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  • Rupture conventionnelle : bientĂŽt une baisse de la durĂ©e d’indemnisation

    Rupture conventionnelle : bientĂŽt une baisse de la durĂ©e d’indemnisation

    Les demandeurs d’emploi dont le contrat de travail a pris fin par une rupture conventionnelle homologuĂ©e pourraient bientĂŽt ĂȘtre indemnisĂ©s moins longtemps par l’assurance chĂŽmage. Dans quelle mesure et Ă  partir de quand ?

    Une baisse de la durĂ©e d’indemnisation chĂŽmage fondĂ© sur l’ñge de l’ex-salariĂ©

    Pour rappel, les partenaires sociaux ont conclu, le 25 fĂ©vrier 2026, un avenant Ă  la convention d’assurance chĂŽmage prĂ©voyant un rĂ©gime spĂ©cifique pour les salariĂ©s dont le contrat de travail prend fin par une rupture conventionnelle homologuĂ©e, qui vient de faire l’objet d’une transposition lĂ©gislative.

    L’objectif ici est de permettre que la durĂ©e d’indemnisation chĂŽmage varie selon le mode de rupture du contrat de travail.

    ConcrĂštement, les demandeurs d’emploi concernĂ©s devraient ĂȘtre soumis Ă  des durĂ©es maximales d’indemnisation plus courtes que celles applicables dans le rĂ©gime de droit commun.

    Ainsi, pour les allocataires ĂągĂ©s de moins de 55 ans, la durĂ©e maximale d’indemnisation passerait de 18 mois Ă  15 mois.

    Pour ceux résidant en outre-mer, hors Mayotte, elle passerait de 24 mois à 20 mois.

    Pour les allocataires ĂągĂ©s d’au moins 55 ans, la durĂ©e maximale serait fixĂ©e Ă  20,5 mois, contre 22,5 mois pour les personnes ĂągĂ©es de 55 Ă  moins de 57 ans et 27 mois pour celles ĂągĂ©es d’au moins 57 ans dans le rĂ©gime de droit commun.

    En outre-mer, hors Mayotte, une durĂ©e spĂ©cifique de 30 mois serait prĂ©vue pour les allocataires ĂągĂ©s d’au moins 55 ans.

    Notez toutefois qu’une mesure protectrice serait prĂ©vue pour les seniors : les allocataires ĂągĂ©s d’au moins 55 ans pourraient demander une prolongation de leur indemnisation afin de bĂ©nĂ©ficier des durĂ©es maximales de droit commun.

    Cette demande serait examinĂ©e par France Travail au cours du 12e mois d’indemnisation, au regard notamment des dĂ©marches accomplies par l’allocataire pour rĂ©aliser son projet professionnel.

    En contrepartie de cette rĂ©duction, France Travail devra mettre en place un accompagnement personnalisĂ© et intensif des demandeurs d’emploi concernĂ©s, selon un cahier des charges spĂ©cifique.

    Reste encore une Ă©tape : l’agrĂ©ment de l’avenant par les pouvoirs publics pour permettre l’entrĂ©e en vigueur de ces nouveautĂ©s, l’objectif annoncĂ© Ă©tant une entrĂ©e en vigueur en septembre 2026.

    Dans l’attente, les salariĂ©s qui concluent une rupture conventionnelle continuent de bĂ©nĂ©ficier des durĂ©es d’indemnisation de droit commun. Affaire Ă  suivre


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  • Simplification de la vie Ă©conomique : quoi de neuf pour l’urbanisme ?

    Simplification de la vie Ă©conomique : quoi de neuf pour l’urbanisme ?

    Un volet important de la loi de simplification de la vie Ă©conomique s’intĂ©resse aux formalitĂ©s en matiĂšre d’urbanisme. Pour allĂ©ger cette charge des entreprises, certaines autorisations, jusque-lĂ  obligatoires, ne seront plus requises. De mĂȘme, les Ă©tablissements recevant du public (ERP) pourront compter sur de nouveaux outils pour s’assurer d’ĂȘtre conformes Ă  la rĂ©glementation


    Autorisations d’exploitation commerciale : moins de cas concernĂ©s ?

    La loi de simplification instaure plus de souplesse administrative en cas de reconfiguration des espaces commerciaux.

    Pour rappel, certains projets d’amĂ©nagement commercial, dont la liste est disponible ici, peuvent nĂ©cessiter une telle autorisation. La loi introduit, ainsi, des cas oĂč l’autorisation d’exploitation commerciale (AEC) n’est pas requise.

    S’agissant d’un transfert temporaire de surface de vente

    La loi amĂ©nage une 1re exception dans l’hypothĂšse d’un transfert temporaire d’une surface de vente en exploitation vers un autre site dans le cadre d’un projet de transformation d’une zone d’activitĂ© Ă©conomique.

    Pour bénéficier de cet allÚgement administratif, il faut :

    • que le transfert n’entraĂźne pas de changement de secteur d’activitĂ© ;
    • que la surface de vente transfĂ©rĂ©e n’excĂšde pas la surface de vente autorisĂ©e dans l’AEC initiale ;
    • que l’opĂ©ration n’engendre pas une artificialisation des sols ;
    • que le site occupĂ© temporairement se situe dans la mĂȘme zone d’activitĂ© Ă©conomique que le site bĂ©nĂ©ficiant de l’AEC initiale.

    Attention, ce transfert a un caractĂšre temporaire et encadrĂ©. Ainsi, l’AEC devient caduque dans l’hypothĂšse oĂč plus de 5 ans se sont Ă©coulĂ©s entre la fermeture et la rĂ©ouverture Ă  la clientĂšle du site initial.

    S’agissant des regroupements de surfaces de vente de magasins

    Une exception Ă  l’AEC existe dĂ©jĂ  pour les regroupements de surfaces de vente de magasins voisins, Ă  condition que le regroupement :

    • ne créé pas de surface supplĂ©mentaire ;
    • et n’excĂšde pas 2 500 mÂČ, ou 1 000 mÂČ lorsque l’activitĂ© nouvelle est Ă  prĂ©dominance alimentaire.

    Cette exception est renforcĂ©e et sĂ©curisĂ©e puisqu’elle ne concerne plus les regroupements de surfaces de vente de magasins « voisins », mais les regroupements de surfaces de vente de magasins « dans un mĂȘme ensemble commercial ».

    S’agissant des dĂ©placements de surfaces de vente

    De la mĂȘme maniĂšre que pour les transferts temporaires, il n’est plus nĂ©cessaire d’obtenir une AEC en cas de dĂ©placement d’une surface de vente, Ă  condition que :

    • la surface de vente du magasin de commerce de dĂ©tail rouvert est infĂ©rieure Ă  2 500 mÂČ ou, pour les commerces Ă  prĂ©dominance alimentaire, Ă  1 000 mÂČ ;
    • la surface de vente totale de l’ensemble commercial ne soit pas augmentĂ©e par cette opĂ©ration ;
    • la rĂ©ouverture du magasin de commerce de dĂ©tail n’entraĂźne aucune modification de l’emprise au sol du bĂątiment dans lequel il est situĂ©.

    De mĂȘme, les transferts de surfaces de vente de magasins Ă  l’intĂ©rieur d’un secteur d’intervention comprenant une entrĂ©e de ville ou une zone commerciale pĂ©riphĂ©rique d’une opĂ©ration de revitalisation de territoire ne nĂ©cessitent pas d’AEC lorsqu’ils remplissent les conditions suivantes :

    • ils contribuent Ă  la rĂ©alisation des objectifs de l’opĂ©ration de revitalisation du territoire ;
    • ils rĂ©sultent du transfert de surfaces de vente autorisĂ©es, sans crĂ©ation de surfaces de vente supplĂ©mentaires ;
    • ils n’engendrent pas d’artificialisation des sols.

    Notez que, lorsque lesdits transferts de surfaces de vente entraĂźnent la rĂ©ouverture de magasins de commerce de dĂ©tail, la dispense d’AEC est Ă©tendue aux locaux commerciaux ayant cessĂ© d’ĂȘtre exploitĂ©s pendant moins de 5 ans.

    S’agissant des transformations par division

    Enfin, la transformation par division d’un magasin de commerce de dĂ©tail existant, exploitĂ© depuis plus de 3 ans et d’une surface de vente supĂ©rieure Ă  1 000 mÂČ, en ensemble commercial, n’est pas soumise Ă  une AEC, sous rĂ©serve :

    • de ne pas augmenter la surface de vente totale ;
    • que les activitĂ©s exercĂ©es demeurent dans le secteur de l’activitĂ© initiale.

    Travaux dans les ERP = la (presque) fin des autorisations préalables ?

    Pour rappel, pour crĂ©er, amĂ©nager ou modifier un Ă©tablissement recevant du public (ERP), il est nĂ©cessaire d’obtenir, avant de commencer les travaux, une autorisation de l’autoritĂ© compĂ©tente.

    Cette autorisation a pour objet la vĂ©rification de la conformitĂ© aux rĂšgles d’accessibilitĂ© et, le cas Ă©chĂ©ant, aux rĂšgles de sĂ©curitĂ© contre l’incendie.

    La loi de simplification a créé une dĂ©rogation Ă  cette obligation en permettant le remplacement de ladite autorisation de travaux par une dĂ©claration de conformitĂ© des travaux aux rĂšgles d’accessibilitĂ© et de sĂ©curitĂ© contre l’incendie.

    Cette dĂ©rogation concerne les Ă©tablissements de moins de 300 mÂČ disposant d’un systĂšme d’extinction adaptĂ© au risque d’incendie ou situĂ©s dans une gare, lorsqu’ils conservent la mĂȘme activitĂ©.

    Attention, cette dĂ©claration devra ĂȘtre certifiĂ©e par un tiers prĂ©sentant des garanties de compĂ©tence et d’indĂ©pendance. Elle devra ĂȘtre adressĂ©e Ă  l’administration, qui a la possibilitĂ© de s’y opposer, avant le dĂ©but des travaux.

    Notez que cette nouvelle dĂ©claration devra ĂȘtre prĂ©cisĂ©e par dĂ©cret.

    Petites entreprises : une visite de conseil préalable pour une meilleure anticipation

    L’ouverture d’un ERP nĂ©cessite la dĂ©livrance d’une autorisation dĂ©livrĂ©e par l’autoritĂ© compĂ©tente aprĂšs contrĂŽle du respect des rĂšgles d’accessibilitĂ© et de sĂ©curitĂ© incendie.

    Les microentreprises et les PME ont, Ă  prĂ©sent, accĂšs Ă  un nouvel outil de prĂ©paration et d’anticipation avant le contrĂŽle de leur ERP.

    En effet, ces entreprises peuvent demander une « visite de conseil prĂ©alable » au contrĂŽle permettant la dĂ©livrance de l’autorisation.

    L’objectif de cette visite de conseil est d’informer les entreprises sur les normes de sĂ©curitĂ© et d’accessibilitĂ© applicables et de les assister dans la mise en conformitĂ© de leurs Ă©tablissements.

    Cela permet ainsi aux entreprises de mieux prĂ©parer leur ERP pour le contrĂŽle et, par la suite, pour l’accueil du public dans le cadre de leur activitĂ©.

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  • Revalorisation du SMIC en juin 2026 : des prĂ©cisions de l’administration

    Revalorisation du SMIC en juin 2026 : des prĂ©cisions de l’administration

    Depuis le 1er juin 2026, le SMIC a Ă©tĂ© revalorisĂ© Ă  hauteur de 2,41 %. Son montant brut passe ainsi Ă  12,31 € pour un salariĂ© travaillant Ă  temps plein. Quelles sont les consĂ©quences de cette revalorisation sur les dispositifs de rĂ©duction de cotisations ? Des prĂ©cisions sont apportĂ©es Ă  ce sujet par l’administration


    ExonĂ©rations sociales : une hausse du SMIC qui ne modifie pas tous les calculs de la mĂȘme façon

    Depuis le 1er juin 2026, le SMIC est revalorisĂ© de 2,41 %. Son montant horaire brut passe ainsi Ă  12,31 €, soit 1 867,02 € par mois pour un salariĂ© Ă  temps plein travaillant 35 heures par semaine.

    Cette hausse doit Ă©videmment ĂȘtre prise en compte pour les salariĂ©s rĂ©munĂ©rĂ©s au SMIC. Mais elle a aussi des consĂ©quences sur certains allĂšgements de cotisations patronales. Attention toutefois, puisque selon les dispositifs concernĂ©s, il ne faut pas forcĂ©ment retenir le nouveau SMIC applicable depuis le 1er juin 2026.

    Tout d’abord, s’agissant des rĂ©munĂ©rations ouvrant droit Ă  certaines exonĂ©rations spĂ©cifiques dĂ©gressives, comme les dispositifs « loi pour le dĂ©veloppement Ă©conomique des outre-mer » (LODEOM), « travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi » (TO-DE), « aide Ă  domicile » (AAD) ou certaines exonĂ©rations zonĂ©es, l’éligibilitĂ© aux rĂ©ductions de taux des cotisations patronales d’assurance maladie et d’allocations familiales reste apprĂ©ciĂ©e Ă  partir de la valeur du SMIC applicable au 31 dĂ©cembre 2023.

    ConcrĂštement, depuis le 1er juin 2026, les seuils Ă  retenir sont les suivants :

    • pour la cotisation maladie : 2,5 fois le SMIC au 31 dĂ©cembre 2023, soit 2,3396 SMIC au 1er juin 2026 ;
    • pour la cotisation allocations familiales : 3,5 fois le SMIC au 31 dĂ©cembre 2023, soit 3,2754 SMIC au 1er juin 2026.

    Le BOSS apporte ensuite des précisions concernant la réduction générale dégressive unique, dite RGDU.

    ConsĂ©cutivement aux annonces gouvernementales, il est prĂ©vu de « geler » la valeur du SMIC Ă  retenir pour 2026 : pour dĂ©terminer l’éligibilitĂ© Ă  la RGDU et calculer son coefficient, il faudrait conserver la valeur du SMIC applicable au 1er janvier 2026, et non celle revalorisĂ©e au 1er juin 2026.

    En pratique, le plafond de rĂ©munĂ©ration jusqu’auquel la RGDU peut s’appliquer resterait fixĂ© Ă  3 fois le SMIC du 1er janvier 2026. RapportĂ© au nouveau SMIC du 1er juin 2026, cela correspond Ă  2,9293 SMIC.

    Une tolĂ©rance est toutefois prĂ©vue : compte tenu du calendrier de publication du texte attendu pour officialiser ce gel, cette nouvelle formule peut ne pas ĂȘtre appliquĂ©e aux cotisations dues pour les salariĂ©s dont le contrat de travail prend fin entre le 1er et le 30 juin 2026.

    En revanche, elle devra s’appliquer aux cotisations dues au titre de toute l’annĂ©e 2026 pour les salariĂ©s encore prĂ©sents dans l’entreprise au 1er juillet 2026.

    Enfin l’administration prĂ©cise que cette rĂšgle ne concerne que la RGDU de droit commun. 

    Elle ne s’applique pas aux exonĂ©rations spĂ©cifiques de cotisations patronales calculĂ©es en fonction du SMIC et non cumulables avec la RGDU, comme les dispositifs LODEOM, TO-DE, AAD, Zones de revitalisation rurale / Zones France ruralitĂ©s revitalisation (ZRR/ZFRR) ou JEI (Jeune entreprise innovante).

    Pour les employeurs, le point de vigilance est donc clair : la hausse du SMIC au 1er juin 2026 ne signifie pas que tous les seuils et toutes les formules de calcul doivent ĂȘtre automatiquement actualisĂ©s. 

    En paie, il faut vĂ©rifier au cas par cas quelle valeur de SMIC doit ĂȘtre retenue.

    N’hĂ©sitez pas Ă  faire le point avec votre expert-comptable sur ce sujet


    Revalorisation du SMIC en juin 2026 : des prĂ©cisions de l’administration – © Copyright WebLex

  • Dons familiaux exonĂ©rĂ©s : maintien de la limite d’ñge de 80 ans ?

    Dons familiaux exonĂ©rĂ©s : maintien de la limite d’ñge de 80 ans ?

    Estimant que la limite d’ñge applicable aux dons familiaux de sommes d’argent exonĂ©rĂ©s de droits de mutation n’est plus adaptĂ©e Ă  l’évolution de l’espĂ©rance de vie, une dĂ©putĂ©e interroge le Gouvernement sur une Ă©ventuelle suppression ou un allĂ©gement de cette limite. RĂ©ponse


    Dons familiaux de sommes d’argent : pas de changement en vue ?

    Pour mĂ©moire, une exonĂ©ration de droits de mutation Ă  titre gratuit s’applique pour certains dons de sommes d’argent consentis au profit :

    • d’un enfant ;
    • d’un petit-enfant ;
    • d’un arriĂšre-petit-enfant ;
    • ou, Ă  dĂ©faut de descendance, d’un neveu ou d’une niĂšce (ou de leurs descendants par reprĂ©sentation).

    Cette exonĂ©ration est limitĂ©e Ă  31 865 € par bĂ©nĂ©ficiaire et peut ĂȘtre utilisĂ©e tous les 15 ans.

    Toutefois, pour en bĂ©nĂ©ficier, 2 conditions doivent ĂȘtre rĂ©unies :

    • le donateur doit ĂȘtre ĂągĂ© de moins de 80 ans au jour du don ;
    • le bĂ©nĂ©ficiaire doit ĂȘtre majeur ou Ă©mancipĂ©.

    Estimant que cette condition d’ñge appliquĂ©e au donateur apparaĂźt aujourd’hui dĂ©connectĂ©e de la rĂ©alitĂ© dĂ©mographique, une dĂ©putĂ©e a interrogĂ© le Gouvernement sur l’opportunitĂ© de la supprimer ou, Ă  tout le moins, de la relever.

    Et la rĂ©ponse est sans appel : le Gouvernement rappelle que cette limite d’ñge n’a pas Ă©tĂ© instaurĂ©e au hasard. En fixant un Ăąge plafond pour le donateur, le lĂ©gislateur a souhaitĂ© favoriser les transmissions anticipĂ©es de patrimoine au profit des jeunes gĂ©nĂ©rations.

    Il souligne Ă©galement que cette limite a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© assouplie Ă  plusieurs reprises : initialement fixĂ©e Ă  65 ans lors de la crĂ©ation du dispositif en 2007, elle a Ă©tĂ© portĂ©e progressivement Ă  80 ans Ă  compter de 2011 pour l’ensemble des bĂ©nĂ©ficiaires concernĂ©s.

    Selon le Gouvernement, supprimer ou relever davantage cette limite risquerait de favoriser des transmissions rĂ©alisĂ©es Ă  un Ăąge trĂšs avancĂ© dans le seul objectif d’échapper aux droits de succession.

    En consĂ©quence, aucune modification de la condition d’ñge n’est actuellement envisagĂ©e.

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  • Navigation de plaisance : des comportements dangereux sanctionnĂ©s


    Navigation de plaisance : des comportements dangereux sanctionnés


    Parce que les conduites imprudentes ne se limitent pas Ă  la route, le Gouvernement a créé 2 contraventions pour sanctionner les comportements dangereux en mer, Ă  savoir l’ivresse manifeste et le dĂ©faut de maĂźtrise d’un navire de plaisance Ă  moteur


    Navigation de plaisance : 2 nouvelles contraventions

    Afin de renforcer la sécurité en mer, 2 contraventions de 4e classe ont été créées pour sanctionner les comportements dangereux dans le cadre de la navigation de plaisance à moteur, à savoir :

    • la conduite en Ă©tat d’ivresse manifeste ;
    • le dĂ©faut de maĂźtrise du navire.

    Ainsi, dans les zones maritimes, il est interdit de conduire un navire de plaisance Ă  moteur en Ă©tat d’ivresse manifeste.

    Notez que les zones maritimes comprennent la navigation de surface ou sous-marine pratiquĂ©e en mer, dans les estuaires et cours d’eau en aval du 1er obstacle Ă  la navigation des navires, dont la liste est disponible ici (pour rappel, Ă  l’aval dudit obstacle, la navigation est maritime, tandis qu’à son amont, la navigation est fluviale).

    Cette contravention est punie d’une amende de 750 € et, le cas Ă©chĂ©ant, d’une peine complĂ©mentaire, Ă  savoir :

    • le retrait, pour une durĂ©e maximum d’un an, du titre de conduite ;
    • la confiscation du navire de plaisance Ă  moteur ayant servi Ă  l’infraction, si le contrevenant en est propriĂ©taire ou s’il en a la libre disposition.

    Le conducteur d’un navire de plaisance Ă  moteur doit Ă©galement rester constamment maĂźtre de sa vitesse et l’adapter Ă  son environnement. Il doit ainsi rĂ©duire sa vitesse :

    • lors du croisement ou du dĂ©passement d’un navire ou de tout autre engin flottant, ou en cas de trafic maritime dense ;
    • lorsque la visibilitĂ© est rĂ©duite, notamment de nuit, ou lorsque les conditions mĂ©tĂ©orologiques sont dĂ©favorables, notamment en cas de pluie ou d’autres prĂ©cipitations, ainsi que de brouillard ;
    • lorsque le navire navigue Ă  proximitĂ© de baigneurs, de plongeurs ou d’obstacles physique.

    Ne pas ĂȘtre maĂźtre de sa vitesse ou ne pas la rĂ©duire constitue Ă©galement une contravention de 4e classe punie par une amende de 750 €.

    Navigation de plaisance : des comportements dangereux sanctionnĂ©s
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  • DĂ©carbonation et Ă©lectrification : un guide pour les entreprises

    Décarbonation et électrification : un guide pour les entreprises

    Entre considĂ©rations environnementales et augmentation des coĂ»ts de l’énergie, l’État encourage plus que jamais les entreprises Ă  entamer et/ou Ă  poursuivre leur dĂ©marche de dĂ©carbonation et d’électrification de leurs activitĂ©s. Pour ce faire, un guide pratique, rassemblant bonnes pratiques et dispositifs d’accompagnement, est mis Ă  leur disposition


    Décarbonation et électrification : suivez le guide !

    Afin d’inciter, et de guider, les entreprises dans leurs rĂ©flexions sur leur dĂ©carbonation et leur Ă©lectrification, les pouvoirs publics ont rassemblĂ© dans un guide pratique, Ă  travers une mĂ©thodologie, plusieurs outils : dispositifs d’aides financiĂšres et techniques, diagnostics Ă  Ă©tablir en amont, bonnes pratiques Ă  mettre en place, valorisation des dĂ©marches de sobriĂ©tĂ©, etc.

    Ce guide, destinĂ© aux dirigeants de TPE, PME et ETI industrielles, est dĂ©coupĂ© en 5 Ă©tapes, elles-mĂȘmes dĂ©taillĂ©es en actions clĂ©s, Ă  savoir :

    1. « Engager une réflexion pour structurer ma démarche » ;
    2. « Faire un état des lieux et identifier les actions à réaliser » ;
    3. « Financer et réaliser mes projets » ;
    4. « Approfondir ma stratĂ©gie et me doter d’outils pour la piloter » ;
    5. « Valoriser et certifier ma démarche ».

    Notez que ce guide, disponible ici, se veut concis et opĂ©rationnel. Par consĂ©quent, il renvoie, au fur et Ă  mesure de sa lecture, Ă  d’autres ressources documentaires plus dĂ©taillĂ©es.

    DĂ©carbonation et Ă©lectrification : un guide pour les entreprises – © Copyright WebLex

  • Vente d'immeubles : les taux et exonĂ©rations applicables au 1er juin 2026 sont connus

    Vente d'immeubles : les taux et exonérations applicables au 1er juin 2026 sont connus

    À l’occasion d’une vente immobiliĂšre, l’acquĂ©reur doit acquitter des droits de mutation Ă  titre onĂ©reux (DMTO), dont le taux peut ĂȘtre modulĂ© par les dĂ©partements. L’administration fiscale vient de publier la liste des taux, rĂ©ductions et exonĂ©rations applicables au 1er juin 2026 : voici ce qu’il faut retenir


    DMTO : oĂč en est la hausse des taux ?

    Pour mémoire, le taux de droit commun des droits de mutation à titre onéreux est fixé à 3,80 %.

    Toutefois, les conseils dĂ©partementaux peuvent dĂ©cider d’augmenter ce taux. Initialement plafonnĂ©e Ă  4,50 %, cette facultĂ© a Ă©tĂ© temporairement renforcĂ©e par la loi de finances pour 2025 qui autorise, pour les actes conclus entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028, un relĂšvement jusqu’Ă  5 %.

    Au 1er juin 2026, la quasi-totalité des départements ont fait usage de cette possibilité :

    • seul le dĂ©partement de l’Indre conserve le taux de 3,80 % ;
    • tous les autres dĂ©partements appliquent un taux au moins Ă©gal Ă  4,50 % ;
    • parmi eux, 88 dĂ©partements ont portĂ© leur taux Ă  5 %.

    Rappelons que cette majoration ne s’applique pas lorsque le bien acquis constitue la premiĂšre propriĂ©tĂ© de l’acquĂ©reur et qu’il est destinĂ© Ă  devenir sa rĂ©sidence principale.

    La loi permet aux départements de réduire le taux applicable aux ventes réalisées par lots.

    Au 1er juin 2026, un seul dĂ©partement continue de mettre en Ɠuvre ce dispositif : les Hautes-PyrĂ©nĂ©es.

    Ce département applique une réduction de 0,70 point. Son taux de 4,50 % est ainsi ramené à 3,80 % pour les opérations concernées. Les départements peuvent également instaurer un taux réduit en faveur des acquéreurs réalisant leur premiÚre acquisition immobiliÚre.

    À ce jour, seule la Savoie a dĂ©cidĂ© d’utiliser cette facultĂ© en fixant le taux applicable Ă  4 %.

    S’agissant de la taxe communale additionnelle aux droits d’enregistrement, les dispositifs existants sont reconduits. Ainsi :

    • la commune du Lamentin, en Guadeloupe, maintient un taux rĂ©duit de 0,70 % ;
    • la commune de Tsingoni, Ă  Mayotte, conserve un taux fixĂ© Ă  0,50 %.

    Pour certaines acquisitions de logements, les départements peuvent prévoir un abattement sur la base de calcul des droits.

    Le dĂ©partement du Calvados reconduit le dispositif dĂ©jĂ  applicable l’an passĂ©, permettant de bĂ©nĂ©ficier d’un abattement de 46 000 €.

    La plupart des exonérations déjà en vigueur sont maintenues.

    Une Ă©volution est toutefois Ă  noter concernant les cessions de logements rĂ©alisĂ©es par les organismes HLM et les sociĂ©tĂ©s d’Ă©conomie mixte :

    • les Alpes-de-Haute-Provence ont dĂ©cidĂ© de mettre en place cette exonĂ©ration ;
    • Ă  l’inverse, le dĂ©partement de l’Eure n’a pas renouvelĂ© le dispositif d’exonĂ©ration.

    Par ailleurs, les communes de Tsingoni (Mayotte) et du Lamentin (Guadeloupe) prolongent l’exonĂ©ration de taxe communale additionnelle applicable Ă  certaines cessions de parts de sociĂ©tĂ©s civiles immobiliĂšres d’accession progressive Ă  la propriĂ©tĂ©.

    Sources :

    Vente d’immeubles : les taux et exonĂ©rations applicables au 1er juin 2026 sont connus – © Copyright WebLex

  • DifficultĂ©s pour payer ses impĂŽts : panorama des solutions pour les professionnels

    Difficultés pour payer ses impÎts : panorama des solutions pour les professionnels

    Une baisse d’activitĂ©, un retard de paiement client ou une difficultĂ© de trĂ©sorerie peuvent rapidement compliquer le rĂšglement des impĂŽts professionnels. Pour accompagner les entreprises confrontĂ©es Ă  des difficultĂ©s financiĂšres, plusieurs dispositifs permettent d’obtenir des dĂ©lais ou, dans certaines situations exceptionnelles, des remises d’impĂŽts. Faisons le point


    Des délais de paiement possibles en cas de difficultés temporaires

    Lorsqu’une entreprise rencontre des difficultĂ©s financiĂšres passagĂšres, exceptionnelles et imprĂ©visibles, elle peut solliciter un dĂ©lai de paiement auprĂšs de l’administration fiscale.

    Cette possibilitĂ© concerne notamment le paiement du solde de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (IS). Toutefois, l’octroi d’un Ă©chĂ©ancier reste exceptionnel et suppose que l’entreprise soit Ă  jour de l’ensemble de ses obligations fiscales dĂ©claratives et de paiement.

    La demande doit ĂȘtre effectuĂ©e depuis la messagerie sĂ©curisĂ©e de l’espace professionnel disponible sur le site impots.gouv.fr, en sĂ©lectionnant le motif correspondant Ă  une demande de dĂ©lai de paiement concernant l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

    La TVA peut Ă©galement faire l’objet d’une demande de dĂ©lai de paiement lorsque l’entreprise est dans l’impossibilitĂ© de rĂ©gler les sommes dues Ă  l’Ă©chĂ©ance.

    Et pour les cotisations sociales ?

    Les difficultĂ©s de trĂ©sorerie ne concernent pas uniquement les impĂŽts. Les entreprises qui rencontrent des difficultĂ©s pour rĂ©gler leurs cotisations et contributions sociales peuvent Ă©galement demander un Ă©chĂ©ancier auprĂšs de l’Urssaf.

    Chaque situation fait l’objet d’un examen individuel afin d’identifier les solutions les plus adaptĂ©es.

    La demande gracieuse : une solution en dernier recours

    Lorsque la situation financiĂšre de l’entreprise est particuliĂšrement dĂ©gradĂ©e et qu’elle ne lui permet plus de rĂ©gulariser sa situation, mĂȘme aprĂšs l’obtention de dĂ©lais de paiement, une demande gracieuse peut ĂȘtre envisagĂ©e.

    Cette procĂ©dure permet Ă  l’administration fiscale d’accorder, Ă  titre exceptionnel, une remise totale ou partielle de certaines impositions directes, ou encore une modĂ©ration des sommes dues.

    La demande doit ĂȘtre formulĂ©e par Ă©crit. LĂ  encore, il est recommandĂ© d’utiliser la messagerie sĂ©curisĂ©e de l’espace professionnel en sĂ©lectionnant la rubrique dĂ©diĂ©e aux rĂ©clamations et contestations.

    L’administration dispose en principe d’un dĂ©lai de 2 mois pour rĂ©pondre. Ce dĂ©lai peut ĂȘtre portĂ© Ă  4 mois dans certaines situations.

    En l’absence de rĂ©ponse Ă  l’issue du dĂ©lai applicable, la demande est considĂ©rĂ©e comme rejetĂ©e.

    Des interlocuteurs dédiés pour accompagner les entreprises

    Les entreprises confrontĂ©es Ă  des difficultĂ©s Ă©conomiques ou financiĂšres ne sont pas seules. Plusieurs dispositifs d’accompagnement existent afin d’orienter les dirigeants vers les solutions les plus adaptĂ©es Ă  leur situation.

    Les services de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) peuvent notamment proposer un accompagnement personnalisé aux entreprises en difficulté.

    Par ailleurs, diffĂ©rents interlocuteurs spĂ©cialisĂ©s (commissaires aux restructurations et Ă  la prĂ©vention des difficultĂ©s des entreprises, conseillers dĂ©partementaux Ă  la sortie de crise, mĂ©diateurs, etc.) peuvent ĂȘtre mobilisĂ©s pour aider les dirigeants Ă  anticiper ou surmonter leurs difficultĂ©s.

    DifficultĂ©s pour payer ses impĂŽts : panorama des solutions pour les professionnels – © Copyright WebLex

  • Blocs de compĂ©tences : le contrat de professionnalisation Ă©volue

    Blocs de compétences : le contrat de professionnalisation évolue

    Exit l’expĂ©rimentation, place Ă  la pĂ©rennisation ! Depuis le 6 juin 2026, le contrat de professionnalisation peut officiellement viser l’acquisition d’un ou plusieurs blocs de compĂ©tences, et non plus seulement une qualification professionnelle complĂšte.

    Le contrat de professionnalisation s’ouvre durablement aux blocs de compĂ©tences

    Pour rappel, un contrat de professionnalisation dit « expérimental » avait été instauré par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

    Mis en place Ă  titre temporaire, ce dispositif, prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2024, permettait au salariĂ© de suivre un parcours de formation dĂ©fini en concertation avec l’employeur et l’organisme de formation.

    Sa particularitĂ© tenait Ă  sa souplesse : contrairement au contrat de professionnalisation « classique », il ne visait pas nĂ©cessairement l’obtention d’une qualification professionnelle complĂšte. Il pouvait aussi permettre la validation d’un ou de plusieurs blocs de compĂ©tences d’une certification professionnelle.

    Fort du succĂšs de ce contrat expĂ©rimental, la loi l’a rĂ©tabli et pĂ©rennisĂ©.

    Ainsi, depuis 6 juin 2026, le contrat de professionnalisation peut de nouveau avoir pour objet l’acquisition d’une qualification professionnelle ou d’un ou plusieurs blocs de compĂ©tences d’une certification professionnelle.

    Autrement dit, les salariĂ©s et les demandeurs d’emploi peuvent se former via un contrat de professionnalisation sur des compĂ©tences ciblĂ©es, sans avoir Ă  viser une certification professionnelle dans son intĂ©gralitĂ©.

    Notez que les modalitĂ©s spĂ©cifiques d’acquisition de ce ou ces blocs de compĂ©tences doivent encore ĂȘtre dĂ©finies.

    D’ores et dĂ©jĂ , il est toutefois utile de rappeler que ce contrat reste ouvert :

    • aux personnes ĂągĂ©es de 16 Ă  25 ans rĂ©volus, afin de complĂ©ter leur formation initiale ; ‱ aux demandeurs d’emploi ĂągĂ©s de 26 ans et plus ;
    • aux bĂ©nĂ©ficiaires du RSA, de l’allocation de solidaritĂ© spĂ©cifique ou de l’allocation aux adultes handicapĂ©s ;
    • ainsi qu’aux personnes ayant bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un contrat unique d’insertion.

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  • Simplification de la vie Ă©conomique : les nouveautĂ©s pour les baux commerciaux

    Simplification de la vie économique : les nouveautés pour les baux commerciaux

    Au menu de la loi de simplification de la vie Ă©conomique, un volet important intĂ©resse les baux commerciaux. Sont notamment abordĂ©s les thĂšmes suivants : la mensualisation des loyers, le dĂ©pĂŽt de garantie, la clause d’indexation des loyers, etc. Que faut-il en retenir ?

    « Immobilier commercial » : des nouveautés en faveur du locataire

    Parce que le loyer d’un local commercial est une charge importante pour l’entreprise, la loi de simplification de la vie Ă©conomique apporte plusieurs nouveautĂ©s en faveur du locataire afin de renforcer ses droits et de l’aider Ă  protĂ©ger sa trĂ©sorerie.

    Une dĂ©finition prĂ©cise du local commercial ou artisanal pour l’application du droit de prĂ©fĂ©rence

    Pour rappel, lorsque le propriĂ©taire d’un local commercial ou artisanal souhaite vendre son bien, il doit respecter le droit de prĂ©fĂ©rence qui profite au locataire.

    ConcrĂštement, il doit l’informer par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception, ou remise en main propre contre rĂ©cĂ©pissĂ© ou Ă©margement, de son intention de vendre le local, ainsi que du prix et des conditions de la vente.

    Cette notification vaut offre de vente au profit du locataire, qui peut alors l’accepter et acheter le local qu’il loue. Sauf que la rĂ©glementation ne dĂ©finissait pas le terme de « local commercial » ou « artisanal » dans le cadre du droit de prĂ©fĂ©rence du locataire.

    C’est Ă  prĂ©sent chose faite.

    Le local Ă  usage commercial dĂ©signe tout local destinĂ© Ă  l’exercice, Ă  titre principal, d’une activitĂ© de commerce de dĂ©tail ou de gros ou de prestations de service Ă  caractĂšre commercial. Cela comprend les rĂ©serves et les emplacements attenants affectĂ©s Ă  ces activitĂ©s ou ces prestations, Ă  l’exclusion des locaux Ă  usage exclusif de bureau et des entrepĂŽts.

    Le local Ă  usage artisanal dĂ©signe tout local destinĂ© Ă  l’exercice, Ă  titre principal, d’une activitĂ© professionnelle indĂ©pendante de production, de transformation, de rĂ©paration ou de prestation de services figurant sur cette liste, y compris les rĂ©serves et les emplacements attenants affectĂ©s Ă  cette activitĂ©, Ă  l’exclusion des entrepĂŽts.

    Ces dĂ©finitions permettront, concrĂštement, de sĂ©curiser le droit de prĂ©fĂ©rence du locataire. Elles s’appliqueront aux ventes intervenant Ă  compter du 26 mai 2026.

    La mensualisation des loyers

    Le locataire a maintenant la possibilitĂ© de demander, et d’obtenir, la mensualisation des loyers dus. Cette modalitĂ© de paiement peut ĂȘtre un outil de gestion de la trĂ©sorerie pour l’entrepreneur.

    ConcrĂštement, le locataire a le droit de choisir la mensualisation, sauf en cas d’arriĂ©rĂ©s de loyers ou de charges non contestĂ©s, pour le local destinĂ© Ă  l’exercice :

    • d’une activitĂ© de commerce de dĂ©tail ou de gros ;
    • de prestations de services Ă  caractĂšre commercial ou artisanal.

    Sa demande prend effet Ă  compter de l’Ă©chĂ©ance suivante de paiement du loyer prĂ©vue par le bail.

    Cette facultĂ© est ouverte Ă  tous les baux en cours d’exĂ©cution, y compris ceux qui ont Ă©tĂ© conclus avant la loi de simplification.

    Notez qu’il n’est pas possible de priver le locataire de cette possibilitĂ© de mensualisation dans le contrat de bail : une telle clause sera rĂ©putĂ©e non Ă©crite.

    Les nouveautés concernant le dépÎt de garantie

    Les garanties pouvant ĂȘtre demandĂ©es par le bailleur font l’objet, Ă  prĂ©sent, d’un cadre plus strict.

    Tout d’abord, lorsque le loyer est mensualisĂ©, le montant de la garantie est plafonnĂ© au total d’un trimestre de loyers. Ce plafonnement s’applique Ă©galement Ă  l’ensemble des garanties (par exemple le nantissement ou le cautionnement) que peut demander le bailleur.

    Notez que, dans cette hypothĂšse, ces sommes ne portent pas intĂ©rĂȘt au profit du preneur Ă  bail. Il s’agit ici d’une exception au principe selon lequel les sommes payĂ©es en avance par le locataire dans le cadre d’une garantie et qui dĂ©passent le total de 2 Ă©chĂ©ances de loyers produisent des intĂ©rĂȘts au profit du locataire.

    Ce plafonnement des garanties s’appliquera aux baux conclus ou renouvelĂ©s Ă  compter du 26 mai 2026.

    Ensuite, la loi apporte des nouveautĂ©s en cas de mutation du local, c’est-Ă -dire en cas de changement de propriĂ©taire.

    Dans cette hypothĂšse, l’ancien bailleur transmet au nouveau bailleur l’obligation de restitution au locataire des sommes payĂ©es au titre du dĂ©pĂŽt de garantie.

    Si des garanties autres avaient Ă©tĂ© consenties Ă  l’ancien propriĂ©taire, ces derniĂšres prennent fin avec le changement de bailleur. L’ancien bailleur doit alors faire le nĂ©cessaire pour lever ces garanties et les restituer, le cas Ă©chĂ©ant, dans un dĂ©lai maximum de 6 mois.

    Ces nouveautĂ©s s’appliqueront aux changements de propriĂ©taires (en cas de vente, de donation, etc.) intervenus Ă  compter du 26 aoĂ»t 2026.

    Enfin, le sort du dĂ©pĂŽt de garantie et des autres garanties Ă  la fin du bail fait, maintenant, l’objet d’un cadre prĂ©cis afin de sĂ©curiser les parties.

    ConcrÚtement, le bailleur doit restituer le dépÎt de garantie au locataire dans un « délai raisonnable ». Ce délai est, toutefois, plafonné à 3 mois à compter de la remise des clés.

    Notez que la remise des clĂ©s peut se faire en mains propres ou par lettre recommandĂ©e avec demande d’avis de rĂ©ception.

    Les Ă©ventuelles dĂ©ductions faites par le bailleur sur le dĂ©pĂŽt de garantie effectuĂ© en numĂ©raire doivent ĂȘtre justifiĂ©es.

    Pour les autres garanties, le cas Ă©chĂ©ant, le bailleur doit faire le nĂ©cessaire pour les lever et les restituer dans un dĂ©lai de 6 mois, de la mĂȘme maniĂšre que dans l’hypothĂšse du changement de propriĂ©taire Ă©voquĂ©e ci-dessus.

    Ces modalitĂ©s de restitution des garanties prĂ©vues par la loi seront applicables aux baux en cours d’exĂ©cution Ă  la date du 26 mai 2026, Ă  condition que la remise des clĂ©s du local intervienne Ă  compter du 26 aoĂ»t 2026.

    La clause d’indexation des loyers

    La loi de simplification de la vie économique fait entrer dans la réglementation les clauses dites « tunnel ».

    Ainsi, il est Ă  prĂ©sent possible, dans les baux de locaux Ă  usage commercial, de prĂ©voir une clause qui encadre, dans les mĂȘmes proportions, Ă  la hausse et Ă  la baisse, la variation annuelle de l’indice des loyers commerciaux prise en compte pour la rĂ©vision du loyer.

    Les nouveautés propres à la clause résolutoire

    Dans le cadre d’une demande de rĂ©siliation par le bailleur, qui souhaite se prĂ©valoir de la clause rĂ©solutoire du bail pour non-paiement des loyers, le locataire a dĂ©sormais la possibilitĂ© de demander au juge :

    • des dĂ©lais de paiement des loyers dus ;
    • et la suspension des effets d’une clause rĂ©solutoire pour non-paiement des loyers.

    Cependant, le locataire doit ĂȘtre en capacitĂ© de rembourser sa dette locative et de reprendre le paiement intĂ©gral du loyer courant avant la 1re audience.

    Notez qu’il n’est cependant pas possible de suspendre les effets d’une clause rĂ©solutoire si la rĂ©siliation du bail a Ă©tĂ© dĂ©finitivement constatĂ©e ou prononcĂ©e par une dĂ©cision de justice dĂ©finitive (c’est-Ă -dire qu’aucun recours n’est plus possible).

    Cette nouvelle rĂšgle s’applique aux demandes des locataires formulĂ©es Ă  compter du 28 mai 2026.

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