©e doit ĂȘtre notifiĂ©e :

    • au directeur du centre de formation d’apprenti
    • Ă  l’OPCO compĂ©tent
    • et aux autoritĂ©s administratives compĂ©tentes de l’État transfrontalier

    Les modalitĂ©s relatives Ă  la rĂ©munĂ©ration de l’apprenti sont Ă©galement adaptĂ©es et feront l’objet de majoration dĂ©pendant de la durĂ©e du cycle de formation de formation.

    Concernant ses formalitĂ©s de dĂ©pĂŽt, le contrat d’apprentissage transfrontalier sera dĂ©posĂ© par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e auprĂšs de l’OPCO EP, qui devra vĂ©rifier que les rĂšgles relatives Ă  la rĂ©munĂ©ration minimale sont respectĂ©es.

    Attention : en cas d’avenant modifiant un des Ă©lĂ©ments essentiels du contrat d’apprentissage transfrontalier, les formalitĂ©s de dĂ©pĂŽt devront s’appliquer de la mĂȘme maniĂšre.

    Idem pour le contrĂŽle puisque l’employeur doit ĂȘtre en mesure de prĂ©senter un certain nombre de documents listĂ© par le texte en cas de demande de l’inspection du travail ou de l’OPCO EP.

    Dans le cas oĂč la convention bilatĂ©rale le prĂ©voit, l’autoritĂ© administrative chargĂ©e de contrĂŽler l’exĂ©cution du contrĂŽle d’apprentissage dans l’entreprise peut demander l’assistance de l’autoritĂ© compĂ©tente du payĂ©s transfrontalier.

    De la mĂȘme maniĂšre, l’autoritĂ© administrative française peut aussi assister son homologue transfrontalier lorsque le contrĂŽle est diligentĂ© Ă  sa demande en France.

    Employeur Ă©tabli Ă  l’étranger

    Ici, l’employeur Ă©tant Ă©tabli dans un pays Ă©tranger transfrontalier, les rĂšgles relatives au contrat d’apprentissage prĂ©vues par le Code du travail français ne s’applique pas. En revanche, les rĂšgles relatives Ă  la durĂ©e de la formation sont amĂ©nagĂ©es.

    Sous rĂ©serve que le contrat d’apprentissage soit conclu avec un employeur transfrontalier pour une formation thĂ©orique suivie en France, la durĂ©e du cycle de formation prĂ©parant Ă  cette qualification varie en principe entre 6 mois et 3 ans.

    Sauf mention particuliĂšre de la convention bilatĂ©rale, la durĂ©e effective de la formation pourra ĂȘtre allongĂ©e ou rĂ©duite par rapport Ă  la durĂ©e du cycle de formation, compte tenu du niveau initial de compĂ©tence ou du niveau de compĂ©tences acquis Ă  l’issue de la formation, aprĂšs Ă©valuation par le centre de formation de l’apprenti.

    Notez qu’en cas d’échec Ă  l’obtention du diplĂŽme ou du titre professionnel, la formation pourra ĂȘtre prolongĂ©e d’une annĂ©e maximum.

    Elle pourra aussi ĂȘtre allongĂ©e :

    • jusqu’Ă  l’expiration du cycle de formation suivant, en cas de suspension du contrat pour des circonstances indĂ©pendantes des volontĂ©s de l’employeur et de l’apprenti ;
    • de la durĂ©e correspondant Ă  la diffĂ©rence entre la durĂ©e d’un contrat de travail Ă  temps plein et la durĂ©e rĂ©sultant d’un temps partiel en cas de conclusion d’un contrat d’apprentissage Ă  temps partiel conforme Ă  la rĂ©glementation du pays transfrontalier.

    Ici, les rĂšgles relatives au contrĂŽle pĂ©dagogique sont Ă©galement adaptĂ©es en prĂ©voyant une possibilitĂ© d’une assistance mutuelle des autoritĂ©s compĂ©tentes en France et dans le pays transfrontalier.

    Apprentissage transfrontalier : quelles modalitĂ©s de mise en Ɠuvre ? – © Copyright WebLex

  • Apprentissage : la fin du rĂ©gime social de faveur ?

    Apprentissage : la fin du rĂ©gime social de faveur ?

    AprĂšs la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2025, le dĂ©cret abaissant le seuil d’exonĂ©ration des cotisations sociales d’apprentis embauchĂ©s depuis le 1er mars 2025 est paru. L’occasion de faire un rappel sur le nouveau rĂ©gime social de la rĂ©munĂ©ration de l’apprenti


    Un plafond d’exonĂ©ration qui passe de 79 % Ă  50 % de la valeur du SMIC

    Rappelons que, jusqu’au 1er mars 2025, la rĂ©munĂ©ration versĂ©e aux apprentis embauchĂ©s avant cette date Ă©tait exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales sur la part infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  79 % du SMIC.

    En d’autres termes, l’employeur ne payait les cotisations sociales que sur la part de la rĂ©munĂ©ration de l’apprenti supĂ©rieure Ă  79 % de la valeur du SMIC, le cas Ă©chĂ©ant.

    C’est la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale qui, dans un souci de rationalisation des coĂ»ts publics liĂ©s Ă  l’apprentissage, a abaissĂ© ce plafond d’exonĂ©ration de 79 % Ă  50 % de la valeur du SMIC.

    ConcrÚtement, le salaire versé à tous les apprentis embauchés depuis le 1er mars 2025 est soumis à cotisations sociales sur la part de la rémunération excédant 50 % de la valeur du SMIC applicable pendant le mois considéré.

    ParallĂšlement Ă  ce nouveau rĂ©gime social, notez que cette mĂȘme part de la rĂ©munĂ©ration excĂ©dant 50 % du SMIC est aussi dĂ©sormais soumise Ă  la CSG et Ă  la CRDS, ici encore, pour les contrats conclus depuis le 1er mars 2025.

    Dans le silence du dĂ©cret et de la loi, des prĂ©cisions de l’administration restent attendues sur la question de l’apprĂ©ciation de cette limite de 50 %.

    Affaire à suivre donc


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