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  • Taxe sur les petits colis : ça se prĂ©cise !

    Taxe sur les petits colis : ça se précise !

    La loi de finances pour 2026 a créé une taxe sur les petits colis en provenance des pays tiers dont les modalitĂ©s dĂ©claratives et de paiement viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es. On fait le point


    Taxe sur les petits colis : modalités de déclaration et de paiement

    La loi de finances pour 2026 a instaurĂ© une taxe Ă©gale Ă  2 € sur les importations d’articles de marchandise contenus dans des envois de faible valeur, dits « petits colis », en provenance des pays tiers.

    La taxe vise Ă  mieux apprĂ©hender la gestion de la forte hausse des flux de petits colis en provenance de pays tiers et Ă  augmenter les moyens susceptibles d’ĂȘtre mobilisĂ©s pour les contrĂŽler.

    Ce dispositif a, en effet, pour objectif de financer le renforcement des services douaniers et des coĂ»ts engendrĂ©s par les contrĂŽles de ces marchandises, dans un contexte d’explosion des volumes d’importations de biens achetĂ©s sur les plateformes de e-commerce, en particulier les plateformes asiatiques.

    ConcrĂštement, les marchandises concernĂ©es sont celles ayant une « faible valeur », Ă  savoir celles dont la valeur intrinsĂšque n’excĂšde pas 150 € au total.

    Cette taxe de 2 € s’applique sur chaque article composant l’envoi et non sur le colis pris dans son ensemble. Cette taxe s’applique Ă  toute importation d’un article de marchandise contenu dans un envoi d’une valeur infĂ©rieure Ă  150 €, sur le territoire mĂ©tropolitain, la Guadeloupe, la Martinique, La RĂ©union et Saint-Martin.

    Cette taxe ne s’applique pas aux petits colis envoyĂ©s depuis les territoires europĂ©ens qui ne font pas pour autant partie du territoire douanier europĂ©en. Il en va ainsi, par exemple, de Saint-Pierre-et-Miquelon.

    Sont exonĂ©rĂ©es les importations qui relĂšvent de la franchise en base de TVA au niveau de l’Union europĂ©enne. Le redevable de la taxe est le redevable de la TVA Ă  laquelle est soumise l’importation. Autrement dit :

    • lorsque le bien fait l’objet d’une livraison situĂ©e en France, le redevable est la personne qui rĂ©alise cette livraison ;
    • lorsque le bien fait l’objet d’une vente Ă  distance de biens importĂ©s, le redevable est soit :
      • la personne qui rĂ©alise cette vente ;
      • l’assujetti qui facilite, par l’utilisation d’une interface Ă©lectronique telle qu’une place de marchĂ©, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire, les ventes Ă  distance de biens importĂ©s de territoires tiers ou de pays tiers contenus dans des envois d’une valeur intrinsĂšque ne dĂ©passant pas 150 € ;
      • le destinataire de la vente si les conditions suivantes sont remplies :
        • les biens se trouvent en France au moment de l’arrivĂ©e de l’expĂ©dition ou du transport Ă  destination de l’acquĂ©reur ;
        • aucun assujetti n’a facilitĂ© la vente Ă  distance de biens importĂ©s par l’utilisation d’une interface Ă©lectronique, telle qu’une place de marchĂ©, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire ;
        • la TVA sur la vente Ă  distance de biens importĂ©s n’est pas dĂ©clarĂ©e dans le cadre du rĂ©gime particulier de dĂ©claration et de paiement applicables aux ventes Ă  distance de biens importĂ©s de pays tiers ;
        • la base d’imposition de la taxe due Ă  l’importation est Ă©gale Ă  celle qui serait dĂ©terminĂ©e pour la vente Ă  distance si elle Ă©tait localisĂ©e en France.

    Lorsqu’il n’est pas lui‑mĂȘme redevable, le dĂ©clarant doit transmettre au redevable ou lui rendre accessibles, par voie Ă©lectronique, le montant de la taxe exigible et les informations nĂ©cessaires pour la constater.

    Cette taxe forfaitaire est entrĂ©e en vigueur depuis le 1er mars 2026. Elle a vocation Ă  ĂȘtre abrogĂ©e au plus tard le 31 dĂ©cembre 2026 en faveur de dispositions prises en ce sens Ă  l’échelle de l’Union europĂ©enne.

    Les modalitĂ©s dĂ©claratives de cette taxe viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es.

    Pour les redevables qui dĂ©clarent et acquittent la taxe auprĂšs de l’administration fiscale, et plus prĂ©cisĂ©ment de la DGFiP, la taxe sur les petits colis suit les rĂšgles applicables aux impositions relevant de la dĂ©claration commune des taxes sur les biens et services, telle qu’organisĂ©e par le Code des impositions sur les biens et services.

    Cela signifie concrĂštement qu’aucun rĂ©gime autonome n’est créé, mais cette nouvelle taxe est adossĂ©e aux mĂ©canismes existants, en particulier ceux de la TVA.

    La consĂ©quence pratique est une intĂ©gration dans les circuits dĂ©claratifs dĂ©jĂ  maĂźtrisĂ©s par les redevables : mĂȘmes supports dĂ©claratifs, mĂȘmes rĂšgles de recouvrement, mĂȘmes logiques de contrĂŽle.

    Toutefois, il est prĂ©cisĂ© que ce principe d’alignement connaĂźt une limite importante. Alors que, en droit commun, la pĂ©riodicitĂ© de dĂ©claration dĂ©pend du rĂ©gime de TVA du redevable (mensuel, trimestriel ou annuel), il est prĂ©vu une dĂ©rogation pour les redevables relevant normalement d’un rĂ©gime annuel.

    Pour ces derniers, la taxe sur les importations de faible valeur devra ĂȘtre dĂ©clarĂ©e mensuellement. Cette disposition s’explique par l’objectif visant Ă  Ă©viter un dĂ©calage trop important entre la perception de la taxe et son reversement Ă  l’État, dans un contexte oĂč les flux de petits colis sont massifs, frĂ©quents et souvent liĂ©s au commerce Ă©lectronique international.

    Enfin, il faut noter que l’échĂ©ance dĂ©clarative qui aurait dĂ» intervenir en avril 2026 est reportĂ©e Ă  la prochaine Ă©chĂ©ance propre au rĂ©gime dĂ©claratif du redevable.

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  • PremiĂšre dĂ©claration de revenus : mode d’emploi

    PremiĂšre dĂ©claration de revenus : mode d’emploi

    La premiĂšre dĂ©claration de revenus constitue une Ă©tape importante dans la vie fiscale d’un particulier. Elle marque l’entrĂ©e dans le systĂšme dĂ©claratif français, mĂȘme en l’absence d’imposition. Qui est concernĂ© ? À quel moment faut-il la rĂ©aliser ? Et surtout, comment procĂ©der concrĂštement ? RĂ©ponses


    PremiÚre déclaration : les particuliers concernés

    En principe, toute personne doit souscrire une dĂ©claration de revenus Ă  partir de ses 18 ans, dĂšs lors qu’elle n’est plus rattachĂ©e au foyer fiscal de ses parents.

    La dĂ©claration s’effectue toujours avec un dĂ©calage d’un an : vous dĂ©clarez en annĂ©e N+1 les revenus perçus en annĂ©e N, y compris lorsque vous n’ĂȘtes pas imposable.

    Ainsi, une personne ayant atteint l’ñge de 18 ans en 2025 et n’étant plus rattachĂ©e au foyer fiscal parental doit effectuer sa premiĂšre dĂ©claration en 2026.

    Cette obligation concerne Ă©galement les personnes qui s’installent en France pour la premiĂšre fois. Elles doivent alors dĂ©clarer leurs revenus lors de la premiĂšre campagne fiscale suivant leur arrivĂ©e sur le territoire.

    Imposition personnelle : quel Ăąge ?

    L’obligation de dĂ©poser une dĂ©claration dĂ©pend en rĂ©alitĂ© moins de l’ñge que de la situation fiscale.

    Vous ĂȘtes mineur au 31 dĂ©cembre

    Dans ce cas, vous restez rattachĂ© au foyer fiscal de vos parents. Vous n’avez donc aucune dĂ©marche Ă  effectuer personnellement.

    Vos revenus Ă©ventuels doivent ĂȘtre intĂ©grĂ©s Ă  la dĂ©claration de vos parents, qui peuvent, le cas Ă©chĂ©ant, bĂ©nĂ©ficier de dispositifs d’exonĂ©ration.

    Vous avez moins de 21 ans

    2 possibilités coexistent :

    • soit vous restez rattachĂ© au foyer fiscal de vos parents ;
    • soit vous choisissez de dĂ©poser une dĂ©claration personnelle.

    Ce choix est ouvert mĂȘme en l’absence de revenus. Si vous optez pour une dĂ©claration individuelle, vous devez indiquer :

    • votre adresse au 1er janvier de l’annĂ©e d’imposition ;
    • ainsi que vos coordonnĂ©es bancaires.

    Il convient de noter que les Ă©tudiants de moins de 25 ans peuvent, sous certaines conditions, continuer Ă  ĂȘtre rattachĂ©s au foyer fiscal de leurs parents.

    Vous avez plus de 21 ans (25 ans pour les étudiants)

    Le rattachement au foyer fiscal des parents n’est, en principe, plus possible. Vous devez donc dĂ©poser votre propre dĂ©claration, mĂȘme si vous n’ĂȘtes pas imposable.

    Une exception existe toutefois pour les personnes en situation de handicap. Elles peuvent rester rattachĂ©es au foyer fiscal de leurs parents (ou beaux-parents), sans condition d’ñge, Ă  condition de justifier notamment :

    • d’une carte d’invaliditĂ© d’au moins 80 % ;
    • ou d’une carte mobilitĂ© inclusion portant la mention « invaliditĂ© ».

     

    PremiÚre déclaration : les revenus à déclarer

    Comme tout contribuable, vous devez dĂ©clarer l’ensemble des revenus perçus au cours de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. 

    Cela inclut notamment :

    • les revenus d’activitĂ© salariĂ©e (job Ă©tudiant, emploi d’étĂ©, etc.) : ces revenus ne sont imposables qu’au-delĂ  d’un plafond annuel fixĂ© Ă  trois fois le Smic mensuel, soit 5 405 € pour 2025 ;
    • les revenus d’activitĂ© indĂ©pendante, par exemple dans le cadre d’activitĂ©s de livraison ou de services ;
    • les gratifications de stage et les salaires d’apprentissage, imposables au-delĂ  d’un certain seuil (21 622 € pour 2025) ;
    • certaines allocations spĂ©cifiques (annĂ©e prĂ©paratoire, IUFM) ;
    • les bourses versĂ©es pour des travaux ou recherches dĂ©terminĂ©s (en revanche, les bourses attribuĂ©es sur critĂšres sociaux sont exonĂ©rĂ©es).

    En parallĂšle, vous pouvez bĂ©nĂ©ficier de dĂ©ductions, de rĂ©ductions ou de crĂ©dits d’impĂŽt, par exemple au titre :

    • des pensions alimentaires versĂ©es ;
    • des dons ;
    • des frais de garde d’enfants ;
    • de l’emploi d’un salariĂ© Ă  domicile.

     

    PremiÚre déclaration de revenus : les formalités

    Sauf situation particuliĂšre, la dĂ©claration doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e en ligne via votre espace personnel sur le site des impĂŽts.

    Pour accéder au service, vous devez disposer de trois identifiants :

    • votre numĂ©ro fiscal ;
    • votre numĂ©ro d’accĂšs en ligne ;
    • votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence (Ă  dĂ©faut, indiquer « 0 »).

    Vous pouvez Ă©galement vous connecter via FranceConnect. Si vous avez 20 ans ou plus et Ă©tiez rattachĂ© au foyer fiscal de vos parents l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, l’administration fiscale vous adresse en principe un courrier contenant les informations nĂ©cessaires pour crĂ©er votre espace en ligne.

    En cas de perte, il convient de contacter votre centre des finances publiques.

    Si vous n’avez reçu aucun courrier, vous devez demander la crĂ©ation de votre espace en fournissant :

    • votre Ă©tat civil ;
    • une adresse postale ;
    • un justificatif d’identitĂ©.

    Cette dĂ©marche peut ĂȘtre effectuĂ©e :

    • au guichet de votre centre des finances publiques ;
    • ou par courrier.

    La dĂ©claration papier reste possible Ă  titre exceptionnel. Elle doit alors ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs de votre centre des finances publiques.

    DĂ©clarer ses revenus : c’est une premiĂšre ? – © Copyright WebLex

  • ImpĂŽt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liĂ©s Ă  la famille

    ImpĂŽt sur le revenu : tour d’horizon des avantages fiscaux liĂ©s Ă  la famille

    À l’occasion de la campagne dĂ©clarative de l’impĂŽt sur le revenu, plusieurs dispositifs fiscaux permettent d’allĂ©ger l’impĂŽt des particuliers ayant des enfants ou assumant certaines charges familiales. Focus sur les principaux mĂ©canismes Ă  connaĂźtre


    Frais de garde des jeunes enfants : un crĂ©dit d’impĂŽt renforcĂ©

    Les dĂ©penses engagĂ©es pour la garde d’un enfant de moins de 6 ans en dehors du domicile ouvrent droit Ă  un crĂ©dit d’impĂŽt, sous conditions.

    Le dispositif concerne les enfants (ou petits-enfants rattachés au foyer fiscal) :

    • Ă  charge du contribuable ;
    • ĂągĂ©s de moins de 6 ans au 1er janvier de l’annĂ©e d’imposition ;
    • gardĂ©s par une structure dĂ©diĂ©e (crĂšche, halte-garderie, accueil pĂ©riscolaire, etc.) ou une assistante maternelle agréée.

    Le crĂ©dit d’impĂŽt correspond Ă  50 % des frais effectivement supportĂ©s, dans la limite de 3 500 € de dĂ©penses par enfant, soit un avantage maximal de 1 750 €. En cas de garde alternĂ©e, le plafond est partagĂ© entre les parents, soit 875 € chacun.

    Seules les dépenses directement liées à la garde sont prises en compte.

    Les frais de repas sont exclus, mais certaines indemnitĂ©s facturĂ©es (matĂ©riel d’éveil, charges courantes, etc.) sont admises, sur une base minimale de 2,65 € par jour d’accueil.

    Les aides perçues (de la caisse d’allocations familiales, de l’employeur, etc.) doivent ĂȘtre dĂ©duites du montant dĂ©clarĂ©. Dans le cadre du prĂ©lĂšvement Ă  la source :

    • un acompte de 60 % est versĂ© en janvier (calculĂ© sur l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente) ;
    • le solde est rĂ©gularisĂ© Ă  l’étĂ©, aprĂšs dĂ©claration.

    Un trop-perçu devra ĂȘtre remboursĂ© en septembre, le cas Ă©chĂ©ant.

    Enfants scolarisĂ©s : une rĂ©duction d’impĂŽt forfaitaire

    Les particuliers ayant des enfants poursuivant des Ă©tudes peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt.

    L’enfant doit :

    • ĂȘtre Ă  charge (ou rattachĂ© s’il est majeur) ;
    • ĂȘtre scolarisĂ© au 31 dĂ©cembre (dans un collĂšge, un lycĂ©e ou en enseignement supĂ©rieur, en France ou Ă  l’étranger) ;
    • ne pas ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ© dans le cadre d’un contrat de travail (hors bourse ou stage obligatoire).

    Les formations suivies via le CNED sont Ă©ligibles sous certaines conditions. L’avantage fiscal dĂ©pend du niveau d’études fixĂ© comme suit :

    • CollĂšge : 61 € ;
    • LycĂ©e : 153 € ;
    • Enseignement supĂ©rieur : 183 €.

    En cas de résidence alternée, ces montants sont divisés par deux.

    Pensions alimentaires : une déduction sous conditions

    Certaines pensions versĂ©es peuvent ĂȘtre dĂ©duites du revenu imposable.

    Enfants non Ă  charge

    La pension versĂ©e pour un enfant dont le contribuable n’a pas la charge principale est dĂ©ductible, sous conditions.

    Le montant dĂ©pend notamment de l’ñge de l’enfant et de l’existence d’une dĂ©cision de justice.

    Aucune dĂ©duction n’est possible en cas de garde alternĂ©e.

    Ex-conjoint

    La pension versée à un ex-époux(se) est déductible si :

    • les ex-conjoints sont imposĂ©s sĂ©parĂ©ment ;
    • le versement rĂ©sulte d’une dĂ©cision judiciaire ou d’une convention homologuĂ©e ;
    • elle couvre des besoins essentiels.

    Des rÚgles spécifiques existent également pour les couples mariés mais séparés.

    Ascendants

    Les sommes versĂ©es Ă  un parent ou grand-parent dans le besoin peuvent ĂȘtre dĂ©duites si :

    • elles rĂ©pondent Ă  une obligation alimentaire ;
    • elles couvrent les besoins essentiels ;
    • elles restent proportionnĂ©es aux ressources du contribuable.

    Une dĂ©duction forfaitaire de 4 075 € est possible en cas d’hĂ©bergement d’une personne de plus de 75 ans.

    Emploi Ă  domicile : un crĂ©dit d’impĂŽt de 50 %

    Les dĂ©penses liĂ©es Ă  l’emploi d’un salariĂ© Ă  domicile ouvrent droit Ă  un crĂ©dit d’impĂŽt Ă©gal Ă  50 % des sommes versĂ©es.

    Sont notamment visés :

    • la garde d’enfants Ă  domicile ;
    • le soutien scolaire ;
    • les travaux mĂ©nagers.

    Le plafond annuel des dĂ©penses est fixĂ© Ă  12 000 €, pouvant ĂȘtre majorĂ© selon la situation (enfants, dĂ©pendance, etc.), dans la limite globale de 20 000 €.

    Depuis 2022, un dispositif d’avance immĂ©diate permet de bĂ©nĂ©ficier du crĂ©dit d’impĂŽt en temps rĂ©el, via l’Urssaf.

    Pour les revenus dĂ©clarĂ©s en 2026, des prĂ©cisions supplĂ©mentaires devront ĂȘtre mentionnĂ©es dans la dĂ©claration, Ă  savoir :

    • la nature de l’organisme auquel il est fait appel (emploi direct, association, entreprise, etc.) ;
    • le mode d’intervention (prestataire, mandataire, mise Ă  disposition, etc.).

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  • CrĂ©ances commerciales : une nouvelle procĂ©dure de recouvrement

    Créances commerciales : une nouvelle procédure de recouvrement

    25 % : c’est l’augmentation de probabilitĂ© de dĂ©faillance d’une entreprise en cas de retards de paiements. Une situation qui a amenĂ© les pouvoirs publics Ă  crĂ©er un nouvel outil de recouvrement pour les commerçants qui se veut efficace et rapide


    Créances commerciales : simplifier et accélérer les recouvrements

    Parce que des crĂ©ances impayĂ©es peuvent entraĂźner des consĂ©quences graves pour l’entreprise crĂ©anciĂšre, mais aussi, si elle se retrouve elle-mĂȘme en difficultĂ© de paiement, pour ses partenaires commerciaux, les outils de recouvrement se doivent d’ĂȘtre efficaces et rapides pour Ă©viter les effets dominos.

    C’est ce qui explique que cette question ait fait l’objet ces derniers mois d’une attention particuliĂšre des pouvoirs publics qui s’en sont emparĂ©s notamment en rĂ©formant la procĂ©dure de l’injonction de payer.

    Pour rappel, cette rĂ©forme, qui s’appliquera aux ordonnances d’injonction de payer rendues Ă  compter du 1er septembre 2026, a pour objectif de rĂ©duire les dĂ©lais de mise en Ɠuvre de cette procĂ©dure.

    Cette boĂźte Ă  outils est Ă  prĂ©sent enrichie avec la « procĂ©dure simplifiĂ©e de recouvrement des crĂ©ances commerciales incontestĂ©es », qui s’inscrit dans la logique de dĂ©judiciarisation du recouvrement en s’appuyant sur l’intervention des commissaires de justice.

    CrĂ©ances commerciales incontestĂ©es : mise en place d’une nouvelle procĂ©dure

    Applicable Ă  toutes les crĂ©ances commerciales quel que soit leur montant, la procĂ©dure de recouvrement des crĂ©ances commerciales incontestĂ©es vise les crĂ©ances dĂ©tenues par les entreprises qui ont fait l’objet d’une facturation et qui prĂ©sente les caractĂ©ristiques suivantes :

    • la facture est dite « certaine », c’est-Ă -dire qu’elle ne peut pas ĂȘtre raisonnablement contestĂ©e ;
    • elle est dite « liquide », c’est-Ă -dire que son montant est dĂ©terminĂ© ;
    • elle est dite « exigible », autrement dit arrivĂ©e Ă  Ă©chĂ©ance.
       

    1re étape : le commandement de payer la créance

    Si toutes ces conditions sont rĂ©unies, l’entreprise peut solliciter l’intervention d’un commissaire de justice qui pourra alors signifier au dĂ©biteur « un commandement de payer la crĂ©ance ». Comme son nom l’indique, un commandement de payer la crĂ©ance « commande » au dĂ©biteur de payer sa dette.

    Pour ĂȘtre valable, ce commandement de payer doit nĂ©cessairement comporter les Ă©lĂ©ments suivants :

    • une description de l’obligation dont dĂ©coule la crĂ©ance ;
    • une description des montants rĂ©clamĂ©s incluant tous les coĂ»ts supplĂ©mentaires, notamment les frais de la procĂ©dure et, le cas Ă©chĂ©ant, les majorations, les pĂ©nalitĂ©s, les frais et les intĂ©rĂȘts ;
    • le dĂ©lai d’un mois Ă  compter de l’envoi du commandement de payer dont dispose le dĂ©biteur pour payer sa dette ;
    • les modalitĂ©s de paiement possibles.

    Une fois ce commandement délivré par le commissaire de justice, 2 situations peuvent en découler :

    • soit le dĂ©biteur conteste et la procĂ©dure simplifiĂ©e s’arrĂȘte lĂ , le crĂ©ancier ayant alors la possibilitĂ© d’agir en justice pour obtenir le paiement de sa crĂ©ance ;
    • soit le dĂ©biteur ne conteste pas et la procĂ©dure simplifiĂ©e se poursuit.

    2de étape : le procÚs-verbal de non-contestation

    Si le dĂ©lai d’un mois expire sans paiement, ni contestation de la part du dĂ©biteur, le commissaire de justice dresse un « procĂšs-verbal de non-contestation » au plus tĂŽt 8 jours aprĂšs l’expiration du dĂ©lai.

    Il se rapproche ensuite du greffe du tribunal de commerce qui, aprÚs vérification du bon déroulement de la procédure, rend exécutoire le procÚs-verbal de non-contestation.

    Le greffe transmet une copie du PV au prĂ©sident du tribunal de commerce du siĂšge social du dĂ©biteur (ce qui s’avĂšrera Ă©galement une source d’information utile quant Ă  la surveillance des difficultĂ©s des entreprises).

    Le crĂ©ancier doit ensuite demander au commissaire de justice de signifier le PV Ă  son dĂ©biteur dans les 6 mois Ă  compter de la date Ă  laquelle le document est devenu exĂ©cutoire, en vue d’obtenir le paiement de sa crĂ©ance.

    Il faut noter que le dĂ©biteur a toujours la possibilitĂ© de s’opposer au procĂšs-verbal revĂȘtu de la formule exĂ©cutoire (la formule exĂ©cutoire permet, trĂšs concrĂštement, au commissaire de justice de recouvrer les sommes dues par le dĂ©biteur).

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  • La dĂ©claration d’impĂŽt « mobile » Ă©volue en 2026

    La dĂ©claration d’impĂŽt « mobile » Ă©volue en 2026

    Depuis 2024, l’application impots.gouv propose un service de dĂ©claration en ligne qui permet aux particuliers de dĂ©clarer leurs revenus sur leur tĂ©lĂ©phone ou leur tablette. Comme chaque annĂ©e, la dĂ©claration mobile Ă©volue en 2026
 

    Déclarer ses revenus sur mobile : quelques nouveautés à connaßtre pour 2026

    Depuis 2024, les particuliers ont la possibilitĂ© de dĂ©clarer leurs revenus sur leur tĂ©lĂ©phone ou leur tablette. 

    Cette annĂ©e, l’application affiche de nouveaux services.

    La messagerie sĂ©curisĂ©e est dĂ©sormais intĂ©grĂ©e Ă  l’application. EntiĂšrement synchronisĂ©e avec celle de l’espace Finances publiques disponible sur impots.gouv.fr, cette fonctionnalitĂ© vise Ă  rendre le parcours des usagers plus simple et Ă  amĂ©liorer l’accĂšs depuis un mobile. 

    Elle permet notamment de poser des questions concernant :

    • l’impĂŽt sur le revenu ;
    • le prĂ©lĂšvement Ă  la source.

    Elle offre Ă©galement la possibilitĂ© de demander des duplicatas d’avis d’imposition, ainsi que de consulter l’historique des Ă©changes avec l’administration fiscale sur l’annĂ©e en cours et les 3 annĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

    La dĂ©claration sur mobile Ă©volue Ă©galement : il est dĂ©sormais possible d’indiquer sa derniĂšre adresse connue lorsqu’elle diffĂšre de celle utilisĂ©e pour l’imposition. Depuis la page « Situation », la rubrique « Modifier mon adresse » comporte un nouvel onglet « J’ai dĂ©mĂ©nagĂ© en 2026 », qui propose trois cas de figure Ă  renseigner : un changement d’adresse en France, un maintien Ă  la mĂȘme adresse ou un dĂ©part Ă  l’étranger.

    Par ailleurs, la dĂ©claration mobile intĂšgre dĂ©sormais la prise en compte des comptes dĂ©tenus Ă  l’étranger, des comptes d’actifs numĂ©riques, ainsi que des contrats de capitalisation (formulaire n° 3916-3916 bis).

    Elle inclut Ă©galement les revenus des micro-entrepreneurs ayant choisi le versement libĂ©ratoire de l’impĂŽt sur le revenu. Ces revenus doivent toutefois ĂȘtre saisis manuellement, puisqu’ils ne sont pas automatiquement reportĂ©s d’une annĂ©e sur l’autre.

    Attention, les dĂ©mĂ©nagements Ă  l’étranger ne peuvent pas ĂȘtre dĂ©clarĂ©s via l’application mobile. Un message invite les usagers concernĂ©s Ă  effectuer cette dĂ©marche directement sur le site impots.gouv.fr.

    Notez pour finir que certaines modifications ne peuvent pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©es cette annĂ©e depuis la dĂ©claration mobile, notamment :

    • la mise Ă  jour de la situation familiale (dĂ©clarant 1 et/ou 2) ;
    • la dĂ©claration d’annexes autres que le formulaire 3916-3916 bis relatif aux comptes Ă  l’étranger. 

    Si vous devez déclarer des informations qui ne sont pas couvertes par la version mobile ou tablette, vous pourrez retrouver et compléter votre déclaration via le service en ligne disponible sur impots.gouv.fr.

    La dĂ©claration d’impĂŽt « mobile » Ă©volue en 2026 – © Copyright WebLex

  • Travailleurs Ă©trangers : prĂ©cisions des rĂšgles

    Travailleurs étrangers : précisions des rÚgles

    Les conditions de travail et d’inscription Ă  France Travail de certains ressortissants Ă©trangers sont clarifiĂ©es, notamment pour les titulaires d’une carte bleue europĂ©enne. Pour quels changements en pratique ? 

    Carte bleue europĂ©enne et demandeurs d’emploi Ă©trangers : ce qu’il faut retenir 

    Rappelons que la carte bleue europĂ©enne permet Ă  un travailleur Ă©tranger hautement qualifiĂ© d’exercer une activitĂ© salariĂ©e en France. 

    Cette carte vaut autorisation de travail : l’employeur n’a donc pas Ă  demander d’autorisation supplĂ©mentaire lorsque l’emploi correspond Ă  celui ayant justifiĂ© la dĂ©livrance de cette carte. 

    Une prĂ©cision vient tout juste d’ĂȘtre apportĂ©e pour les travailleurs Ă©trangers qui disposent dĂ©jĂ  d’une carte bleue europĂ©enne dĂ©livrĂ©e par un autre pays de l’Union europĂ©enne. 

    Ainsi, il est prĂ©cisĂ© que ces travailleurs peuvent exercer une activitĂ© salariĂ©e en France sans autorisation de travail spĂ©cifique, mais uniquement dans une limite de 90 jours sur une pĂ©riode de 180 jours. 

    Cette rĂšgle vaut aussi pour certains anciens titulaires d’une carte bleue europĂ©enne bĂ©nĂ©ficiant d’un statut de rĂ©sident longue durĂ©e dans l’Union europĂ©enne. 

    En principe, ce titre s’adresse aux personnes disposant d’un haut niveau de qualification, justifiĂ© par un diplĂŽme ou une expĂ©rience professionnelle importante. 

    Pour certains mĂ©tiers, une expĂ©rience pertinente d’au moins 3 ans acquise au cours des 7 derniĂšres annĂ©es pourra suffire. Pour l’heure, la liste des professions concernĂ©es n’est pas encore connue et sera fixĂ©e ultĂ©rieurement. 

    Par ailleurs, les rĂšgles d’inscription des ressortissants Ă©trangers Ă  France Travail, sont simplifiĂ©es : pour pouvoir s’inscrire comme demandeur d’emploi, un Ă©tranger majeur doit disposer d’un document en cours de validitĂ© l’autorisant Ă  travailler en France. 

    Il peut s’agir d’un titre de sĂ©jour, d’un document provisoire liĂ© Ă  une 1re demande ou Ă  un renouvellement, ou encore d’une autorisation provisoire de sĂ©jour. 

    Certains documents restent toutefois exclus et ne permettent pas de s’inscrire Ă  France Travail, notamment lorsqu’ils supposent que la personne conserve sa rĂ©sidence habituelle hors de France ou lorsqu’il s’agit d’un visa de long sĂ©jour. 

    Enfin, notez que le travailleur Ă©tranger inscrit comme demandeur d’emploi doit signaler l’arrivĂ©e Ă  Ă©chĂ©ance de son titre ou document l’autorisant Ă  sĂ©journer et travailler en France.  

    Travailleurs Ă©trangers : prĂ©cisions des rĂšgles – © Copyright WebLex

  • DĂ©claration de revenus des micro-entrepreneurs : mode d’emploi 2026

    DĂ©claration de revenus des micro-entrepreneurs : mode d’emploi 2026

    Le rĂ©gime de la micro-entreprise sĂ©duit par sa simplicitĂ© : formalitĂ©s allĂ©gĂ©es, calcul simplifiĂ© des cotisations et de l’impĂŽt, etc. Mais au moment de la dĂ©claration de revenus, certaines rĂšgles restent Ă  connaĂźtre pour Ă©viter les erreurs


    Ce qui change en 2026

    Les plafonds de chiffre d’affaires Ă  ne pas dĂ©passer pour rester en micro-entreprise Ă©voluent en 2026.

    Pour les revenus des années 2026 à 2028, ils sont fixés à :

    • 203 100 € pour les activitĂ©s de vente (marchandises, objets, denrĂ©es Ă  emporter ou Ă  consommer sur place) ;
    • 83 600 € pour les prestations de services ou d’hĂ©bergement. 

    En cas d’activitĂ© mixte, le chiffre d’affaires global ne doit pas dĂ©passer 203 100 €, dont 83 600 € maximum pour la partie services.

    Il faut noter que, pour les revenus 2025 (dĂ©clarĂ©s en 2026), les anciens seuils continuent de s’appliquer, soit 188 700 € pour les activitĂ©s de vente et 77 700 € pour les prestations de services et les activitĂ©s libĂ©rales.

    Lorsque l’activitĂ© dĂ©bute en cours d’annĂ©e, ces plafonds doivent ĂȘtre ajustĂ©s au prorata du temps d’activitĂ©.

    Des rĂšgles spĂ©cifiques existent pour les locations meublĂ©es de tourisme : les seuils varient selon que le logement est classĂ© ou non, avec notamment un plafond de 15 000 € pour les meublĂ©s non classĂ©s.

    Deux modes d’imposition possibles

    D’un point de vue fiscal, le micro-entrepreneur a le choix entre deux rĂ©gimes : le rĂ©gime « classique » (dit de droit commun) et le prĂ©lĂšvement libĂ©ratoire.

    Le rĂ©gime fiscal de droit commun s’applique automatiquement si vous n’avez pas choisi d’option particuliĂšre. Dans ce cadre, vous ĂȘtes imposĂ© Ă  l’impĂŽt sur le revenu en tant qu’entrepreneur individuel.

    Selon la nature de votre activité, vos revenus relÚvent soit des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pour les activités commerciales, artisanales ou industrielles, soit des bénéfices non commerciaux (BNC), pour les activités libérales.

    L’un des avantages de ce rĂ©gime est sa simplicitĂ© dĂ©clarative. Vous n’avez pas Ă  Ă©tablir de dĂ©claration professionnelle spĂ©cifique : il vous suffit d’indiquer votre chiffre d’affaires (ou vos recettes) dans la dĂ©claration complĂ©mentaire de revenus n°2042-C Pro, dans la rubrique correspondant Ă  votre activitĂ©.

    L’administration fiscale applique ensuite automatiquement un abattement forfaitaire pour tenir compte de vos frais professionnels. Cet abattement est de 71 % pour les activitĂ©s d’achat-revente ou de fourniture de logement, de 50 % pour les prestations de services relevant des BIC, et de 34 % pour les activitĂ©s relevant des BNC. Dans tous les cas, cet abattement ne peut pas ĂȘtre infĂ©rieur Ă  305 €.

    Le revenu ainsi calculĂ© est ensuite ajoutĂ© aux autres revenus de votre foyer fiscal et soumis au barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu.

    Pour les locations meublĂ©es de tourisme, des taux spĂ©cifiques s’appliquent : l’abattement est de 50 % pour les meublĂ©s classĂ©s et de 30 % pour les meublĂ©s non classĂ©s.

    En alternative, vous pouvez opter pour le prĂ©lĂšvement libĂ©ratoire de l’impĂŽt sur le revenu, sous certaines conditions.

    Ce dispositif permet de rĂ©gler en une seule fois, auprĂšs de l’Urssaf, Ă  la fois vos cotisations sociales et votre impĂŽt sur le revenu. L’impĂŽt est alors calculĂ© directement en appliquant un pourcentage Ă  votre chiffre d’affaires.

    Ce taux varie selon l’activitĂ© exercĂ©e : il est de 1 % pour les activitĂ©s de vente, de 1,7 % pour certaines activitĂ©s relevant des BIC et pour les locations meublĂ©es ou chambres d’hĂŽtes, et de 2,2 % pour les activitĂ©s relevant des BNC. À ces taux s’ajoutent les cotisations sociales.

    Pour pouvoir opter pour ce dispositif, plusieurs conditions doivent ĂȘtre rĂ©unies. Votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence ne doit pas dĂ©passer un certain seuil, votre chiffre d’affaires doit rester dans les limites du rĂ©gime micro et vous devez relever du rĂ©gime micro-social.

    L’option pour le prĂ©lĂšvement libĂ©ratoire s’effectue auprĂšs de l’Urssaf. Elle peut ĂȘtre choisie dĂšs la crĂ©ation de l’activitĂ© (ou dans les trois mois qui suivent) pour une application immĂ©diate. En cours d’activitĂ©, vous pouvez Ă©galement opter pour ce rĂ©gime, au plus tard le 30 septembre, pour une application l’annĂ©e suivante.

    MĂȘme si vous avez optĂ© pour le prĂ©lĂšvement libĂ©ratoire, vous devez continuer Ă  dĂ©clarer votre chiffre d’affaires chaque annĂ©e dans la dĂ©claration complĂ©mentaire n°2042-C Pro, dans la rubrique dĂ©diĂ©e.

    Ces revenus ne seront pas imposĂ©s une seconde fois, puisqu’ils ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© soumis au prĂ©lĂšvement libĂ©ratoire. En revanche, ils restent pris en compte pour dĂ©terminer votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence et le taux d’imposition applicable aux autres revenus de votre foyer.

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  • Obligations sociales : un nouveau simulateur

    Obligations sociales : un nouveau simulateur

    De nombreuses obligations sociales varient selon l’effectif de l’entreprise, alors mĂȘme que les rĂšgles de dĂ©compte applicables ne sont pas toujours les mĂȘmes. Un nouveau simulateur est dĂ©sormais disponible pour aider les employeurs Ă  y voir plus clair : comment fonctionne-t-il ?

    Un nouveau simulateur pour accompagner les entreprises en fonction de leur effectif 

    De nombreuses obligations sociales varient selon l’effectif de l’entreprise. Or, leur identification peut se rĂ©vĂ©ler complexe, notamment parce que les rĂšgles de dĂ©compte diffĂšrent selon les textes applicables : Code du travail, Code de la sĂ©curitĂ© sociale ou encore rĂšgles spĂ©cifiques propres Ă  certaines obligations. 

    Pour aider les employeurs Ă  y voir plus clair, le service public, en partenariat avec la Direction gĂ©nĂ©rale des entreprises, met Ă  disposition un nouveau simulateur permettant d’obtenir une premiĂšre lecture des obligations susceptibles de s’appliquer.

    Accessible gratuitement, cet outil en ligne permet, en quelques minutes, d’obtenir une liste des obligations sociales applicables à l’entreprise, compte tenu de ses effectifs actuels.

    Pour utiliser le simulateur, l’employeur doit renseigner le nombre de salariĂ©s prĂ©sents dans l’entreprise, en distinguant notamment les salariĂ©s en CDI, en CDD ou en contrat intermittent, les intĂ©rimaires ou salariĂ©s mis Ă  disposition, les alternants, ainsi que les salariĂ©s en contrat unique d’insertion.

    À partir de ces informations, l’outil recense les obligations Ă  respecter et les classe par grandes catĂ©gories : dĂ©clarations sociales, obligations envers les salariĂ©s, cotisations et contributions sociales.

    Il peut ainsi rappeler, par exemple, les obligations liĂ©es Ă  la dĂ©claration sociale nominative, Ă  la mise en place d’un comitĂ© social et Ă©conomique lorsque les conditions sont rĂ©unies, ou encore au paiement de certaines contributions comme la taxe d’apprentissage ou le versement mobilitĂ©.

    Le simulateur permet Ă©galement d’anticiper l’impact de futures embauches. Il suffit, pour cela, d’indiquer le nombre de recrutements envisagĂ©s afin d’identifier les nouvelles obligations qui pourraient en dĂ©couler.

    Enfin, les rĂ©sultats peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s au format PDF et complĂ©tĂ©s par la consultation d’outils d’aide mis Ă  disposition en ligne.

    Un outil utile pour sĂ©curiser les dĂ©marches sociales des employeurs et mieux mesurer les consĂ©quences d’une Ă©volution des effectifs


    Notez toutefois que le site qui hĂ©berge ce simulateur prĂ©cise que les informations dĂ©livrĂ©es le sont uniquement Ă  titre indicatif et que les rĂ©sultats obtenus ne remplacent pas une analyse juridique approfondie. 
     

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  • FiscalitĂ© des pensions alimentaires : mode d’emploi pour 2026

    FiscalitĂ© des pensions alimentaires : mode d’emploi pour 2026

    Les pensions alimentaires versĂ©es Ă  un proche (enfant, ex-conjoint ou ascendant) peuvent, sous conditions, ĂȘtre dĂ©duites de votre revenu imposable. Encore faut-il respecter des rĂšgles prĂ©cises tenant Ă  la situation du bĂ©nĂ©ficiaire, Ă  la nature des sommes versĂ©es et Ă  leur mode de fixation. On fait le point


    Une obligation familiale encadrĂ©e : l’obligation alimentaire

    Le principe repose sur l’obligation alimentaire, qui impose aux descendants (enfants, petits-enfants) d’aider un ascendant (parents, grands-parents) lorsque celui-ci n’est plus en mesure de subvenir seul à ses besoins essentiels : se loger, se nourrir ou encore se soigner.

    Cette obligation ne concerne pas uniquement les enfants : les gendres et belles-filles y sont également tenus vis-à-vis de leurs beaux-parents dans le besoin, en raison des liens issus du mariage.

    ConcrĂštement, cette aide peut prendre diffĂ©rentes formes. Elle peut consister en un versement d’argent, mais aussi en une prise en charge directe de certaines dĂ©penses (logement, nourriture, frais mĂ©dicaux, etc.).

    En revanche, cette obligation ne s’étend pas Ă  l’ensemble de la famille. Elle ne vise pas les frĂšres et sƓurs, ni les oncles, tantes ou cousins. Les aides versĂ©es Ă  ces derniers ne peuvent donc jamais ĂȘtre dĂ©duites fiscalement.

    Les pensions versĂ©es Ă  l’ex-conjoint : une dĂ©duction encadrĂ©e

    Lorsqu’une pension alimentaire est versĂ©e Ă  un ex-conjoint, sa dĂ©duction est possible, mais uniquement dans un cadre strict.

    Elle suppose :

    • que vous soyez sĂ©parĂ©, divorcĂ© ou en instance de divorce ;
    • que vous fassiez l’objet d’une imposition distincte ;
    • que la pension soit fixĂ©e par une dĂ©cision de justice ou une convention de divorce homologuĂ©e ;
    • et qu’elle prĂ©sente un caractĂšre alimentaire (logement, nourriture, etc.).

    À l’inverse, certaines sommes sont expressĂ©ment exclues du dispositif permettant une dĂ©ductibilitĂ© fiscale. Il s’agit notamment :

    • des dommages et intĂ©rĂȘts ;
    • des versements prĂ©vus dans un simple accord amiable non validĂ© par un juge.

    La pension dĂ©ductible doit ĂȘtre dĂ©clarĂ©e dans la rubrique « charges dĂ©ductibles » de votre dĂ©claration de revenus.

    Le cas particulier de la prestation compensatoire La prestation compensatoire obéit à un régime distinct :

    • lorsqu’elle est versĂ©e sous forme de rente, elle est dĂ©ductible du revenu imposable ;
    • lorsqu’elle est versĂ©e sous forme de capital (en une fois ou sur une pĂ©riode d’au moins 12 mois), elle ouvre droit Ă  une rĂ©duction d’impĂŽt Ă©gale Ă  25 % des sommes versĂ©es.

    Les époux encore mariés mais séparés

    Lorsque les Ă©poux sont encore mariĂ©s mais vivent sĂ©parĂ©ment, les sommes versĂ©es au titre de la contribution aux charges du mariage peuvent Ă©galement ĂȘtre dĂ©duites, Ă  condition que chacun fasse l’objet d’une imposition distincte.

    LĂ  encore, les montants doivent ĂȘtre portĂ©s dans la rubrique « charges dĂ©ductibles ».

    Les pensions versées aux enfants : une distinction essentielle

    Le rĂ©gime de dĂ©duction diffĂšre selon que l’enfant est mineur ou majeur.

    L’enfant mineur

    En cas de sĂ©paration ou de divorce, le parent qui n’a pas la garde de l’enfant peut dĂ©duire la pension alimentaire versĂ©e pour son entretien.

    Deux situations doivent ĂȘtre distinguĂ©es :

    • si la pension est fixĂ©e par le juge, la dĂ©duction porte sur le montant fixĂ© ;
    • Ă  dĂ©faut de dĂ©cision judiciaire, les sommes effectivement versĂ©es peuvent ĂȘtre dĂ©duites.

    En revanche, aucune dĂ©duction n’est possible en cas de garde alternĂ©e. Dans cette hypothĂšse, l’avantage fiscal est dĂ©jĂ  pris en compte par le biais du quotient familial.

    L’enfant majeur

    La dĂ©duction d’une pension versĂ©e Ă  un enfant majeur est possible, quel que soit son Ăąge, Ă  condition qu’il ne soit plus rattachĂ© au foyer fiscal et qu’il ne dispose pas de ressources suffisantes pour subvenir Ă  ses besoins.

    En contrepartie, l’enfant doit dĂ©clarer les sommes perçues dans la rubrique « pensions alimentaires reçues » de sa propre dĂ©claration de revenus.

    Lorsque l’enfant vit chez ses parents

    Dans cette situation, il est admis une dĂ©duction forfaitaire au titre du logement et de la nourriture. Pour la dĂ©claration 2026 des revenus 2025, ce forfait s’élĂšve Ă  4 075 € par enfant, sans justificatif.

    Ce montant est doublĂ© si l’enfant est mariĂ© ou pacsĂ©.

    D’autres dĂ©penses peuvent s’y ajouter, Ă  condition d’ĂȘtre justifiĂ©es (frais de scolaritĂ©, par exemple). L’ensemble est toutefois plafonnĂ© Ă  6 855 €.

    Lorsque l’enfant ne vit plus chez ses parents

    La déduction repose alors uniquement sur les dépenses réellement engagées et dûment justifiées (loyer, alimentation, santé, études, etc.).

    Le plafond est fixĂ© Ă  6 855 € par enfant. Il peut ĂȘtre doublĂ© si l’enfant est mariĂ©, pacsĂ© ou chargĂ© de famille, Ă  condition que vous assumiez seul son entretien.

    Les pensions versées aux ascendants : une logique de besoin

    Les pensions versĂ©es aux ascendants (parents, grands-parents, beaux-parents) sont dĂ©ductibles dĂšs lors que ceux-ci sont dans le besoin et que vous ĂȘtes tenu Ă  leur Ă©gard d’une obligation alimentaire.

    La pension doit alors :

    • couvrir des besoins essentiels (logement, santĂ©, nourriture) ;
    • et rester proportionnĂ©e Ă  vos propres ressources.
       

    Le montant de la déduction

    Le rĂ©gime varie selon les conditions d’hĂ©bergement :

    • si l’ascendant est hĂ©bergĂ© en dehors de votre domicile : la dĂ©duction n’est pas plafonnĂ©e, Ă  condition de pouvoir justifier la rĂ©alitĂ© des dĂ©penses ;
    • s’il vit Ă  votre domicile : vous pouvez dĂ©duire un forfait de 4 075 € par ascendant, sans justificatif.

    Par ailleurs, un ascendant ĂągĂ© de plus de 75 ans est prĂ©sumĂ© ĂȘtre dans le besoin lorsque ses ressources n’excĂšdent pas le plafond prĂ©vu pour l’attribution de l’Allocation de solidaritĂ© aux personnes ĂągĂ©es.

    Il n’est pas possible de cumuler cette dĂ©duction avec le crĂ©dit d’impĂŽt accordĂ© pour l’emploi d’un salariĂ© au domicile de l’ascendant.

    L’imposition des pensions chez le bĂ©nĂ©ficiaire

    En principe, les pensions alimentaires perçues doivent ĂȘtre dĂ©clarĂ©es par leur bĂ©nĂ©ficiaire dans la rubrique « pensions, retraites et rentes », Ă  la ligne « pensions alimentaires perçues ».

    Toutefois, une exception existe : lorsque le bĂ©nĂ©ficiaire dispose de trĂšs faibles ressources et que les sommes sont versĂ©es directement Ă  un Ă©tablissement (maison de retraite ou Ă©tablissement hospitalier), aucune dĂ©claration n’est exigĂ©e.

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  • CSE : attention aux avis portant sur des donnĂ©es confidentielles

    CSE : attention aux avis portant sur des données confidentielles

    Un syndicat peut-il publier sur son site internet le contenu d’un avis rendu par le CSE sur la situation Ă©conomique de l’entreprise ? Oui, en principe, au nom de sa libertĂ© d’expression. Mais pas Ă  n’importe quelles conditions, comme vient de le rappeler le juge


    Syndicat : quand la libertĂ© d’expression syndicale se heurte Ă  l’obligation de discrĂ©tion

    Par principe, les membres du CSE et les dĂ©lĂ©guĂ©s syndicaux bĂ©nĂ©ficient d’une libertĂ© d’information syndicale.

    Mais cette libertĂ© n’est pas absolue. Elle doit notamment se concilier avec une obligation de discrĂ©tion sur les informations communiquĂ©es dans le cadre des instances, en particulier lorsqu’elles portent sur des Ă©lĂ©ments sensibles pour l’entreprise.

    Cette obligation s’impose dĂšs lors que les informations en cause prĂ©sentent un caractĂšre confidentiel et que l’employeur a expressĂ©ment indiquĂ© qu’elles devaient ĂȘtre traitĂ©es comme telles.

    Dans cette affaire, un syndicat publie sur son site internet un article reprenant un avis rendu par le CSE central d’une entreprise sur sa situation Ă©conomique et financiĂšre.

    À la demande de l’employeur, certaines donnĂ©es chiffrĂ©es figurant dans cet avis sont masquĂ©es, tout comme le nom de certains clients.

    « Insuffisant ! », estime l’employeur qui, aprĂšs s’ĂȘtre heurtĂ© au refus du syndicat de retirer le reste de l’article, saisit le juge.

    Pour l’employeur, cet avis, mĂȘme partiellement masquĂ©, reste de nature Ă  porter atteinte aux intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise, compte tenu des informations qu’il contient.

    Il rappelle d’ailleurs qu’au moment de leur communication, il avait expressĂ©ment signalĂ© aux syndicats le caractĂšre sensible de ces donnĂ©es et la nĂ©cessitĂ© de les garder confidentielles.

    « Faux ! », rĂ©torque le syndicat, qui soutient que toutes les donnĂ©es « sensibles » ont Ă©tĂ© retirĂ©es de l’avis rendu public. Il n’y aurait donc pas lieu de retirer l’article litigieux, protĂ©gĂ© selon lui par la libertĂ© de communication syndicale.

    Un raisonnement qui ne convainc pas le juge, lequel donne raison Ă  l’employeur : mĂȘme partiellement masquĂ©, l’article publiĂ© contenait encore des informations sensibles sur la situation Ă©conomique, l’organisation et la stratĂ©gie de l’entreprise. Or, plusieurs documents remis au CSE avaient bien Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s comme confidentiels par l’employeur.

    Dans ces conditions, le syndicat ne pouvait pas les diffuser librement. La libertĂ© d’information syndicale ne permet donc pas de publier des Ă©lĂ©ments qui restent de nature Ă  porter atteinte aux intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise.

    En pratique, le message est clair : retirer quelques chiffres ou quelques noms ne suffit pas toujours. Si les informations restantes demeurent sensibles et confidentielles (et ont Ă©tĂ© expressĂ©ment caractĂ©risĂ©es comme telles par l’employeur), leur diffusion peut ĂȘtre interdite.

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