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  • PĂ©riode de reconversion : le CERFA est disponible

    Période de reconversion : le CERFA est disponible

    La pĂ©riode de reconversion se prĂ©cise avec la publication, par le ministĂšre du Travail, du formulaire CERFA dĂ©diĂ© et de sa notice explicative : que faut-il dĂ©sormais savoir pour la mettre en Ɠuvre ?

    PĂ©riode de reconversion : le CERFA et la notice d’information sont publiĂ©s

    Issue de la fusion des dispositifs « transitions collectives » et « reconversion ou promotion par l’alternance », la pĂ©riode de reconversion permet Ă  tout salariĂ© volontaire de suivre des actions de formation afin de prĂ©parer une reconversion professionnelle.

    Elle peut se dĂ©rouler soit au sein de l’entreprise (mobilitĂ© interne), soit dans une autre entreprise (mobilitĂ© externe).

    Dans le cas d’une reconversion externe, la mise en Ɠuvre implique la conclusion d’un contrat de travail avec l’entreprise d’accueil, en CDI ou en CDD d’une durĂ©e minimale de 6 mois.

    Quelle que soit la modalitĂ© choisie, la pĂ©riode de reconversion doit obligatoirement faire l’objet d’un accord Ă©crit entre le salariĂ© et l’employeur.

    Cet accord est formalisé via un formulaire CERFA récemment publié par le ministÚre du Travail (Cerfa no 176113*01), accompagné de sa notice explicative.

    On apprend ainsi que ce formulaire doit ĂȘtre complĂ©tĂ© par l’employeur de l’entreprise dans laquelle se dĂ©roule la pĂ©riode de reconversion, Ă  savoir :

    • l’employeur du salariĂ© en cas de reconversion interne ;
    • ou l’employeur de l’entreprise d’accueil en cas de reconversion externe.

    Il s’agit d’un formulaire unique utilisable dans les deux situations, qui doit ĂȘtre Ă©tabli en 3 exemplaires remis Ă  l’employeur, au salariĂ© et Ă  l’opĂ©rateur de compĂ©tences (OPCO).

    L’employeur doit transmettre le dossier complet, comprenant le Cerfa, Ă  l’OPCO dont dĂ©pend l’entreprise par voie dĂ©matĂ©rialisĂ©e au plus tard 30 jours calendaires avant le dĂ©but de la pĂ©riode de reconversion.

    L’OPCO dispose ensuite de 20 jours calendaires Ă  compter de la rĂ©ception d’un dossier complet pour se prononcer sur le financement.

    La notice précise que ces délais se décomptent en jours calendaires.

    Au plan formel, ce Cerfa comporte plusieurs rubriques relatives :

    • aux informations sur l’employeur ;
    • aux informations sur le salariĂ© (dernier emploi, anciennetĂ©, diplĂŽme le plus Ă©levĂ©) ;
    • aux modalitĂ©s de la pĂ©riode de reconversion (dates, emploi visĂ© et Ă©lĂ©ments spĂ©cifiques selon qu’il s’agit d’une reconversion interne ou externe, notamment le type de contrat en cas de reconversion externe) ;
    • aux informations sur la formation (organisme, durĂ©e, actions en entreprise, mobilisation Ă©ventuelle du CPF, qualification visĂ©e).

    Enfin, en cas de reconversion externe, la notice explicative rappelle que la durĂ©e de la pĂ©riode d’essai du contrat signĂ©e avec l’entreprise d’accueil doit ĂȘtre fixĂ©e prĂ©alablement dans le contrat de travail, avant d’ĂȘtre reportĂ©e, ensuite, sur le formulaire Cerfa.

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  • Recodification de la TVA : des consĂ©quences sur la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique ?

    Recodification de la TVA : des conséquences sur la réforme de la facturation électronique ?

    À compter du 1er septembre 2026, les rĂšgles relatives Ă  la TVA seront transfĂ©rĂ©es du Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts (CGI) vers le Code des impositions sur les biens et services (CIBS). Mais concrĂštement, ce transfert va-t-il avoir des rĂ©percussions sur la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique dont le dĂ©ploiement dĂ©butera Ă  cette mĂȘme date ? RĂ©ponse


    Recodification des rĂšgles relatives Ă  la TVA et facturation Ă©lectronique : mode d’emploi

    DĂšs le 1er septembre 2026, les dispositions relatives Ă  la TVA qui, jusqu’à cette date, figurent dans le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts (CGI), seront transfĂ©rĂ©es dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS).

    La TVA deviendra également soumise aux dispositions communes applicables à toutes les impositions sur les biens et services.

    Des prĂ©cisions viennent d’ĂȘtre apportĂ©es par l’administration quant aux consĂ©quences de ce transfert dans le cadre de la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique, et elle est trĂšs claire : les dispositions lĂ©gislatives du CGI rĂ©gissant le format des factures ou la transmission d’informations sous forme Ă©lectronique conservent toute leur portĂ©e Ă  compter du 1er septembre 2026, et aussi longtemps qu’elles n’auront pas Ă©tĂ© reprises par le CIBS, sous rĂ©serve Ă©videmment des modifications qui seront prĂ©vues par une loi de finances ou un autre texte.

    Plus gĂ©nĂ©ralement, le calendrier de cette rĂ©forme, son contenu et ses modalitĂ©s d’application au 1er septembre 2026 ne sont en rien affectĂ©s. Il est prĂ©cisĂ© que ce transfert n’a aucune incidence sur les rĂšgles de facturation. En effet :

    • la recodification est effectuĂ©e Ă  droit constant ;
    • les rĂšgles dĂ©terminant le format des factures et la transmission Ă©lectronique de donnĂ©es restent rĂ©gies par les dispositions du CGI Ă  compter du 1er septembre 2026 ;
    • ce n’est qu’à l’occasion de leur reprise Ă  l’identique dans la partie rĂ©glementaire du CIBS que les bases juridiques seront modifiĂ©es.

    Par voie de conséquence, en matiÚre de facturation électronique, il convient de continuer à se référer pour le moment aux dispositions du CGI.

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  • ImpĂŽts et taxes en Outremer : ce qui va changer en 2026

    ImpĂŽts et taxes en Outremer : ce qui va changer en 2026

    Comme tous les ans, les lois de finances et de financement de la SĂ©curitĂ© sociale contiennent des mesures fiscales et sociales qui intĂ©ressent spĂ©cifiquement les dĂ©partements et territoires d’Outremer. Et l’annĂ©e 2026 ne fait pas exception


    En matiùre d’impît sur le revenu

    Pour rĂ©tablir l’égalitĂ© fiscale entre les marins français embarquĂ©s sur des navires immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna et ceux inscrits au registre international français (RIF), la loi de finances pour 2026 Ă©tend le rĂ©gime d’exonĂ©ration d’impĂŽt sur le revenu tel qu’appliquĂ© Ă  la navigation Ă  bord de navires armĂ©s au commerce et immatriculĂ©s au registre international français Ă  la navigation Ă  bord de navires armĂ©s au commerce et immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Par voie de consĂ©quence, Ă  compter du 1er janvier 2026, les marins français embarquĂ©s sur des navires immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna, et envoyĂ©s par leur employeur dans un État autre que la France et que celui du lieu d’Ă©tablissement de cet employeur, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration d’impĂŽt sur le revenu (IR) Ă  raison des salaires perçus en rĂ©munĂ©ration de l’activitĂ© exercĂ©e dans l’État oĂč ils sont envoyĂ©s dĂšs lors qu’ils remplissent l’une des conditions suivantes :

    • avoir Ă©tĂ© effectivement soumis, sur les rĂ©munĂ©rations en cause, Ă  un impĂŽt sur le revenu dans l’État oĂč s’exerce leur activitĂ© et sous rĂ©serve que cet impĂŽt soit au moins Ă©gal aux 2/3 de celui qu’ils auraient Ă  supporter en France sur la mĂȘme base d’imposition ;
    • avoir exercĂ© l’activitĂ© salariĂ©e pendant une durĂ©e supĂ©rieure Ă  183 jours au cours d’une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs.

    En matiĂšre de rĂ©ductions et de crĂ©dits d’impĂŽt

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour investissements productifs en Outremer

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt pour investissements productifs aux investissements mis Ă  la disposition des entreprises en difficultĂ© par un contrat de location simple conclu entre le 1er janvier 2022 et le 31 dĂ©cembre 2022 et pour lesquels une option d’achat a Ă©tĂ© formulĂ©e dans un avenant Ă  compter du 21 fĂ©vrier 2026 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    Le contrat doit avoir Ă©tĂ© conclu avec une entreprise qui n’est ni un Ă©tablissement de crĂ©dit ni une sociĂ©tĂ© de financement, ou leurs filiales, ni une sociĂ©tĂ© dont le capital est dĂ©tenu en partie par une caisse des dĂ©pĂŽts et consignations, ni avec une sociĂ©tĂ© bailleresse appartenant au mĂȘme groupe fiscal que l’entreprise exploitante.

    RĂ©duction d’impĂŽt pour investissements productifs en Outremer

    Pour rappel, les particuliers domiciliĂ©s en France peuvent bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă  raison des investissements productifs neufs qu’ils rĂ©alisent dans les dĂ©partements d’Outremer, Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis-et-Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, dans le cadre d’une entreprise exerçant une activitĂ© agricole ou une activitĂ© industrielle, commerciale ou artisanale.

    Par ailleurs, les entreprises soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt, similaire Ă  celle applicable aux particuliers, Ă  raison des investissements productifs neufs qu’elles rĂ©alisent Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

    • les investissements sont mis Ă  la disposition d’une entreprise dans le cadre d’un contrat de location revĂȘtant un caractĂšre commercial et conclu pour une durĂ©e au moins Ă©gale Ă  5 ans ou pour la durĂ©e normale d’utilisation du bien louĂ© si elle est infĂ©rieure ;
    • les investissements sont exploitĂ©s par l’entreprise locataire pour l’exercice d’une activitĂ© ne relevant pas de l’un des secteurs exclus.

    Dans le prolongement de la loi de finances pour 2025 qui a Ă©tendu ces rĂ©ductions d’impĂŽt aux acquisitions d’immeubles situĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et faisant l’objet de travaux de rĂ©habilitation lourde concourant Ă  la production d’un immeuble neuf destinĂ© Ă  une activitĂ© Ă©ligible aux dispositifs de dĂ©fiscalisation, afin de faciliter la rĂ©habilitation des immeubles dĂ©truits en Nouvelle-CalĂ©donie au cours des Ă©meutes de 2024, la loi de finances pour 2026 amĂ©nage Ă  nouveau ces rĂ©ductions d’impĂŽt pour :

    • les acquisitions d’immeubles (rĂ©alisĂ©es Ă  compter du 1er janvier 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027), autres que ceux Ă  usage d’habitation, situĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et faisant l’objet de travaux de rĂ©habilitation lourde concourant Ă  la production d’un immeuble neuf ;
    • les travaux de rĂ©habilitation lourde (pour lesquels une dĂ©claration prĂ©alable de travaux ou une demande de permis de construire est dĂ©posĂ©e Ă  compter du 29 mars 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027), sans acquisition prĂ©alable, portant sur ces mĂȘmes immeubles.

    Les immeubles concernés doivent avoir été partiellement ou totalement détruits lors des émeutes survenues en Nouvelle-Calédonie entre le 13 mai 2024 et le 31 août 2024 inclus.

    En matiĂšre d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices

    Dans le cadre du dispositif des zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration, la loi de finances Ă©tend le bĂ©nĂ©fice de l’abattement majorĂ© appliquĂ© sur les bĂ©nĂ©fices des entreprises (80 %, dans la limite d’un plafond de 300 000 €) aux activitĂ©s exploitĂ©es dans les communes de La RĂ©union appartenant Ă  un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre particuliĂšrement dĂ©favorisĂ© au regard du taux de pauvretĂ©, au titre :

    • l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre des annĂ©es 2025 Ă  2029 ;
    • de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s dĂ» au titre des exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025 et jusqu’aux exercices ouverts Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2029.

    En matiĂšre de TVA

    Jusqu’à prĂ©sent, les opĂ©rations de transports aĂ©riens et maritimes de voyageurs et de marchandises effectuĂ©es entre les collectivitĂ©s d’Outremer, ainsi qu’à l’intĂ©rieur de ces collectivitĂ©s, relevaient d’un taux nul de TVA. En revanche, les transports aĂ©riens de marchandises effectuĂ©s entre la Martinique et la Guadeloupe Ă©taient taxĂ©s au taux de TVA de 2,1 %.

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend le taux de 0 % aux transports aĂ©riens de marchandises effectuĂ©s entre la Martinique et la Guadeloupe, ainsi que le droit Ă  dĂ©duction qui s’y rattache.

    En matiùre de droits d’enregistrement

    Dans le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte, Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, sont exonĂ©rĂ©s de droits d’enregistrement ou de taxe de publicitĂ© fonciĂšre lorsqu’ils sont rĂ©alisĂ©s au profit de propriĂ©taires irrĂ©guliers de biens immeubles :

    • les cessions effectuĂ©es par une personne publique ;
    • les actes de notoriĂ©tĂ© et les dĂ©cisions judiciaires constatant l’usucapion.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette exonération tout en apportant quelques aménagements.

    Elle prĂ©voit que, dans le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte, Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028, les cessions de biens immeubles effectuĂ©es par une personne publique sont exonĂ©rĂ©es de droit d’enregistrement ou de taxe de publicitĂ© fonciĂšre lorsqu’elles sont rĂ©alisĂ©es au profit de propriĂ©taires irrĂ©guliers.

    Elle ajoute que, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2038, ne donne lieu Ă  aucune perception au profit du TrĂ©sor l’inscription au livre foncier de Mayotte :

    • des actes de notoriĂ©tĂ© portant sur un immeuble situĂ© en Guadeloupe, en Martinique, Ă  La RĂ©union, en Guyane, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, Ă  Saint-Martin et Ă  Mayotte et constatant une possession rĂ©pondant aux conditions de la prescription acquisitive ;
    • des dĂ©cisions judiciaires reconnaissant un droit de propriĂ©tĂ© acquis sur un bien immeuble Ă  Mayotte par l’effet de la prescription acquisitive ou par l’effet d’un contrat formĂ© par acte sous signature privĂ©e ou par acte enregistrĂ© chez le cadi (magistrat musulman qui remplit des fonctions civiles, judiciaires et religieuses) et non inscrit au livre foncier de Mayotte avant le 1er janvier 2008.

    Par ailleurs, Ă©taient exonĂ©rĂ©s de droits de mutation Ă  titre gratuit la premiĂšre vente d’immeubles et droits immobiliers situĂ©s Ă  Mayotte intervenant suite Ă  la reconstitution des titres de propriĂ©tĂ© y affĂ©rents, sous rĂ©serve que ces titres de propriĂ©tĂ© aient Ă©tĂ© constatĂ©s par un acte rĂ©guliĂšrement transcrit ou publiĂ© entre le 1er janvier 2018 et le 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette exonĂ©ration de 3 ans, soit jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028.

    En matiùre d’impîts locaux

    Zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit l’application d’un abattement de 100 %, pour la cotisation fonciĂšre des entreprises, et de 80 %, pour la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties, pour les impositions Ă©tablies au titre des annĂ©es 2026 Ă  2030, aux Ă©tablissements et immeubles qui leur sont rattachĂ©s situĂ©s dans une commune de La RĂ©union appartenant Ă  un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre particuliĂšrement dĂ©favorisĂ© au regard du taux de pauvretĂ©.

    Dispositions spécifiques applicables à Mayotte

    À Mayotte, la base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties des propriĂ©tĂ©s cĂ©dĂ©es entre le 1er janvier 2017 et le 31 dĂ©cembre 2025 par une personne publique aux occupants irrĂ©guliers des constructions affectĂ©es Ă  leur habitation principale situĂ©es sur ces propriĂ©tĂ©s fait l’objet d’un abattement les 3 annĂ©es suivant celle au cours de laquelle la cession est intervenue.

    ParallĂšlement, toujours Ă  Mayotte, la base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s non bĂąties cĂ©dĂ©es Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 par une personne publique aux occupants irrĂ©guliers de terrains fait l’objet d’un abattement les 3 annĂ©es suivant celle au cours de laquelle la cession est intervenue.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ces abattements pour les cessions intervenant jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028.

    Contrats de ville

    La base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties (TFPB) des logements Ă  usage locatif appartenant Ă  un organisme de logement social peut faire l’objet d’un abattement de 30 % au titre des annĂ©es 2025 Ă  2030 lorsque ces logements sont situĂ©s dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPPV).

    Cet abattement est conditionnĂ© Ă  la signature par l’organisme d’un contrat de ville et d’une convention annexĂ©e Ă  ce contrat, conclue avec la commune, l’établissement public de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) et le reprĂ©sentant de l’État dans le dĂ©partement, relative Ă  l’entretien et Ă  la gestion du parc et ayant pour but d’amĂ©liorer la qualitĂ© du service rendu aux locataires.

    Compte tenu du dĂ©calage d’un an du calendrier relatif Ă  la gĂ©ographie prioritaire de la politique de ville dans les dĂ©partements d’Outremer, les nouveaux contrats de ville en rĂ©sultant n’ont pu ĂȘtre finalisĂ©s qu’à compter de l’annĂ©e 2025.

    Dans ce cadre, pour que l’abattement s’applique au titre de l’annĂ©e 2026, la signature des contrats de ville et des conventions, ainsi que la transmission par les bailleurs d’une dĂ©claration des locaux concernĂ©s au service des impĂŽts du lieu de situation des biens, devaient intervenir avant le 1er janvier 2026.

    La loi de finances pour 2026 dĂ©cale cette date limite au 31 mars 2026 pour l’application de l’abattement aux impositions Ă©tablies au titre de l’annĂ©e 2026 dans les dĂ©partements d’Outremer.

    Mesures diverses

    Octroi de mer

    DĂ©fini par la loi du 2 juillet 2004, l’octroi de mer est un droit d’accise perçu par les dĂ©partements et les rĂ©gions de Guadeloupe et de La RĂ©union, les collectivitĂ©s territoriales uniques (CTU) de Guyane et de Martinique et le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte. 

    Il permet une taxation différenciée des biens importés (octroi de mer externe) et des biens produits localement (octroi de mer interne), afin de soutenir la compétitivité de ces derniers.

    La loi de finances pour 2026 opĂšre plusieurs modifications du rĂ©gime de l’octroi de mer :

    • elle clarifie d’abord le champ des activitĂ©s de production taxables en prĂ©cisant la dĂ©finition des activitĂ©s agricoles, lesquelles s’entendent de toutes les activitĂ©s correspondant Ă  la maĂźtrise et Ă  l’exploitation d’un cycle biologique de caractĂšre vĂ©gĂ©tal ou animal et constituant une ou plusieurs Ă©tapes nĂ©cessaires au dĂ©roulement de ce cycle ainsi que les activitĂ©s exercĂ©es par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l’acte de production ou qui ont pour support l’exploitation ;
    • elle Ă©tend, pour Mayotte et la Guyane, l’application du rĂ©gime fiscal suspensif du paiement de la TVA aux seuls besoins de l’octroi de mer et de l’octroi de mer rĂ©gional, pour les flux de marchandises en provenance d’une autre partie du territoire douanier de l’Union ;
    • elle encadre, pour les biens destinĂ©s Ă  des activitĂ©s scientifiques, de recherche ou d’enseignement, les exonĂ©rations Ă  l’importation que peuvent dĂ©cider les collectivitĂ©s territoriales en imposant qu’elles soient fixĂ©es par secteur d’activitĂ© Ă©conomique et par position tarifaire, pour prĂ©venir les avantages nominatifs et garantir l’égalitĂ© devant l’impĂŽt ;
    • elle modifie la procĂ©dure d’adoption et d’entrĂ©e en vigueur des dĂ©libĂ©rations locales en matiĂšre d’octroi de mer, en prĂ©voyant un encadrement rĂ©glementaire des modalitĂ©s de transmission Ă  l’administration des douanes et des dĂ©lais applicables ;
    • elle harmonise, en outre, pour l’octroi de mer rĂ©gional, les rĂšgles relatives au fait gĂ©nĂ©rateur et Ă  l’exigibilitĂ©, tout en consacrant l’absence de frais de perception sur son produit. 

    Accise sur les alcools

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit que, dans le dĂ©partement de La RĂ©union, les tarifs particuliers relatifs aux boissons spiritueuses peuvent faire l’objet d’une majoration dont le montant n’excĂšde pas la diffĂ©rence entre :

    • d’une part, le tarif normal pour la catĂ©gorie fiscale des alcools ;
    • et, d’autre part, la somme du tarif particulier et de la limite maximale de la majoration.

    Le tarif normal prĂ©vu pour la catĂ©gorie fiscale des alcools peut faire l’objet d’une majoration dont le montant n’excĂšde pas le minimum entre la somme prĂ©citĂ©e et 200 € par hectolitre d’alcool pur (HLAP). 

    La majoration sera donc désormais différenciée :

    • potentiellement jusqu’au niveau du taux normal pour les boissons spiritueuses locales ;
    • potentiellement jusqu’à 200 € par HLAP en plus du taux normal pour les boissons spiritueuses importĂ©es.

    Versement mobilité régional

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend la possibilitĂ© d’instauration du versement mobilitĂ© rĂ©gional en Guadeloupe, en Martinique, Ă  La RĂ©union, en Guyane et Ă  Mayotte.

    L’instauration effective du versement mobilitĂ© rĂ©gional dans ces territoires dĂ©pendra, comme pour les autres territoires, de l’adoption d’une dĂ©libĂ©ration de l’organe compĂ©tent.

    Financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage

    Le systĂšme de financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage en France repose normalement sur plusieurs contributions payĂ©es par les entreprises, calculĂ©es sur la masse salariale.

    À Saint-Pierre-et-Miquelon, le systĂšme a toujours Ă©tĂ© adaptĂ© pour tenir compte des spĂ©cificitĂ©s du territoire.
    Ainsi et jusqu’en 2020, les employeurs ne payaient qu’une taxe locale unique de 0,5 %, calculĂ©e sur une masse salariale plafonnĂ©e.

    Un rĂ©gime spĂ©cifique a ensuite Ă©tĂ© mis en place en 2022 : la caisse de prĂ©voyance sociale du territoire est devenue l’organisme chargĂ© de collecter les contributions liĂ©es Ă  la formation et Ă  l’apprentissage, sur un modĂšle proche de celui appliquĂ© dans le reste de la France.

    Mais ce basculement s’est accompagnĂ© d’une phase transitoire jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 : pendant cette pĂ©riode, les employeurs ne paient pas l’ensemble des contributions du rĂ©gime national, mais uniquement la contribution formation professionnelle. Elle est fixĂ©e Ă  un taux unique de 0,55 %, et ne concerne que les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s, avec une assiette alignĂ©e sur celle utilisĂ©e pour calculer les cotisations sociales.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce rĂ©gime transitoire, qui a pris fin le 31 dĂ©cembre 2025, jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2026.

    ConcrĂštement, seules les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s restent concernĂ©es, avec une contribution unique fixĂ©e Ă  0,55 % des rĂ©munĂ©rations servant de base aux cotisations sociales, pour le financement de la formation professionnelle.

     

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  • Territoires zĂ©ro chĂŽmeur : quels paramĂštres en 2026 ?

    Territoires zéro chÎmeur : quels paramÚtres en 2026 ?

    AprĂšs avoir Ă©tĂ© prolongĂ© par la loi de finances pour 2026, l’expĂ©rimentation « Territoire 0 chĂŽmeur longue durĂ©e » fait peau neuve. Au programme : une nouvelle aide financiĂšre fixĂ©e pour le 1er semestre 2026 et de nouveaux territoires intĂ©grĂ©s Ă  l’expĂ©rimentation 


    Une expérimentation étendue à de nouveaux territoires et une nouvelle aide financiÚre en 2026

    Pour mĂ©moire, l’expĂ©rimentation « Territoire zĂ©ro chĂŽmeur de longue durĂ©e » (TZCLD) a Ă©tĂ© lancĂ©e par une loi d’expĂ©rimentation territoriale visant Ă  rĂ©sorber le chĂŽmage de longue durĂ©e.

    Elle a pour objectif de crĂ©er des emplois en CDI pour des personnes privĂ©es d’emploi depuis plus d’un an au sein de structures de l’économie sociale et solidaire appelĂ©es « entreprises Ă  but d’emploi ».

    Le principe repose sur l’idĂ©e que le retour Ă  l’emploi permet de gĂ©nĂ©rer des dĂ©penses « Ă©vitĂ©es » (notamment une baisse des allocations et des coĂ»ts liĂ©s au chĂŽmage), tout en augmentant les recettes publiques (impĂŽts et cotisations).

    Une partie de ces montants est alors mobilisée pour contribuer au financement des emplois créés.

    RĂ©cemment, l’expĂ©rimentation, initialement censĂ©e s’achever le 30 juin 2026, a finalement Ă©tĂ© prolongĂ©e jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026 par la loi de finances pour 2026.

    Dans ce cadre, le montant de la participation financiĂšre de l’État visant Ă  encourager l’embauche durable a Ă©tĂ© fixĂ© pour le 1er semestre 2026.

    Cette aide est calculĂ©e en fonction du nombre d’équivalents temps plein (ETP) recrutĂ©s dans le cadre de l’expĂ©rimentation.

    Pour le 1er semestre 2026, elle est fixĂ©e Ă  95 % du montant brut horaire du SMIC, appliquĂ© au nombre d’équivalents temps plein (ETP) concernĂ©s.

    Pour rappel, l’expĂ©rimentation a d’abord Ă©tĂ© mise en place dans 10 territoires, avant d’ĂȘtre Ă©tendue Ă  une soixantaine de territoires supplĂ©mentaires Ă  partir de 2020.

    Dans cette logique de gĂ©nĂ©ralisation, le dispositif a Ă©tĂ© Ă  nouveau Ă©largi Ă  d’autres pĂ©rimĂštres, notamment Ă  Saint-Nazaire (oĂč des codes Ăźlots dĂ©finissent prĂ©cisĂ©ment le champ de l’expĂ©rimentation) ainsi qu’à la commune de PĂ©zenas.

    Territoires zĂ©ro chĂŽmeur : quels paramĂštres en 2026 ? – © Copyright WebLex

  • ImpĂŽts et taxes en Outremer : ce qui va changer en 2026

    ImpĂŽts et taxes en Outremer : ce qui va changer en 2026

    Comme tous les ans, les lois de finances et de financement de la SĂ©curitĂ© sociale contiennent des mesures fiscales et sociales qui intĂ©ressent spĂ©cifiquement les dĂ©partements et territoires d’Outremer. Et l’annĂ©e 2026 ne fait pas exception


    En matiùre d’impît sur le revenu

    Pour rĂ©tablir l’égalitĂ© fiscale entre les marins français embarquĂ©s sur des navires immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna et ceux inscrits au registre international français (RIF), la loi de finances pour 2026 Ă©tend le rĂ©gime d’exonĂ©ration d’impĂŽt sur le revenu tel qu’appliquĂ© Ă  la navigation Ă  bord de navires armĂ©s au commerce et immatriculĂ©s au registre international français Ă  la navigation Ă  bord de navires armĂ©s au commerce et immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Par voie de consĂ©quence, Ă  compter du 1er janvier 2026, les marins français embarquĂ©s sur des navires immatriculĂ©s au registre de Wallis-et-Futuna, et envoyĂ©s par leur employeur dans un État autre que la France et que celui du lieu d’Ă©tablissement de cet employeur, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration d’impĂŽt sur le revenu (IR) Ă  raison des salaires perçus en rĂ©munĂ©ration de l’activitĂ© exercĂ©e dans l’État oĂč ils sont envoyĂ©s dĂšs lors qu’ils remplissent l’une des conditions suivantes :

    • avoir Ă©tĂ© effectivement soumis, sur les rĂ©munĂ©rations en cause, Ă  un impĂŽt sur le revenu dans l’État oĂč s’exerce leur activitĂ© et sous rĂ©serve que cet impĂŽt soit au moins Ă©gal aux 2/3 de celui qu’ils auraient Ă  supporter en France sur la mĂȘme base d’imposition ;
    • avoir exercĂ© l’activitĂ© salariĂ©e pendant une durĂ©e supĂ©rieure Ă  183 jours au cours d’une pĂ©riode de 12 mois consĂ©cutifs.

    En matiĂšre de rĂ©ductions et de crĂ©dits d’impĂŽt

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour investissements productifs en Outremer

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend le bĂ©nĂ©fice du crĂ©dit d’impĂŽt pour investissements productifs aux investissements mis Ă  la disposition des entreprises en difficultĂ© par un contrat de location simple conclu entre le 1er janvier 2022 et le 31 dĂ©cembre 2022 et pour lesquels une option d’achat a Ă©tĂ© formulĂ©e dans un avenant Ă  compter du 21 fĂ©vrier 2026 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    Le contrat doit avoir Ă©tĂ© conclu avec une entreprise qui n’est ni un Ă©tablissement de crĂ©dit ni une sociĂ©tĂ© de financement, ou leurs filiales, ni une sociĂ©tĂ© dont le capital est dĂ©tenu en partie par une caisse des dĂ©pĂŽts et consignations, ni avec une sociĂ©tĂ© bailleresse appartenant au mĂȘme groupe fiscal que l’entreprise exploitante.

    RĂ©duction d’impĂŽt pour investissements productifs en Outremer

    Pour rappel, les particuliers domiciliĂ©s en France peuvent bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă  raison des investissements productifs neufs qu’ils rĂ©alisent dans les dĂ©partements d’Outremer, Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis-et-Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises, dans le cadre d’une entreprise exerçant une activitĂ© agricole ou une activitĂ© industrielle, commerciale ou artisanale.

    Par ailleurs, les entreprises soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt, similaire Ă  celle applicable aux particuliers, Ă  raison des investissements productifs neufs qu’elles rĂ©alisent Ă  Saint-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle-CalĂ©donie, en PolynĂ©sie française, Ă  Saint-Martin, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, dans les Ăźles Wallis et Futuna et les Terres australes et antarctiques françaises si les conditions suivantes sont rĂ©unies :

    • les investissements sont mis Ă  la disposition d’une entreprise dans le cadre d’un contrat de location revĂȘtant un caractĂšre commercial et conclu pour une durĂ©e au moins Ă©gale Ă  5 ans ou pour la durĂ©e normale d’utilisation du bien louĂ© si elle est infĂ©rieure ;
    • les investissements sont exploitĂ©s par l’entreprise locataire pour l’exercice d’une activitĂ© ne relevant pas de l’un des secteurs exclus.

    Dans le prolongement de la loi de finances pour 2025 qui a Ă©tendu ces rĂ©ductions d’impĂŽt aux acquisitions d’immeubles situĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et faisant l’objet de travaux de rĂ©habilitation lourde concourant Ă  la production d’un immeuble neuf destinĂ© Ă  une activitĂ© Ă©ligible aux dispositifs de dĂ©fiscalisation, afin de faciliter la rĂ©habilitation des immeubles dĂ©truits en Nouvelle-CalĂ©donie au cours des Ă©meutes de 2024, la loi de finances pour 2026 amĂ©nage Ă  nouveau ces rĂ©ductions d’impĂŽt pour :

    • les acquisitions d’immeubles (rĂ©alisĂ©es Ă  compter du 1er janvier 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027), autres que ceux Ă  usage d’habitation, situĂ©s en Nouvelle-CalĂ©donie et faisant l’objet de travaux de rĂ©habilitation lourde concourant Ă  la production d’un immeuble neuf ;
    • les travaux de rĂ©habilitation lourde (pour lesquels une dĂ©claration prĂ©alable de travaux ou une demande de permis de construire est dĂ©posĂ©e Ă  compter du 29 mars 2025 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027), sans acquisition prĂ©alable, portant sur ces mĂȘmes immeubles.

    Les immeubles concernés doivent avoir été partiellement ou totalement détruits lors des émeutes survenues en Nouvelle-Calédonie entre le 13 mai 2024 et le 31 août 2024 inclus.

    En matiĂšre d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices

    Dans le cadre du dispositif des zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration, la loi de finances Ă©tend le bĂ©nĂ©fice de l’abattement majorĂ© appliquĂ© sur les bĂ©nĂ©fices des entreprises (80 %, dans la limite d’un plafond de 300 000 €) aux activitĂ©s exploitĂ©es dans les communes de La RĂ©union appartenant Ă  un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre particuliĂšrement dĂ©favorisĂ© au regard du taux de pauvretĂ©, au titre :

    • l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre des annĂ©es 2025 Ă  2029 ;
    • de l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s dĂ» au titre des exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025 et jusqu’aux exercices ouverts Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2029.

    En matiĂšre de TVA

    Jusqu’à prĂ©sent, les opĂ©rations de transports aĂ©riens et maritimes de voyageurs et de marchandises effectuĂ©es entre les collectivitĂ©s d’Outremer, ainsi qu’à l’intĂ©rieur de ces collectivitĂ©s, relevaient d’un taux nul de TVA. En revanche, les transports aĂ©riens de marchandises effectuĂ©s entre la Martinique et la Guadeloupe Ă©taient taxĂ©s au taux de TVA de 2,1 %.

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend le taux de 0 % aux transports aĂ©riens de marchandises effectuĂ©s entre la Martinique et la Guadeloupe, ainsi que le droit Ă  dĂ©duction qui s’y rattache.

    En matiùre de droits d’enregistrement

    Dans le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte, Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, sont exonĂ©rĂ©s de droits d’enregistrement ou de taxe de publicitĂ© fonciĂšre lorsqu’ils sont rĂ©alisĂ©s au profit de propriĂ©taires irrĂ©guliers de biens immeubles :

    • les cessions effectuĂ©es par une personne publique ;
    • les actes de notoriĂ©tĂ© et les dĂ©cisions judiciaires constatant l’usucapion.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette exonération tout en apportant quelques aménagements.

    Elle prĂ©voit que, dans le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte, Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028, les cessions de biens immeubles effectuĂ©es par une personne publique sont exonĂ©rĂ©es de droit d’enregistrement ou de taxe de publicitĂ© fonciĂšre lorsqu’elles sont rĂ©alisĂ©es au profit de propriĂ©taires irrĂ©guliers.

    Elle ajoute que, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2038, ne donne lieu Ă  aucune perception au profit du TrĂ©sor l’inscription au livre foncier de Mayotte :

    • des actes de notoriĂ©tĂ© portant sur un immeuble situĂ© en Guadeloupe, en Martinique, Ă  La RĂ©union, en Guyane, Ă  Saint-BarthĂ©lemy, Ă  Saint-Martin et Ă  Mayotte et constatant une possession rĂ©pondant aux conditions de la prescription acquisitive ;
    • des dĂ©cisions judiciaires reconnaissant un droit de propriĂ©tĂ© acquis sur un bien immeuble Ă  Mayotte par l’effet de la prescription acquisitive ou par l’effet d’un contrat formĂ© par acte sous signature privĂ©e ou par acte enregistrĂ© chez le cadi (magistrat musulman qui remplit des fonctions civiles, judiciaires et religieuses) et non inscrit au livre foncier de Mayotte avant le 1er janvier 2008.

    Par ailleurs, Ă©taient exonĂ©rĂ©s de droits de mutation Ă  titre gratuit la premiĂšre vente d’immeubles et droits immobiliers situĂ©s Ă  Mayotte intervenant suite Ă  la reconstitution des titres de propriĂ©tĂ© y affĂ©rents, sous rĂ©serve que ces titres de propriĂ©tĂ© aient Ă©tĂ© constatĂ©s par un acte rĂ©guliĂšrement transcrit ou publiĂ© entre le 1er janvier 2018 et le 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette exonĂ©ration de 3 ans, soit jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028.

    En matiùre d’impîts locaux

    Zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit l’application d’un abattement de 100 %, pour la cotisation fonciĂšre des entreprises, et de 80 %, pour la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties, pour les impositions Ă©tablies au titre des annĂ©es 2026 Ă  2030, aux Ă©tablissements et immeubles qui leur sont rattachĂ©s situĂ©s dans une commune de La RĂ©union appartenant Ă  un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre particuliĂšrement dĂ©favorisĂ© au regard du taux de pauvretĂ©.

    Dispositions spécifiques applicables à Mayotte

    À Mayotte, la base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties des propriĂ©tĂ©s cĂ©dĂ©es entre le 1er janvier 2017 et le 31 dĂ©cembre 2025 par une personne publique aux occupants irrĂ©guliers des constructions affectĂ©es Ă  leur habitation principale situĂ©es sur ces propriĂ©tĂ©s fait l’objet d’un abattement les 3 annĂ©es suivant celle au cours de laquelle la cession est intervenue.

    ParallĂšlement, toujours Ă  Mayotte, la base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s non bĂąties cĂ©dĂ©es Ă  compter du 1er janvier 2018 et jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 par une personne publique aux occupants irrĂ©guliers de terrains fait l’objet d’un abattement les 3 annĂ©es suivant celle au cours de laquelle la cession est intervenue.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ces abattements pour les cessions intervenant jusqu’au 31 dĂ©cembre 2028.

    Contrats de ville

    La base d’imposition Ă  la taxe fonciĂšre sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties (TFPB) des logements Ă  usage locatif appartenant Ă  un organisme de logement social peut faire l’objet d’un abattement de 30 % au titre des annĂ©es 2025 Ă  2030 lorsque ces logements sont situĂ©s dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPPV).

    Cet abattement est conditionnĂ© Ă  la signature par l’organisme d’un contrat de ville et d’une convention annexĂ©e Ă  ce contrat, conclue avec la commune, l’établissement public de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) et le reprĂ©sentant de l’État dans le dĂ©partement, relative Ă  l’entretien et Ă  la gestion du parc et ayant pour but d’amĂ©liorer la qualitĂ© du service rendu aux locataires.

    Compte tenu du dĂ©calage d’un an du calendrier relatif Ă  la gĂ©ographie prioritaire de la politique de ville dans les dĂ©partements d’Outremer, les nouveaux contrats de ville en rĂ©sultant n’ont pu ĂȘtre finalisĂ©s qu’à compter de l’annĂ©e 2025.

    Dans ce cadre, pour que l’abattement s’applique au titre de l’annĂ©e 2026, la signature des contrats de ville et des conventions, ainsi que la transmission par les bailleurs d’une dĂ©claration des locaux concernĂ©s au service des impĂŽts du lieu de situation des biens, devaient intervenir avant le 1er janvier 2026.

    La loi de finances pour 2026 dĂ©cale cette date limite au 31 mars 2026 pour l’application de l’abattement aux impositions Ă©tablies au titre de l’annĂ©e 2026 dans les dĂ©partements d’Outremer.

    Mesures diverses

    Octroi de mer

    DĂ©fini par la loi du 2 juillet 2004, l’octroi de mer est un droit d’accise perçu par les dĂ©partements et les rĂ©gions de Guadeloupe et de La RĂ©union, les collectivitĂ©s territoriales uniques (CTU) de Guyane et de Martinique et le DĂ©partement-RĂ©gion de Mayotte. 

    Il permet une taxation différenciée des biens importés (octroi de mer externe) et des biens produits localement (octroi de mer interne), afin de soutenir la compétitivité de ces derniers.

    La loi de finances pour 2026 opĂšre plusieurs modifications du rĂ©gime de l’octroi de mer :

    • elle clarifie d’abord le champ des activitĂ©s de production taxables en prĂ©cisant la dĂ©finition des activitĂ©s agricoles, lesquelles s’entendent de toutes les activitĂ©s correspondant Ă  la maĂźtrise et Ă  l’exploitation d’un cycle biologique de caractĂšre vĂ©gĂ©tal ou animal et constituant une ou plusieurs Ă©tapes nĂ©cessaires au dĂ©roulement de ce cycle ainsi que les activitĂ©s exercĂ©es par un exploitant agricole qui sont dans le prolongement de l’acte de production ou qui ont pour support l’exploitation ;
    • elle Ă©tend, pour Mayotte et la Guyane, l’application du rĂ©gime fiscal suspensif du paiement de la TVA aux seuls besoins de l’octroi de mer et de l’octroi de mer rĂ©gional, pour les flux de marchandises en provenance d’une autre partie du territoire douanier de l’Union ;
    • elle encadre, pour les biens destinĂ©s Ă  des activitĂ©s scientifiques, de recherche ou d’enseignement, les exonĂ©rations Ă  l’importation que peuvent dĂ©cider les collectivitĂ©s territoriales en imposant qu’elles soient fixĂ©es par secteur d’activitĂ© Ă©conomique et par position tarifaire, pour prĂ©venir les avantages nominatifs et garantir l’égalitĂ© devant l’impĂŽt ;
    • elle modifie la procĂ©dure d’adoption et d’entrĂ©e en vigueur des dĂ©libĂ©rations locales en matiĂšre d’octroi de mer, en prĂ©voyant un encadrement rĂ©glementaire des modalitĂ©s de transmission Ă  l’administration des douanes et des dĂ©lais applicables ;
    • elle harmonise, en outre, pour l’octroi de mer rĂ©gional, les rĂšgles relatives au fait gĂ©nĂ©rateur et Ă  l’exigibilitĂ©, tout en consacrant l’absence de frais de perception sur son produit. 

    Accise sur les alcools

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit que, dans le dĂ©partement de La RĂ©union, les tarifs particuliers relatifs aux boissons spiritueuses peuvent faire l’objet d’une majoration dont le montant n’excĂšde pas la diffĂ©rence entre :

    • d’une part, le tarif normal pour la catĂ©gorie fiscale des alcools ;
    • et, d’autre part, la somme du tarif particulier et de la limite maximale de la majoration.

    Le tarif normal prĂ©vu pour la catĂ©gorie fiscale des alcools peut faire l’objet d’une majoration dont le montant n’excĂšde pas le minimum entre la somme prĂ©citĂ©e et 200 € par hectolitre d’alcool pur (HLAP). 

    La majoration sera donc désormais différenciée :

    • potentiellement jusqu’au niveau du taux normal pour les boissons spiritueuses locales ;
    • potentiellement jusqu’à 200 € par HLAP en plus du taux normal pour les boissons spiritueuses importĂ©es.

    Versement mobilité régional

    La loi de finances pour 2026 Ă©tend la possibilitĂ© d’instauration du versement mobilitĂ© rĂ©gional en Guadeloupe, en Martinique, Ă  La RĂ©union, en Guyane et Ă  Mayotte.

    L’instauration effective du versement mobilitĂ© rĂ©gional dans ces territoires dĂ©pendra, comme pour les autres territoires, de l’adoption d’une dĂ©libĂ©ration de l’organe compĂ©tent.

    Financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage

    Le systĂšme de financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage en France repose normalement sur plusieurs contributions payĂ©es par les entreprises, calculĂ©es sur la masse salariale.

    À Saint-Pierre-et-Miquelon, le systĂšme a toujours Ă©tĂ© adaptĂ© pour tenir compte des spĂ©cificitĂ©s du territoire.
    Ainsi et jusqu’en 2020, les employeurs ne payaient qu’une taxe locale unique de 0,5 %, calculĂ©e sur une masse salariale plafonnĂ©e.

    Un rĂ©gime spĂ©cifique a ensuite Ă©tĂ© mis en place en 2022 : la caisse de prĂ©voyance sociale du territoire est devenue l’organisme chargĂ© de collecter les contributions liĂ©es Ă  la formation et Ă  l’apprentissage, sur un modĂšle proche de celui appliquĂ© dans le reste de la France.

    Mais ce basculement s’est accompagnĂ© d’une phase transitoire jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025 : pendant cette pĂ©riode, les employeurs ne paient pas l’ensemble des contributions du rĂ©gime national, mais uniquement la contribution formation professionnelle. Elle est fixĂ©e Ă  un taux unique de 0,55 %, et ne concerne que les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s, avec une assiette alignĂ©e sur celle utilisĂ©e pour calculer les cotisations sociales.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce rĂ©gime transitoire, qui a pris fin le 31 dĂ©cembre 2025, jusqu’à la fin de l’annĂ©e 2026.

    ConcrĂštement, seules les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s restent concernĂ©es, avec une contribution unique fixĂ©e Ă  0,55 % des rĂ©munĂ©rations servant de base aux cotisations sociales, pour le financement de la formation professionnelle.

     

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  • Fichier des vĂ©hicules assurĂ©s : accessible aux conducteurs

    Fichier des véhicules assurés : accessible aux conducteurs

    Le fichier des vĂ©hicules assurĂ©s (FVA) est un outil numĂ©rique, mis en place en 2019, pour lutter contre la non-assurance des vĂ©hicules et pour faciliter les recherches et les identifications. À prĂ©sent, il permet Ă©galement aux conducteurs de vĂ©hicules de vĂ©rifier le bon respect de leurs obligations en matiĂšre d’assurance


    Fichier des véhicules assurés : un fichier, plusieurs accÚs

    Pour rappel, le fichier des vĂ©hicules assurĂ©s (FVA), dĂ©ployĂ© depuis 2019, permet aux pouvoirs publics de contrĂŽler le respect de l’obligation d’assurance des vĂ©hicules par les conducteurs et propriĂ©taires.

    Depuis 2024, les conducteurs n’ont plus l’obligation d’avoir un certificat d’assurance ni un « papillon vert » sur leur pare-brise pour prouver le respect de cette obligation, l’information Ă©tant disponible directement sur le FVA.

    La loi d’adaptation du droit de l’Union europĂ©enne, dite loi DADDUE 5, du 30 avril 2025, avait prĂ©vu d’amĂ©liorer l’accĂšs des conducteurs aux informations du FVA.

    C’est Ă  prĂ©sent chose faite puisqu’il est prĂ©vu, pour les conducteurs de vĂ©hicules terrestres Ă  moteur, la possibilitĂ© de consulter ce fichier via 3 moyens :

    • le numĂ©ro de formule du certificat d’immatriculation du vĂ©hicule ;
    • le numĂ©ro du contrat d’assurance ;
    • le numĂ©ro de plaque d’immatriculation du vĂ©hicule.

    Si cette fonctionnalitĂ© est par principe disponible depuis le 14 fĂ©vrier 2026, notez qu’elle ne sera effective que le 1er juin 2026 pour les territoires de Saint-BarthĂ©lemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon.

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  • AssemblĂ©es gĂ©nĂ©rales de sociĂ©tĂ© : modernisation et simplification au programme

    Assemblées générales de société : modernisation et simplification au programme

    Les dĂ©marches nĂ©cessaires Ă  la prĂ©paration des assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales (AG) des sociĂ©tĂ©s commerciales sont nombreuses et trĂšs prĂ©cises. Afin de prendre en compte l’usage accru des procĂ©dĂ©s numĂ©riques, des Ă©volutions sont Ă  noter quant Ă  l’organisation de ces AG


    Assemblée générale de société : numérisation des échanges

    Afin de prendre le pas des avancĂ©es sur l’usage du numĂ©rique tout en simplifiant certaines procĂ©dures, le Gouvernement propose quelques Ă©volutions concernant la prĂ©paration de ces assemblĂ©es gĂ©nĂ©rales.

    Ainsi, des changements sont apportĂ©s concernant les obligations de convocation et d’information des actionnaires inscrits au nominatif.

    Par « actionnaires inscrits au nominatif », il faut comprendre ceux qui détiennent leurs actions directement auprÚs de la société et qui sont, par conséquent, inscrits dans le registre des actionnaires.

    Par opposition, les actionnaires détenant des actions « au porteur » sont ceux faisant appel à un intermédiaire pour la gestion de leurs actions.

    Auparavant, le principe pour l’envoi des diffĂ©rentes piĂšces relatives Ă  l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale Ă  ces actionnaires inscrits au nominatif Ă©tait l’envoi par voie postale. La voie Ă©lectronique ne pouvait alors ĂȘtre utilisĂ©e qu’aprĂšs avoir obtenu l’accord des associĂ©s.

    DĂ©sormais, c’est la voie Ă©lectronique qui peut directement ĂȘtre utilisĂ©e sans qu’il soit nĂ©cessaire d’obtenir leur accord.

    De la mĂȘme façon, une mesure d’allĂ©gement est prise concernant les documents Ă  annexer aux formulaires de vote par correspondance remis aux actionnaires.

    Les sociĂ©tĂ©s pourront dĂ©sormais s’exonĂ©rer d’annexer ces documents physiquement aux formulaires dĂšs lors que ceux-ci sont mis Ă  disposition sur un site internet dont l’adresse est communiquĂ©e aux actionnaires.

    Il en va de mĂȘme lorsqu’un actionnaire demande Ă  se faire communiquer les documents de la liste consultable ici. La sociĂ©tĂ© ne sera plus tenue de les lui envoyer dĂšs lors que ces informations apparaissent sur son site.

    Date d’enregistrement : assouplissement des dĂ©lais

    Avant une assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, afin d’établir de façon dĂ©finitive la liste des actionnaires, et les droits de vote assortis, qui participeront Ă  l’assemblĂ©e, mais aussi ceux qui pourront demander l’inscription d’une rĂ©solution Ă  l’ordre du jour, les sociĂ©tĂ©s doivent Ă©tablir un Ă©tat des lieux de l’actionnariat dans un dĂ©lai prĂ©cis avant l’assemblĂ©e.

    L’objectif est, en pratique, de dĂ©terminer prĂ©cisĂ©ment, Ă  date, qui sont les actionnaires et quels sont les droits que leurs garantissent leurs actions.

    Cette date d’enregistrement Ă©tait jusque-lĂ  fixĂ©e Ă  2 jours ouvrĂ©s avant la tenue de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale.

    DorĂ©navant, c’est 5 jours ouvrĂ©s avant la tenue de l’assemblĂ©e qu’est fixĂ©e la date d’enregistrement.

    Conservation des mandats : changement sur la durée de conservation

    Dernier point de simplification proposĂ© : les mandats qui sont donnĂ©s Ă  des personnes pour reprĂ©senter les actionnaires pendant les assemblĂ©es devront ĂȘtre conservĂ©s par la sociĂ©tĂ© pour une durĂ©e minimale de 2 ans aprĂšs l’assemblĂ©e.

    Cette durée était initialement de 3 ans.

    L’ensemble de ces modifications est applicable depuis le 16 fĂ©vrier 2026, Ă  l’exception de celle concernant l’envoi dĂ©matĂ©rialisĂ© des convocations qui n’entrera en vigueur que pour les convocations faites Ă  compter du 1er juillet 2026.

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  • Coemploi : une reconnaissance possible hors d’un groupe de sociĂ©tĂ©s ?

    Coemploi : une reconnaissance possible hors d’un groupe de sociĂ©tĂ©s ?

    Quand une entreprise cliente dĂ©passe son rĂŽle de donneuse d’ordres et pilote, en pratique, la gestion d’un prestataire, elle peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme co-employeur. Illustration dans une rĂ©cente affaire qui rappelle que le coemploi ne concerne pas seulement les groupes de sociĂ©tĂ©s, mais aussi les relations commerciales


    Coemploi et prestation de service : quelle conséquence pour le licenciement pour motif économique ?

    Le coemploi dĂ©signe une situation, reconnue par le juge, dans laquelle une entitĂ© autre que l’employeur s’immisce durablement dans la gestion Ă©conomique et sociale d’une entreprise, au point de priver l’employeur « officiel » de toute autonomie.

    ConcrĂštement, cette qualification permet aux salariĂ©s de mettre en cause une autre entitĂ© que leur employeur direct, afin qu’elle rĂ©ponde solidairement avec lui des consĂ©quences liĂ©es au non-respect d’une rĂšgle ou d’une obligation.

    Pendant longtemps, le coemploi a surtout Ă©tĂ© retenu au sein des groupes de sociĂ©tĂ©s, ce qui permettait notamment aux salariĂ©s d’agir aussi contre la sociĂ©tĂ© mĂšre (holding), en plus de leur employeur.

    Mais peut-on reconnaĂźtre une telle situation dans le cadre d’un contrat de prestation de services ? Et le cas Ă©chĂ©ant, quelles sont les consĂ©quences en cas de contestation d’un licenciement pour motif Ă©conomique ?

    C’est la question posĂ©e dans cette affaire, oĂč une sociĂ©tĂ© donneuse d’ordres avait confiĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© prestataire la promotion commerciale de ses produits.

    À la suite de la cessation d’activitĂ©, la sociĂ©tĂ© prestataire a Ă©tĂ© placĂ©e en liquidation judiciaire et a licenciĂ© ses salariĂ©s pour motif Ă©conomique.

    Une salariĂ©e a alors contestĂ© son licenciement et saisi le juge, en demandant des indemnitĂ©s non seulement Ă  son employeur, mais aussi Ă  l’entreprise cliente, donneuse d’ordres.

    Pour justifier sa demande, elle soutenait que cette derniĂšre devait ĂȘtre reconnue comme co-employeur.

    Elle relevait notamment que la directrice gĂ©nĂ©rale et actionnaire de la sociĂ©tĂ© donneuse d’ordres donnait directement toutes les consignes liĂ©es aux ressources humaines (gestion des congĂ©s, suivi des arrĂȘts maladie, attribution des vĂ©hicules, etc.)

    Selon la salariĂ©e, l’entreprise cliente ne se limitait donc pas Ă  un rĂŽle de donneuse d’ordres : elle intervenait en rĂ©alitĂ© de façon permanente dans la gestion de la sociĂ©tĂ© prestataire, au point que celle-ci avait perdu toute autonomie.

    Ce que confirme le juge, en tranchant en faveur de la salariĂ©e : le risque de coemploi ne se limite pas aux groupes de sociĂ©tĂ©s. Ainsi, 2 entreprises liĂ©es par un simple contrat commercial peuvent ĂȘtre concernĂ©es si, dans les faits, l’une prend le contrĂŽle total de l’autre.

    En consĂ©quence, dans le cadre de ce licenciement pour motif Ă©conomique, la salariĂ©e est fondĂ©e Ă  demander rĂ©paration Ă©galement Ă  l’entreprise donneuse d’ordres. 

    Coemploi : une reconnaissance possible hors d’un groupe de sociĂ©tĂ©s ? – © Copyright WebLex

  • Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les entreprises

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les entreprises

    AprĂšs de nombreux dĂ©bats budgĂ©taires, la loi de finances pour 2026 vient d’ĂȘtre publiĂ©e avec, au menu, de nombreuses mesures qui impactent ou vont impacter Ă  court terme les entreprises. Voici un rapide tour d’horizon des informations Ă  retenir Ă  ce sujet


    En matiĂšre d’impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices

    Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE)

    La loi de finances pour 2025 a créé une contribution exceptionnelle sur les bĂ©nĂ©fices des grandes entreprises (CEBGE) qui devait s’appliquer au titre du 1er exercice clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette contribution qui s’appliquera dĂ©sormais au titre des 2 premiers exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2025 aux entreprises soumises Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s qui rĂ©alisent un chiffre d’affaires supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  :

    • 1 milliard d’euros au titre du premier exercice au titre duquel la contribution est due ou au titre de l’exercice prĂ©cĂ©dent ;
    • 1,5 milliard d’euros au titre du second exercice.

    Pour rappel, le taux de la contribution exceptionnelle est le suivant :

    • pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  1 Md€ et infĂ©rieur Ă  3 Md€, le taux de la contribution exceptionnelle sera fixĂ© Ă  20,6 % ;
    • pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă  3 Md€, ce taux est portĂ© Ă  41,2 %.
       

    Apport-cession de titres de sociétés

    Les gains tirĂ©s de la cession Ă  titre onĂ©reux de parts ou d’actions d’une sociĂ©tĂ© sont imposĂ©s au titre de l’impĂŽt sur le revenu, au taux de 12,8 %, en application du prĂ©lĂšvement forfaitaire unique (PFU), ainsi qu’au titre des prĂ©lĂšvements sociaux sur les revenus du patrimoine, au taux de 18,6 % (suite Ă  l’augmentation de la CSG de 1,4 point par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026).

    Le rĂ©gime de l’apport-cession permet un report d’imposition de la plus-value rĂ©alisĂ©e Ă  l’occasion d’un apport de titres Ă  une sociĂ©tĂ©, avec maintien de ce report en cas de cession des titres apportĂ©s sous rĂ©serve de rĂ©investir, dans un certain dĂ©lai, une fraction du produit de la vente dans des entreprises.

    La loi de finances pour 2026 apporte quelques amĂ©nagements au rĂ©gime du report d’imposition en cas d’apport de titres, applicables aux cessions de titres apportĂ©s rĂ©alisĂ©es Ă  compter du lendemain de la publication de la loi, notamment s’agissant du montant du rĂ©investissement (qui passe de 60 % Ă  70 % du produit de la vente) et du dĂ©lai de rĂ©investissement (qui passe de 2 ans Ă  3 ans).

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 prĂ©cise que lorsque le produit de la cession est rĂ©investi dans les conditions prĂ©vues, les titres concernĂ©s doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant un dĂ©lai d’au moins 5 ans (12 mois auparavant), dĂ©comptĂ© depuis la date de leur inscription Ă  l’actif de la sociĂ©tĂ©.

    Report d’imposition en cas d’option d’une entreprise individuelle pour l’assimilation Ă  une EURL ou une EARL

    Les entreprises individuelles et les entreprises individuelles Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EIRL) peuvent opter pour l’assimilation Ă  une entreprise unipersonnelle Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EURL) ou Ă  une entreprise agricole Ă  responsabilitĂ© limitĂ©e (EARL) Ă  associĂ© unique, ce qui aboutit Ă  leur assujettissement Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

    Cette assimilation est fiscalement considĂ©rĂ©e comme une cessation d’activitĂ© avec pour consĂ©quence l’imposition immĂ©diate des bĂ©nĂ©fices et des plus-values constatĂ©es.

    Toutefois, l’administration fiscale admet que le transfert des biens professionnels peut ĂȘtre assimilĂ© Ă  un apport, ouvrant droit au report ou Ă  l’étalement de l’imposition des plus-values, au rĂ©gime particulier des provisions et au sursis sur les profits sur stocks.

    La loi de finances légalise cette position administrative.

    Report d’imposition en cas de transfert du patrimoine professionnel de l’entrepreneur individuel vers une sociĂ©tĂ©

    La loi de finances pour 2026 met en place un mĂ©canisme garantissant la neutralitĂ© fiscale de l’apport en sociĂ©tĂ© d’une entreprise individuelle ou d’une EIRL ou d’une branche complĂšte d’activitĂ© assimilĂ©e Ă  une EURL ou Ă  une EARL et soumise Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.

    Amortissement des fonds de commerce

    Sur le plan comptable, le fonds commercial Ă©tant prĂ©sumĂ© avoir une durĂ©e d’utilisation non limitĂ©e, il est en principe non amortissable. Mais un amortissement comptable du fonds commercial est admis lorsque la durĂ©e d’utilisation de ce fonds est limitĂ©e, au regard de critĂšres physiques, techniques, juridiques ou Ă©conomiques inhĂ©rents Ă  l’utilisation de ce fonds.

    Dans ce cas, le fonds commercial est amorti sur sa durĂ©e d’utilisation, ou si celle ci ne peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e de maniĂšre fiable, sur 10 ans.

    Il est aussi admis d’amortir comptablement les fonds de commerce acquis par les petites entreprises, c’est-Ă -dire par les structures qui ne dĂ©passent pas 2 des 3 seuils suivants au titre du dernier exercice clos :

    • 50 salariĂ©s ;
    • 12 M€ de chiffre d’affaires ;
    • 6 M€ de total de bilan annuel.

    En principe, les amortissements ainsi comptabilisĂ©s ne sont pas fiscalement dĂ©ductibles du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.

    Par dĂ©rogation et dans le but de soutenir la reprise de l’activitĂ© Ă©conomique suite Ă  la sortie de crise sanitaire du Covid, la loi de finances pour 2022 a prĂ©vu que, pour les fonds acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 dĂ©cembre 2025, cet amortissement comptable soit admis en dĂ©duction du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce dispositif pour les fonds acquis jusqu’au 31 dĂ©cembre 2029.

    Dispositif des jeunes entreprises innovantes (JEI)

    La loi de finances pour 2026 prolonge jusqu’en 2028 les exonĂ©rations de cotisation fonciĂšre des entreprises et de taxe fonciĂšre dont bĂ©nĂ©ficient les jeunes entreprises innovantes créées Ă  compter du 1er janvier 2026.

    Zones d’amĂ©nagement du territoire

    La loi de finances pour 2026 apporte des précisions sur les dispositifs suivants :

    • concernant les dispositifs « zones de revitalisation rurale (ZRR) » et « France ruralitĂ©s revitalisation (ZFRR) », elle proroge le maintien des anciennes communes ZRR non Ă©ligibles au dispositif ZFRR dans ce zonage jusqu’au 31 dĂ©cembre 2029 (au lieu du 31 dĂ©cembre 2027) ;
    • concernant le dispositif « zones de dĂ©veloppement prioritaire », elle prolonge ce dispositif d’un an, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027.

    Par ailleurs, elle crĂ©e une nouvelle mesure d’exonĂ©ration en faveur des crĂ©ations ou reprises d’activitĂ© dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV) : les personnes qui, entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2030, crĂ©ent ou reprennent des activitĂ©s dans les QPV sont exonĂ©rĂ©es d’impĂŽt au titre des bĂ©nĂ©fices provenant des activitĂ©s implantĂ©es dans le quartier, Ă  l’exclusion des plus-values constatĂ©es lors de la réévaluation des Ă©lĂ©ments d’actif, jusqu’au terme du 59ᔉ mois suivant celui de leur crĂ©ation d’activitĂ© ou celui de la reprise d’activitĂ©.

    En matiĂšre de TVA et de taxes diverses

    Franchise en base TVA

    Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, d’ĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA. 

    La loi de finances pour 2025 avait prĂ©vu de diminuer, Ă  compter du 1er mars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă  25 000 € de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es.

    Toutefois, face aux rĂ©actions qui ont suivi cette mesure, l’application de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue.

    Finalement, aucune mesure n’a Ă©tĂ© prise dans ce sens dans le cadre de la loi de finances pour 2026 : ce sont les dispositions antĂ©rieures Ă  la promulgation de cette loi qui sont applicables, Ă  savoir les seuils suivants.

    AnnĂ©e d’évaluation

    Chiffre d’affaires

    Chiffre d’affaires affĂ©rent aux prestations de services autres que les ventes Ă  consommer sur place et les prestations d’hĂ©bergement

    Année civile précédente

    85 000 €

    37 500 €

    Année en cours

    93 500 €

    41 250 €

     

    TVA sur les dépenses de publicité

    La loi de finances pour 2026 met fin au dispositif d’exclusion du droit Ă  dĂ©duction de la TVA actuellement en vigueur concernant les dĂ©penses utilisĂ©es par les entreprises pour les besoins de certaines publicitĂ©s.

    Taxes sur les véhicules

    La loi de finances pour 2026 aménage les taxes applicables aux véhicules, à compter du 1er mars 2026, en :

    • amĂ©nageant la dĂ©finition des vĂ©hicules dits vertueux ;
    • prĂ©cisant la mĂ©thode de dĂ©termination de la puissance administrative de certains vĂ©hicules Ă©lectriques ;
    • revenant sur la dĂ©finition de la 1re immatriculation, tout d’abord au 1er janvier 2026, puis au 1er janvier 2027 ;
    • modifiant l’abattement applicable aux vĂ©hicules qui comportent au moins 8 places assises et qui sont dĂ©tenus par une personne morale, pour le calcul des taxes sur les Ă©missions de dioxyde de carbone et sur la masse en ordre de marche des vĂ©hicules de tourisme ;
    • prĂ©cisant l’assujettissement des vĂ©hicules Ă  la taxe annuelle incitative relative Ă  l’acquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faibles Ă©missions ;
    • amĂ©nageant le tarif de la taxe annuelle incitative relative Ă  l’acquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă  faibles Ă©missions.
       

    Taxe sur les petits colis

    La loi de finances de 2026 instaure une taxe Ă©gale Ă  2 € sur les importations d’articles de marchandise contenus dans des envois de faible valeur, dits « petits colis » et dont la valeur intrinsĂšque n’excĂšde pas 150 €, en provenance des pays tiers.

    Cette taxe forfaitaire s’applique Ă  partir du 1er mars 2026 et a vocation Ă  ĂȘtre abrogĂ©e au plus tard le 31 dĂ©cembre 2026 en faveur de dispositions en ce sens prises Ă  l’échelle de l’Union europĂ©enne.

    En matiùre d’impîts locaux

    Révision des valeurs locatives

    La loi de finances pour 2026 reporte d’un an l’intĂ©gration de l’actualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels dans les bases locales d’imposition, soit de 2026 Ă  2027.

    Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises

    Alors qu’il Ă©tait prĂ©vu une accĂ©lĂ©ration de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), cette cotisation est maintenue telle quelle selon ce qui a Ă©tĂ© prĂ©vu par la loi de finances pour 2025.

    Mesures diverses

    Facturation électronique

    La loi de finances pour 2026 confirme le calendrier de dĂ©ploiement de la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique, ainsi que ses modalitĂ©s de mise en place et entĂ©rine des dispositions d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ©es.

    Elle apporte des précisions sur les obligations visant les plateformes agréées et revient sur les sanctions applicables en cas de non-respect des obligations découlant de la mise en place de la facturation électronique.

    À ce sujet, il faut noter que :

    • le non-respect par une entreprise de l’obligation d’Ă©mission d’une facture sous une forme Ă©lectronique donnera lieu Ă  l’application d’une amende de 50 € (et non plus 15 €) par facture, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  15 000 € ;
    • le non-respect par une entreprise des obligations de transmission des donnĂ©es de transaction et de paiement donnera lieu Ă  l’application d’une amende Ă©gale Ă  500 € par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  15 000 € ;
    • pour les plateformes dĂ©matĂ©rialisĂ©es :
      • toute omission ou tout manquement par un opĂ©rateur d’une plateforme de dĂ©matĂ©rialisation aux obligations de transmission de donnĂ©es donnera lieu Ă  une amende de 50 € (et non plus 15 €) par facture mise Ă  la charge de cette plateforme, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  45 000 € ;
      • le non-respect par une plateforme agréée des obligations de transmission des donnĂ©es reçues Ă  l’administration donne lieu Ă  une amende de 750 € par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă  100 000 €.

    Il est Ă©galement prĂ©vu que, lorsque l’administration constate une omission ou un manquement de l’entreprise Ă  l’obligation de recourir Ă  une plateforme agréée pour la rĂ©ception de factures Ă©lectroniques, elle la mette en demeure de s’y conformer dans un dĂ©lai de 3 mois.

    La persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation Ă  l’expiration du dĂ©lai de 3 mois donnera lieu Ă  l’application d’une amende de 500 €. L’administration met alors Ă  nouveau l’entreprise en demeure de se conformer Ă  cette obligation dans un mĂȘme dĂ©lai de 3 mois.

    Une nouvelle amende de 1 000 € est encourue aprĂšs chaque pĂ©riode de 3 mois au terme de laquelle l’administration, aprĂšs une mise en demeure infructueuse, constate la persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation.

    Suppression de dispositifs fiscaux et simplification de la gestion fiscale

    La loi de finances pour 2026 met fin à un certain nombre de dispositifs fiscaux jugés inefficaces ou obsolÚtes et adopte plusieurs mesures visant à simplifier et moderniser certaines obligations fiscales, comme :

    • la suppression de l’obligation d’envoi par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception de certaines mises en demeure afin de permettre l’usage d’autres modes de notification ;
    • la suppression de l’envoi des avis d’impĂŽt sur le revenu au format papier aux usagers dĂ©clarant leur revenu en ligne, sauf option contraire exprimĂ©e ;
    • la suppression du caractĂšre irrĂ©vocable de l’option qui permet de choisir l’imposition des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et plus-values de capitaux mobiliers (PVCM) selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu (IR) plutĂŽt qu’à l’imposition forfaitaire ;
    • la suppression du chĂšque comme moyen de paiement de l’impĂŽt pour les derniers impĂŽts des professionnels pour lesquels il Ă©tait encore admis ;
    • etc.
       

    Participation aux frais de transport de leurs salariés

    La lĂ©gislation sociale impose Ă  tous les employeurs, sans condition d’effectif, de prendre en charge 50 % du coĂ»t des titres d’abonnement Ă  des transports publics de personnes ou de services publics de location de vĂ©los.

    Les abonnements pris en charge sont les abonnements annuels, mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite (automatique), multimodaux ou encore les abonnements à un service public de location de vélos.

    Par dĂ©rogation aux principes sociaux et fiscaux applicables, cette prise en charge de l’employeur est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, de CSG, de CRDS et d’impĂŽt sur le revenu.

    Afin de favoriser l’usage des transports en commun, de 2022 Ă  2024, la loi de finances rectificative pour 2022 avait permis aux employeurs de bĂ©nĂ©ficier de ce rĂ©gime social et fiscal mĂȘme si leur prise en charge excĂ©dait les 50 % de la valeur totale de l’abonnement.

    Ainsi, cette loi admettait jusqu’en 2024 que les employeurs puissent participer jusqu’à 75 % du coĂ»t total de l’abonnement du salariĂ© tout en bĂ©nĂ©ficiant des exonĂ©rations sociales et fiscales prĂ©citĂ©es.

    La loi de finances pour 2025 a prorogĂ© d’une annĂ©e, soit sur toute l’annĂ©e 2025, ce rĂ©gime social et fiscal de faveur applicable aux employeurs qui dĂ©cident d’aller au-delĂ  de la prise en charge obligatoire d’une partie du coĂ»t de l’abonnement des salariĂ©s, jusqu’à 75 % de la valeur totale.

    La loi de finances pour 2026 proroge de nouveau, pour un an, ce dispositif, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2026.

    Évolution du calcul de la rĂ©serve de participation des salariĂ©s aux rĂ©sultats de l’entreprise

    La loi de finances complĂšte la liste des bĂ©nĂ©fices exonĂ©rĂ©s Ă  rĂ©intĂ©grer pour le calcul de la rĂ©serve spĂ©ciale de participation en y ajoutant d’autres dispositifs d’exonĂ©ration.

    Devront dĂ©sormais ĂȘtre prises en compte, en plus des exonĂ©rations dĂ©jĂ  existantes, celles attachĂ©es :

    • aux bassins d’emploi Ă  redynamiser ;
    • aux zones de restructuration de la dĂ©fense ;
    • aux zones franches d’activitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration des dĂ©partements d’outre-mer ;
    • aux zones de revitalisation rurales et zones France ruralitĂ© revitalisations ; ‱ aux bassins urbains Ă  dynamiser ;
    • aux zones de dĂ©veloppement prioritaire ;
    • Ă  la nouvelle mesure d’exonĂ©rations attachĂ©e aux quartiers prioritaires de la ville (nouvellement mise en place par la prĂ©sente loi de finances pour 2026).
       

    Compte personnel de formation

    Le compte personnel de formation (CPF) permet Ă  chaque salariĂ© d’accumuler des droits Ă  formation tout au long de sa vie professionnelle afin de les utiliser pour financer :

    • des formations certifiantes, c’est-Ă -dire sanctionnĂ©es par un diplĂŽme, un titre professionnel ou une certification reconnue ;
    • et certaines actions non certifiantes comme la validation des acquis de l’expĂ©rience (VAE), les bilans de compĂ©tences ou encore la prĂ©paration au permis de conduire.

    Pour les actions certifiantes et jusqu’à prĂ©sent, les droits inscrits sur le CPF pouvaient ĂȘtre mobilisĂ©s sans plafond spĂ©cifique de mobilisation applicable Ă  ces actions.

    La loi de finances pour 2026 instaure un plafond d’utilisation des droits inscrits sur le CPF pour le financement des actions certifiantes (qui doit encore ĂȘtre fixĂ© par un dĂ©cret attendu sur ce point).

    Du cÎté des actions non certifiantes, la loi de finances pour 2026 change 2 points importants :

    • d’une part, elle instaure un plafond d’utilisation des droits mobilisables pour les bilans de compĂ©tences (actions non certifiantes) et pour les permis de conduire (Ă  fixer par dĂ©cret) ;
    • d’autre part, s’agissant des permis de conduire, elle limite l’éligibilitĂ© au CPF des permis de conduire pour les vĂ©hicules du groupe lĂ©ger (soit le permis A et B) aux demandeurs d’emploi ou aux hypothĂšses oĂč le permis est cofinancĂ© par un tiers (l’employeur, un opĂ©rateur de compĂ©tences, France Travail, etc.).
       

    Aide au permis des apprentis

    La loi de finances pour 2026 supprime l’aide forfaitaire au permis de conduire de 500 € qui bĂ©nĂ©ficiait jusqu’alors aux majeurs de plus de 18 ans titulaires d’un contrat d’apprentissage.

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  • Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants

    Parmi les mesures adoptĂ©es dans le cadre de la loi de finances pour 2026, plusieurs dispositions viennent crĂ©er, amĂ©nager, proroger des dispositifs fiscaux qui intĂ©ressent spĂ©cialement les particuliers, mais Ă©galement les dirigeants d’entreprises. Voici un panorama rapide des mesures essentielles Ă  retenir Ă  ce sujet


    En matiùre d’impît sur le revenu

    Barùme de l’impît sur le revenu

    La loi de finances pour 2026 relĂšve de 0,9 % les limites des tranches du barĂšme de l’impĂŽt sur le revenu, ainsi que les seuils et plafonds associĂ©s.

    Elle relÚve également les limites des tranches de revenus des grilles de taux par défaut du prélÚvement à la source.

    Contribution différentielle sur les hauts revenus

    La loi de finances pour 2025 a instituĂ© une contribution applicable Ă  l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025 Ă  la charge des contribuables domiciliĂ©s fiscalement en France dont le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence est supĂ©rieur Ă  250 000 € pour les contribuables cĂ©libataires, veufs, sĂ©parĂ©s ou divorcĂ©s et Ă  500 000 € pour les contribuables soumis Ă  une imposition commune.

    La loi de finances pour 2026 prolonge cette contribution Ă  compter de l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2025 et jusqu’à l’imposition des revenus de l’annĂ©e au titre de laquelle le projet de loi relative aux rĂ©sultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’annĂ©e constate un dĂ©ficit du budget gĂ©nĂ©ral infĂ©rieur Ă  3 % du produit intĂ©rieur brut.

    Rappelons que la contribution est égale à la différence positive entre :

    • 20 % du revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence ;
    • et le montant de la somme de l’impĂŽt sur le revenu et de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, ainsi que des prĂ©lĂšvements libĂ©ratoires de l’impĂŽt sur le revenu, majorĂ© de 1 500 € par personne Ă  charge et 12 500 € pour les contribuables soumis Ă  imposition commune.

    En matiĂšre de rĂ©ductions et de crĂ©dits d’impĂŽts

    RĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu pour souscription au capital des PME

    La loi de finances pour 2026 apporte des prĂ©cisions Ă  propos de la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu « Madelin », pour souscription au capital des PME, notamment s’agissant des souscriptions de parts :

    • de fonds communs de placement dans l’innovation, en recentrant la rĂ©duction d’impĂŽt sur les parts de FCPI investies en titres de jeunes entreprises innovantes ;
    • de fonds d’investissement de proximitĂ©, en assouplissant notamment les conditions relatives au quota d’investissement ;
    • de jeunes entreprises innovantes, en crĂ©ant une nouvelle catĂ©gorie, Ă  savoir les JEI Ă  impact, ouvrant droit Ă  une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de 40 % ;
    • d’entreprises solidaires d’utilitĂ© sociale et de sociĂ©tĂ©s fonciĂšres solidaires, en prorogeant l’application du taux majorĂ© de la rĂ©duction d’impĂŽt (25 % au lieu de 18 %) jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 et, pour les sociĂ©tĂ©s fonciĂšres solidaires, en rĂ©duisant Ă  5 ans le dĂ©lai pendant lequel le remboursement des apports entraĂźne la reprise de la rĂ©duction d’impĂŽt.

    RĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu au titre des dons

    La loi de finances pour 2026 double la limite du montant des versements pris en compte pour le bĂ©nĂ©fice de la rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu de 75 % applicable aux dons effectuĂ©s au profit des organismes d’aide aux personnes en difficultĂ© ou aux victimes de violence domestique.

    Applicable pour les dons consentis aprĂšs le 14 octobre 2025, ils sont pris en compte dans la limite de 2 000 € dĂ©sormais (au lieu de 1 000 €). Pour rappel, les versements qui excĂšdent cette limite ouvrent droit Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt de droit commun au taux de 66 % prĂ©vue pour les dons versĂ©s aux Ɠuvres et organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou assimilĂ©s, dans la limite de 20 % du montant du revenu imposable.

    CrĂ©dit d’impĂŽt pour services Ă  la personne

    Un crĂ©dit d’impĂŽt Ă©gal Ă  50 % des dĂ©penses engagĂ©es bĂ©nĂ©ficie aux contribuables employant un salariĂ© Ă  leur domicile. Les dĂ©penses Ă©ligibles sont retenues dans la limite annuelle de 12 000 € par foyer, permettant un crĂ©dit d’impĂŽt maximal de 6 000 €. Ce plafond peut ĂȘtre augmentĂ© de 1 500 € par enfant Ă  charge ou par membre du foyer ĂągĂ© de plus de 65 ans, sans pouvoir excĂ©der 15 000 €.

    Depuis l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2021, le champ du crĂ©dit d’impĂŽt englobe Ă©galement des prestations rĂ©alisĂ©es Ă  l’extĂ©rieur de la rĂ©sidence, lorsqu’elles sont comprises dans un ensemble de services souscrit par le contribuable incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  rĂ©sidence (« offre globale »).

    La loi de finances pour 2026 prĂ©cise que la notion d’ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence doit s’entendre de services fournis au contribuable par un mĂȘme salariĂ©, une mĂȘme association, une mĂȘme entreprise ou un mĂȘme organisme.

    Par ailleurs, elle prĂ©cise que les services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence, n’ouvrent droit au crĂ©dit d’impĂŽt que lorsque le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile n’excĂšde pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis au domicile.

    Enfin, pour les personnes ĂągĂ©es, handicapĂ©es ou celles qui ont besoin d’une aide personnelle Ă  leur domicile ou d’une aide Ă  la mobilitĂ© dans l’environnement de proximitĂ© favorisant leur maintien Ă  domicile, la loi de finances pour 2026 assimile la livraison de repas Ă  domicile Ă  un service fourni Ă  la rĂ©sidence du contribuable afin de la rendre Ă©ligible, par nature, au crĂ©dit d’impĂŽt services Ă  la personne, y compris si elle n’est pas comprise dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence.

    En matiĂšre de gestion du patrimoine immobilier

    Amortissement des biens immobiliers acquis en vue d’une location nue

    La loi de finances pour 2026 rĂ©introduit un mĂ©canisme de dĂ©duction au titre de l’amortissement du prix d’acquisition de logements, en contrepartie d’un engagement du propriĂ©taire de louer le logement Ă  titre de rĂ©sidence principale pendant une durĂ©e minimale de 9 ans, sous rĂ©serve du respect de plafonds de loyer et de ressources, apprĂ©ciĂ©s Ă  la date de conclusion du bail, en dehors du cercle familial (incluant les parents, grands-parents, enfants, petits-enfants et frĂšres et sƓurs).

    RĂ©servĂ©e aux particuliers et aux associĂ©s de sociĂ©tĂ© non soumise Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s, cette dĂ©duction peut s’appliquer aux logements acquis neufs ou en l’Ă©tat futur d’achĂšvement, aux logements que le contribuable fait construire, aux logements qui font ou qui ont fait l’objet de travaux concourant Ă  la production ou Ă  la livraison d’un immeuble neuf, aux logements pour lesquels les travaux d’amĂ©lioration reprĂ©sentent au moins 30 % du prix d’acquisition du logement et qui satisfont les critĂšres d’une rĂ©habilitation lourde.

    Les taux d’amortissement varient selon le type de bien (logement neuf ou ancien rĂ©habilitĂ©) et l’affectation du logement Ă  la location intermĂ©diaire, sociale ou trĂšs sociale, allant ainsi de 3 % Ă  5,5 %, l’amortissement Ă©tant calculĂ© sur le prix d’acquisition du logement, net de frais, sous dĂ©duction de la valeur du foncier (estimĂ©e forfaitairement Ă  20 % du prix d’acquisition).

    Le montant total des amortissements dĂ©ductibles est plafonnĂ© Ă  8 000 € par an et par foyer fiscal. Ce montant est majorĂ© de 2 000 € ou 4 000 € lorsque 50 % au moins des revenus bruts issus des logements bĂ©nĂ©ficiaires desdits amortissements sont affectĂ©s respectivement Ă  la location sociale ou Ă  la location trĂšs sociale.

    Déficits fonciers

    Le dĂ©ficit foncier est imputable sur le revenu global, sous conditions, dans la limite de 10 700 € par an, et Ă  raison des seuls dĂ©ficits qui ne proviennent pas des intĂ©rĂȘts d’emprunt. Si le montant du revenu global n’est pas suffisant pour absorber ce dĂ©ficit, l’excĂ©dent est alors imputable sur les revenus globaux des 6 annĂ©es suivantes.

    Cette limite de 10 700 € a Ă©tĂ© temporairement rehaussĂ©e Ă  21 400 € par an au maximum lorsque le dĂ©ficit se rapporte aux dĂ©penses de travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique qui permettent Ă  un bien de passer d’une classe Ă©nergĂ©tique E, F ou G Ă  une classe Ă©nergĂ©tique A, B, C ou D au plus tard le 31 dĂ©cembre 2025.

    La loi de finances pour 2026 prolonge ce rehaussement temporaire Ă  21 400 € par an jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027 pour les dĂ©penses de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique payĂ©es entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2027.

    Plus-values immobiliĂšres

    La loi de finances pour 2026 reconduit pour 2 ans, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2027, l’exonĂ©ration des plus-values de cession d’immeubles Ă  un organisme en charge du logement social, destinĂ©s au logement social ou intermĂ©diaire, et l’abattement exceptionnel sur les plus-values de cession d’immeubles situĂ©s en zones tendues ou dans le pĂ©rimĂštre d’une grande opĂ©ration d’urbanisme, dans celui d’une opĂ©ration de revitalisation du territoire ou dans celui d’une opĂ©ration d’intĂ©rĂȘt national.

    En matiĂšre de gestion du patrimoine financier

    Plan d’épargne retraite

    La loi de finances pour 2026 supprime, pour les versements effectuĂ©s Ă  compter du 1er janvier 2026, les avantages fiscaux attachĂ©s aux versements faits au plan d’épargne retraite (PER) Ă  compter du 70Ăšme anniversaire de son titulaire.

    Par ailleurs, elle allonge de 2 ans la durĂ©e d’utilisation du plafond inemployĂ© de dĂ©duction des cotisations d’Ă©pargne-retraite du revenu global, qui passe ainsi de 3 ans Ă  5 ans.

    En matiùre d’impîts locaux

    Taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires

    La loi de finances pour 2026 prĂ©voit que les communes et les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale (EPCI) Ă  fiscalitĂ© propre peuvent, par dĂ©libĂ©ration, exonĂ©rer de taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires (THRS), pour la part qui leur revient :

    • les locaux classĂ©s meublĂ©s de tourisme ;
    • les chambres d’hĂŽtes, Ă  savoir les chambres meublĂ©es situĂ©es chez l’habitant en vue d’accueillir des touristes, Ă  titre onĂ©reux, pour une ou plusieurs nuitĂ©es, assorties de prestations.

    Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 ajoute parmi les locaux exclus du champ de la THRS les gĂźtes ruraux, entendus comme des meublĂ©s de tourisme qui respectent des signes de qualitĂ© officiels reconnus par l’État et dĂ©finis par dĂ©cret, faisant l’objet de contrĂŽles rĂ©guliers par les organismes gestionnaires, et qui rĂ©pondent aux caractĂ©ristiques cumulatives suivantes :

    • ĂȘtre une maison indĂ©pendante ou un appartement situĂ© dans un bĂątiment comprenant 4 habitations au plus ;
    • ne pas ĂȘtre situĂ©s sur le territoire d’une mĂ©tropole (Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre regroupant plusieurs communes d’un seul tenant et sans enclave au sein d’un espace de solidaritĂ©).

    Taxe sur les logements vacants

    La loi de finances pour 2026 substitue aux 2 taxes existantes, Ă  savoir la taxe sur les logements vacants (TLV) en zone tendue et la taxe d’habitation sur les logements vacants (THLV) en zone non tendue, une seule imposition affectĂ©e aux communes et distincte de la taxe d’habitation sur les rĂ©sidences secondaires (THRS) : la taxe sur la vacance des locaux d’habitation.

    La taxe sur la vacance des locaux d’habitation est due pour les logements vacants au 1er janvier de l’annĂ©e d’imposition depuis au moins :

    • une annĂ©e lorsque le logement est situĂ© dans une commune qui prĂ©sente un dĂ©sĂ©quilibre marquĂ© entre l’offre et la demande de logements entraĂźnant des difficultĂ©s sĂ©rieuses d’accĂšs au logement sur l’ensemble du parc rĂ©sidentiel existant ;
    • deux annĂ©es lorsque le logement est situĂ© dans le reste du territoire.

    Le taux de cette taxe, calculée sur la base de la valeur locative du logement, est fonction du lieu de situation du bien.

    Spécialement pour les dirigeants

    Taxe sur les holdings patrimoniales

    Une taxe sur les actifs non professionnels dĂ©tenus par les sociĂ©tĂ©s est instituĂ©e par la loi de finances pour 2026, due au titre des exercices clos Ă  compter du 31 dĂ©cembre 2026, qui vise les sociĂ©tĂ©s ayant leur siĂšge en France qui sont assujetties Ă  l’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (IS), les sociĂ©tĂ©s dont le siĂšge est Ă©tabli hors de France assujetties Ă  un impĂŽt Ă©quivalent Ă  l’IS et les sociĂ©tĂ©s qui sont des sociĂ©tĂ©s de capitaux et dont au moins une personne physique dĂ©tenant au moins 50 % du capital a son domicile fiscal en France.

    Pour ĂȘtre soumises Ă  cette nouvelle taxe, ces sociĂ©tĂ©s doivent remplir, Ă  la date de clĂŽture de l’exercice au titre duquel la taxe est due, toutes les conditions suivantes :

    • la valeur vĂ©nale de l’ensemble des actifs qu’elles dĂ©tiennent est Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  5 millions d’euros ;
    • au moins une personne physique dĂ©tient une fraction des droits de vote ou des droits financiers Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  50 % ou une personne physique y exerce en fait le pouvoir de dĂ©cision ;
    • elles perçoivent des revenus passifs reprĂ©sentant plus de 50 % du montant cumulĂ© des produits d’exploitation et des produits financiers sur l’ensemble de l’exercice, hors reprises de provisions et amortissements.

    Les revenus passifs s’entendent :

    • des dividendes ;
    • des intĂ©rĂȘts, des produits des obligations, des crĂ©ances, des dĂ©pĂŽts et des cautionnements ;
    • des redevances de cession ou de concession de licences d’exploitation, de brevets d’invention, de marques de fabrique, de procĂ©dĂ©s ou de formules de fabrication et d’autres droits analogues ;
    • des produits de droits d’auteurs ;
    • des loyers ;
    • des produits de cession d’un bien qui gĂ©nĂšre un revenu relevant d’une des 5 catĂ©gories prĂ©cĂ©dentes lorsqu’ils constituent des produits d’exploitation ou des produits financiers.

    La taxe est calculĂ©e au taux de 20 %, sur la base de la somme de la valeur vĂ©nale des actifs suivants dĂ©tenus par la sociĂ©tĂ© Ă  la date de la clĂŽture de l’exercice au titre duquel la taxe est due :

    • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la chasse ;
    • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la pĂȘche ;
    • les vĂ©hicules qui ne sont pas affectĂ©s Ă  une activitĂ© professionnelle, les yachts, les bateaux de plaisance Ă  voile ou Ă  moteur, les aĂ©ronefs et les vĂ©hicules de tourisme ;
    • les bijoux et les mĂ©taux prĂ©cieux, Ă  l’exclusion de ceux affectĂ©s Ă  l’exploitation d’un musĂ©e ou d’un monument historique ou exposĂ©s dans un lieu accessible au public ou aux salariĂ©s de la sociĂ©tĂ©, Ă  l’exception de leurs bureaux ;
    • les chevaux de course ou de concours ;
    • les vins et les alcools ;
    • les logements dont la personne (qui dĂ©tient directement ou indirectement une fraction des droits de vote ou des droits financiers Ă©gale ou supĂ©rieure Ă  50 % du capital de la sociĂ©tĂ© ou qui y exerce en fait le pouvoir de dĂ©cision) se rĂ©serve la jouissance, soit :
      • les logements occupĂ©s, Ă  titre gratuit ou pour un loyer infĂ©rieur au prix du marchĂ©, Ă  titre de rĂ©sidence principale ou non ;
      • les logements louĂ©s fictivement.

    Pacte Dutreil

    Pour rappel, sont exonĂ©rĂ©es de droits de mutation Ă  titre gratuit, Ă  concurrence de 75 % de leur valeur, les parts ou les actions d’une sociĂ©tĂ© dont l’activitĂ© principale est industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libĂ©rale transmises par dĂ©cĂšs, entre vifs ou, en pleine propriĂ©tĂ©, Ă  un fonds de pĂ©rennitĂ©.

    Ce dispositif Dutreil est aménagé par la loi de finances pour 2026 :

    • tout d’abord, elle prĂ©voit que le bĂ©nĂ©ficiaire de la transmission Ă  titre gratuit doit s’engager Ă  conserver les titres ou les biens reçus pendant 6 ans dĂ©sormais (au lieu de 4 ans auparavant) ;
    • ensuite, elle vient prĂ©ciser que cette exonĂ©ration ne s’applique pas Ă  la fraction de la valeur vĂ©nale des parts ou actions reprĂ©sentative de la valeur des Ă©lĂ©ments d’actif suivants qui ne sont pas exclusivement affectĂ©s par la sociĂ©tĂ©, pendant une durĂ©e d’au moins 3 ans avant la transmission ou, Ă  dĂ©faut, depuis leur acquisition, et jusqu’à la fin de l’engagement (dĂ©sormais de 6 ans) ou, Ă  dĂ©faut, jusqu’à sa cession, Ă  l’activitĂ© industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libĂ©rale :
      • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la chasse ;
      • les biens affectĂ©s Ă  l’exercice de la pĂȘche ;
      • les vĂ©hicules de tourisme ;
      • les yachts, les bateaux de plaisance Ă  voile ou Ă  moteur et les aĂ©ronefs ;
      • les bijoux, les mĂ©taux prĂ©cieux et les objets d’art, de collection ou d’antiquitĂ© (Ă  l’exclusion de ceux bĂ©nĂ©ficiant du rĂ©gime de dĂ©duction spĂ©ciale ouvert aux entreprises qui achĂštent de Ɠuvres originales d’artistes vivants) ;
      • les chevaux de course ou de concours ;
      • les vins et les alcools ;
      • les logements et rĂ©sidences.

    Management package

    La loi de finances pour 2025 a mis en place un rĂ©gime spĂ©cifique d’imposition des gains rĂ©alisĂ©s par les salariĂ©s ou dirigeants sur les instruments d’intĂ©ressement dont ils bĂ©nĂ©ficient dans le cadre de « management packages ».

    La loi de finances pour 2026 apporte plusieurs prĂ©cisions sur ce rĂ©gime d’imposition, et, notamment :

    • instaure un report d’imposition de la fraction du gain imposĂ© au barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu Ă  proportion de ce gain qui est rĂ©investi par le salariĂ© ou dirigeant dans l’entreprise ;
    • prĂ©cise les rĂšgles d’imposition en cas de donation des titres acquis ou souscrits ;
    • prĂ©cise les conditions dans lesquelles les titres qui ont Ă©tĂ© inscrits dans un PEA avant la loi de finances pour 2025 peuvent en ĂȘtre retirĂ©s en toute neutralitĂ© fiscale.

    Bons de souscription de parts de crĂ©ateurs d’entreprises

    La loi de finances pour 2026 permet Ă  une sociĂ©tĂ© d’attribuer des bons de souscription de parts de crĂ©ateurs d’entreprises (BSPCE) aux salariĂ©s et aux dirigeants de sous-filiales dĂšs lors qu’elles sont dĂ©tenues Ă  au moins 75 % par la sociĂ©tĂ© Ă©mettrice, sous conditions.

    Par ailleurs, elle prĂ©cise, parmi les caractĂ©ristiques des sociĂ©tĂ©s Ă©mettrices des bons, que le capital de la sociĂ©tĂ© doit ĂȘtre dĂ©tenu directement et de maniĂšre continue pour 15 % (et non plus 25 %) au moins par des personnes physiques ou par des personnes morales elles-mĂȘmes directement dĂ©tenues pour 75 % au moins de leur capital par des personnes physiques.

    Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les dirigeants – © Copyright WebLex