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  • RĂ©gime simplifiĂ© d’imposition : du nouveau pour 2026

    RĂ©gime simplifiĂ© d’imposition : du nouveau pour 2026

    Les petites entreprises placĂ©es sous le rĂ©gime simplifiĂ© d’imposition en matiĂšre de TVA ou de bĂ©nĂ©fices industriels et commerciaux (BIC) bĂ©nĂ©ficient d’obligations dĂ©claratives allĂ©gĂ©es. Mais pour cela, encore faut-il respecter certains plafonds de chiffre d’affaires qui viennent d’ĂȘtre actualisĂ©s pour 2026.

    RĂ©gime simplifiĂ© en matiĂšre de BIC 2026 

    En 2026, le rĂ©gime simplifiĂ© BIC s’applique aux entreprises industrielles ou commerciales qui ne peuvent pas bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime micro-BIC et dont le chiffre d’affaires HT de 2025 est infĂ©rieur aux seuils suivants.

    ACTIVITÉS CONCERNÉES

    PÉRIODE D’APPRÉCIATION DU SEUIL

    SEUIL POUR L’ANNÉE 2026 (€)

    Activités de vente de biens corporels, de restauration ou de mise à disposition de logements

    Année civile précédente

    945 000

    Année civile en cours

    1 040 000

    Autres activités

    Année civile précédente

    286 000

    Année civile en cours

    323 000

     

    Il faut noter ici que le rĂ©gime simplifiĂ© BIC peut Ă©galement bĂ©nĂ©ficier aux entreprises qui relĂšvent normalement du rĂ©gime micro-BIC, mais qui optent pour ce rĂ©gime simplifiĂ©. 

    DĂšs lors que les limites de chiffre d’affaires sont franchies, le rĂ©gime simplifiĂ© se poursuit la 1re annĂ©e qui suit celle du dĂ©passement, sauf en cas de changement d’activitĂ©. 

    Les limites d’application du rĂ©gime simplifiĂ© BIC seront de nouveau réévaluĂ©es au 1re janvier 2027. 

    RĂ©gime simplifiĂ© de TVA 2026 

    En 2026, le rĂ©gime simplifiĂ© de TVA s’applique, sauf exceptions, aux entreprises qui ne bĂ©nĂ©ficient pas de la franchise en base de TVA et dont le chiffre d’affaires HT de 2025 est infĂ©rieur Ă  : 

    • 945 000 € pour les activitĂ©s de commerce, de restauration ou d’hĂ©bergement ;
    • 286 000 € pour les autres activitĂ©s. 

    À l’instar du rĂ©gime simplifiĂ© BIC, le rĂ©gime simplifiĂ© TVA s’applique Ă©galement, sur option, aux entreprises qui relĂšvent normalement de la franchise en base de TVA. 

    Si ces limites de chiffre d’affaires sont franchies, le rĂ©gime simplifiĂ© peut continuer Ă  s’appliquer pour l’exercice en cours dĂšs lors que le chiffre d’affaires HT rĂ©alisĂ© depuis le dĂ©but de l’annĂ©e n’excĂšde pas, respectivement, 1 040 000 € et 323 000 €. 

    En cas de dĂ©passement de ces limites majorĂ©es, le rĂ©gime normal s’applique Ă  compter du 1er jour de l’annĂ©e en cours. 

    Dans cette hypothĂšse, une dĂ©claration CA3 rĂ©capitulant les opĂ©rations rĂ©alisĂ©es depuis le dĂ©but de cet exercice jusqu’au mois de dĂ©passement doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e, puis, Ă  compter du mois suivant, des dĂ©clarations mensuelles CA3 seront attendues. 

    Il faut prĂ©ciser ici que le bĂ©nĂ©fice du rĂ©gime simplifiĂ© de TVA ou son maintien implique que le montant de la TVA exigible au titre de 2025 soit infĂ©rieur Ă  15 000 €. 

    RĂ©gime simplifiĂ© de TVA : suppression en vue ? 

    Il faut prĂ©ciser que le rĂ©gime simplifiĂ© de TVA a vocation Ă  ĂȘtre supprimĂ© Ă  compter du 1re janvier 2027. 

    Les entreprises qui jusqu’alors bĂ©nĂ©ficiaient du rĂ©gime simplifiĂ© de TVA seront donc soumises au rĂ©gime normal de TVA.

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  • Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les entreprises

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les entreprises

    AprĂšs de nombreux dĂ©bats budgĂ©taires, la loi de finances pour 2026 vient d’ĂȘtre publiĂ©e avec, au menu, de nombreuses mesures qui impactent ou vont impacter Ă  court terme les entreprises. Voici un rapide tour d’horizon des informations Ă  retenir Ă  ce sujet


    En matiĂšre d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices

    Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE)

    La loi de finances pour 2025 a créé une contribution exceptionnelle sur les bĂ©nĂ©fices des grandes entreprises (CEBGE) qui devait s’appliquer au titre du 1er exercice clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette contribution qui s’appliquera dĂ©sormais au titre des 2 premiers exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025 aux entreprises soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s qui rĂ©alisent un chiffre d’affaires supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  :

    • 1 milliard d’euros au titre du premier exercice au titre duquel la contribution est due ou au titre de l’exercice prĂ©cĂ©dent ;
    • 1,5 milliard d’euros au titre du second exercice.

    Pour rappel, le taux de la contribution exceptionnelle est le suivant :

    • pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  1 Md€ et infĂ©rieur Ă  3 Md€, le taux de la contribution exceptionnelle sera fixĂ© Ă  20,6 % ;
    • pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  3 Md€, ce taux est portĂ© Ă  41,2 %.
       

    Apport-cession de titres de sociétés

    Les gains tirĂ©s de la cession Ă  titre onĂ©reux de parts ou d’actions d’une sociĂ©tĂ© sont imposĂ©s au titre de l’impĂŽt sur le revenu, au taux de 12,8 %, en application du prĂ©lĂšvement forfaitaire unique (PFU), ainsi qu’au titre des prĂ©lĂšvements sociaux sur les revenus du patrimoine, au taux de 18,6 % (suite Ă  l’augmentation de la CSG de 1,4 point par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026).

    Le rĂ©gime de l’apport-cession permet un report d’imposition de la plus-value rĂ©alisĂ©e Ă  l’occasion d’un apport de titres Ă  une sociĂ©tĂ©, avec maintien de ce report en cas de cession des titres apportĂ©s sous rĂ©serve de rĂ©investir, dans un certain dĂ©lai, une fraction du produit de la vente dans des entreprises.

    La loi de finances pour 2026 apporte quelques amĂ©nagements au rĂ©gime du report d’imposition en cas d’apport de titres, applicables aux cessions de titres apportĂ©s rĂ©alisĂ©es Ă  compter du lendemain de la publication de la loi, notamment s’agissant du montant du rĂ©investissement (qui passe de 60 % Ă  70 % du produit de la vente) et du dĂ©lai de rĂ©investissement (qui passe de 2 ans Ă  3 ans).

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 prĂ©cise que lorsque le produit de la cession est rĂ©investi dans les conditions prĂ©vues, les titres concernĂ©s doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant un dĂ©lai d’au moins 5 ans (12 mois auparavant), dĂ©comptĂ© depuis la date de leur inscription Ă  l’actif de la sociĂ©tĂ©.

    Report d’imposition en cas d’option d’une entreprise individuelle pour l’assimilation Ă  une EURL ou une EARL

    Les entreprises individuelles et les entreprises individuelles Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EIRL) peuvent opter pour l’assimilation Ă  une entreprise unipersonnelle Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EURL) ou Ă  une entreprise agricole Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EARL) Ă  associĂ© unique, ce qui aboutit Ă  leur assujettissement Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

    Cette assimilation est fiscalement considĂ©rĂ©e comme une cessation d’activitĂ© avec pour consĂ©quence l’imposition immĂ©diate des bĂ©nĂ©fices et des plus-values constatĂ©es.

    Toutefois, l’administration fiscale admet que le transfert des biens professionnels peut ĂȘtre assimilĂ© Ă  un apport, ouvrant droit au report ou Ă  l’étalement de l’imposition des plus-values, au rĂ©gime particulier des provisions et au sursis sur les profits sur stocks.

    La loi de finances légalise cette position administrative.

    Report d’imposition en cas de transfert du patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel vers une sociĂ©tĂ©

    La loi de finances pour 2026 met en place un mĂ©canisme garantissant la neutralitĂ© fiscale de l’apport en sociĂ©tĂ© d’une entreprise individuelle ou d’une EIRL ou d’une branche complĂšte d’activitĂ© assimilĂ©e Ă  une EURL ou Ă  une EARL et soumise Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

    Amortissement des fonds de commerce

    Sur le plan comptable, le fonds commercial Ă©tant prĂ©sumĂ© avoir une durĂ©e d’utilisation non limitĂ©e, il est en principe non amortissable. Mais un amortissement comptable du fonds commercial est admis lorsque la durĂ©e d’utilisation de ce fonds est limitĂ©e, au regard de critĂšres physiques, techniques, juridiques ou Ă©conomiques inhĂ©rents Ă  l’utilisation de ce fonds.

    Dans ce cas, le fonds commercial est amorti sur sa durĂ©e d’utilisation, ou si celle ci ne peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e de maniĂšre fiable, sur 10 ans.

    Il est aussi admis d’amortir comptablement les fonds de commerce acquis par les petites entreprises, c’est-Ă -dire par les structures qui ne dĂ©passent pas 2 des 3 seuils suivants au titre du dernier exercice clos :

    • 50 salariĂ©s ;
    • 12 M€ de chiffre d’affaires ;
    • 6 M€ de total de bilan annuel.

    En principe, les amortissements ainsi comptabilisĂ©s ne sont pas fiscalement dĂ©ductibles du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.

    Par dĂ©rogation et dans le but de soutenir la reprise de l’activitĂ© Ă©conomique suite Ă  la sortie de crise sanitaire du Covid, la loi de finances pour 2022 a prĂ©vu que, pour les fonds acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 dĂ©cembre 2025, cet amortissement comptable soit admis en dĂ©duction du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce dispositif pour les fonds acquis jusqu’au 31 dĂ©cembre 2029.

    Dispositif des jeunes entreprises innovantes (JEI)

    La loi de finances pour 2026 prolonge jusqu’en 2028 les exonĂ©rations de cotisation fonciĂšre des entreprises et de taxe fonciĂšre dont bĂ©nĂ©ficient les jeunes entreprises innovantes créées Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Zones d’amĂ©nagement du territoire

    La loi de finances pour 2026 apporte des précisions sur les dispositifs suivants :

    • concernant les dispositifs « zones de revitalisation rurale (ZRR) » et « France ruralitĂ©s revitalisation (ZFRR) », elle proroge le maintien des anciennes communes ZRR non Ă©ligibles au dispositif ZFRR dans ce zonage jusqu’au 31 dĂ©cembre 2029 (au lieu du 31 dĂ©cembre 2027) ;
    • concernant le dispositif « zones de dĂ©veloppement prioritaire », elle prolonge ce dispositif d’un an, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027.

    Par ailleurs, elle crĂ©e une nouvelle mesure d’exonĂ©ration en faveur des crĂ©ations ou reprises d’activitĂ© dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV) : les personnes qui, entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2030, crĂ©ent ou reprennent des activitĂ©s dans les QPV sont exonĂ©rĂ©es d’impĂŽt au titre des bĂ©nĂ©fices provenant des activitĂ©s implantĂ©es dans le quartier, Ă  l’exclusion des plus-values constatĂ©es lors de la réévaluation des Ă©lĂ©ments d’actif, jusqu’au terme du 59ᔉ mois suivant celui de leur crĂ©ation d’activitĂ© ou celui de la reprise d’activitĂ©.

    En matiĂšre de TVA et de taxes diverses

    Franchise en base TVA

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA. 

    La loi de finances pour 2025 avait prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es.

    Toutefois, face aux rĂ©actions qui ont suivi cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue.

    Finalement, aucune mesure n’a Ă©tĂ© prise dans ce sens dans le cadre de la loi de finances pour 2026 : ce sont les dispositions antĂ©rieures Ă  la promulgation de cette loi qui sont applicables, Ă  savoir les seuils suivants.

    AnnĂ©e d’évaluation

    Chiffre d’affaires

    Chiffre d’affaires affĂ©rent aux prestations de services autres que les ventes Ă  consommer sur place et les prestations d’hĂ©bergement

    Année civile précédente

    85 000 €

    37 500 €

    Année en cours

    93 500 €

    41 250 €

     

    TVA sur les dépenses de publicité

    La loi de finances pour 2026 met fin au dispositif d’exclusion du droit Ă  dĂ©duction de la TVA actuellement en vigueur concernant les dĂ©penses utilisĂ©es par les entreprises pour les besoins de certaines publicitĂ©s.

    Taxes sur les véhicules

    La loi de finances pour 2026 aménage les taxes applicables aux véhicules, à compter du 1er mars 2026, en :

    • amĂ©nageant la dĂ©finition des vĂ©hicules dits vertueux ;
    • prĂ©cisant la mĂ©thode de dĂ©termination de la puissance administrative de certains vĂ©hicules Ă©lectriques ;
    • revenant sur la dĂ©finition de la 1re immatriculation, tout d’abord au 1er janvier 2026, puis au 1er janvier 2027 ;
    • modifiant l’abattement applicable aux vĂ©hicules qui comportent au moins 8 places assises et qui sont dĂ©tenus par une personne morale, pour le calcul des taxes sur les Ă©missions de dioxyde de carbone et sur la masse en ordre de marche des vĂ©hicules de tourisme ;
    • prĂ©cisant l’assujettissement des vĂ©hicules Ă  la taxe annuelle incitative relative Ă  l’acquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faibles Ă©missions ;
    • amĂ©nageant le tarif de la taxe annuelle incitative relative Ă  l’acquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faibles Ă©missions.
       

    Taxe sur les petits colis

    La loi de finances de 2026 instaure une taxe Ă©gale Ă  2 € sur les importations d’articles de marchandise contenus dans des envois de faible valeur, dits « petits colis » et dont la valeur intrinsĂšque n’excĂšde pas 150 €, en provenance des pays tiers.

    Cette taxe forfaitaire s’applique Ă  partir du 1er mars 2026 et a vocation Ă  ĂȘtre abrogĂ©e au plus tard le 31 dĂ©cembre 2026 en faveur de dispositions en ce sens prises Ă  l’échelle de l’Union europĂ©enne.

    En matiùre d’impîts locaux

    Révision des valeurs locatives

    La loi de finances pour 2026 reporte d’un an l’intĂ©gration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels dans les bases locales d’imposition, soit de 2026 Ă  2027.

    Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises

    Alors qu’il Ă©tait prĂ©vu une accĂ©lĂ©ration de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), cette cotisation est maintenue telle quelle selon ce qui a Ă©tĂ© prĂ©vu par la loi de finances pour 2025.

    Mesures diverses

    Facturation électronique

    La loi de finances pour 2026 confirme le calendrier de dĂ©ploiement de la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique, ainsi que ses modalitĂ©s de mise en place et entĂ©rine des dispositions d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ©es.

    Elle apporte des précisions sur les obligations visant les plateformes agréées et revient sur les sanctions applicables en cas de non-respect des obligations découlant de la mise en place de la facturation électronique.

    À ce sujet, il faut noter que :

    • le non-respect par une entreprise de l’obligation d’Ă©mission d’une facture sous une forme Ă©lectronique donnera lieu Ă  l’application d’une amende de 50 € (et non plus 15 €) par facture, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  15 000 € ;
    • le non-respect par une entreprise des obligations de transmission des donnĂ©es de transaction et de paiement donnera lieu Ă  l’application d’une amende Ă©gale Ă  500 € par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  15 000 € ;
    • pour les plateformes dĂ©matĂ©rialisĂ©es :
      • toute omission ou tout manquement par un opĂ©rateur d’une plateforme de dĂ©matĂ©rialisation aux obligations de transmission de donnĂ©es donnera lieu Ă  une amende de 50 € (et non plus 15 €) par facture mise Ă  la charge de cette plateforme, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  45 000 € ;
      • le non-respect par une plateforme agréée des obligations de transmission des donnĂ©es reçues Ă  l’administration donne lieu Ă  une amende de 750 € par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  100 000 €.

    Il est Ă©galement prĂ©vu que, lorsque l’administration constate une omission ou un manquement de l’entreprise Ă  l’obligation de recourir Ă  une plateforme agréée pour la rĂ©ception de factures Ă©lectroniques, elle la mette en demeure de s’y conformer dans un dĂ©lai de 3 mois.

    La persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation Ă  l’expiration du dĂ©lai de 3 mois donnera lieu Ă  l’application d’une amende de 500 €. L’administration met alors Ă  nouveau l’entreprise en demeure de se conformer Ă  cette obligation dans un mĂȘme dĂ©lai de 3 mois.

    Une nouvelle amende de 1 000 € est encourue aprĂšs chaque pĂ©riode de 3 mois au terme de laquelle l’administration, aprĂšs une mise en demeure infructueuse, constate la persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation.

    Suppression de dispositifs fiscaux et simplification de la gestion fiscale

    La loi de finances pour 2026 met fin à un certain nombre de dispositifs fiscaux jugés inefficaces ou obsolÚtes et adopte plusieurs mesures visant à simplifier et moderniser certaines obligations fiscales, comme :

    • la suppression de l’obligation d’envoi par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception de certaines mises en demeure afin de permettre l’usage d’autres modes de notification ;
    • la suppression de l’envoi des avis d’impĂŽt sur le revenu au format papier aux usagers dĂ©clarant leur revenu en ligne, sauf option contraire exprimĂ©e ;
    • la suppression du caractĂšre irrĂ©vocable de l’option qui permet de choisir l’imposition des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et plus-values de capitaux mobiliers (PVCM) selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu (IR) plutĂŽt qu’à l’imposition forfaitaire ;
    • la suppression du chĂšque comme moyen de paiement de l’impĂŽt pour les derniers impĂŽts des professionnels pour lesquels il Ă©tait encore admis ;
    • etc.
       

    Participation aux frais de transport de leurs salariés

    La lĂ©gislation sociale impose Ă  tous les employeurs, sans condition d’effectif, de prendre en charge 50 % du coĂ»t des titres d’abonnement Ă  des transports publics de personnes ou de services publics de location de vĂ©los.

    Les abonnements pris en charge sont les abonnements annuels, mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite (automatique), multimodaux ou encore les abonnements à un service public de location de vélos.

    Par dĂ©rogation aux principes sociaux et fiscaux applicables, cette prise en charge de l’employeur est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, de CSG, de CRDS et d’impĂŽt sur le revenu.

    Afin de favoriser l’usage des transports en commun, de 2022 Ă  2024, la loi de finances rectificative pour 2022 avait permis aux employeurs de bĂ©nĂ©ficier de ce rĂ©gime social et fiscal mĂȘme si leur prise en charge excĂ©dait les 50 % de la valeur totale de l’abonnement.

    Ainsi, cette loi admettait jusqu’en 2024 que les employeurs puissent participer jusqu’à 75 % du coĂ»t total de l’abonnement du salariĂ© tout en bĂ©nĂ©ficiant des exonĂ©rations sociales et fiscales prĂ©citĂ©es.

    La loi de finances pour 2025 a prorogĂ© d’une annĂ©e, soit sur toute l’annĂ©e 2025, ce rĂ©gime social et fiscal de faveur applicable aux employeurs qui dĂ©cident d’aller au-delĂ  de la prise en charge obligatoire d’une partie du coĂ»t de l’abonnement des salariĂ©s, jusqu’à 75 % de la valeur totale.

    La loi de finances pour 2026 proroge de nouveau, pour un an, ce dispositif, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    Évolution du calcul de la rĂ©serve de participation des salariĂ©s aux rĂ©sultats de l’entreprise

    La loi de finances complĂšte la liste des bĂ©nĂ©fices exonĂ©rĂ©s Ă  rĂ©intĂ©grer pour le calcul de la rĂ©serve spĂ©ciale de participation en y ajoutant d’autres dispositifs d’exonĂ©ration.

    Devront dĂ©sormais ĂȘtre prises en compte, en plus des exonĂ©rations dĂ©jĂ  existantes, celles attachĂ©es :

    • aux bassins d’emploi Ă  redynamiser ;
    • aux zones de restructuration de la dĂ©fense ;
    • aux zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration des dĂ©partements d’outre-mer ;
    • aux zones de revitalisation rurales et zones France ruralitĂ© revitalisations ; ‱ aux bassins urbains Ă  dynamiser ;
    • aux zones de dĂ©veloppement prioritaire ;
    • Ă  la nouvelle mesure d’exonĂ©rations attachĂ©e aux quartiers prioritaires de la ville (nouvellement mise en place par la prĂ©sente loi de finances pour 2026).
       

    Compte personnel de formation

    Le compte personnel de formation (CPF) permet Ă  chaque salariĂ© d’accumuler des droits Ă  formation tout au long de sa vie professionnelle afin de les utiliser pour financer :

    • des formations certifiantes, c’est-Ă -dire sanctionnĂ©es par un diplĂŽme, un titre professionnel ou une certification reconnue ;
    • et certaines actions non certifiantes comme la validation des acquis de l’expĂ©rience (VAE), les bilans de compĂ©tences ou encore la prĂ©paration au permis de conduire.

    Pour les actions certifiantes et jusqu’à prĂ©sent, les droits inscrits sur le CPF pouvaient ĂȘtre mobilisĂ©s sans plafond spĂ©cifique de mobilisation applicable Ă  ces actions.

    La loi de finances pour 2026 instaure un plafond d’utilisation des droits inscrits sur le CPF pour le financement des actions certifiantes (qui doit encore ĂȘtre fixĂ© par un dĂ©cret attendu sur ce point).

    Du cÎté des actions non certifiantes, la loi de finances pour 2026 change 2 points importants :

    • d’une part, elle instaure un plafond d’utilisation des droits mobilisables pour les bilans de compĂ©tences (actions non certifiantes) et pour les permis de conduire (Ă  fixer par dĂ©cret) ;
    • d’autre part, s’agissant des permis de conduire, elle limite l’éligibilitĂ© au CPF des permis de conduire pour les vĂ©hicules du groupe lĂ©ger (soit le permis A et B) aux demandeurs d’emploi ou aux hypothĂšses oĂč le permis est cofinancĂ© par un tiers (l’employeur, un opĂ©rateur de compĂ©tences, France Travail, etc.).
       

    Aide au permis des apprentis

    La loi de finances pour 2026 supprime l’aide forfaitaire au permis de conduire de 500 € qui bĂ©nĂ©ficiait jusqu’alors aux majeurs de plus de 18 ans titulaires d’un contrat d’apprentissage.

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  • Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants

    Parmi les mesures adoptĂ©es dans le cadre de la loi de finances pour 2026, plusieurs dispositions viennent crĂ©er, amĂ©nager, proroger des dispositifs fiscaux qui intĂ©ressent spĂ©cialement les particuliers, mais Ă©galement les dirigeants d’entreprises. Voici un panorama rapide des mesures essentielles Ă  retenir Ă  ce sujet


    En matiùre d’impît sur le revenu

    Barùme de l’impît sur le revenu

    La loi de finances pour 2026 relĂšve de 0,9 % les limites des tranches du barĂšme de l’impĂŽt sur le revenu, ainsi que les seuils et plafonds associĂ©s.

    Elle relÚve également les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélÚvement à la source.

    Contribution différentielle sur les hauts revenus

    La loi de finances pour 2025 a instituĂ© une contribution applicable Ă  l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025 Ă  la charge des contribuables domiciliĂ©s fiscalement en France dont le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence est supĂ©rieur Ă  250 000 € pour les contribuables cĂ©libataires, veufs, sĂ©parĂ©s ou divorcĂ©s et Ă  500 000 € pour les contribuables soumis Ă  une imposition commune.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette contribution Ă  compter de l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025 et jusqu’à l’imposition des revenus de l’annĂ©e au titre de laquelle le projet de loi relative aux rĂ©sultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’annĂ©e constate un dĂ©ficit du budget gĂ©nĂ©ral infĂ©rieur Ă  3 % du produit intĂ©rieur brut.

    Rappelons que la contribution est égale à la différence positive entre :

    • 20 % du revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence ;
    • et le montant de la somme de l’impĂŽt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, ainsi que des prĂ©lĂšvements libĂ©ratoires de l’impĂŽt sur le revenu, majorĂ© de 1 500 € par personne Ă  charge et 12 500 € pour les contribuables soumis Ă  imposition commune.

    En matiĂšre de rĂ©ductions et de crĂ©dits d’impĂŽts

    RĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu pour souscription au capital des PME

    La loi de finances pour 2026 apporte des prĂ©cisions Ă  propos de la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu « Madelin », pour souscription au capital des PME, notamment s’agissant des souscriptions de parts :

    • de fonds communs de placement dans l’innovation, en recentrant la rĂ©duction d’impĂŽt sur les parts de FCPI investies en titres de jeunes entreprises innovantes ;
    • de fonds d’investissement de proximitĂ©, en assouplissant notamment les conditions relatives au quota d’investissement ;
    • de jeunes entreprises innovantes, en crĂ©ant une nouvelle catĂ©gorie, Ă  savoir les JEI Ă  impact, ouvrant droit Ă  une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de 40 % ;
    • d’entreprises solidaires d’utilitĂ© sociale et de sociĂ©tĂ©s fonciĂšres solidaires, en prorogeant l’application du taux majorĂ© de la rĂ©duction d’impĂŽt (25 % au lieu de 18 %) jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 et, pour les sociĂ©tĂ©s fonciĂšres solidaires, en rĂ©duisant Ă  5 ans le dĂ©lai pendant lequel le remboursement des apports entraĂźne la reprise de la rĂ©duction d’impĂŽt.

    RĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu au titre des dons

    La loi de finances pour 2026 double la limite du montant des versements pris en compte pour le bĂ©nĂ©fice de la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de 75 % applicable aux dons effectuĂ©s au profit des organismes d’aide aux personnes en difficultĂ© ou aux victimes de violence domestique.

    Applicable pour les dons consentis aprĂšs le 14 octobre 2025, ils sont pris en compte dans la limite de 2 000 € dĂ©sormais (au lieu de 1 000 €). Pour rappel, les versements qui excĂšdent cette limite ouvrent droit Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt de droit commun au taux de 66 % prĂ©vue pour les dons versĂ©s aux Ɠuvres et organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou assimilĂ©s, dans la limite de 20 % du montant du revenu imposable.

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour services Ă  la personne

    Un crĂ©dit d’impĂŽt Ă©gal Ă  50 % des dĂ©penses engagĂ©es bĂ©nĂ©ficie aux contribuables employant un salariĂ© Ă  leur domicile. Les dĂ©penses Ă©ligibles sont retenues dans la limite annuelle de 12 000 € par foyer, permettant un crĂ©dit d’impĂŽt maximal de 6 000 €. Ce plafond peut ĂȘtre augmentĂ© de 1 500 € par enfant Ă  charge ou par membre du foyer ĂągĂ© de plus de 65 ans, sans pouvoir excĂ©der 15 000 €.

    Depuis l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2021, le champ du crĂ©dit d’impĂŽt englobe Ă©galement des prestations rĂ©alisĂ©es Ă  l’extĂ©rieur de la rĂ©sidence, lorsqu’elles sont comprises dans un ensemble de services souscrit par le contribuable incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  rĂ©sidence (« offre globale »).

    La loi de finances pour 2026 prĂ©cise que la notion d’ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence doit s’entendre de services fournis au contribuable par un mĂȘme salariĂ©, une mĂȘme association, une mĂȘme entreprise ou un mĂȘme organisme.

    Par ailleurs, elle prĂ©cise que les services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence, n’ouvrent droit au crĂ©dit d’impĂŽt que lorsque le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile n’excĂšde pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis au domicile.

    Enfin, pour les personnes ĂągĂ©es, handicapĂ©es ou celles qui ont besoin d’une aide personnelle Ă  leur domicile ou d’une aide Ă  la mobilitĂ© dans l’environnement de proximitĂ© favorisant leur maintien Ă  domicile, la loi de finances pour 2026 assimile la livraison de repas Ă  domicile Ă  un service fourni Ă  la rĂ©sidence du contribuable afin de la rendre Ă©ligible, par nature, au crĂ©dit d’impĂŽt services Ă  la personne, y compris si elle n’est pas comprise dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence.

    En matiĂšre de gestion du patrimoine immobilier

    Amortissement des biens immobiliers acquis en vue d’une location nue

    La loi de finances pour 2026 rĂ©introduit un mĂ©canisme de dĂ©duction au titre de l’amortissement du prix d’acquisition de logements, en contrepartie d’un engagement du propriĂ©taire de louer le logement Ă  titre de rĂ©sidence principale pendant une durĂ©e minimale de 9 ans, sous rĂ©serve du respect de plafonds de loyer et de ressources, apprĂ©ciĂ©s Ă  la date de conclusion du bail, en dehors du cercle familial (incluant les parents, grands-parents, enfants, petits-enfants et frĂšres et sƓurs).

    RĂ©servĂ©e aux particuliers et aux associĂ©s de sociĂ©tĂ© non soumise Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s, cette dĂ©duction peut s’appliquer aux logements acquis neufs ou en l’Ă©tat futur d’achĂšvement, aux logements que le contribuable fait construire, aux logements qui font ou qui ont fait l’objet de travaux concourant Ă  la production ou Ă  la livraison d’un immeuble neuf, aux logements pour lesquels les travaux d’amĂ©lioration reprĂ©sentent au moins 30 % du prix d’acquisition du logement et qui satisfont les critĂšres d’une rĂ©habilitation lourde.

    Les taux d’amortissement varient selon le type de bien (logement neuf ou ancien rĂ©habilitĂ©) et l’affectation du logement Ă  la location intermĂ©diaire, sociale ou trĂšs sociale, allant ainsi de 3 % Ă  5,5 %, l’amortissement Ă©tant calculĂ© sur le prix d’acquisition du logement, net de frais, sous dĂ©duction de la valeur du foncier (estimĂ©e forfaitairement Ă  20 % du prix d’acquisition).

    Le montant total des amortissements dĂ©ductibles est plafonnĂ© Ă  8 000 € par an et par foyer fiscal. Ce montant est majorĂ© de 2 000 € ou 4 000 € lorsque 50 % au moins des revenus bruts issus des logements bĂ©nĂ©ficiaires desdits amortissements sont affectĂ©s respectivement Ă  la location sociale ou Ă  la location trĂšs sociale.

    Déficits fonciers

    Le dĂ©ficit foncier est imputable sur le revenu global, sous conditions, dans la limite de 10 700 € par an, et Ă  raison des seuls dĂ©ficits qui ne proviennent pas des intĂ©rĂȘts d’emprunt. Si le montant du revenu global n’est pas suffisant pour absorber ce dĂ©ficit, l’excĂ©dent est alors imputable sur les revenus globaux des 6 annĂ©es suivantes.

    Cette limite de 10 700 € a Ă©tĂ© temporairement rehaussĂ©e Ă  21 400 € par an au maximum lorsque le dĂ©ficit se rapporte aux dĂ©penses de travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique qui permettent Ă  un bien de passer d’une classe Ă©nergĂ©tique E, F ou G Ă  une classe Ă©nergĂ©tique A, B, C ou D au plus tard le 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce rehaussement temporaire Ă  21 400 € par an jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 pour les dĂ©penses de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique payĂ©es entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2027.

    Plus-values immobiliĂšres

    La loi de finances pour 2026 reconduit pour 2 ans, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, l’exonĂ©ration des plus-values de cession d’immeubles Ă  un organisme en charge du logement social, destinĂ©s au logement social ou intermĂ©diaire, et l’abattement exceptionnel sur les plus-values de cession d’immeubles situĂ©s en zones tendues ou dans le pĂ©rimĂštre d’une grande opĂ©ration d’urbanisme, dans celui d’une opĂ©ration de revitalisation du territoire ou dans celui d’une opĂ©ration d’intĂ©rĂȘt national.

    En matiĂšre de gestion du patrimoine financier

    Plan d’épargne retraite

    La loi de finances pour 2026 supprime, pour les versements effectuĂ©s Ă  compter du 1er janvier 2026, les avantages fiscaux attachĂ©s aux versements faits au plan d’épargne retraite (PER) Ă  compter du 70Ăšme anniversaire de son titulaire.

    Par ailleurs, elle allonge de 2 ans la durĂ©e d’utilisation du plafond inemployĂ© de dĂ©duction des cotisations d’Ă©pargne-retraite du revenu global, qui passe ainsi de 3 ans Ă  5 ans.

    En matiùre d’impîts locaux

    Taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit que les communes et les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) Ă  fiscalitĂ© propre peuvent, par dĂ©libĂ©ration, exonĂ©rer de taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires (THRS), pour la part qui leur revient :

    • les locaux classĂ©s meublĂ©s de tourisme ;
    • les chambres d’hĂŽtes, Ă  savoir les chambres meublĂ©es situĂ©es chez l’habitant en vue d’accueillir des touristes, Ă  titre onĂ©reux, pour une ou plusieurs nuitĂ©es, assorties de prestations.

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 ajoute parmi les locaux exclus du champ de la THRS les gĂźtes ruraux, entendus comme des meublĂ©s de tourisme qui respectent des signes de qualitĂ© officiels reconnus par l’État et dĂ©finis par dĂ©cret, faisant l’objet de contrĂŽles rĂ©guliers par les organismes gestionnaires, et qui rĂ©pondent aux caractĂ©ristiques cumulatives suivantes :

    • ĂȘtre une maison indĂ©pendante ou un appartement situĂ© dans un bĂątiment comprenant 4 habitations au plus ;
    • ne pas ĂȘtre situĂ©s sur le territoire d’une mĂ©tropole (Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave au sein d’un espace de solidaritĂ©).

    Taxe sur les logements vacants

    La loi de finances pour 2026 substitue aux 2 taxes existantes, Ă  savoir la taxe sur les logements vacants (TLV) en zone tendue et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) en zone non tendue, une seule imposition affectĂ©e aux communes et distincte de la taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires (THRS) : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation.

    La taxe sur la vacance des locaux d’habitation est due pour les logements vacants au 1er janvier de l’annĂ©e d’imposition depuis au moins :

    • une annĂ©e lorsque le logement est situĂ© dans une commune qui prĂ©sente un dĂ©sĂ©quilibre marquĂ© entre l’offre et la demande de logements entraĂźnant des difficultĂ©s sĂ©rieuses d’accĂšs au logement sur l’ensemble du parc rĂ©sidentiel existant ;
    • deux annĂ©es lorsque le logement est situĂ© dans le reste du territoire.

    Le taux de cette taxe, calculée sur la base de la valeur locative du logement, est fonction du lieu de situation du bien.

    Spécialement pour les dirigeants

    Taxe sur les holdings patrimoniales

    Une taxe sur les actifs non professionnels dĂ©tenus par les sociĂ©tĂ©s est instituĂ©e par la loi de finances pour 2026, due au titre des exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2026, qui vise les sociĂ©tĂ©s ayant leur siĂšge en France qui sont assujetties Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (IS), les sociĂ©tĂ©s dont le siĂšge est Ă©tabli hors de France assujetties Ă  un impĂŽt Ă©quivalent Ă  l’IS et les sociĂ©tĂ©s qui sont des sociĂ©tĂ©s de capitaux et dont au moins une personne physique dĂ©tenant au moins 50 % du capital a son domicile fiscal en France.

    Pour ĂȘtre soumises Ă  cette nouvelle taxe, ces sociĂ©tĂ©s doivent remplir, Ă  la date de clĂŽture de l’exercice au titre duquel la taxe est due, toutes les conditions suivantes :

    • la valeur vĂ©nale de l’ensemble des actifs qu’elles dĂ©tiennent est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  5 millions d’euros ;
    • au moins une personne physique dĂ©tient une fraction des droits de vote ou des droits financiers Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  50 % ou une personne physique y exerce en fait le pouvoir de dĂ©cision ;
    • elles perçoivent des revenus passifs reprĂ©sentant plus de 50 % du montant cumulĂ© des produits d’exploitation et des produits financiers sur l’ensemble de l’exercice, hors reprises de provisions et amortissements.

    Les revenus passifs s’entendent :

    • des dividendes ;
    • des intĂ©rĂȘts, des produits des obligations, des crĂ©ances, des dĂ©pĂŽts et des cautionnements ;
    • des redevances de cession ou de concession de licences d’exploitation, de brevets d’invention, de marques de fabrique, de procĂ©dĂ©s ou de formules de fabrication et d’autres droits analogues ;
    • des produits de droits d’auteurs ;
    • des loyers ;
    • des produits de cession d’un bien qui gĂ©nĂšre un revenu relevant d’une des 5 catĂ©gories prĂ©cĂ©dentes lorsqu’ils constituent des produits d’exploitation ou des produits financiers.

    La taxe est calculĂ©e au taux de 20 %, sur la base de la somme de la valeur vĂ©nale des actifs suivants dĂ©tenus par la sociĂ©tĂ© Ă  la date de la clĂŽture de l’exercice au titre duquel la taxe est due :

    • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la chasse ;
    • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la pĂȘche ;
    • les vĂ©hicules qui ne sont pas affectĂ©s Ă  une activitĂ© professionnelle, les yachts, les bateaux de plaisance Ă  voile ou Ă  moteur, les aĂ©ronefs et les vĂ©hicules de tourisme ;
    • les bijoux et les mĂ©taux prĂ©cieux, Ă  l’exclusion de ceux affectĂ©s Ă  l’exploitation d’un musĂ©e ou d’un monument historique ou exposĂ©s dans un lieu accessible au public ou aux salariĂ©s de la sociĂ©tĂ©, Ă  l’exception de leurs bureaux ;
    • les chevaux de course ou de concours ;
    • les vins et les alcools ;
    • les logements dont la personne (qui dĂ©tient directement ou indirectement une fraction des droits de vote ou des droits financiers Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  50 % du capital de la sociĂ©tĂ© ou qui y exerce en fait le pouvoir de dĂ©cision) se rĂ©serve la jouissance, soit :
      • les logements occupĂ©s, Ă  titre gratuit ou pour un loyer infĂ©rieur au prix du marchĂ©, Ă  titre de rĂ©sidence principale ou non ;
      • les logements louĂ©s fictivement.

    Pacte Dutreil

    Pour rappel, sont exonĂ©rĂ©es de droits de mutation Ă  titre gratuit, Ă  concurrence de 75 % de leur valeur, les parts ou les actions d’une sociĂ©tĂ© dont l’activitĂ© principale est industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libĂ©rale transmises par dĂ©cĂšs, entre vifs ou, en pleine propriĂ©tĂ©, Ă  un fonds de pĂ©rennitĂ©.

    Ce dispositif Dutreil est aménagé par la loi de finances pour 2026 :

    • tout d’abord, elle prĂ©voit que le bĂ©nĂ©ficiaire de la transmission Ă  titre gratuit doit s’engager Ă  conserver les titres ou les biens reçus pendant 6 ans dĂ©sormais (au lieu de 4 ans auparavant) ;
    • ensuite, elle vient prĂ©ciser que cette exonĂ©ration ne s’applique pas Ă  la fraction de la valeur vĂ©nale des parts ou actions reprĂ©sentative de la valeur des Ă©lĂ©ments d’actif suivants qui ne sont pas exclusivement affectĂ©s par la sociĂ©tĂ©, pendant une durĂ©e d’au moins 3 ans avant la transmission ou, Ă  dĂ©faut, depuis leur acquisition, et jusqu’à la fin de l’engagement (dĂ©sormais de 6 ans) ou, Ă  dĂ©faut, jusqu’à sa cession, Ă  l’activitĂ© industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libĂ©rale :
      • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la chasse ;
      • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la pĂȘche ;
      • les vĂ©hicules de tourisme ;
      • les yachts, les bateaux de plaisance Ă  voile ou Ă  moteur et les aĂ©ronefs ;
      • les bijoux, les mĂ©taux prĂ©cieux et les objets d’art, de collection ou d’antiquitĂ© (Ă  l’exclusion de ceux bĂ©nĂ©ficiant du rĂ©gime de dĂ©duction spĂ©ciale ouvert aux entreprises qui achĂštent de Ɠuvres originales d’artistes vivants) ;
      • les chevaux de course ou de concours ;
      • les vins et les alcools ;
      • les logements et rĂ©sidences.

    Management package

    La loi de finances pour 2025 a mis en place un rĂ©gime spĂ©cifique d’imposition des gains rĂ©alisĂ©s par les salariĂ©s ou dirigeants sur les instruments d’intĂ©ressement dont ils bĂ©nĂ©ficient dans le cadre de « management packages ».

    La loi de finances pour 2026 apporte plusieurs prĂ©cisions sur ce rĂ©gime d’imposition, et, notamment :

    • instaure un report d’imposition de la fraction du gain imposĂ© au barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu Ă  proportion de ce gain qui est rĂ©investi par le salariĂ© ou dirigeant dans l’entreprise ;
    • prĂ©cise les rĂšgles d’imposition en cas de donation des titres acquis ou souscrits ;
    • prĂ©cise les conditions dans lesquelles les titres qui ont Ă©tĂ© inscrits dans un PEA avant la loi de finances pour 2025 peuvent en ĂȘtre retirĂ©s en toute neutralitĂ© fiscale.

    Bons de souscription de parts de crĂ©ateurs d’entreprises

    La loi de finances pour 2026 permet Ă  une sociĂ©tĂ© d’attribuer des bons de souscription de parts de crĂ©ateurs d’entreprises (BSPCE) aux salariĂ©s et aux dirigeants de sous-filiales dĂšs lors qu’elles sont dĂ©tenues Ă  au moins 75 % par la sociĂ©tĂ© Ă©mettrice, sous conditions.

    Par ailleurs, elle prĂ©cise, parmi les caractĂ©ristiques des sociĂ©tĂ©s Ă©mettrices des bons, que le capital de la sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre dĂ©tenu directement et de maniĂšre continue pour 15 % (et non plus 25 %) au moins par des personnes physiques ou par des personnes morales elles-mĂȘmes directement dĂ©tenues pour 75 % au moins de leur capital par des personnes physiques.

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants – © Copyright WebLex

  • ProcĂ©dure de rĂ©gularisation en cours de contrĂŽle fiscal : simplification en vue

    Procédure de régularisation en cours de contrÎle fiscal : simplification en vue

    Sous conditions strictes, les particuliers comme les professionnels peuvent demander Ă  rĂ©gulariser leurs erreurs au cours d’un contrĂŽle fiscal et bĂ©nĂ©ficier ainsi d’un intĂ©rĂȘt de retard rĂ©duit. Cette procĂ©dure vient d’ĂȘtre simplifiĂ©e via la crĂ©ation d’un formulaire unique dĂ©clinĂ© en trois versions.

    Régularisation en cours de contrÎle : nouveau formulaire

    Les particuliers comme les professionnels peuvent demander à régulariser leur situation dans le cadre :

    • d’une vĂ©rification de comptabilitĂ©, qu’elle soit gĂ©nĂ©rale ou ciblĂ©e ;
    • d’un examen de comptabilitĂ© ;
    • d’un examen contradictoire de la situation fiscale personnelle (ESFP) ;
    • d’un contrĂŽle sur piĂšces.

    La procédure de régularisation en cours de contrÎle peut porter sur tous les impÎts et toutes les périodes (année ou exercice) visés par le contrÎle.

    Pour bĂ©nĂ©ficier de cette procĂ©dure, 5 conditions cumulatives doivent ĂȘtre respectĂ©es :

    • effectuer une demande expresse de rĂ©gularisation dans les dĂ©lais prĂ©vus, qui diffĂšrent selon le type de contrĂŽle ;
    • avoir souscrit dans les dĂ©lais la dĂ©claration faisant l’objet de la correction ;
    • demander Ă  corriger des erreurs, omissions ou insuffisances commises de bonne foi, c’est-Ă -dire de maniĂšre non intentionnelle ;
    • dĂ©poser une dĂ©claration complĂ©mentaire de rĂ©gularisation dans les dĂ©lais prĂ©vus ;
    • s’acquitter, dans les dĂ©lais prĂ©vus, de l’intĂ©gralitĂ© des droits supplĂ©mentaires et des intĂ©rĂȘts de retard au taux rĂ©duit, ou demander Ă  bĂ©nĂ©ficier d’un plan de rĂšglement.

    Il est nĂ©cessaire de manifester sa volontĂ© de bĂ©nĂ©ficier de cette rĂ©gularisation et de s’engager Ă  procĂ©der aux corrections nĂ©cessaires dans un dĂ©lai de 30 jours.

    Peu importe, dans ce cadre, que la demande porte sur des erreurs, des inexactitudes, des omissions ou des insuffisances relevĂ©es par le vĂ©rificateur et portĂ©es Ă  la connaissance du contribuable lors du contrĂŽle ou rĂ©vĂ©lĂ©es spontanĂ©ment par le contribuable lui-mĂȘme durant ce contrĂŽle.

    La demande de rĂ©gularisation doit ĂȘtre formulĂ©e par Ă©crit, datĂ©e et signĂ©e puis adressĂ©e au service en charge du contrĂŽle. Notez qu’elle peut concerner plusieurs dĂ©clarations, dĂšs lors qu’elles sont visĂ©es par le contrĂŽle et qu’elles ont Ă©tĂ© souscrites dans les dĂ©lais,

    Le contribuable doit de prĂ©fĂ©rence utiliser l’imprimĂ© n° 3964 qui vient d’ĂȘtre amĂ©nagĂ© par l’administration par souci de simplification et qui se dĂ©cline dĂ©sormais en 3 versions :

    • l’imprimĂ© n° 3964-CFE-P lorsque le contribuable est amenĂ© Ă  rencontrer le vĂ©rificateur dans le cadre d’une vĂ©rification de comptabilitĂ©, d’un ESFP ou d’un examen de comptabilitĂ© et que la demande de rĂ©gularisation est remise en main propre ;
    • l’imprimĂ© n° 3964-CFE-D lorsque la procĂ©dure de rĂ©gularisation est mise en Ɠuvre Ă  distance ;
    • l’imprimĂ© n° 3964-CSP pour un contrĂŽle sur piĂšces.

    Lorsque la procĂ©dure de rĂ©gularisation est mise en Ɠuvre Ă  distance, l’administration fait parvenir le formulaire par voie Ă©lectronique via une plateforme d’échange sĂ©curisĂ©e (ou par courrier), que le destinataire est invitĂ© Ă  imprimer, Ă  complĂ©ter, Ă  signer et Ă  renvoyer, sous format scannĂ©, par courriel ou via la plateforme d’échange sĂ©curisĂ©e (ou, Ă  dĂ©faut de pouvoir numĂ©riser, par courrier postal).

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  • Coup de pouce pour devenir propriĂ©taire : tous logĂ©s Ă  la mĂȘme enseigne ?

    Coup de pouce pour devenir propriĂ©taire : tous logĂ©s Ă  la mĂȘme enseigne ?

    La loi de finances pour 2025 a offert un coup de pouce fiscal pour devenir propriĂ©taire, mais pas pour tous. L’exonĂ©ration temporaire des dons familiaux en faveur de l’achat d’une rĂ©sidence principale exclut, selon l’administration, les projets de construction individuelle. Une interprĂ©tation qui fait dĂ©bat


    Dons pour l’acquisition de la rĂ©sidence principale : une exonĂ©ration limitĂ©e

    La loi de finances pour 2025 a instaurĂ©, Ă  titre temporaire, une exonĂ©ration de droits de mutation Ă  titre gratuit (DMTG) pour certains dons familiaux (au bĂ©nĂ©fice d’un enfant, d’un petit-enfant, d’un arriĂšre-petit-enfant ou, Ă  dĂ©faut d’une telle descendance, d’un neveu ou d’une niĂšce) destinĂ©s Ă  faciliter l’accession Ă  la rĂ©sidence principale ou faciliter sa rĂ©novation Ă©nergĂ©tique.

    Le dispositif concerne les sommes donnĂ©es entre le 15 fĂ©vrier 2025 et le 31 dĂ©cembre 2026, dans la limite de 100 000 € par donateur.

    Pour bĂ©nĂ©ficier de l’exonĂ©ration, les fonds doivent ĂȘtre employĂ©s soit Ă  l’acquisition d’un logement neuf ou acquis en vente en l’état futur d’achĂšvement (VEFA) en vue d’y Ă©tablir la rĂ©sidence principale du donataire, soit Ă  la rĂ©alisation de travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique sur ce logement.

    L’administration fiscale adopte toutefois une lecture restrictive de ce dispositif : elle estime que la construction d’une maison individuelle, en dehors du cadre juridique d’une VEFA, ne peut ĂȘtre assimilĂ©e Ă  l’acquisition d’un logement neuf et se trouve, en consĂ©quence, exclue du bĂ©nĂ©fice de l’exonĂ©ration.

    Cette interprĂ©tation suscite des interrogations. Elle aboutit, en effet, Ă  Ă©carter des opĂ©rations de construction qui rĂ©pondent pourtant Ă  l’objectif poursuivi par le lĂ©gislateur, qui est de favoriser l’accession Ă  la rĂ©sidence principale, notamment lorsque le terrain est acquis sĂ©parĂ©ment et que la construction est confiĂ©e Ă  un constructeur ou Ă  un maĂźtre d’Ɠuvre dans un cadre contractuel sĂ©curisĂ©.

    Cette position peut sembler d’autant plus discutable dans un contexte de tension sur le marchĂ© du logement et de fragilisation du secteur de la construction individuelle, oĂč des mesures de soutien ciblĂ©es apparaissent nĂ©cessaires.

    InterrogĂ© sur ce point, le Gouvernement a toutefois confirmĂ© la position de l’administration. Selon lui, faire construire sa rĂ©sidence principale ne peut ĂȘtre assimilĂ© Ă  l’acquisition d’un immeuble en l’état futur d’achĂšvement destinĂ© Ă  cet usage.

    Il rappelle que, dans une VEFA, l’acquĂ©reur n’assume pas la maĂźtrise d’ouvrage : celle-ci incombe au promoteur, Ă©galement titulaire du permis de construire.

    À l’inverse, dans le cadre d’un contrat de construction de maison individuelle, le particulier, propriĂ©taire du terrain et titulaire du permis, demeure maĂźtre d’ouvrage et fait rĂ©aliser les travaux pour son compte.

    La différence de qualification juridique justifie donc, selon le Gouvernement, une différence de traitement fiscal.

    Le Gouvernement ajoute que cette distinction est cohĂ©rente avec d’autres rĂ©gimes fiscaux. En matiĂšre de TVA immobiliĂšre, l’acquisition d’un bien en VEFA est analysĂ©e comme l’achat d’un immeuble neuf, et non comme l’achat d’un terrain suivi de travaux, ce qui la distingue de l’hypothĂšse oĂč un particulier fait Ă©difier un logement sur un terrain lui appartenant.

    De mĂȘme, dans le cadre du dispositif Pinel, le lĂ©gislateur a expressĂ©ment diffĂ©renciĂ© l’acquisition d’un logement neuf ou en VEFA et la construction d’un logement par le contribuable.

    En consĂ©quence, les opĂ©rations de construction individuelle demeurent exclues de cette exonĂ©ration telle qu’issue de la loi de finances pour 2025, et une extension du dispositif ne saurait intervenir par simple voie doctrinale.

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  • Fin d’accord agréé OETH : un reliquat dĂ©sormais mieux encadrĂ©

    Fin d’accord agréé OETH : un reliquat dĂ©sormais mieux encadrĂ©

    Les entreprises d’au moins 20 salariĂ©s peuvent remplir leur obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s (OETH) en appliquant un accord agréé. À la fin de cet accord, si les dĂ©penses prĂ©vues n’atteignent pas le minimum attendu et si l’accord n’est pas renouvelĂ©, un reliquat peut ĂȘtre dĂ», selon des modalitĂ©s qui viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es


    Transmission des bilans, déclaration et paiement : des modalités précises à respecter

    Rappelons que les entreprises occupant au moins 20 salariĂ©s doivent employer des travailleurs handicapĂ©s Ă  hauteur de 6 % de leur effectif : il s’agit ici de respecter l’obligation d’emploi des travailleurs handicapĂ©s (OETH).

    Pour remplir cette obligation, l’employeur peut notamment choisir d’appliquer un accord agréé, conclu au niveau de l’entreprise, d’un groupe, ou de la branche professionnelle.

    Pour ĂȘtre agréé, cet accord doit prĂ©voir un programme sur plusieurs annĂ©es comprenant un plan d’embauche et un plan de maintien dans l’emploi des travailleurs handicapĂ©s, avec des objectifs et des indicateurs concrets.

    À l’issue de l’accord, l’employeur (ou la branche) doit transmettre Ă  l’administration les bilans annuels, un bilan rĂ©capitulatif des actions rĂ©alisĂ©es, ainsi que le solde des dĂ©penses engagĂ©es dans le cadre du programme.

    Il est, en effet, prĂ©vu que les dĂ©penses effectuĂ©es dans le cadre d’un accord agréé atteignent, chaque annĂ©e, un minimum Ă©quivalent au montant de la contribution Agefiph qui aurait Ă©tĂ© due si l’entreprise n’avait pas appliquĂ© d’accord.

    Mais, si aprĂšs le contrĂŽle, l’administration constate que les dĂ©penses rĂ©alisĂ©es sont insuffisantes et que l’accord n’est pas renouvelĂ©, un reliquat de fin d’accord agréé peut-ĂȘtre notifiĂ© Ă  l’employeur, correspondant Ă  la somme lui restant Ă  verser.

    Jusqu’alors, la rĂ©glementation prĂ©voyait bien l’existence de ce reliquat, mais elle restait peu prĂ©cise sur les modalitĂ©s pratiques Ă  respecter en fin d’accord.

    Elle fixait notamment un dĂ©lai trĂšs court de transmission des bilans, puisqu’ils devaient ĂȘtre communiquĂ©s dans les 2 mois suivant le terme de l’accord, sans encadrer de maniĂšre suffisamment lisible la procĂ©dure applicable pour la dĂ©claration et le paiement du reliquat.

    DĂ©sormais, la rĂ©glementation clarifie et encadre davantage cette fin d’accord, en fixant une date limite unique, au 31 mai de l’annĂ©e suivant le terme de l’accord, pour transmettre les bilans et le solde des dĂ©penses Ă  l’administration, ce qui allonge le dĂ©lai laissĂ© aux employeurs.

    Elle prĂ©voit Ă©galement que cette transmission doit s’effectuer via un tĂ©lĂ©service national, dont les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre restent encore Ă  fixer.

    Notez que lorsqu’un reliquat est notifiĂ©, l’employeur doit le dĂ©clarer via la DSN et le verser Ă  l’organisme de recouvrement compĂ©tent dans un dĂ©lai de 2 mois suivant la rĂ©ception de la notification.

    En cas de non-dĂ©claration ou de non-paiement, ce reliquat pourra ĂȘtre recouvrĂ© dans les mĂȘmes conditions que la contribution Agefiph.

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  • Inondations : de nouvelles mesures de soutien dĂ©ployĂ©es par l’Urssaf

    Inondations : de nouvelles mesures de soutien dĂ©ployĂ©es par l’Urssaf

    Pour faire face aux inondations rĂ©centes survenues en Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire, l’Urssaf vient de mettre en place des mesures d’urgence pour accompagner les employeurs et travailleurs indĂ©pendants dont l’activitĂ© a Ă©tĂ© affectĂ©e

    Une aide de l’Urssaf pour les employeurs et travailleurs indĂ©pendants touchĂ©s par la tempĂȘte Nils

    RĂ©cemment, l’URSSAF a activĂ© des mesures d’urgence pour accompagner les usagers dont l’activitĂ© a Ă©tĂ© affectĂ©e par les rĂ©centes inondations survenues en Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire.

    Consciente des perturbations d’activitĂ© occasionnĂ©es dans ces rĂ©gions, l’URSSAF fait savoir qu’elle pourra accorder des reports de paiement des cotisations, par l’octroi de dĂ©lais supplĂ©mentaires.

    Les Ă©ventuelles majorations et pĂ©nalitĂ©s de retard normalement dues pourront Ă©galement faire l’objet d’une remise dans ce cadre.

    Les employeurs qui souhaitent en bĂ©nĂ©ficier peuvent contacter l’URSSAF soit via leur espace personnel, soit directement au tĂ©lĂ©phone au 3957.

    De plus, et comme pour les employeurs, les travailleurs indĂ©pendants victimes de ces intempĂ©ries peuvent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier de ce mĂȘme report de paiement de cotisations, via ces mĂȘmes contacts.

    Par ailleurs, ils peuvent aussi faire appel au Conseil de la protection sociale des travailleurs indĂ©pendants (CPSTI), qui met en place une aide financiĂšre dĂ©diĂ©e permettant d’accompagner les travailleurs indĂ©pendants actifs qui se trouvent dans une situation temporairement compliquĂ©e rendant difficile le paiement des cotisations et contributions sociales.

    Sous rĂ©serve de respecter les critĂšres du rĂ©fĂ©rentiel CPSTI, les bĂ©nĂ©ficiaires pourront obtenir jusqu’à 2 000 € dans un dĂ©lai de 15 jours Ă  compter de la rĂ©ception du formulaire.

    Enfin, notez que les praticiens et auxiliaires mĂ©dicaux peuvent Ă©galement bĂ©nĂ©ficier d’un report des Ă©chĂ©ances de cotisations grĂące Ă  la mise en place de dĂ©lais de paiement via ces mĂȘmes canaux. Une aide d’action sociale auprĂšs de la caisse de retraite est Ă©galement mise en place Ă  ce titre.

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  • ACRE : le tour de vis est confirmĂ© !

    ACRE : le tour de vis est confirmé !

    La rĂ©forme de l’aide Ă  la crĂ©ation ou Ă  la reprise d’entreprise (ACRE) est dĂ©sormais pleinement applicable. Ainsi, dĂšs 2026 (en janvier ou en juillet selon les situations), l’exonĂ©ration de cotisations sociales accordĂ©e aux crĂ©ateurs et repreneurs d’entreprise sera moins avantageuse, selon des modalitĂ©s plus strictes. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques prĂ©cisions


    ACRE : une exonération moins importante et une demande obligatoire sous 60 jours

    Rappelons que l’aide Ă  la crĂ©ation ou Ă  la reprise d’entreprise (ACRE) correspond Ă  une exonĂ©ration de cotisations sociales ouverte, sous conditions, aux crĂ©ateurs ou repreneurs d’entreprise, pendant 12 mois Ă  compter du dĂ©but de l’activitĂ©.

    Selon le statut du crĂ©ateur ou repreneur, cette exonĂ©ration peut s’appliquer aux travailleurs indĂ©pendants, aux assimilĂ©s salariĂ©s (par exemple les prĂ©sidents de SAS) ou, plus spĂ©cifiquement, aux micro-entrepreneurs, selon des modalitĂ©s distinctes.

    La loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026 a rĂ©formĂ© le dispositif, en le recentrant sur les publics les plus vulnĂ©rables (sauf dans les zones France ruralitĂ©s revitalisation) et en abaissant le niveau de l’exonĂ©ration.

    Les modalitĂ©s opĂ©rationnelles de ce « tour de vis » de l’exonĂ©ration sont dĂ©sormais prĂ©cisĂ©es, ce qui la rend donc pleinement applicable :

    • depuis le 1er janvier 2026 pour les travailleurs indĂ©pendants et ceux relevant du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral de la sĂ©curitĂ© sociale,
    • et Ă  compter du 1er juillet 2026 pour les auto-entrepreneurs.

    Pour les travailleurs indĂ©pendants et les assimilĂ©s salariĂ©s pouvant bĂ©nĂ©ficier de l’ACRE, l’exonĂ©ration est dĂ©sormais fortement rĂ©duite.

    DĂ©sormais, lorsque l’assiette des cotisations est infĂ©rieure ou Ă©gale Ă  75 % du plafond annuel de la sĂ©curitĂ© sociale (PASS), l’exonĂ©ration n’est plus que de 25 % du montant total dĂ» au titre des cotisations comprises dans son pĂ©rimĂštre.

    Jusqu’à prĂ©sent, dans cette mĂȘme situation, l’exonĂ©ration pouvait porter sur la totalitĂ© de ces cotisations.

    Au-delĂ , la dĂ©gressivitĂ© reste bien maintenue pour les revenus compris entre 75 % et 100 % du PASS, l’exonĂ©ration devenant nulle pour les revenus au moins Ă©gaux Ă  100 % du PASS, mais avec un niveau d’allĂšgement plus faible qu’auparavant, compte tenu de ce nouveau point de dĂ©part.

    Du cĂŽtĂ© des auto-entrepreneurs, rappelons que l’ACRE se matĂ©rialise par l’application d’un taux global minorĂ©, propre Ă  chaque catĂ©gorie d’activitĂ©, au chiffre d’affaires ou aux recettes rĂ©alisĂ©s.

    À compter du 1er juillet 2026, les modalitĂ©s Ă©voluent : le taux global applicable aux bĂ©nĂ©ficiaires de l’ACRE correspondra Ă  75 % des taux de droit commun (contre 50 % jusqu’alors).

    En pratique, l’exonĂ©ration de cotisations sera donc ramenĂ©e Ă  25 % pour les micro-entrepreneurs Ă©ligibles.

    DerniĂšre Ă©volution : le bĂ©nĂ©fice de l’ACRE est dĂ©sormais conditionnĂ© Ă  une demande formelle.

    Pour en bĂ©nĂ©ficier, une demande devra, en effet, impĂ©rativement ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs de l’Urssaf ou de la Caisse gĂ©nĂ©rale de sĂ©curitĂ© sociale, au plus tard le 60e jour suivant la date de crĂ©ation ou de reprise de l’entreprise telle qu’elle figure sur le justificatif de crĂ©ation d’activitĂ©.

    Enfin, la rĂ©glementation prĂ©cise dĂ©sormais expressĂ©ment, pour les micro-entrepreneurs, que ni la modification des conditions d’exercice de l’activitĂ©, ni une reprise d’activitĂ© intervenant dans l’annĂ©e de la cessation ou dans l’annĂ©e suivante, ni le changement du lieu d’exercice ne sont considĂ©rĂ©s comme un dĂ©but d’activitĂ© pour l’ouverture du droit Ă  l’ACRE.

     

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  • Membres des commissions paritaires nationales : salariĂ©s protĂ©gĂ©s ?

    Membres des commissions paritaires nationales : salariés protégés ?

    Dans une dĂ©cision rĂ©cente, le Conseil constitutionnel Ă©tait amenĂ© Ă  se prononcer sur l’extension du statut protecteur des salariĂ©s membres de commissions paritaires professionnelles aux commissions instituĂ©es au niveau national : cette protection renforcĂ©e contre le licenciement est-elle conforme Ă  la Constitution ?

    Statut protecteur des membres de commissions paritaires : aussi au niveau national ?

    Pour mĂ©moire, une commission paritaire est une instance oĂč siĂšgent, Ă  nombre Ă©gal, des reprĂ©sentants des salariĂ©s et des employeurs d’un mĂȘme secteur. Elle est créée par accord collectif et sert Ă  organiser le dialogue social « en dehors » de l’entreprise.

    Ces commissions peuvent ĂȘtre mises en place Ă  diffĂ©rents niveaux : local, dĂ©partemental, rĂ©gional ou national, selon le pĂ©rimĂštre que les partenaires sociaux veulent couvrir.

    Jusqu’alors, il Ă©tait prĂ©vu un statut protecteur pour les salariĂ©s membres d’une commission paritaire professionnelle ou interprofessionnelle créée par accord collectif.

    En pratique, cela signifie qu’ils bĂ©nĂ©ficient d’une protection particuliĂšre contre le licenciement, comparable Ă  celle accordĂ©e aux salariĂ©s protĂ©gĂ©s.

    Si le texte vise explicitement les commissions mises en place au niveau local, dĂ©partemental ou rĂ©gional, le juge considĂšre dĂ©jĂ , depuis plusieurs annĂ©es, que cette protection s’applique en rĂ©alitĂ© Ă  tous les salariĂ©s membres d’une commission paritaire, y compris lorsque celle-ci est créée au niveau national.

    En consĂ©quence, le licenciement d’un salariĂ© membre d’une telle commission ne peut intervenir qu’aprĂšs autorisation de l’inspecteur du travail.

    À dĂ©faut, le licenciement est nul, avec possibilitĂ© pour le salariĂ© de demander sa rĂ©intĂ©gration et une indemnisation correspondant aux salaires perdus.

    Cette extension aux commissions nationales avait Ă©tĂ© contestĂ©e et soumise au Conseil constitutionnel via une question prioritaire de constitutionnalitĂ© (QPC), le juge constitutionnel Ă©tant ainsi appelĂ© Ă  se prononcer sur le bienfondĂ© de l’extension de ce statut protecteur aux membres d’une commission paritaire aux membres y siĂ©geant au niveau national.

    Ce qu’il a fait en validant cette interprĂ©tation : ainsi, le statut protecteur, mĂȘme s’il limite la libertĂ© de l’employeur, peut ĂȘtre appliquĂ© aux salariĂ©s membres de commission paritaire professionnelle ou interprofessionnelle, y compris lorsqu’elles sont instituĂ©es au niveau national.

    Attention toutefois : cette protection ne s’appliquera Ă  ces membres que si l’employeur a Ă©tĂ© informĂ© de l’existence du mandat (ou s’il en avait connaissance), au plus tard lors de l’entretien prĂ©alable ou avant la notification de la rupture, Ă  l’instar de tous les mandats extĂ©rieurs confĂ©rant ce statut protecteur.

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  • Mayotte : application de 2 dispositifs d’allĂšgement des cotisations

    Mayotte : application de 2 dispositifs d’allùgement des cotisations

    À compter de 2026, Mayotte bĂ©nĂ©ficiera de la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique (RGDU) et de l’exonĂ©ration LODĂ©OM. Si ces deux dispositifs d’allĂšgement de charges patronales sont bien issus du droit commun, leur application sur le territoire repose sur des paramĂštres spĂ©cifiques appelĂ©s Ă  converger progressivement vers celles applicables en mĂ©tropole (ou dans les autres territoires ultramarins). VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    LODĂ©OM et RGDU : une nouvelle Ă©tape dans la convergence du rĂ©gime social mahorais vers le droit commun 

    Rappelons que le rĂ©gime social de Mayotte reste diffĂ©rent de celui appliquĂ© en mĂ©tropole et dans les autres territoires ultramarins. 

    Les diffĂ©rences concernent notamment les taux de cotisations, les rĂšgles de calcul (assiette) et le niveau du SMIC, avec des adaptations propres au territoire. 

    Pour autant, une trajectoire de rapprochement progressif vers le droit commun est engagĂ©e depuis plusieurs annĂ©es. 

    C’est dans ce cadre que la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026 a prĂ©vu l’extension Ă  Mayotte de deux dispositifs « de droit commun » visant Ă  rĂ©duire les charges patronales, dont les modalitĂ©s d’application viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es. 

    Depuis le 1er janvier 2026, la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale dĂ©gressive unique (RGDU) s’applique ainsi Ă  Mayotte selon un calcul adaptĂ© aux rĂšgles locales. 

    Pour mĂ©moire, la RGDU correspond au dispositif d’allĂšgement de cotisations patronales issu de la rĂ©novation de la rĂ©duction gĂ©nĂ©rale, applicable depuis 2026. 

    Ainsi, le taux maximum d’exonĂ©ration applicable au niveau du SMIC est adaptĂ© pour prendre en compte l’inclusion des contributions patronales d’assurance chĂŽmage, du FNAL et de la cotisation ATMP au taux « sans risque ». 

    Aussi, ce taux maximum est fixĂ© Ă  : 

    • 24,49% pour les entreprises de moins de 50 salariĂ©s ;
    • 24,89% pour les entreprises de 50 salariĂ©s et plus. 

    Autre diffĂ©rence : le point de sortie de la RGDU est fixĂ© Ă  1,6 fois le SMIC mahorais en vigueur (contre 3 fois la valeur du SMIC en droit commun). 

    Les paramĂštres retenus Ă  Mayotte Ă©volueront ensuite progressivement afin de converger vers un niveau comparable Ă  celui de la mĂ©tropole Ă  l’horizon du 1er janvier 2035. 

    La mĂȘme logique vaut pour l’exonĂ©ration « LODĂ©OM » : ce mĂ©canisme d’allĂšgement de cotisations patronales, spĂ©cifique aux territoires ultramarins et dĂ©jĂ  en vigueur dans certains d’entre eux, sera Ă©tendu Ă  Mayotte Ă  compter du 1er juillet 2026. 

    Ici encore, les rĂšgles de calcul du dispositif « LODĂ©OM » seront ajustĂ©es pour tenir compte des cotisations et du SMIC applicables localement. 

    Enfin, notez que le dispositif relatif Ă  l’exonĂ©ration gĂ©nĂ©rale sur les bas salaires et au taux des cotisations et de la contribution sociale applicables Ă  Mayotte, applicable depuis 2011, a Ă©galement Ă©tĂ© mis Ă  jour pour cohĂ©rence avec l’application locale de ces 2 dispositifs.

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