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  • Carte des pratiques et montages fiscaux abusifs : un nouveau cas signalĂ©

    Carte des pratiques et montages fiscaux abusifs : un nouveau cas signalé

    La carte des pratiques et montages abusifs recense des schĂ©mas rĂ©vĂ©lĂ©s lors de contrĂŽles fiscaux et remis en cause par l’administration fiscale en raison de leur caractĂšre frauduleux. Cette carte vient rĂ©cemment de s’enrichir d’un nouveau schĂ©ma. Lequel ?

    Montage abusif et dispositif anti-abus : illustration

    Dans un souci de prĂ©vention et de sĂ©curitĂ© juridique, la Direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques (DGFIP) met Ă  disposition du public une carte recensant les pratiques et montages fiscaux abusifs susceptibles d’ĂȘtre remis en cause par l’administration fiscale, notamment Ă  l’occasion d’un contrĂŽle fiscal.

    Cette carte, réguliÚrement actualisée, présente différents exemples concrets de montages révélés au cours de contrÎles fiscaux et contraires à la loi.

    Un nouveau schéma y a récemment été ajouté : celui lié au portage salarial.

    Dans certains milieux professionnels, il est frĂ©quent qu’une personne domiciliĂ©e en France ne perçoive pas directement sa rĂ©munĂ©ration, cette derniĂšre Ă©tant versĂ©e Ă  une structure Ă©trangĂšre qui est chargĂ©e de lui reverser une partie de sa rĂ©munĂ©ration.

    Le problĂšme de ce type de montage est qu’il permet de faire Ă©chapper Ă  l’impĂŽt français des sommes qui, normalement, auraient dĂ» ĂȘtre taxĂ©es en France.

    C’est pourquoi il existe un dispositif anti-abus qui permet, toutes conditions remplies, de taxer Ă  l’impĂŽt français les sommes versĂ©es Ă  des personnes ou sociĂ©tĂ©s domiciliĂ©es ou Ă©tablies Ă  l’étranger, dĂšs lors que les services rĂ©munĂ©rĂ©s ont Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©s en France par une ou plusieurs personnes domiciliĂ©es en France.

    Prenons l’exemple fourni par la carte de la DGFIP.

    Monsieur G., rĂ©sident fiscal français et consultant en informatique, est imposable Ă  l’impĂŽt sur le revenu (IR) dans la catĂ©gorie des bĂ©nĂ©fices non commerciaux (BNC).

    Il travaillait pour des entreprises françaises qui le rémunéraient directement pour ses prestations.

    Il dĂ©cide d’abandonner son statut d’indĂ©pendant pour devenir employĂ© salariĂ© d’une sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre qui propose des services informatiques.

    Sa clientÚle française continue de faire appel à lui, mais désormais via des contrats de sous-traitance conclus avec la société étrangÚre, qui émet les factures correspondantes et perçoit les rÚglements.

    En contrepartie des prestations qu’il rĂ©alise chez les clients, Monsieur G est rĂ©munĂ©rĂ© par des salaires versĂ©s par la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre.

    La sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre n’a en pratique aucune activitĂ© Ă©conomique rĂ©elle : elle se limite Ă  des fonctions administratives telles que la facturation ou la gestion des consultants. En clair, les honoraires qu’elle perçoit ne rĂ©munĂšrent aucune prestation propre, mais correspondent en rĂ©alitĂ© au travail effectuĂ© par Monsieur G.

    Sur le plan fiscal, Monsieur G dĂ©clare en France des revenus de source Ă©trangĂšre, bĂ©nĂ©ficiant ainsi d’un crĂ©dit d’impĂŽt destinĂ© Ă  Ă©viter une double imposition. Ce schĂ©ma lui permet de dissimuler sa vĂ©ritable qualitĂ© de prestataire et de minorer l’imposition de ses revenus professionnels issus d’une activitĂ© exercĂ©e en France. En outre, bien qu’il ne paie aucun impĂŽt Ă  l’étranger, il profite indĂ»ment d’un crĂ©dit d’impĂŽt.

    Sur le plan social, ce montage peut Ă©galement permettre Ă  Monsieur G d’éluder les contributions et cotisations sociales dues au titre d’une activitĂ© indĂ©pendante, tout en ouvrant droit Ă  des prestations sociales françaises.

    Par exemple, aprĂšs une dĂ©mission ou un licenciement fictif de la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre, puis une brĂšve embauche en France, Monsieur G pourrait prĂ©tendre Ă  des allocations chĂŽmage sur la base de l’activitĂ© exercĂ©e via la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre.

    En application du dispositif anti-abus, l’administration fiscale rĂ©intĂšgre les sommes perçues par la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre dans les revenus du consultant, comme si cette sociĂ©tĂ© n’avait jamais existĂ©. Les sommes sont donc imposĂ©es Ă  l’impĂŽt sur le revenu dans la catĂ©gorie des bĂ©nĂ©fices non commerciaux.

    Ces sommes étant la contrepartie de prestations réalisées par un résident de France à destination de clients situés en France, elles sont en tout état de cause uniquement imposables en France.

    Les rappels d’impĂŽt sur le revenu et la reprise des crĂ©dits d’impĂŽt indus effectuĂ©s par l’administration fiscale peuvent ĂȘtre assortis de l’intĂ©rĂȘt de retard et d’une majoration de 80 % pour manƓuvres frauduleuses, sans exclure d’éventuelles poursuites pĂ©nales.

    Il faut en outre noter que, dans cette hypothĂšse, les sociĂ©tĂ©s clientes qui acceptent sciemment les factures de complaisance Ă©mises par la sociĂ©tĂ© Ă©trangĂšre encourent l’application d’une amende de 50 % des montants facturĂ©s.

    Notez pour finir que l’administration fiscale pourra ĂȘtre amenĂ©e Ă  signaler ce type de montage et les personnes impliquĂ©es Ă  l’administration sociale et invite toute personne qui a rĂ©alisĂ© de telles opĂ©rations Ă  prendre contact avec elle pour rĂ©gulariser sa situation.

    Pratiques et montages fiscaux abusifs : un nouveau cas dans le viseur ! – © Copyright WebLex

  • DUERP : l’évaluation diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels est possible !

    DUERP : l’évaluation diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels est possible !

    L’Agence nationale pour l’amĂ©lioration des conditions de travail (ANACT) a rĂ©cemment publiĂ© un guide invitant les entreprises Ă  Ă©valuer les risques professionnels en tenant compte des diffĂ©rences entre les femmes et les hommes. Que faut-il en retenir ?

    Une évaluation différenciée des risques professionnels entre les hommes et les femmes

    Dans la plupart des entreprises, les femmes et les hommes n’occupent pas les mĂȘmes postes et ne sont donc pas exposĂ©s aux mĂȘmes risques ni aux mĂȘmes conditions de travail.

    MĂȘme lorsqu’ils sont exposĂ©s Ă  un risque identique, les effets sur la santĂ© peuvent varier selon le sexe.

    Prendre en compte ces diffĂ©rences dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) permet de construire des plans de prĂ©vention mieux adaptĂ©s Ă  la rĂ©alitĂ© des situations de travail.

    Ainsi, pour encourager cette approche diffĂ©renciĂ©e des risques professionnels, un nouveau guide publiĂ© par l’ANACT vise Ă  donner des repĂšres concrets aux personnes chargĂ©es d’évaluer les risques, Ă  savoir :

    • les prĂ©venteurs, et notamment les chargĂ©s des RH et les reprĂ©sentants du CSE, afin de permettre l’enrichissement du document unique d’évaluation des risques professionnels par une dĂ©marche d’évaluation diffĂ©renciĂ©e ;
    • et les experts en prĂ©vention, dont les services de prĂ©vention et santĂ© au travail, pour les outiller dans l’accompagnement de telles dĂ©marches.

    L’objectif est double : mieux identifier les Ă©carts d’exposition entre les femmes et les hommes tout en apprĂ©hendant mieux les effets diffĂ©renciĂ©s des risques sur leur santĂ©.

    Cette approche doit conduire à une évaluation plus fine et pertinente des risques, puis à la mise en place de mesures de prévention adaptées, permettant ainsi aux employeurs de mieux répondre à leur obligation de sécurité.

    Ce guide, librement et gratuitement consultable sur internet, est construit en 3 parties :

    • la 1re fait le point sur les connaissances sur la santĂ© des femmes au travail et les Ă©carts femmes-hommes : ce sont autant de donnĂ©es qui peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour justifier d’enrichir les pratiques d’évaluation des risques ;
    • la 2e partie dĂ©taille une mĂ©thode d’évaluation des risques en 5 phases et identifie comment mieux prendre en compte l’approche diffĂ©renciĂ©e Ă  chacune d’entre elles ;
    • la 3e partie, consacrĂ©e Ă  7 fiches pratiques qui contiennent des repĂšres par famille de contraintes de travail ou de risques pour mieux identifier les Ă©carts possibles entre les femmes et les hommes.

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  • Mise Ă  pied conservatoire ou disciplinaire : quelle diffĂ©rence ?

    Mise à pied conservatoire ou disciplinaire : quelle différence ?

    La mise Ă  pied d’un salariĂ© fautif peut-elle ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une sanction avant mĂȘme la fin de l’enquĂȘte interne diligentĂ©e par l’employeur ? C’est la question posĂ©e au juge dans une rĂ©cente affaire opposant un salariĂ© Ă  son employeur, et qui rappelle combien il est essentiel de distinguer la mise Ă  pied « disciplinaire » et la mise Ă  pied « conservatoire » 

    La mise Ă  pied disciplinaire et conservatoire : Ă  ne pas confondre !

    La mise Ă  pied conservatoire dĂ©signe une mesure provisoire d’éloignement prise par l’employeur lorsque certains faits commis par le salariĂ© sont d’une telle gravitĂ© qu’ils requiĂšrent son Ă©loignement temporaire de l’entreprise, le temps pour l’employeur de prendre une dĂ©cision quant Ă  une Ă©ventuelle sanction disciplinaire.

    Contrairement Ă  la mise Ă  pied disciplinaire, la mise Ă  pied conservatoire ne constitue donc pas, en tant que telle, une sanction disciplinaire.

    Mais que se passe-t-il si un salariĂ©, Ă©cartĂ© Ă  titre conservatoire pendant une enquĂȘte interne, estime que cette mise Ă  pied Ă©tait dĂ©jĂ  une sanction ?

    Dans une récente affaire, un salarié embauché en qualité de second de cuisine est mis à pied à titre conservatoire à la suite de manquements.

    À l’issue d’une enquĂȘte interne menĂ©e par l’employeur, 3 semaines aprĂšs sa mise Ă  pied conservatoire, le salariĂ© est finalement convoquĂ© Ă  un entretien prĂ©alable avant d’ĂȘtre licenciĂ© pour faute grave.

    Licenciement qu’il dĂ©cide de contester, puisqu’selon lui, la 1re mise Ă  pied « conservatoire » constituait en fait une mise Ă  pied « disciplinaire » et donc une sanction disciplinaire.

    Pour preuve, le salariĂ© souligne le fait que la lettre de notification de la mise Ă  pied conservatoire ne mentionne pas le fait que son sort Ă©tait fonction de l’enquĂȘte diligentĂ©e en parallĂšle.

    Puisqu’on ne peut pas sanctionner 2 fois le salariĂ© pour les mĂȘmes faits, le licenciement est donc dĂ©pourvu de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse


    « Faux ! », rĂ©fute l’employeur : le salariĂ© avait bel et bien fait l’objet d’une mise Ă  pied conservatoire et avait Ă©tĂ© averti de son caractĂšre provisoire et de sa durĂ©e (tout au long de l’enquĂȘte), sans qu’il y ait besoin de rappeler que sa dĂ©cision dĂ©pendait du rĂ©sultat de l’enquĂȘte menĂ©e.

    Raisonnement validĂ© par le juge, qui tranche en faveur de l’employeur : la 1re mise Ă  pied est bien de nature « conservatoire », de sorte que le licenciement est valide ici.

    Ainsi, la mise Ă  pied du salariĂ© qui lui est notifiĂ©e dans l’attente du rĂ©sultat d’une enquĂȘte interne rendue nĂ©cessaire par ses manquements est bel et bien une mise Ă  pied provisoire et ne constitue pas une sanction disciplinaire.

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  • Subvention prĂ©vention des risques ergonomiques : bientĂŽt la date limite !

    Subvention prévention des risques ergonomiques : bientÎt la date limite !

    Afin de prĂ©venir les risques professionnels et de protĂ©ger la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des salariĂ©s, l’Assurance maladie propose une subvention « PrĂ©vention des risques ergonomiques », pour les employeurs qui rĂ©alisent (ou souhaitent rĂ©aliser) des prestations liĂ©es Ă  la prĂ©vention des risques ergonomiques. Selon quelles modalitĂ©s ?

    Subvention risques ergonomiques : une demande Ă  transmettre avant le 31 dĂ©cembre 2025 

    Dans le cadre de sa politique de prĂ©vention, l’Assurance Maladie a mis en place une aide financiĂšre dĂ©nommĂ©e « Subvention PrĂ©vention des risques ergonomiques » Ă  destination :

    • des entreprises relevant du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral,
    • et des travailleurs indĂ©pendants ayant souscrit une assurance volontaire individuelle contre les accidents du travail et les maladies professionnelles.

    Y sont éligibles toutes les structures ayant financé, entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, des prestations ou équipements destinés à prévenir certains risques professionnels tenant :

    • Ă  la manutention manuelle de charges, c’est-Ă -dire toute opĂ©ration de transport ou de soutien d’une charge, dont le levage, la pose, la poussĂ©e, la traction, le port ou le dĂ©placement, qui exige l’effort physique d’un ou de plusieurs travailleurs ;
    • aux postures pĂ©nibles dĂ©finies comme positions forcĂ©es ;
    • aux vibrations mĂ©caniques transmises aux mains et aux bras et Ă  celles transmises Ă  l’ensemble du corps.

    Notez que, pour en bĂ©nĂ©ficier, les entreprises et travailleurs indĂ©pendants doivent ĂȘtre Ă  jour de leurs obligations lĂ©gales et rĂ©glementaires en matiĂšre de prĂ©vention des risques professionnels (par exemple, s’agissant de la mise Ă  jour du document unique d’évaluation des risques professionnels).

    Toutes ces conditions préalables remplies, cette subvention doit permettre de financer :

    • des actions de prĂ©vention (qui recouvrent les diagnostics ergonomiques, les formations dĂ©ployĂ©es et des Ă©quipements rĂ©pondant Ă  un cahier des charges dĂ©fini) ;
    • des actions de sensibilisation ;
    • des amĂ©nagements de postes de travail ;
    • la prise en charge de frais de personnels de prĂ©vention dĂ©diĂ©s Ă  la mise en Ɠuvre d’actions financĂ©es par le fonds.

    Pour en faire la demande, l’employeur a jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 pour en faire la demande directement depuis son espace net-entreprises. L’ensemble des piĂšces nĂ©cessaires Ă  joindre Ă  la demande sont prĂ©cisĂ©es sur le site de l’Assurance Maladie.

    Attention : dĂšs le 1er janvier 2026, seules les factures datĂ©es de 2026 pourront ĂȘtre prises en compte.

    Notez qu’en cas de rĂ©ception tardive de la facture, si la prestation ou la livraison est intervenue en 2025, il est possible de transmettre une attestation de service Ă  la place de la facture, dĂšs lors que cette derniĂšre est envoyĂ©e dĂšs rĂ©ception.

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  • RĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » : un taux majoré  confirmĂ© !

    RĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » : un taux majoré  confirmĂ© !

    Afin de soutenir l’investissement des particuliers dans les PME, la loi de finances pour 2025 a apportĂ© son lot d’amĂ©nagements concernant la rĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » et notamment pour les investissements via les FCPI ou certaines sociĂ©tĂ©s fonciĂšres. Des amĂ©nagements dont la date d’entrĂ©e en vigueur vient d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©e


    Investissements dans les PME : date d’entrĂ©e en vigueur des nouveautĂ©s

    Afin de soutenir l’investissement des particuliers dans les petites et moyennes entreprises (PME) europĂ©ennes, la loi de finances pour 2025 a apportĂ© plusieurs modifications relatives Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu dite « Madelin » et notamment les suivantes :

    • hausse du taux de l’avantage fiscal pour les investissements rĂ©alisĂ©s via les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) passant de 18 % Ă  25 % ;
    • extension du dispositif de rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă  hauteur de 25 % pour les investissements directs dans les entreprises solidaires d’utilitĂ© sociale (ESUS) aux sociĂ©tĂ©s fonciĂšres ayant pour objet la prĂ©servation et la mise en valeur des monuments historiques et des sites, parcs et jardins protĂ©gĂ©s.

    Le bĂ©nĂ©fice de ces avantages fiscaux Ă©tait conditionnĂ© Ă  l’autorisation de la Commission europĂ©enne qui devait valider le dispositif au regard des rĂšgles applicables en matiĂšre d’aides d’État.

    C’est dĂ©sormais chose faite : le taux majorĂ© de 25 % de la rĂ©duction d’impĂŽt s’applique aux versements effectuĂ©s du 28 septembre 2025 au 31 dĂ©cembre 2025 via les FCPI et les sociĂ©tĂ©s fonciĂšres ayant pour objet la prĂ©servation et la mise en valeur des monuments historiques et des sites, parcs et jardins protĂ©gĂ©s.

    Pour mĂ©moire, le montant de la rĂ©duction d’impĂŽt obĂ©it Ă  un double plafonnement. Ces deux limites sont appliquĂ©es l’une aprĂšs l’autre selon les modalitĂ©s suivantes :

    • 50 000 € par an pour une personne cĂ©libataire, veuve ou divorcĂ©e ;
    • 100 000 € par an pour un couple de personnes mariĂ©es ou pacsĂ©es soumises Ă  une imposition commune.

    La fraction des versements qui excĂšde cette premiĂšre limite ouvre droit Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt au titre des 4 annĂ©es suivantes dans les mĂȘmes limites.

    Puis cette rĂ©duction d’impĂŽt est ensuite prise en compte dans le plafonnement global des avantages fiscaux susceptibles d’ĂȘtre accordĂ©s au titre de l’impĂŽt sur le revenu. Cette limite globale est fixĂ©e Ă  10 000 € par an. Il est Ă©galement possible de reporter l’excĂ©dent sur l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre des annĂ©es suivantes jusqu’Ă  la cinquiĂšme incluse.

    RĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » : un taux majoré  confirmĂ© ! – © Copyright WebLex

  • RĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » : un taux majoré  confirmĂ© !

    RĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » : un taux majoré  confirmĂ© !

    Afin de soutenir l’investissement des particuliers dans les PME, la loi de finances pour 2025 a apportĂ© son lot d’amĂ©nagements concernant la rĂ©duction d’impĂŽt « Madelin » et notamment pour les investissements via les FCPI ou certaines sociĂ©tĂ©s fonciĂšres. Des amĂ©nagements dont la date d’entrĂ©e en vigueur vient d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©e


    Investissements dans les PME : date d’entrĂ©e en vigueur des nouveautĂ©s

    Afin de soutenir l’investissement des particuliers dans les petites et moyennes entreprises (PME) europĂ©ennes, la loi de finances pour 2025 a apportĂ© plusieurs modifications relatives Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu dite « Madelin » et notamment les suivantes :

    • hausse du taux de l’avantage fiscal pour les investissements rĂ©alisĂ©s via les fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) passant de 18 % Ă  25 % ;
    • extension du dispositif de rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă  hauteur de 25 % pour les investissements directs dans les entreprises solidaires d’utilitĂ© sociale (ESUS) aux sociĂ©tĂ©s fonciĂšres ayant pour objet la prĂ©servation et la mise en valeur des monuments historiques et des sites, parcs et jardins protĂ©gĂ©s.

    Le bĂ©nĂ©fice de ces avantages fiscaux Ă©tait conditionnĂ© Ă  l’autorisation de la Commission europĂ©enne qui devait valider le dispositif au regard des rĂšgles applicables en matiĂšre d’aides d’État.

    C’est dĂ©sormais chose faite : le taux majorĂ© de 25 % de la rĂ©duction d’impĂŽt s’applique aux versements effectuĂ©s du 28 septembre 2025 au 31 dĂ©cembre 2025 via les FCPI et les sociĂ©tĂ©s fonciĂšres ayant pour objet la prĂ©servation et la mise en valeur des monuments historiques et des sites, parcs et jardins protĂ©gĂ©s.

    Pour mĂ©moire, le montant de la rĂ©duction d’impĂŽt obĂ©it Ă  un double plafonnement. Ces deux limites sont appliquĂ©es l’une aprĂšs l’autre selon les modalitĂ©s suivantes :

    • 50 000 € par an pour une personne cĂ©libataire, veuve ou divorcĂ©e ;
    • 100 000 € par an pour un couple de personnes mariĂ©es ou pacsĂ©es soumises Ă  une imposition commune.

    La fraction des versements qui excĂšde cette premiĂšre limite ouvre droit Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt au titre des 4 annĂ©es suivantes dans les mĂȘmes limites.

    Puis cette rĂ©duction d’impĂŽt est ensuite prise en compte dans le plafonnement global des avantages fiscaux susceptibles d’ĂȘtre accordĂ©s au titre de l’impĂŽt sur le revenu. Cette limite globale est fixĂ©e Ă  10 000 € par an. Il est Ă©galement possible de reporter l’excĂ©dent sur l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre des annĂ©es suivantes jusqu’Ă  la cinquiĂšme incluse.

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  • ChlordĂ©cone : un portail pour centraliser les informations et les solutions

    Chlordécone : un portail pour centraliser les informations et les solutions

    Bien qu’il ne soit plus utilisĂ© depuis plus de 30 ans, le chlordĂ©cone est encore bien prĂ©sent dans les sols, les eaux et la nourriture en Guadeloupe et en Martinique. Parmi les dispositifs mis en place pour aider la population, un portail officiel de mutualisation des informations et des actualitĂ©s est Ă  prĂ©sent disponible.

    Chlordécone : diffuser les informations pour mieux se protéger

    Pour rappel, le chlordĂ©cone est un pesticide utilisĂ© entre 1972 et 1993 en Guadeloupe et en Martinique pour lutter contre le charançon du bananier, un insecte s’attaquant Ă  la plante en creusant des galeries directement dans le bulbe ou le tronc.

    Cependant, ce pesticide a eu des consĂ©quences nĂ©fastes sur les personnes directement exposĂ©es et sur l’environnement puisqu’il s’est rĂ©pandu dans la terre et dans les eaux, contaminant ainsi l’alimentation.

    Par consĂ©quent, les pouvoirs publics ont mis en place des recommandations de gestes de protection, des conseils alimentaires, des cartes des zones contaminĂ©es, des dĂ©pistages, des aides financiĂšres pour les secteurs de l’agriculture ou de la pĂȘche, etc.

    Les pouvoirs publics ont centralisĂ© l’ensemble des ressources, des recherches et des actualitĂ©s sur un mĂȘme site, disponible ici.

    Notez que ce site a Ă©tĂ© conçu avec des partenaires publics et privĂ©s de maniĂšre Ă  en faire une boĂźte Ă  outils, mis rĂ©guliĂšrement Ă  jour pour faciliter l’information de la population.

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  • Taxe fonciĂšre 2025 : derniĂšre ligne droite pour payer !

    Taxe fonciĂšre 2025 : derniĂšre ligne droite pour payer !

    L’automne est lĂ  et, si vous ĂȘtes propriĂ©taire, votre avis de taxe fonciĂšre est dĂ©jĂ  disponible en ligne, dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr. L’heure a sonnĂ© pour vous de payer. Mais quand et comment ?

    Paiement de la taxe fonciùre : mode d’emploi

    La taxe fonciÚre 2025 (sur les propriétés bùties ou non bùties) est à payer le 15 octobre 2025 au plus tard.

    Si le montant Ă  rĂ©gler est supĂ©rieur Ă  300 €, vous pouvez payer en ligne sur le site internet impots.gouv.fr ou sur l’application mobile « Impots.gouv » : vous bĂ©nĂ©ficiez alors d’un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 5 jours, soit jusqu’au 20 octobre 2025 Ă  minuit pour enregistrer votre rĂšglement.

    Le prĂ©lĂšvement sera effectuĂ© sur votre compte bancaire le 27 octobre 2025. 

    Si le montant Ă  rĂ©gler est infĂ©rieur Ă  300 €, vous pouvez :

    • payer en ligne sur le site internet impots.gouv.fr ou sur l’application mobile « Impots.gouv » ;
    • utiliser les autres moyens de paiement mentionnĂ©s dans la notice de votre avis de taxe fonciĂšre (chĂšque, TIP SEPA, espĂšces ou carte bancaire auprĂšs d’un buraliste ou d’un partenaire agréé par la direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques).

    Petite nouveautĂ© cette annĂ©e : lors de votre paiement en ligne, vous avez la possibilitĂ© d’opter pour le paiement immĂ©diat (prĂ©lĂšvement Ă  J+3 Ă  compter de l’enregistrement de votre paiement).

    Notez pour finir que, quel que soit le montant dĂ», si vous avez adhĂ©rĂ© au paiement Ă  l’échĂ©ance avant le 30 septembre 2025, votre taxe fonciĂšre sera prĂ©levĂ©e le 27 octobre 2025.

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  • Temps partiel : repos compensateur assimilĂ© aux congĂ©s payĂ©s ?

    Temps partiel : repos compensateur assimilé aux congés payés ?

    Au titre de l’égalitĂ© de traitement, les jours de congĂ©s payĂ©s doivent rĂ©pondre aux mĂȘmes rĂšgles s’agissant de la prise ou de l’acquisition pour les salariĂ©s embauchĂ©s Ă  temps partiel et Ă  temps complet. Mais qu’en est-il pour les jours de repos compensatoire ? Doivent-ils rĂ©pondre aux mĂȘmes rĂšgles ? RĂ©ponse du juge


    Les repos compensatoires d’un salariĂ© Ă  temps partiels sont-ils des jours de congĂ©s payĂ©s ?

    Pour mĂ©moire, les congĂ©s payĂ©s se calculent de la mĂȘme maniĂšre pour tous les salariĂ©s, qu’ils soient Ă  temps plein ou Ă  temps partiel. Un salariĂ© Ă  temps partiel acquiert donc, comme les autres, 2,5 jours ouvrables de congĂ©s payĂ©s par mois.

    De mĂȘme, lorsqu’ils sont pris, ces jours de congĂ©s payĂ©s doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s selon les mĂȘmes rĂšgles pour tout le monde. Si l’entreprise compte les congĂ©s en jours ouvrables, elle doit le faire pour tous les salariĂ©s, embauchĂ©s Ă  temps complet ou Ă  temps partiel.

    En plus des congés payés classiques, il existe des jours de repos « compensateurs ». Ils servent à compenser des heures effectuées au-delà des horaires contractuels du salariés : heures supplémentaires pour un temps plein, heures complémentaires pour un temps partiel.

    Mais alors, faut-il compter ces jours de repos compensateur comme des congés payés (en jours ouvrables) ou de façon différente, proportionnée au temps réellement travaillé ?

    Ici, une salariĂ©e Ă  temps partiel travaillait le mardi toute la journĂ©e et le jeudi matin, et avait droit Ă  des jours de repos compensateurs pour les heures complĂ©mentaires qu’elle effectuait au-delĂ  de cette durĂ©e prĂ©vue au contrat.

    Son employeur, toutefois, avait choisi de dĂ©compter ces jours de repos compensateur comme des congĂ©s payĂ©s classiques, c’est-Ă -dire sur tous les jours ouvrables de la semaine, mĂȘme ceux oĂč elle ne travaillait jamais.

    Or, ce calcul, que la salariĂ©e conteste, lui est dĂ©favorable : en procĂ©dant ainsi, l’employeur « consomme » plus vite les jours de repos compensateur.

    Pour la salariĂ©e, ces jours de repos compensatoire auraient dĂ», en raison de leur objet, ĂȘtre dĂ©comptĂ©s uniquement sur les jours durant lesquels il Ă©tait prĂ©vu que la salariĂ©e travaille : dans son cas, seulement les mardis et les jeudis matin.

    Ce que valide le juge, en donnant raison au salariĂ© : si les jours de congĂ© payĂ© doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s de maniĂšre identique pour les salariĂ©s, il en va autrement pour les jours de repos compensateur, qui ne pourront ĂȘtre dĂ©comptĂ©s que sur les jours oĂč la salariĂ©e Ă©tait censĂ©e rĂ©ellement travailler.

    Temps partiel : repos compensateur assimilĂ© aux congĂ©s payĂ©s ? – © Copyright WebLex

  • GĂ©rants de SARL : quand les remboursements de frais font dĂ©bat !

    Gérants de SARL : quand les remboursements de frais font débat !

    Par principe, les remboursements forfaitaires de frais versĂ©s aux gĂ©rants minoritaires ou Ă©galitaires de SARL sont taxĂ©s Ă  l’impĂŽt sur le revenu dans la catĂ©gorie des traitements et salaires. Mais Ă  tout principe ses exceptions qui peuvent parfois faire l’objet de dĂ©bats : illustration


    Remboursements forfaitaires de frais : traitements et salaires ou RCM ?

    Les remboursements forfaitaires de frais perçus par les gĂ©rants minoritaires ou Ă©galitaires de SARL constituent, par principe, un Ă©lĂ©ment de rĂ©munĂ©ration imposable dans la catĂ©gorie des traitements et salaires. Ils sont ainsi taxĂ©s selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu.

    Par exception, l’administration fiscale peut requalifier ces sommes en revenus de capitaux mobiliers (RCM) dans trois situations :

    • si elles ne sont pas comptabilisĂ©es explicitement en tant que remboursements octroyĂ©s au personnel ;
    • si elles conduisent Ă  une rĂ©munĂ©ration excessive ;
    • si leur versement est sans lien avec les fonctions de gĂ©rant.

    Dans l’une ou l’autre de ces situations, le remboursement forfaitaire de frais constitue un revenu rĂ©putĂ© distribuĂ©, Et comme tout revenu, l’administration va soumettre ces « revenus rĂ©putĂ©s distribuĂ©s » Ă  l’impĂŽt sur le revenu, en appliquant une rĂšgle spĂ©ciale : elle va majorer ces revenus de 25 % pour le calcul de l’impĂŽt sur le revenu (barĂšme progressif ou prĂ©lĂšvement forfaitaire unique).

    Une rĂšgle spĂ©ciale de taxation qui va confronter un dirigeant Ă  l’administration fiscale dans une affaire rĂ©cente.

    Dans cette affaire, au cours d’un contrĂŽle fiscal, l’administration se penche sur des remboursements forfaitaires de frais de dĂ©placements versĂ©s au gĂ©rant Ă©galitaire d’une SARL et, en l’absence de justificatifs de leur caractĂšre professionnel, lui rĂ©clame un supplĂ©ment d’impĂŽt


    
 qu’il refuse de payer, du moins partiellement. En cause : le montant du supplĂ©ment d’impĂŽt rĂ©clamĂ©. Il constate en effet que l’administration taxe ces remboursements dans la catĂ©gorie des revenus de capitaux mobiliers (RCM)


    « À tort ! », estime le gĂ©rant, puisque ces sommes constituent un Ă©lĂ©ment de sa rĂ©munĂ©ration imposable dans la catĂ©gorie des traitements et salaires.

    Un argument que l’administration fiscale va rĂ©futer en requalifiant les sommes versĂ©es au dirigeant en revenus de capitaux mobiliers (RCM). En effet, selon elle, leur versement est sans lien avec les fonctions de gĂ©rant puisque le caractĂšre professionnel des frais n’est pas prouvĂ©.

    « Sans incidence ! », tranche le juge en faveur du gérant : le défaut de justificatifs du caractÚre professionnel des frais ne suffit pas, à lui seul, à exclure le lien avec la fonction de gérant et donc à rendre leur remboursement forfaitaire taxable au titre des RCM.

    Morale de l’histoire : le dĂ©faut de justificatifs du caractĂšre professionnel des frais ne peut conduire Ă  considĂ©rer que l’administration apporte la preuve de l’absence de lien avec la fonction de gĂ©rant et donc Ă  les rendre taxables au titre des RCM.

    Rappelons que cette dĂ©cision s’inscrit dans la lignĂ©e d’autres dĂ©cisions relatives aux gĂ©rants majoritaires de SARL par lesquelles le juge rappelle, par exemple, que les remboursements forfaitaires de frais de dĂ©placements perçus par un gĂ©rant majoritaire de SARL constituent, en principe, mĂȘme en l’absence de justificatifs, un Ă©lĂ©ment de sa rĂ©munĂ©ration imposable dans la catĂ©gorie des rĂ©munĂ©rations allouĂ©es aux gĂ©rants majoritaires de sociĂ©tĂ© Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e.

    Au-delĂ  de cette problĂ©matique liĂ©e Ă  la catĂ©gorie d’imposition, il est important de rappeler l’option qui s’offre aux dirigeants d’entreprise de choisir, pour le remboursement de frais engagĂ©s dans le cadre de leur activitĂ©, entre un remboursement des frais rĂ©els, par nature exonĂ©rĂ©s d’impĂŽt sur le revenu, et un remboursement forfaitaire, par principe imposable.

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