Blog

  • Saisie sur rĂ©munĂ©ration : le montant insaisissable Ă©volue !

    Saisie sur rĂ©munĂ©ration : le montant insaisissable Ă©volue !

    Lors d’une saisie sur rĂ©munĂ©ration, le crĂ©ancier doit obligatoirement laisser au salariĂ© visĂ© une somme, dite insaisissable, et correspondant au revenu de solidaritĂ© minimum (RSA). Et justement, le RSA vient d’ĂȘtre revalorisĂ©, ce qui impacte les procĂ©dures de saisie sur rĂ©munĂ©ration. Explications.

    Une revalorisation du RSA et de la fraction insaisissable du salaire dĂšs le 1er avril 2025

    Rappelons que la saisie des rĂ©munĂ©rations (ou « saisie sur salaires ») permet Ă  un crĂ©ancier de rĂ©cupĂ©rer des sommes dues par un salariĂ© par l’intermĂ©diaire de l’employeur, qui peut procĂ©der Ă  une retenue sur la part saisissable de son salaire.

    Par opposition, la somme insaisissable de ce salaire correspond au montant du RSA, qui doit ĂȘtre toujours laissĂ© Ă  la disposition du salariĂ© aprĂšs la saisie.

    Récemment, le montant du RSA a évolué, entraßnant donc également une évolution du montant de la rémunération insaisissable.

    Depuis le 1er avril 2025 le montant du RSA pour un allocataire seul est de 646,52 €.

    Se faisant, cette somme correspond désormais à la nouvelle part du salaire insaisissable du salarié dÚs le 1er avril 2025.

    À Mayotte, ce montant est fixĂ© Ă  323,26 €, toujours Ă  compter du 1er avril 2025 et pour un allocataire seul.

    Prochaine Ă©volution attendue : la refonte de la procĂ©dure de saisie des rĂ©munĂ©rations qui entrera en vigueur dĂšs le 1er juillet 2025. Affaire Ă  suivre donc


    Saisie sur rĂ©munĂ©ration : le montant insaisissable Ă©volue ! – © Copyright WebLex

  • Taux AT/MP : bientĂŽt disponible 

    Taux AT/MP : bientît disponible 

    Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2025, les taux de cotisations accident du travail et maladie professionnelle (AT / MP) 2024 avaient Ă©tĂ© provisoirement prolongĂ©s. Jusqu’à quand ?

    Taux des cotisations AT/MP 2025 : applicables dùs le 1er mai 2025

    Rappelons que le taux AT/MP est celui qui permet aux entreprises de calculer les cotisations d’accidents du travail et de maladie professionnelle dues par l’employeur et couvrant les risques de maladies professionnelles et d’accidents du travail.

    DĂ©terminĂ© annuellement, ce taux est en principe fixĂ© avant chaque dĂ©but d’annĂ©e civile.

    Mais, exceptionnellement en 2025, et en l’absence de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale au 1er janvier, les taux 2024 ont Ă©tĂ© prolongĂ©s provisoirement jusqu’au 1er mai 2025.

    En effet, dans un communiquĂ© de presse rĂ©cemment publiĂ©, l’Assurance maladie nous fait savoir que les nouveaux taux de cotisations AT/MP 2025 seront applicables dĂšs le 1er mai 2025, sans effet rĂ©troactif. Les taux AT/MP 2024 restent donc provisoirement applicables jusqu’au 30 avril 2025.

    Les entreprises pourront consulter les taux applicables en 2025 en ligne directement depuis leur compte entreprise.

    Dans l’intervalle, un dĂ©cret (non encore paru Ă  la date de rĂ©daction de cet article) devrait officialiser cette date d’entrĂ©e en vigueur, ainsi que les majorations, les taux collectifs et les taux moyens applicables, pour l’heure encore inconnus


    Taux AT/MP : bientĂŽt disponible  – © Copyright WebLex

  • Taux AT/MP : bientĂŽt disponible 

    Taux AT/MP : bientît disponible 

    Depuis le dĂ©but de l’annĂ©e 2025, les taux de cotisations accident du travail et maladie professionnelle (AT / MP) 2024 avaient Ă©tĂ© provisoirement prolongĂ©s. Jusqu’à quand ?

    Taux des cotisations AT/MP 2025 : applicables dùs le 1er mai 2025

    Rappelons que le taux AT/MP est celui qui permet aux entreprises de calculer les cotisations d’accidents du travail et de maladie professionnelle dues par l’employeur et couvrant les risques de maladies professionnelles et d’accidents du travail.

    DĂ©terminĂ© annuellement, ce taux est en principe fixĂ© avant chaque dĂ©but d’annĂ©e civile.

    Mais, exceptionnellement en 2025, et en l’absence de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale au 1er janvier, les taux 2024 ont Ă©tĂ© prolongĂ©s provisoirement jusqu’au 1er mai 2025.

    En effet, dans un communiquĂ© de presse rĂ©cemment publiĂ©, l’Assurance maladie nous fait savoir que les nouveaux taux de cotisations AT/MP 2025 seront applicables dĂšs le 1er mai 2025, sans effet rĂ©troactif. Les taux AT/MP 2024 restent donc provisoirement applicables jusqu’au 30 avril 2025.

    Les entreprises pourront consulter les taux applicables en 2025 en ligne directement depuis leur compte entreprise.

    Dans l’intervalle, un dĂ©cret (non encore paru Ă  la date de rĂ©daction de cet article) devrait officialiser cette date d’entrĂ©e en vigueur, ainsi que les majorations, les taux collectifs et les taux moyens applicables, pour l’heure encore inconnus


    Taux AT/MP : bientĂŽt disponible  – © Copyright WebLex

  • DĂ©matĂ©rialisation du rescrit fiscal : aprĂšs les professionnels, les particuliers ?

    DĂ©matĂ©rialisation du rescrit fiscal : aprĂšs les professionnels, les particuliers ?

    Vous vous interrogez sur la correcte application d’un dispositif fiscal ou d’une rĂ©glementation fiscale particuliĂšre au regard de votre situation personnelle. Il existe un moyen d’obtenir une rĂ©ponse circonstanciĂ©e : le rescrit fiscal qui, depuis peu, peut ĂȘtre sollicitĂ© par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e. Explications


    Rescrit fiscal : une dĂ©matĂ©rialisation pour tous

    Pour rappel, le rescrit fiscal est une rĂ©ponse donnĂ©e par Ă©crit par le service des impĂŽts Ă  une question posĂ©e par une entreprise ou un particulier. En clair, vous interrogez l’administration fiscale sur une problĂ©matique que rencontre votre entreprise ou votre foyer au regard d’un impĂŽt ou d’une taxe, Ă  charge pour l’administration de vous apporter une rĂ©ponse.

    Cela n’aura Ă©chappĂ© Ă  personne : les rĂšgles fiscales sont d’une rare complexitĂ© ! Il peut donc ĂȘtre intĂ©ressant, pour vous, de solliciter l’avis de l’administration fiscale quels que soient les impĂŽts ou les taxes dont vous ĂȘtes redevable : vous pourrez ainsi ĂȘtre rassurĂ© quant Ă  une application correcte de la rĂšglementation fiscale.

    L’intĂ©rĂȘt du rescrit fiscal rĂ©side dans le fait que la rĂ©ponse de l’administration fiscale l’engage : concrĂštement, une fois qu’elle a apportĂ© une rĂ©ponse Ă  votre question (on dit qu’elle a pris formellement position sur la situation que vous lui avez exposĂ©e), elle ne pourra pas procĂ©der Ă  l’avenir Ă  une rectification fiscale qu’elle fonderait sur une apprĂ©ciation diffĂ©rente.

    En clair, vous ne risquez pas de redressement fiscal Ă  l’avenir, pour autant que toutes les conditions d’application du rescrit fiscal soient respectĂ©es. Jusqu’alors, un rescrit devait ĂȘtre sollicitĂ© auprĂšs de l’administration fiscale, sur papier libre.

    Depuis le 16 janvier 2025, les professionnels ont la possibilité de solliciter un rescrit fiscal de maniÚre dématérialisée. Une possibilité désormais aussi ouverte aux particuliers depuis le 13 mars 2025.

    Pour effectuer votre demande de rescrit, rendez-vous sur le site impĂŽts.gouv.fr dans « Votre espace particulier » puis sur l’onglet « Autres services ». Vous pouvez accĂ©der Ă  la rubrique « Demander un rescrit » et choisir « 1. DĂ©poser ma demande de rescrit » > « AccĂ©der au formulaire ». Vous pouvez alors saisir le formulaire de demande de rescrit.

    Si vous souhaitez solliciter un second examen de votre dossier aprĂšs rĂ©ception d’une rĂ©ponse dĂ©favorable, le parcours est identique : vous devrez cependant choisir « 2. DĂ©poser mon recours au second examen » > « AccĂ©der au formulaire ».  Ce formulaire peut ĂȘtre utilisĂ© si et seulement si la demande initiale de rescrit a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e via le mĂȘme parcours.

    DĂ©matĂ©rialisation du rescrit fiscal : aprĂšs les professionnels, les particuliers ? – © Copyright WebLex

  • ContrĂŽle fiscal et dĂ©lais Ă  respecter : mĂȘme par l’administration fiscale ?

    ContrĂŽle fiscal et dĂ©lais Ă  respecter : mĂȘme par l’administration fiscale ?

    Dans le cadre d’un contrĂŽle fiscal, vous bĂ©nĂ©ficiez d’un droit de rĂ©ponse lorsque l’administration vous notifie des rectifications fiscales. L’administration, quant Ă  elle, est tenue de vous rĂ©pondre sans pour autant ĂȘtre astreinte Ă  un dĂ©lai prĂ©cis. Sauf dans certains cas


    ContrĂŽle fiscal : un dĂ©lai de rĂ©ponse de 60 jours francs pour l’administration

    Pour rappel, dans le cadre de la procĂ©dure de rectification contradictoire, qui constitue la procĂ©dure « normale » (en opposition Ă  la procĂ©dure d’imposition d’office ou encore Ă  la procĂ©dure d’abus de droit), vous disposez d’un droit de rĂ©ponse lorsque l’administration vous notifie des rectifications fiscales.

    Ce dĂ©lai est, par principe, de 30 jours Ă  compter de la rĂ©ception de la proposition de rectifications fiscales Ă©mise par l’administration. Ce dĂ©lai Ă©tant relativement court, vous avez la possibilitĂ© de demander un dĂ©lai supplĂ©mentaire de 30 jours pour rĂ©pondre.

    Au vu des arguments que vous lui opposerez, l’administration sera tenue d’y rĂ©pondre. Cette obligation d’une rĂ©ponse motivĂ©e est d’ailleurs une obligation pour elle : sa rĂ©ponse Ă  vos observations doit ĂȘtre motivĂ©e si elle entend rejeter vos observations, un dĂ©faut de motivation pouvant rendre irrĂ©guliĂšre la procĂ©dure.

    En revanche, l’administration n’est pas astreinte Ă  un dĂ©lai prĂ©cis pour rĂ©pondre Ă  vos observations, sauf dans une hypothĂšse : elle doit vous rĂ©pondre dans les 60 jours de la rĂ©ception des observations que vous lui avez envoyĂ©es lorsque la proposition de rectifications fait suite Ă  une vĂ©rification de comptabilitĂ©.

    Toutefois, cette mesure n’est susceptible de s’appliquer qu’aux entreprises exerçant une activitĂ© industrielle ou commerciale et dont le chiffre d’affaires hors taxes de tous les exercices vĂ©rifiĂ©s n’excĂšde pas 1 526 000 € si l’activitĂ© consiste en la vente de marchandises ou de denrĂ©es Ă  emporter ou consommer sur place ou en la fourniture de logement, ou 460 000 € pour les entreprises prestataires de services ou non commerciales (si un seul des exercices vĂ©rifiĂ©s excĂšde ces seuils, le dĂ©lai de rĂ©ponse de l’administration fiscale n’est pas limitĂ© Ă  60 jours).

    Notez que le juge de l’impĂŽt de l’impĂŽt vient de rappeler que ce dĂ©lai de 60 jours est un dĂ©lai franc. Dans ce cadre, il est calculĂ© sans tenir compte du jour du point de dĂ©part du dĂ©lai, ainsi que de celui de son Ă©chĂ©ance.

    ContrĂŽle fiscal et dĂ©lais Ă  respecter : mĂȘme par l’administration fiscale ? – © Copyright WebLex

  • Cyclone Chido Ă  Mayotte : amĂ©lioration des taux de l’activitĂ© partielle

    Cyclone Chido Ă  Mayotte : amĂ©lioration des taux de l’activitĂ© partielle

    AprĂšs le passage du cyclone Chido, des mesures d’urgence ont Ă©tĂ© adoptĂ©es pour soutenir les employeurs affectĂ©s. Parmi elles, la possibilitĂ© de moduler temporairement l’allocation et l’indemnitĂ© d’activitĂ© partielle, en application de taux qui viennent d’ĂȘtre dĂ©voilĂ©s.

    ActivitĂ© partielle Ă  Mayotte : une amĂ©lioration temporaire de l’indemnisation !

    Rappelons que la loi d’urgence pour Mayotte avait prĂ©vu une augmentation des taux d’allocations d’activitĂ© partielle versĂ©es aux employeurs sinistrĂ©s par le cyclone Chindo, ainsi que du montant de l’indemnitĂ© d’activitĂ© partielle versĂ©e aux salariĂ©s affectĂ©s jusqu’au 31 mars 2025.

    Ces taux viennent tout juste d’ĂȘtre fixĂ©s : ainsi, le taux horaire de l’allocation d’activitĂ© partielle est fixĂ© Ă  70% de la rĂ©munĂ©ration brute annuelle, sans pouvoir ĂȘtre infĂ©rieure Ă  8,10 € et supĂ©rieure Ă  28,29 € maximum.

    À titre de comparaison, rappelons que le taux horaire normal de l’activitĂ© partielle remboursĂ©e Ă  l’employeur est de 36 % de la rĂ©munĂ©ration brute annuelle de rĂ©fĂ©rence.

    Du cĂŽtĂ© de l’indemnitĂ© d’activitĂ© partielle versĂ©e au salariĂ© placĂ© en activitĂ© partielle, rappelons que les taux « amĂ©liorĂ©s » s’appliquent aux demandes d’indemnisation formulĂ©es entre le 14 dĂ©cembre 2024 et le 31 mars 2025.

    Pour ces demandes, le taux de l’indemnitĂ© versĂ©e par l’employeur au salariĂ© est fixĂ©, ici aussi, Ă  70 % de la rĂ©munĂ©ration brute annuelle de rĂ©fĂ©rence, sans pouvoir ĂȘtre supĂ©rieur Ă  28,29 € (contre 60 % pour le taux d’activitĂ© partielle « de droit commun »).

    Cyclone Chido Ă  Mayotte : amĂ©lioration des taux de l’activitĂ© partielle – © Copyright WebLex

  • Offre raisonnable d’emploi : des prĂ©cisions !

    Offre raisonnable d’emploi : des prĂ©cisions !

    Dans le cadre de sa recherche, le demandeur d’emploi signe un contrat d’engagement avec France Travail au titre duquel doit ĂȘtre dĂ©taillĂ©e une offre raisonnable d’emploi (ORE), qu’il doit s’engager Ă  accepter si elle se prĂ©sente. Une offre raisonnable d’emploi dont les contours viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©s


    ORE : des prĂ©cisions rĂ©glementaires sur la zone gĂ©ographique concernĂ©e

    Jusqu’alors, on savait que le refus de l’offre raisonnable d’emploi (ORE), par le demandeur d’emploi, Ă  2 reprises sans motif lĂ©gitime pouvait conduire Ă  sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi, et donc Ă  l’arrĂȘt du versement de l’allocation de retour Ă  l’emploi.

    DĂ©sormais, les caractĂ©ristiques de cette ORE inscrite dans le contrat d’engagement du demandeur d’emploi viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es.

    Cette ORE doit concerner un poste situĂ© prioritairement sur le territoire national et dont le salaire auquel le demandeur d’emploi peut prĂ©tendre est cohĂ©rent compte tenu de la rĂ©munĂ©ration normalement versĂ©e pour l’emploi (ou les emplois) recherchĂ©s dans la zone gĂ©ographique concernĂ©e.

    Ce salaire raisonnable doit Ă©galement tenir compte du profil du demandeur d’emploi (diplĂŽme, expĂ©riences, etc.) signataire du contrat d’engagement.

    Se faisant, l’ORE doit mentionner une rĂ©munĂ©ration raisonnable vis-Ă -vis des rĂ©munĂ©rations pratiquĂ©es en France, Ă  l’exclusion de celles perçues Ă  l’étranger, y compris pour les travailleurs transfrontaliers.

    Offre raisonnable d’emploi : des prĂ©cisions ! – © Copyright WebLex

  • Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : la notion de « parties communes » est prĂ©cisĂ©e

    Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : la notion de « parties communes » est prĂ©cisĂ©e

    La taxe sur les bureaux est une taxe qui vise certains locaux et certaines surfaces de stationnement situĂ©s dans le ressort de la rĂ©gion Ile-de-France. Les parties communes ne sont pas prises en compte pour le calcul de la taxe. Mais que faut-il entendre par « parties communes » ? Des prĂ©cisions s’imposent


    Taxe sur les bureaux en Ile-de-France : dĂ©finition des « parties communes »

    Comme son nom l’indique justement, la taxe est due sur les locaux Ă  usage de bureaux, les locaux professionnels, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement qui sont annexĂ©es Ă  ces diffĂ©rents locaux situĂ©s dans le ressort de la rĂ©gion Ile-de-France.

    Plus prĂ©cisĂ©ment, elle s’applique :

    • pour les locaux Ă  usage de bureaux : aux bureaux proprement dits et leurs dĂ©pendances immĂ©diates et indispensables destinĂ©s Ă  l’exercice d’une activitĂ©, de quelque nature que ce soit, par des personnes physiques ou morales privĂ©es, ou utilisĂ©s par l’Etat, les collectivitĂ©s territoriales, les Ă©tablissements ou organismes publics et les organismes professionnels, et aux locaux professionnels destinĂ©s Ă  l’exercice d’activitĂ©s libĂ©rales ou utilisĂ©s par des associations ou organismes privĂ©s poursuivant ou non un but lucratif ;
    • pour les locaux commerciaux : aux locaux destinĂ©s Ă  l’exercice d’une activitĂ© de commerce de dĂ©tail ou de gros et de prestations de services Ă  caractĂšre commercial ou artisanal ainsi que leurs rĂ©serves attenantes couvertes ou non et les emplacements attenants affectĂ©s en permanence Ă  ces activitĂ©s de vente ou de prestations de service ;
    • pour les locaux de stockage : aux locaux ou aires couvertes destinĂ©s Ă  l’entreposage de produits, de marchandises ou de biens et qui ne sont pas intĂ©grĂ©s topographiquement Ă  un Ă©tablissement de production ;
    • pour les surfaces de stationnement : aux locaux ou aires, couvertes ou non couvertes, destinĂ©s au stationnement des vĂ©hicules et qui font l’objet d’une exploitation commerciale ou sont annexĂ©s aux locaux citĂ©s ci-dessus sans ĂȘtre intĂ©grĂ©s topographiquement Ă  un Ă©tablissement de production.

    La taxe est calculée sur la surface utile des locaux.

    Toutefois, il faut exclure du calcul de la surface taxable :

    • les voies de circulation pour piĂ©tons auxquelles le public a accĂšs gratuitement et librement ;
    • les parties communes des immeubles Ă  occupants multiples et ce, mĂȘme si l’immeuble entier appartient au mĂȘme propriĂ©taire : c’est le cas, par exemple, du hall d’entrĂ©e d’un immeuble de bureaux occupĂ© par plusieurs entreprises.

    L’administration fiscale a prĂ©cisĂ© que ne constituent pas des « parties communes » exonĂ©rĂ©es de taxe les espaces de circulation entre des boxes de stockage locatifs.

    Une prĂ©cision qui a rĂ©cemment confrontĂ© une sociĂ©tĂ© au juge estimant que cette restriction n’avait pas lieu d’ĂȘtre.

    Position que ne partage pas le juge : pour lui, les surfaces de circulation intĂ©rieure de locaux dont une sociĂ©tĂ© est propriĂ©taire et qui abritent des boxes de stockage donnĂ©s en location ne constituent que l’amĂ©nagement intĂ©rieur de l’unique local de stockage dont la sociĂ©tĂ© est propriĂ©taire.

    Par consĂ©quent, les espaces de circulation intĂ©rieure ne peuvent pas ĂȘtre qualifiĂ©s de parties communes au sens et pour l’application de la taxe annuelle sur les locaux Ă  usage de bureaux, les locaux commerciaux, les locaux de stockage et les surfaces de stationnement.

    Taxe sur les bureaux et les locaux en Ile-de-France : la notion de « parties communes » est prĂ©cisĂ©e – © Copyright WebLex

  • CDD d’usage : un nouveau secteur d’activitĂ© Ă©ligible

    CDD d’usage : un nouveau secteur d’activitĂ© Ă©ligible

    RĂ©cemment, un nouveau secteur d’activitĂ© a Ă©tĂ© ajoutĂ© la liste rĂ©glementaire de ceux pour lesquels les employeurs peuvent avoir recours au CDD d’usage (CDDU) : lequel ?

    Soutien des forces armĂ©es Ă  l’étranger : CDDU possible ?

    Pour mĂ©moire, le CDD d’usage (CDDU), ne peut ĂȘtre conclu que dans certains secteurs d’activitĂ© qui figurent sur une liste prĂ©vue par le Code du travail ou dans des conventions collectives de branche Ă©tendues.

    Le CDDU prĂ©sente certaines caractĂ©ristiques propres, expliquant la raison de son recours conditionné :

    • il peut ĂȘtre conclu sans terme prĂ©cis (Ă  condition de stipuler une durĂ©e minimale) ;
    • plusieurs CDDU peuvent ĂȘtre conclus sur le mĂȘme poste et avec le mĂȘme salariĂ© sans respecter de dĂ©lai de carence ;
    • il ne donne pas lieu au versement de l’indemnitĂ© de prĂ©caritĂ© Ă  l’échĂ©ance du contrat.

    Dans ce cadre, le Code du travail autorise dĂ©sormais le recours au CDDU pour les activitĂ©s de soutien logistique et de fourniture de services, de denrĂ©es et de marchandises diverses aux formations militaires assurĂ©es Ă  l’étranger.

    Depuis le 24 mars 2025, le CDDU peut donc ĂȘtre conclu dans le cadre du soutien des forces armĂ©es Ă  l’étranger.

    CDD d’usage : un nouveau secteur d’activitĂ© Ă©ligible – © Copyright WebLex

  • Utilisation d’une adresse de domiciliation : quel est le lieu d’imposition ?

    Utilisation d’une adresse de domiciliation : quel est le lieu d’imposition ?

    Certaines entreprises fixent leur siĂšge social Ă  une adresse de domiciliation qui peut ĂȘtre, soit l’adresse personnelle du dirigeant, soit des locaux occupĂ©s en commun avec d’autres entreprises. Dans cette situation se pose la question du lieu d’imposition de ces entreprises. RĂ©ponse


    Adresse de domiciliation = adresse d’imposition ?

    Pour rappel, les entreprises qui utilisent une adresse de domiciliation ont la possibilité de fixer leur siÚge social :

    • au domicile de leur reprĂ©sentant lĂ©gal ;
    • dans des locaux occupĂ©s en commun avec d’autres entreprises.

    La question qui se pose alors est la suivante : quel est le lieu d’imposition des entreprises qui utilisent une telle adresse de domiciliation ?

    Des prĂ©cisions viennent justement d’ĂȘtre apportĂ©es Ă  ce sujet.

    Pour les entreprises qui ne disposent pas de locaux pour installer leur siĂšge social ou exercer leur activitĂ© de maniĂšre effective, c’est le choix du dirigeant, opĂ©rĂ© au moment de son immatriculation au RNE (registre national des entreprises), qui compte.

    Domiciliation dans des locaux occupĂ©s en commun avec d’autres entreprises

    Le dirigeant peut opter, toutes conditions remplies, pour une fixation du lieu du siĂšge social (domiciliation commerciale) de son entreprise dans des locaux occupĂ©s en commun par plusieurs entreprises (centres d’affaires, entreprises de domiciliation, etc.), sans limitation de durĂ©e.

    Pour rappel, le lieu d’imposition des entreprises est fixĂ© :

    • pour l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s, au lieu du principal Ă©tablissement de la sociĂ©tĂ©, l’administration pouvant toutefois dĂ©signer comme lieu d’imposition celui oĂč est assurĂ©e la direction effective de la sociĂ©tĂ© ou celui de son siĂšge social ;
    • pour l’impĂŽt sur le revenu, au lieu oĂč le professionnel est rĂ©putĂ© possĂ©der son principal Ă©tablissement.

    Par ailleurs, les dĂ©clarations de rĂ©sultats des entreprises relevant de l’impĂŽt sur le revenu doivent ĂȘtre dĂ©posĂ©es au service des impĂŽts du siĂšge de la direction de l’entreprise ou, Ă  dĂ©faut, du lieu du principal Ă©tablissement.

    Les redevables de la TVA doivent souscrire leurs déclarations auprÚs du service auquel doit parvenir leur déclaration de bénéfice.

    Partant de lĂ , il est prĂ©cisĂ© que la fixation du lieu d’imposition d’un redevable Ă  l’adresse d’une entreprise de domiciliation est autorisĂ©e uniquement s’il ne dispose d’aucun autre local professionnel oĂč est exercĂ©e l’activitĂ© ou la direction de l’entreprise.

    Notez que la domiciliation commerciale ne sera pas prise en compte sur le plan fiscal comme lieu de souscription des dĂ©clarations si l’une au moins des situations suivantes se prĂ©sente :

    • l’entreprise dispose d’un local professionnel ;
    • l’entreprise domiciliĂ©e ne rĂ©pond pas aux courriers qui lui sont envoyĂ©s Ă  l’adresse du centre de domiciliation, suite Ă  au moins une relance, ou ne retirent pas les plis concernĂ©s.

     PrĂ©cisions pour les entreprises domiciliĂ©es

    Il est prĂ©cisĂ© que le contrat de domiciliation, conclu pour une durĂ©e de 3 mois minimum renouvelable par tacite reconduction, sauf prĂ©avis de rĂ©siliation, doit ĂȘtre rĂ©digĂ© par Ă©crit.

    Dans le cadre de ce contrat, les parties s’engagent à respecter certaines conditions.

    Pour le domiciliataire :

    • ĂȘtre immatriculĂ© au registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (RCS) pendant toute la durĂ©e du contrat (notez que cette condition n’est pas exigĂ©e si le domiciliataire est une sociĂ©tĂ© française de droit public ou une association regroupant des sociĂ©tĂ©s françaises de droit public) ;
    • mettre Ă  la disposition de la personne domiciliĂ©e des locaux Ă©quipĂ©s d’une piĂšce propre Ă  assurer la confidentialitĂ© nĂ©cessaire et Ă  permettre une rĂ©union rĂ©guliĂšre des organes chargĂ©s de la direction, de l’administration ou de la surveillance de l’entreprise, ainsi que la tenue, la conservation et la consultation des livres, registres et documents prescrits par les lois et rĂšglements ;
    • dĂ©tenir, pour chaque personne domiciliĂ©e, un dossier contenant les piĂšces justificatives relatives, s’agissant des personnes physiques, Ă  leur domicile personnel et Ă  leurs coordonnĂ©es tĂ©lĂ©phoniques et, s’agissant des sociĂ©tĂ©s, au domicile et aux coordonnĂ©es tĂ©lĂ©phoniques de leur reprĂ©sentant lĂ©gal (ce dossier doit contenir Ă©galement les justificatifs relatifs Ă  chacun des lieux d’activitĂ© des entreprises domiciliĂ©es et au lieu de conservation des documents comptables lorsqu’ils ne sont pas conservĂ©s chez le domiciliataire) ;
    • informer le greffier du tribunal de commerce, Ă  l’expiration du contrat ou en cas de rĂ©siliation anticipĂ©e de celui-ci, de la cessation de la domiciliation de l’entreprise dans ses locaux (lorsque la personne domiciliĂ©e dans ses locaux n’a pas pris connaissance de son courrier depuis trois mois, il en informe Ă©galement le greffier du tribunal de commerce ou la chambre des mĂ©tiers et de l’artisanat) ;
    • communiquer aux commissaires de justice munis d’un titre exĂ©cutoire les renseignements propres Ă  permettre de joindre la personne domiciliĂ©e ;
    • fournir, chaque trimestre, au service des impĂŽts des entreprises compĂ©tent une liste des personnes qui se sont domiciliĂ©es dans ces locaux au cours de cette pĂ©riode ou qui ont mis fin Ă  leur domiciliation, ainsi que, chaque annĂ©e, avant le 15 janvier, une liste des personnes domiciliĂ©es au 1er janvier.

    Pour l’entreprise domiciliĂ©e :

    • prendre l’engagement d’utiliser effectivement et exclusivement les locaux, soit comme siĂšge de l’entreprise, soit, si le siĂšge est situĂ© Ă  l’étranger, comme agence, succursale ou reprĂ©sentation ;
    • prendre l’engagement de dĂ©clarer, s’agissant d’une personne physique, tout changement de son domicile personnel ou, s’agissant d’une sociĂ©tĂ©, tout changement relatif Ă  sa forme juridique et Ă  son objet, ainsi qu’au nom et au domicile personnel des personnes ayant le pouvoir de l’engager Ă  titre habituel.

     Domiciliation temporaire au domicile du reprĂ©sentant lĂ©gal

    Les entreprises ont la possibilitĂ©, au moment de leur immatriculation au registre national des entreprises (RNE), d’installer, temporairement, leur siĂšge social au domicile de leur reprĂ©sentant lĂ©gal.

    Cette domiciliation ne peut, en revanche, excĂ©der 5 ans, ni dĂ©passer le terme lĂ©gal, contractuel ou judiciaire, de l’occupation des locaux.

    Notez que le greffier adresse Ă  l’entreprise, 3 mois avant l’expiration de cette pĂ©riode, une lettre l’invitant Ă  lui communiquer l’adresse de son nouveau siĂšge.

    À l’expiration de ce dĂ©lai, deux situations sont envisageables :

    • l’entreprise ne dispose toujours pas d’autres locaux oĂč est effectivement exercĂ©e soit la direction, soit l’activitĂ© commerciale : le greffier procĂšde alors Ă  la radiation de l’entreprise du RNE ;
    • l’entreprise dispose d’autres locaux affectĂ©s de façon permanente Ă  la direction ou Ă  l’exercice de l’activitĂ© de l’entreprise : le lieu de souscription des dĂ©clarations est Ă©tabli en application des dispositions de droit commun.

    Pour finir, retenez que, quelle que soit la nature du local de domiciliation, les piĂšces de procĂ©dure sont adressĂ©es Ă  l’entreprise domiciliĂ©e au lieu auquel elle a fixĂ© son siĂšge. C’est Ă©galement Ă  cette adresse que se dĂ©roulera, en principe, la vĂ©rification de sa comptabilitĂ©, sauf exception.

    Utilisation d’une adresse de domiciliation : quel est le lieu d’imposition ? – © Copyright WebLex