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  • Réduction générale de cotisations patronales : du nouveau dès mai 2025 !

    Réduction générale de cotisations patronales : du nouveau dès mai 2025 !

    Dans une publication récente, l’Urssaf revient sur les paramètres de calcul de la réduction générale de cotisations patronales, récemment modifiée par la loi de financement pour 2025, mais aussi par les évolutions des taux de cotisations AT/MP et d’assurance chômage. Ce qui mérite quelques explications…

    Évolution du coefficient maximal de la réduction générale de cotisation dès le 1er mai 2025 

    Pour mémoire, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 a modifié la physionomie de la réduction générale de cotisations patronales.

    Du côté des rémunérations éligibles, rappelons que dès 2025, seules les rémunérations ne dépassant pas 1,6 fois la valeur du SMIC, applicable au 1er janvier 2025, peuvent se voir appliquer la réduction générale de cotisations.

    À noter : même en cas d’évolution de la valeur du SMIC en cours d’année, il conviendra toujours de retenir la valeur du SMIC cristallisée au 1er janvier 2025 pour apprécier les rémunérations éligibles à cette réduction générale de cotisations.

    Du côté de la formule de calcul, la réduction de cotisations qui sera appliquée dépend d’un coefficient de réduction qui est plafonné à hauteur d’une valeur maximale, aussi appelée valeur « T ».

    Cette valeur T correspond, en pratique, à la somme des taux des cotisations et contributions prises en compte pour le calcul de la réduction générale.

    Cette valeur T dépend notamment de 2 facteurs qui vont être modifiés dès le 1er mai 2025 :

    • le taux de cotisation accidents du travail – maladies professionnels qui passe à 0,50%
    • le taux de la contribution patronale à l’assurance chômage qui passe à 4,00%

    En raison de ces évolutions, le coefficient maximum de la réduction générale de cotisations patronales, qui dépend de la taille de l’entreprise, sera donc modifié.

    Pour les entreprises comptant moins de 50 salariés, le coefficient de la réduction de cotisations patronales est donc plafonné à :

    • 0,3194 de janvier à avril
    • 0,3193 de mai à décembre

    Pour les entreprises employant 50 salariés et plus, le coefficient de la réduction générale de cotisations est, quant à lui, plafonné à hauteur de :

    • 0,3234 de janvier à avril
    • 0,3233 de mai à décembre.

    Enfin, l’Urssaf rappelle également que le SMIC à prendre en compte dans le cadre du calcul de la réduction générale de cotisations est celui applicable au 1er janvier 2025.

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  • Déclarer ses biens immobiliers : pour quoi et comment ?

    Déclarer ses biens immobiliers : pour quoi et comment ?

    Suite à la suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales, les propriétaires de biens immobiliers doivent déclarer, avant le 30 juin, les immeubles composant leur patrimoine. Les informations à communiquer dans le cadre de cette déclaration viennent d’être précisées. Quelles sont-elles ?

    Déclaration de biens immobiliers : précisions sur les informations à communiquer

    La taxe d’habitation étant désormais supprimée pour les résidences principales et afin de distinguer les immeubles exonérés de ceux encore soumis à taxation (résidences secondaires, logements vacants, etc.), l’administration fiscale demande à tous les propriétaires de répertorier leur patrimoine immobilier.

    Concrètement, tous les propriétaires (personnes physiques et morales) doivent ainsi déclarer, avant le 30 juin, l’ensemble des immeubles qu’ils possèdent, c’est-à-dire :

    • leur résidence principale ; leur(s) résidence(s) secondaire(s) ;
    • les locaux loués ou occupés à titre gratuit par un tiers ;
    • les locaux vacants.

    Afin de faciliter la gestion de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale et de la taxe annuelle sur les logements vacants, les propriétaires de locaux d’habitation doivent déclarer s’ils se réservent la jouissance du local ou si celui-ci est occupé par un tiers.

    Ils déclarent, en outre, les informations suivantes, par logement :

    • l’adresse, la nature et la surface du bien ;
    • lorsqu’ils s’en réservent la jouissance : la nature de l’occupation et, le cas échéant, la date de début et de fin de la période de la vacance ;
    • pour chaque occupant :
    • les éléments d’identification de l’occupant ;
    • la date de début et de fin d’occupation ;
    • le mode d’occupation et, le cas échéant, le type de location, le classement du bien en meublé de tourisme, et les éléments d’identification du gestionnaire de location ;
    • en cas de vacance du local :
    • le motif de celle-ci ;
    • s’ils bénéficient ou non de l’exonération liée à leur hébergement dans un établissement ou service en cas de perte d’autonomie ;
    • en cas de location meublée, le numéro SIREN attribué au propriétaire au titre de son activité de loueur en meublé.

    En pratique, pour remplir son obligation, le propriétaire doit utiliser le service « Gérer mes biens immobiliers » disponible dans son espace personnel ou professionnel sur le site impots.gouv.fr.

    En dehors de cette déclaration en ligne, il est possible, pour les personnes peu familières avec l’outil internet ou habitant dans des zones peu couvertes par les connexions internet, de procéder différemment, comme vient de le rappeler récemment le Gouvernement :

    • en contactant directement l’administration fiscale en appelant au numéro national 0 809 401 401 (service gratuit + prix d’un appel), du lundi au vendredi de 8 h 30 à 19 h, ou en se rendant directement dans le service des impôts des particuliers compétent, qui peut prendre en charge, le cas échéant, leur déclaration d’occupation ;
    • en se rendant dans un espace France services le plus proche de chez eux, où les usagers pourront accéder à un ordinateur en libre-service et bénéficier au besoin d’un accompagnement personnalisé.

    Dans ces conditions, un formulaire « papier » (n° 1208-OD-SD) est désormais mis à la disposition des propriétaires n’ayant pas d’accès à internet pour leur permettre de déclarer les changements d’occupants.

    Au-delà de cette tolérance, le Gouvernement rappelle que le recours à ce formulaire papier reste possible, même si le propriétaire dispose d’un espace personnel sur le site impots.gouv.fr s’il indique expressément à l’administration fiscale qu’il n’est pas en mesure de souscrire cette déclaration par voie électronique.

    Notez que cette déclaration n’a pas à être renouvelée chaque année. Une fois remplie pour la 1re fois, seul un changement de situation, comme un changement de locataire, nécessite une nouvelle déclaration.

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  • Arrêts de travail : formulaire sécurisé bientôt obligatoire ?

    Arrêts de travail : formulaire sécurisé bientôt obligatoire ?

    Afin de lutter contre les fraudes, l’Assurance maladie rappelle l’utilisation bientôt rendue obligatoire d’un formulaire sécurisé dans le cadre de la transmission des arrêts de travail papier, prenant la forme d’un CERFA sécurisé. À partir de quand ?

    Un CERFA sécurisé : obligatoire dès le 1er juillet 2025 pour les arrêts papier

    Si près de 8 arrêts de travail sur 10 sont aujourd’hui dématérialisés et télétransmis à l’Assurance maladie, permettant ainsi de réduire les délais de traitement et risques de fraude, certaines situations nécessitent encore de recourir à un arrêt de travail en format papier.

    C’est notamment le cas pour les consultations à domicile ou en cas de défaillance des systèmes informatiques permettant cette télétransmission.

    Pour l’émission matérielle de ces avis d’arrêts de travail, il existe désormais un formulaire papier Cerfa sécurisé faisant office d’arrêt de travail.

    Ce formulaire contient 7 points d’authentification, parmi lesquels une étiquette holographique ou encore de l’encre magnétique.

    Si jusqu’alors, les professionnels de santé étaient encouragés à recourir à ce formulaire Cerfa, son usage sera rendu obligatoire dès le 1er juillet 2025 pour tout arrêt de travail émis sous forme papier.

    À compter du 1er juillet 2025, tous les autres formats d’arrêt de travail seront systématiquement rejetés.

    Il ne sera donc plus possible d’accepter les scans ou photocopie en qualité d’arrêt de travail.

    Cette nouvelle mesure est destinée à lutter contre la recrudescence des fraudes aux arrêts de travail, représentant environ 30 millions d’euros de dépenses en 2024 contre environ 8 millions en 2023.

    Rappelons à ce titre qu’un arrêt de travail ne peut être obtenu qu’à la suite d’une consultation avec un professionnel de santé.

    En cas de téléconsultation, l’arrêt de travail comme son renouvellement ne peut pas dépasser 3 jours si le professionnel de santé le prescrivant n’est pas le médecin traitant ou la sage-femme référente.

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  • CNIL : étendre son influence internationale dans les années à venir

    CNIL : étendre son influence internationale dans les années à venir

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a pour mission de veiller en France à la bonne application des règles relatives à la protection des données personnelles. Mais elle joue également un rôle sur les scènes européenne et internationale…

    Protection des données : promouvoir les modèles français et européens dans le monde

    En plus de ses missions de contrôles et de protection des droits des personnes au niveau national, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) entend faire entendre sa voix aux niveaux européen et international.

    En suivant les recommandations du Comité européen de la protection des données (CEPD), la CNIL vise à renforcer son influence au niveau mondial en pesant dans les discussions sur des sujets considérés comme structurants à l’échelle européenne et internationale.

    Ainsi, sa stratégie européenne et internationale, pour la période 2025-2028 (détaillée ici), va s’articuler autour de 3 axes principaux :

    • fluidifier la coopération européenne ;
    • promouvoir des standards internationaux de protection des données élevés ;
    • consolider l’influence européenne et internationale de la CNIL en proposant une vision innovante mais stricte de la protection des données.

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  • Impôt sur le revenu : c’est parti pour la campagne 2025 !

    Impôt sur le revenu : c’est parti pour la campagne 2025 !

    Comme chaque année, le mois d’avril marque le début de la campagne de déclaration des revenus, selon un calendrier qui diffère selon votre lieu de résidence et selon le mode utilisé pour procéder à cette déclaration. Voici le calendrier complet de la déclaration 2025 des revenus 2024…

    Déclaration des revenus 2024 : jusqu’à quand ?

    Le service de déclaration en ligne est ouvert depuis le 10 avril 2025 et jusqu’aux dates limites établies par département et par zone, comme suit :

    • pour les départements no 01 à 19 et pour les non-résidents : jeudi 22 mai 2025 ;
    • pour les départements no 20 à 54 : jusqu’au mercredi 28 mai 2025 ;
    • pour les départements no 55 à 976 : jusqu’au jeudi 5 juin 2025.

    S’agissant des déclarations papier et en cas d’impossibilité de faire cette déclaration en ligne, la date limite expire le mardi 20 mai 2025 (le cachet de La Poste faisant foi).

    Il faut noter que de nombreux foyers seront concernés par une nouvelle case à remplir, qui concerne le crédit d’impôt « services à la personne, emploi à domicile » (case 7DB de la déclaration) : les personnes souhaitant bénéficier de ce crédit d’impôt devront indiquer la « nature de l’organisme et la personne morale ou physique dont les services rendent le contribuable bénéficiaire du crédit d’impôt ».

    Les avis d’imposition seront normalement disponibles à partir du 24 juillet 2025 (sous format papier) ou du 25 juillet 2025 (en ligne).

    S’il s’avère que vous bénéficierez d’un remboursement d’impôt (si vous avez été trop prélevé en 2024 par rapport au montant de votre impôt effectivement dû), il vous sera directement remboursé sur le compte bancaire connu de l’administration ou, à défaut, par chèque.

    Si vous avez un solde d’impôt à payer, il sera prélevé sur le compte bancaire connu de l’administration :

    • en un seul prélèvement en septembre 2025 si le montant est inférieur à 300 € ;
    • en 4 prélèvements mensuels (de septembre à décembre) si le montant est supérieur à 300 €.

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  • Activité partielle longue durée rebond : on en sait plus !

    Activité partielle longue durée rebond : on en sait plus !

    L’activité partielle longue durée rebond (ou « APLD rebond ») a été mise en place par la loi de finances pour 2025. Ce dispositif, actuellement entre les mains des partenaires sociaux, vient de faire l’objet de précisions quant à ses modalités concrètes d’application…

    APLD rebond : les modalités précises d’application sont dévoilées

    L’APLD rebond a été mis en place par la loi de finances pour 2025, qui en avait posé les grands jalons. Et, récemment, les modalités concrètes d’application de ce dispositif viennent tout juste d’être dévoilées…

    Contenu de l’accord collectif et modalités d’homologation ou de validation

    Parmi les mesures déjà connues, on rappellera qu’il est possible de mettre en place l’APLD rebond sur la base d’un accord collectif ou d’un document unilatéral en présence d’un accord de branche étendu.

    L’accord d’entreprise (ou de branche étendue, en cas de mise en place d’un document unilatéral) doit contenir un certain nombre de mentions obligatoires pour mettre en place ce dispositif.

    Il doit contenir un préambule mentionnant un diagnostic sur la situation économique justifiant la mise en place de l’APLD rebond, les perspectives d’activité et d’action destinées à favoriser la pérennité de l’activité, ainsi que les besoins de développement de compétences au sein de la branche, de l’entreprise ou de l’établissement.

    Parmi les mentions obligatoires, l’accord mettant en place l’APLD rebond doit contenir :

    • les dates de début et de durée de l’APLD rebond ;
    • le périmètre de l’établissement et des activités concernées (lorsqu’il s’agit d’un accord d’établissement) ;
    • la réduction maximale de l’horaire de travail sur la période considérée ;
    • les engagements de l’employeur s’agissant du maintien dans l’emploi et de la formation professionnelle ;
    • les modalités d’informations périodiques des syndicats de salariés signataires et des instances représentatives du personnel sur la mise en œuvre de l’APLD rebond, qui doit avoir lieu minimum tous les 3 mois.

    En plus de ces mentions, l’accord ou le document unilatéral mettant en place le dispositif pourra également contenir des mentions facultatives ou optionnelles sur les moyens de suivi de l’accord ou les actions spécifiquement engagées pour les salariés âgés par exemple.

    Notez que, dans le cadre de l’APLD rebond, la réduction de l’horaire de travail ne peut pas être supérieure à 40 % de la durée légale ou conventionnelle du travail. Cette réduction de l’horaire de travail s’apprécie pour chaque salarié concerné sur la période de mise en place de l’APLD rebond.

    Lorsqu’une situation économique particulière le justifie, il pourra être dérogé à cette règle, sur autorisation de l’autorité administrative et sans que la réduction de l’horaire de travail soit, quoi qu’il arrive, supérieure à 50 % de la durée légale ou conventionnelle de travail applicable.

    Les accords collectifs ou la décision unilatérale de l’employeur doivent faire l’objet d’une homologation ou d’une validation par l’autorité administrative compétente. Pour ce faire, l’employeur doit en faire la demande via une plateforme dématérialisée, accompagnée de l’accord ou de la décision unilatérale, ainsi que de l’avis rendu par le CSE, s’il existe.

    L’autorité administrative disposera ensuite de 15 jours pour valider l’accord collectif ou de 21 jours pour homologuer le document unilatéral. Cette décision est notifiée à l’employeur et au CSE, ainsi qu’aux organisations syndicales signataires, en présence d’un accord collectif.

    Durée d’application du dispositif

    Le dispositif est applicable dans la limite d’une durée de 24 mois consécutifs.

    Le point de départ est fixé par l’employeur dans la décision de validation ou d’homologation de l’accord et doit être compris entre le 1er jours du mois civil de la transmission de la demande de validation ou d’homologation et le 1er jour du 3e mois civil suivant la transmission de la demande.

    Durand cette période de 24 mois maximum, l’employeur pourra bénéficier de l’indemnisation de l’APLD rebond pendant 18 mois maximum, consécutifs ou non.

    Enfin, notez que la décision de validation ou d’homologation vaut autorisation de placement en APLD rebond pour une durée de 6 mois.

    Montant des indemnités versées

    Côté salarié : pour chaque heure de travail indemnisable au titre de l’APLD rebond, l’employeur est tenu de lui verser une indemnité horaire d’activité partielle correspondant à 70 % de la rémunération horaire brute de référence, plafonnée à 37,42 € (et à 28,29 € à Mayotte).

    Dans l’hypothèse où le salarié exerce une action de formation pendant les heures chômées, cette indemnité sera portée à 100 % de la rémunération horaire brute de référence.

    Côté employeur : toujours pour chaque heure indemnisée, il percera en remboursement une allocation égale à 60 % de la rémunération horaire brute de référence, plafonnée à 32, 08 € (et 24,25 € à Mayotte).

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  • Abondement du compte personnel de formation : du nouveau !

    Abondement du compte personnel de formation : du nouveau !

    Au-delà de l’abondement classique du compte personnel de formation (CPF), la réglementation admet que l’employeur puisse également l’alimenter, notamment via des dotations volontaires. Afin d’inciter et faciliter ces dotations supplémentaires, des précisions viennent d’être apportées à ce sujet…

    Dotations volontaires du CPF : un meilleur ciblage des actions de formation et délai d’utilisation

    Jusqu’alors, l’employeur pouvait abonder volontairement le CPF du salarié en indiquant le salarié concerné et le montant qu’il souhaitait lui attribuer.

    Rien n’était prévu pour cibler les fonds ainsi abondés ou encore limiter l’utilisation de ces droits dans le temps.

    Mais, depuis le 17 avril 2025, la réglementation permet désormais à l’employeur de réserver la dotation volontaire à certaines actions de formation préparant à une ou plusieurs certifications précisément identifiées.

    Dans ce cadre, le salarié sera libre de mobiliser (ou non) ces fonds pour la formation ainsi ciblée par l’employeur.

    Notez qu’en cas d’utilisation partielle ou d’absence de mobilisation de ces droits, l’employeur pourra prévoir un remboursement des droits supplémentaires ainsi abondés au terme d’un délai qui doit tenir compte des actions de formations fléchées et de leurs modalités d’organisation.

    Dans le même temps, et toujours à compter de cette même date, l’employeur peut également fixer un délai d’utilisation pour les droits correspondant à son abondement supplémentaire.

    Enfin, et sur le plan formel, l’alimentation du CPF par l’employeur via des abondements volontaires devra se faire sur une plateforme numérique dédiée et gérée par la caisse des dépôts et des consignations : l’espace des employeurs et des financeurs (ou « EDEF »).

    Cette plateforme servira ainsi à l’attribution, au versement et au remboursement, le cas échéant, de ces dotations volontaires, sous réserve des conditions générales d’utilisation du service, définies par la Caisse des dépôts et des consignations.

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  • Aménagement du territoire : du nouveau pour le classement des communes

    Aménagement du territoire : du nouveau pour le classement des communes

    En 2024 a été acté l’aménagement des zones de revitalisation rurale (ZRR) en créant, en remplacement, les zones France ruralités revitalisation (ZFRR). Cette réforme a eu pour conséquence la sortie de nombreuses communes de ce dispositif. Une conséquence qui vient d’être corrigée…

    Classement ZFRR : réintégration de près de 2 200 communes dans le dispositif

    Initialement, la loi de finances pour 2024 a créé le dispositif zones France ruralités revitalisation (ZFRR) en remplacement du dispositif zones de revitalisation rurale (ZRR), qui prévoit notamment des incitations fiscales et sociales à l’implantation d’entreprises dans ces territoires.

    Dans le cadre de cette réforme, il était prévu un dispositif plus restrictif excluant près de 2 200 communes de ce dispositif, et ce depuis le 1er juillet 2024.

    En vue de corriger cette conséquence, il est prévu, dans le cadre de la loi de finances pour 2025, de réintégrer les communes auparavant situées en ZRR et n’ayant pas été classées ZFRR au 1er juillet 2024, pour qu’elles puissent bénéficier des effets de ce nouveau zonage.

    Une réintégration qui vient d’être actée avec la publication de la nouvelle liste des communes éligibles à ce dispositif, disponible ici.

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  • Calcul des droits de succession : une dette partagée ?

    Calcul des droits de succession : une dette partagée ?

    Lorsqu’une succession est répartie entre un nu-propriétaire et un usufruitier, et en présence d’une dette successorale, sur quelle part va s’imputer ce passif successoral pour le calcul des droits de succession : sur celle du nu-propriétaire, sur celle de l’usufruitier, sur les 2 ? Réponse du juge…

    Succession : une répartition de la dette à prévoir ?

    Un défunt laisse pour héritiers son épouse, qui opte pour l’usufruit de la totalité des biens dépendant de la succession, et son fils unique, qui devient donc nu-propriétaire.

    Pour le calcul des droits de succession, l’épouse a déposé une déclaration de succession imputant la totalité du passif de celle-ci sur la part de son fils unique.

    Ce que ne manque pas de relever l’administration fiscale, qui estime que le passif de la succession aurait dû être réparti entre les deux héritiers. Elle rectifie donc le montant des droits de succession dû pour les héritiers, qui contestent à leur tour ce redressement fiscal.

    Le juge, saisi du litige, va donner raison à l’administration fiscale en appliquant le raisonnement suivant.

    Tout d’abord, il rappelle que les droits de mutation à titre gratuit sont déterminés sur la part nette revenant à chaque ayant-droit, ce dernier étant personnellement tenu des dettes et charges de la succession pour sa part successorale.

    Ensuite, il rappelle qu’en présence d’un démembrement de propriété, la valeur de la nue-propriété et de l’usufruit est déterminée par une quotité de la valeur de la propriété entière, selon un barème prédéfini en fonction de l’âge de l’usufruitier.

    Il en conclut qu’en l’absence de partage pur et simple et lorsque la succession a fait l’objet d’un démembrement des droits de propriété entre un usufruitier et un nu-propriétaire, et en présence d’une dette, la part nette revenant à l’usufruitier et au nu-propriétaire doit être fixée en répartissant cette dette selon le barème préétabli.

    Donnant donc raison à l’administration fiscale, il décide que c’est sur cette base que doivent être calculés les droits de succession de l’épouse, usufruitière, et du fils unique, nu-propriétaire.

    Sources :

    • Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale, du 2 avril 2025, no 23-22537 (NP)

    Calcul des droits de succession : à qui la dette ? – © Copyright WebLex

  • Barèmes kilométriques : (enfin) connus pour l’imposition des revenus 2024

    Barèmes kilométriques : (enfin) connus pour l’imposition des revenus 2024

    Le barème fiscal des frais kilométriques, publié tous les ans par l’administration fiscale, permet notamment de calculer le montant des frais de déplacement en voiture ou en 2-roues au titre des frais professionnels déductibles de l’impôt sur le revenu. L’administration vient justement de publier ceux applicables en 2025 pour l’imposition des revenus de 2024…

    Barèmes kilométriques 2024 : pas de changement !

    Les barèmes applicables au titre des revenus de 2024, et utilisables en 2025, sont inchangés par rapport à ceux de l’an dernier.

    Barème applicable pour les voitures 100 % électriques

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,635 

    (d × 0,379) + 1 278 

    d × 0,440 

    4 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,408) + 1 596 

    d × 0,488 

    5 CV 

    d × 0,763 

    (d × 0,428) + 1 674 

    d × 0,512 

    6 CV 

    d × 0,798 

    (d × 0,449) + 1 748 

    d × 0,536 

    7 CV et plus 

    d × 0,836 

    (d × 0,473) + 1 818 

    d × 0,564 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les autres véhicules

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 5 000 km 

    De 5 001 km à 20 000 km 

    Au-delà de 20 000 km 

    3 CV et moins 

    d × 0,529 

    (d × 0,316) + 1 065 

    d × 0,370 

    4 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,340) + 1 330 

    d × 0,407 

    5 CV 

    d × 0,636 

    (d × 0,357) + 1 395 

    d × 0,427 

    6 CV 

    d × 0,665 

    (d × 0,374) + 1 457 

    d × 0,447 

    7 CV et plus 

    d × 0,697 

    (d × 0,394) + 1 515 

    d × 0,470 

    « d » représente la distance parcourue en kilomètres 

    Barème applicable pour les motos 100 % électriques (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,474 

    (d × 0,119) + 1 069 

    d × 0,298 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,562 

    (d × 0,098) + 1 390 

    d × 0,330 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,727 

    (d × 0,095) + 1 900 

    d × 0,412 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les autres motos (cylindrée supérieure à 50 cm3)

    Puissance administrative 

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    1 ou 2 CV 

    d × 0,395 

    (d × 0,099) + 891 

    d × 0,248 

    3, 4 ou 5 CV 

    d × 0,468 

    (d × 0,082) + 1 158 

    d × 0,275 

    Plus de 5 CV 

    d × 0,606 

    (d × 0,079) + 1 583 

    d × 0,343 

    « d » représente la distance parcourue 

    Barème applicable pour les cyclomoteurs 100 % électriques (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,378 

    (d × 0,095) + 853 

    d × 0,238 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Barème applicable pour les autres cyclomoteurs (cylindrée de 50 cm3 au plus)

    Jusqu’à 3 000 km 

    De 3 001 à 6 000 km 

    Au-delà de 6 000 km 

    d × 0,315 

    (d × 0,079) + 711 

    d × 0,198 

    « d » représente la distance parcourue). 

    Pour rappel, le barème kilométrique fiscal va servir :

    • aux salariés et aux dirigeants qui optent pour la déduction de leurs frais réels au titre des frais professionnels déductibles de leurs rémunérations ;
    • aux professionnels dont les revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (autres que ceux placés sous le régime micro-BNC) qui ont renoncé à déduire le montant réel de leurs frais de véhicule pour 2024 ;
    • aux entreprises pour le remboursement aux salariés et aux dirigeants des frais d’utilisation de leurs véhicules personnels pour des déplacements professionnels ;
    • aux bénévoles d’associations qui renoncent expressément à se faire rembourser leurs frais de véhicules, pour le calcul du don correspondant éligible à la réduction d’impôt sur le revenu ;
    • aux personnes qui exercent une activité de covoiturage, pour évaluer le coût de leurs trajets.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de voiture couvre les éléments suivants : la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, les primes d’assurance, la consommation de carburant et, pour les véhicules électriques, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie.

    Le barème utilisé pour estimer les frais de motos couvre les éléments suivants : la dépréciation de la moto, les frais d’achat des casques et des protections, les frais de réparation et d’entretien, les dépenses de pneumatiques, la consommation de carburant et les primes d’assurance (là encore, la location de batterie et les frais liés à la recharge de la batterie sont assimilables à la consommation de carburant).

    Barèmes kilométriques : (enfin) connus pour l’imposition des revenus 2024 – © Copyright WebLex