AprĂšs de nombreux dĂ©bats budgĂ©taires, la loi de finances pour 2026 vient dâĂȘtre publiĂ©e avec, au menu, de nombreuses mesures qui impactent ou vont impacter Ă court terme les entreprises. Voici un rapide tour dâhorizon des informations Ă retenir Ă ce sujetâŠ
En matiĂšre dâimpĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices
Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CEBGE)
La loi de finances pour 2025 a créé une contribution exceptionnelle sur les bĂ©nĂ©fices des grandes entreprises (CEBGE) qui devait sâappliquer au titre du 1er exercice clos Ă compter du 31 dĂ©cembre 2025.
La loi de finances pour 2026 prolonge cette contribution qui sâappliquera dĂ©sormais au titre des 2 premiers exercices clos Ă compter du 31 dĂ©cembre 2025 aux entreprises soumises Ă lâimpĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s qui rĂ©alisent un chiffre dâaffaires supĂ©rieur ou Ă©gal Ă :
- 1 milliard dâeuros au titre du premier exercice au titre duquel la contribution est due ou au titre de l’exercice prĂ©cĂ©dent ;
- 1,5 milliard dâeuros au titre du second exercice.
Pour rappel, le taux de la contribution exceptionnelle est le suivant :
- pour les entreprises dont le chiffre dâaffaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă 1 Md⏠et infĂ©rieur Ă 3 MdâŹ, le taux de la contribution exceptionnelle sera fixĂ© Ă 20,6 % ;
- pour les entreprises dont le chiffre dâaffaires est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă 3 MdâŹ, ce taux est portĂ© Ă 41,2 %.
Apport-cession de titres de sociétés
Les gains tirĂ©s de la cession Ă titre onĂ©reux de parts ou dâactions dâune sociĂ©tĂ© sont imposĂ©s au titre de lâimpĂŽt sur le revenu, au taux de 12,8 %, en application du prĂ©lĂšvement forfaitaire unique (PFU), ainsi quâau titre des prĂ©lĂšvements sociaux sur les revenus du patrimoine, au taux de 18,6 % (suite Ă lâaugmentation de la CSG de 1,4 point par la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale pour 2026).
Le rĂ©gime de lâapport-cession permet un report dâimposition de la plus-value rĂ©alisĂ©e Ă lâoccasion dâun apport de titres Ă une sociĂ©tĂ©, avec maintien de ce report en cas de cession des titres apportĂ©s sous rĂ©serve de rĂ©investir, dans un certain dĂ©lai, une fraction du produit de la vente dans des entreprises.
La loi de finances pour 2026 apporte quelques amĂ©nagements au rĂ©gime du report dâimposition en cas dâapport de titres, applicables aux cessions de titres apportĂ©s rĂ©alisĂ©es Ă compter du lendemain de la publication de la loi, notamment sâagissant du montant du rĂ©investissement (qui passe de 60 % Ă 70 % du produit de la vente) et du dĂ©lai de rĂ©investissement (qui passe de 2 ans Ă 3 ans).
Par ailleurs, la loi de finances pour 2026 prĂ©cise que lorsque le produit de la cession est rĂ©investi dans les conditions prĂ©vues, les titres concernĂ©s doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant un dĂ©lai dâau moins 5 ans (12 mois auparavant), dĂ©comptĂ© depuis la date de leur inscription Ă lâactif de la sociĂ©tĂ©.
Report d’imposition en cas dâoption dâune entreprise individuelle pour lâassimilation Ă une EURL ou une EARL
Les entreprises individuelles et les entreprises individuelles Ă responsabilitĂ© limitĂ©e (EIRL) peuvent opter pour lâassimilation Ă une entreprise unipersonnelle Ă responsabilitĂ© limitĂ©e (EURL) ou Ă une entreprise agricole Ă responsabilitĂ© limitĂ©e (EARL) Ă associĂ© unique, ce qui aboutit Ă leur assujettissement Ă lâimpĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.
Cette assimilation est fiscalement considĂ©rĂ©e comme une cessation dâactivitĂ© avec pour consĂ©quence lâimposition immĂ©diate des bĂ©nĂ©fices et des plus-values constatĂ©es.
Toutefois, lâadministration fiscale admet que le transfert des biens professionnels peut ĂȘtre assimilĂ© Ă un apport, ouvrant droit au report ou Ă lâĂ©talement de lâimposition des plus-values, au rĂ©gime particulier des provisions et au sursis sur les profits sur stocks.
La loi de finances légalise cette position administrative.
Report d’imposition en cas de transfert du patrimoine professionnel de lâentrepreneur individuel vers une sociĂ©tĂ©
La loi de finances pour 2026 met en place un mĂ©canisme garantissant la neutralitĂ© fiscale de lâapport en sociĂ©tĂ© dâune entreprise individuelle ou dâune EIRL ou dâune branche complĂšte dâactivitĂ© assimilĂ©e Ă une EURL ou Ă une EARL et soumise Ă lâimpĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s.
Amortissement des fonds de commerce
Sur le plan comptable, le fonds commercial Ă©tant prĂ©sumĂ© avoir une durĂ©e dâutilisation non limitĂ©e, il est en principe non amortissable. Mais un amortissement comptable du fonds commercial est admis lorsque la durĂ©e dâutilisation de ce fonds est limitĂ©e, au regard de critĂšres physiques, techniques, juridiques ou Ă©conomiques inhĂ©rents Ă lâutilisation de ce fonds.
Dans ce cas, le fonds commercial est amorti sur sa durĂ©e dâutilisation, ou si celle ci ne peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e de maniĂšre fiable, sur 10 ans.
Il est aussi admis dâamortir comptablement les fonds de commerce acquis par les petites entreprises, câest-Ă -dire par les structures qui ne dĂ©passent pas 2 des 3 seuils suivants au titre du dernier exercice clos :
- 50 salariés ;
- 12 M⏠de chiffre d’affaires ;
- 6 M⏠de total de bilan annuel.
En principe, les amortissements ainsi comptabilisĂ©s ne sont pas fiscalement dĂ©ductibles du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.
Par dĂ©rogation et dans le but de soutenir la reprise de lâactivitĂ© Ă©conomique suite Ă la sortie de crise sanitaire du Covid, la loi de finances pour 2022 a prĂ©vu que, pour les fonds acquis entre le 1er janvier 2022 et le 31 dĂ©cembre 2025, cet amortissement comptable soit admis en dĂ©duction du rĂ©sultat imposable de l’entreprise.
La loi de finances pour 2026 prolonge ce dispositif pour les fonds acquis jusquâau 31 dĂ©cembre 2029.
Dispositif des jeunes entreprises innovantes (JEI)
La loi de finances pour 2026 prolonge jusquâen 2028 les exonĂ©rations de cotisation fonciĂšre des entreprises et de taxe fonciĂšre dont bĂ©nĂ©ficient les jeunes entreprises innovantes créées Ă compter du 1er janvier 2026.
Zones dâamĂ©nagement du territoire
La loi de finances pour 2026 apporte des précisions sur les dispositifs suivants :
- concernant les dispositifs « zones de revitalisation rurale (ZRR) » et « France ruralitĂ©s revitalisation (ZFRR) », elle proroge le maintien des anciennes communes ZRR non Ă©ligibles au dispositif ZFRR dans ce zonage jusquâau 31 dĂ©cembre 2029 (au lieu du 31 dĂ©cembre 2027) ;
- concernant le dispositif « zones de dĂ©veloppement prioritaire », elle prolonge ce dispositif dâun an, jusquâau 31 dĂ©cembre 2027.
Par ailleurs, elle crĂ©e une nouvelle mesure dâexonĂ©ration en faveur des crĂ©ations ou reprises dâactivitĂ© dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV) : les personnes qui, entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2030, crĂ©ent ou reprennent des activitĂ©s dans les QPV sont exonĂ©rĂ©es dâimpĂŽt au titre des bĂ©nĂ©fices provenant des activitĂ©s implantĂ©es dans le quartier, Ă lâexclusion des plus-values constatĂ©es lors de la réévaluation des Ă©lĂ©ments dâactif, jusquâau terme du 59á” mois suivant celui de leur crĂ©ation dâactivitĂ© ou celui de la reprise dâactivitĂ©.
En matiĂšre de TVA et de taxes diverses
Franchise en base TVA
Pour rappel, les entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) ne dĂ©passe pas un certain seuil bĂ©nĂ©ficient du mĂ©canisme de la franchise en base de TVA, qui leur permet, en pratique, dâĂȘtre exonĂ©rĂ©es de TVA.âŻ
La loi de finances pour 2025 avait prĂ©vu de diminuer, Ă compter du 1erâŻmars 2025, le montant de ces seuils tout en crĂ©ant un plafond unique fixĂ© Ă 25 000 ⏠de recettes, sans distinction entre la nature des activitĂ©s exercĂ©es.
Toutefois, face aux rĂ©actions qui ont suivi cette mesure, lâapplication de ce nouveau plafond a Ă©tĂ© suspendue.
Finalement, aucune mesure nâa Ă©tĂ© prise dans ce sens dans le cadre de la loi de finances pour 2026 : ce sont les dispositions antĂ©rieures Ă la promulgation de cette loi qui sont applicables, Ă savoir les seuils suivants.
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AnnĂ©e dâĂ©valuation
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Chiffre dâaffaires
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Chiffre dâaffaires affĂ©rent aux prestations de services autres que les ventes Ă consommer sur place et les prestations dâhĂ©bergement
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Année civile précédente
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85 000 âŹ
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37 500 âŹ
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Année en cours
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93 500 âŹ
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41 250 âŹ
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TVA sur les dépenses de publicité
La loi de finances pour 2026 met fin au dispositif dâexclusion du droit Ă dĂ©duction de la TVA actuellement en vigueur concernant les dĂ©penses utilisĂ©es par les entreprises pour les besoins de certaines publicitĂ©s.
Taxes sur les véhicules
La loi de finances pour 2026 aménage les taxes applicables aux véhicules, à compter du 1er mars 2026, en :
- aménageant la définition des véhicules dits vertueux ;
- précisant la méthode de détermination de la puissance administrative de certains véhicules électriques ;
- revenant sur la dĂ©finition de la 1re immatriculation, tout dâabord au 1er janvier 2026, puis au 1er janvier 2027 ;
- modifiant lâabattement applicable aux vĂ©hicules qui comportent au moins 8 places assises et qui sont dĂ©tenus par une personne morale, pour le calcul des taxes sur les Ă©missions de dioxyde de carbone et sur la masse en ordre de marche des vĂ©hicules de tourisme ;
- prĂ©cisant lâassujettissement des vĂ©hicules Ă la taxe annuelle incitative relative Ă lâacquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă faibles Ă©missions ;
- amĂ©nageant le tarif de la taxe annuelle incitative relative Ă lâacquisition de vĂ©hicules lĂ©gers Ă faibles Ă©missions.
Taxe sur les petits colis
La loi de finances de 2026 instaure une taxe Ă©gale Ă 2 ⏠sur les importations dâarticles de marchandise contenus dans des envois de faible valeur, dits « petits colis » et dont la valeur intrinsĂšque nâexcĂšde pas 150 âŹ, en provenance des pays tiers.
Cette taxe forfaitaire sâapplique Ă partir du 1er mars 2026 et a vocation Ă ĂȘtre abrogĂ©e au plus tard le 31 dĂ©cembre 2026 en faveur de dispositions en ce sens prises Ă lâĂ©chelle de lâUnion europĂ©enne.
En matiĂšre dâimpĂŽts locaux
Révision des valeurs locatives
La loi de finances pour 2026 reporte dâun an lâintĂ©gration de lâactualisation sexennale des valeurs locatives des locaux professionnels dans les bases locales dâimposition, soit de 2026 Ă 2027.
Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises
Alors quâil Ă©tait prĂ©vu une accĂ©lĂ©ration de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), cette cotisation est maintenue telle quelle selon ce qui a Ă©tĂ© prĂ©vu par la loi de finances pour 2025.
Mesures diverses
Facturation électronique
La loi de finances pour 2026 confirme le calendrier de dĂ©ploiement de la rĂ©forme de la facturation Ă©lectronique, ainsi que ses modalitĂ©s de mise en place et entĂ©rine des dispositions dâores et dĂ©jĂ annoncĂ©es.
Elle apporte des précisions sur les obligations visant les plateformes agréées et revient sur les sanctions applicables en cas de non-respect des obligations découlant de la mise en place de la facturation électronique.
Ă ce sujet, il faut noter que :
- le non-respect par une entreprise de l’obligation d’Ă©mission d’une facture sous une forme Ă©lectronique donnera lieu Ă l’application d’une amende de 50 ⏠(et non plus 15 âŹ) par facture, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă 15 000 ⏠;
- le non-respect par une entreprise des obligations de transmission des donnĂ©es de transaction et de paiement donnera lieu Ă lâapplication dâune amende Ă©gale Ă 500 ⏠par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre dâune mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă 15 000 ⏠;
- pour les plateformes dématérialisées :
- toute omission ou tout manquement par un opĂ©rateur d’une plateforme de dĂ©matĂ©rialisation aux obligations de transmission de donnĂ©es donnera lieu Ă une amende de 50 ⏠(et non plus 15 âŹ) par facture mise Ă la charge de cette plateforme, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre d’une mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă 45 000 ⏠;
- le non-respect par une plateforme agréée des obligations de transmission des donnĂ©es reçues Ă lâadministration donne lieu Ă une amende de 750 ⏠par transmission, sans que le total des amendes appliquĂ©es au titre dâune mĂȘme annĂ©e civile puisse ĂȘtre supĂ©rieur Ă 100 000 âŹ.
Il est Ă©galement prĂ©vu que, lorsque lâadministration constate une omission ou un manquement de lâentreprise Ă lâobligation de recourir Ă une plateforme agréée pour la rĂ©ception de factures Ă©lectroniques, elle la mette en demeure de sây conformer dans un dĂ©lai de 3 mois.
La persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation Ă lâexpiration du dĂ©lai de 3 mois donnera lieu Ă lâapplication dâune amende de 500 âŹ. Lâadministration met alors Ă nouveau lâentreprise en demeure de se conformer Ă cette obligation dans un mĂȘme dĂ©lai de 3 mois.
Une nouvelle amende de 1 000 ⏠est encourue aprĂšs chaque pĂ©riode de 3 mois au terme de laquelle lâadministration, aprĂšs une mise en demeure infructueuse, constate la persistance de la mĂ©connaissance de cette obligation.
Suppression de dispositifs fiscaux et simplification de la gestion fiscale
La loi de finances pour 2026 met fin à un certain nombre de dispositifs fiscaux jugés inefficaces ou obsolÚtes et adopte plusieurs mesures visant à simplifier et moderniser certaines obligations fiscales, comme :
- la suppression de lâobligation dâenvoi par lettre recommandĂ©e avec avis de rĂ©ception de certaines mises en demeure afin de permettre lâusage dâautres modes de notification ;
- la suppression de lâenvoi des avis dâimpĂŽt sur le revenu au format papier aux usagers dĂ©clarant leur revenu en ligne, sauf option contraire exprimĂ©e ;
- la suppression du caractĂšre irrĂ©vocable de lâoption qui permet de choisir lâimposition des revenus de capitaux mobiliers (RCM) et plus-values de capitaux mobiliers (PVCM) selon le barĂšme progressif de lâimpĂŽt sur le revenu (IR) plutĂŽt quâĂ lâimposition forfaitaire ;
- la suppression du chĂšque comme moyen de paiement de lâimpĂŽt pour les derniers impĂŽts des professionnels pour lesquels il Ă©tait encore admis ;
- etc.
Participation aux frais de transport de leurs salariés
La lĂ©gislation sociale impose Ă tous les employeurs, sans condition dâeffectif, de prendre en charge 50 % du coĂ»t des titres dâabonnement Ă des transports publics de personnes ou de services publics de location de vĂ©los.
Les abonnements pris en charge sont les abonnements annuels, mensuels, hebdomadaires ou à renouvellement tacite (automatique), multimodaux ou encore les abonnements à un service public de location de vélos.
Par dĂ©rogation aux principes sociaux et fiscaux applicables, cette prise en charge de lâemployeur est exonĂ©rĂ©e de cotisations sociales, de CSG, de CRDS et dâimpĂŽt sur le revenu.
Afin de favoriser lâusage des transports en commun, de 2022 Ă 2024, la loi de finances rectificative pour 2022 avait permis aux employeurs de bĂ©nĂ©ficier de ce rĂ©gime social et fiscal mĂȘme si leur prise en charge excĂ©dait les 50 % de la valeur totale de lâabonnement.
Ainsi, cette loi admettait jusquâen 2024 que les employeurs puissent participer jusquâĂ 75 % du coĂ»t total de lâabonnement du salariĂ© tout en bĂ©nĂ©ficiant des exonĂ©rations sociales et fiscales prĂ©citĂ©es.
La loi de finances pour 2025 a prorogĂ© dâune annĂ©e, soit sur toute lâannĂ©e 2025, ce rĂ©gime social et fiscal de faveur applicable aux employeurs qui dĂ©cident dâaller au-delĂ de la prise en charge obligatoire dâune partie du coĂ»t de lâabonnement des salariĂ©s, jusquâĂ 75 % de la valeur totale.
La loi de finances pour 2026 proroge de nouveau, pour un an, ce dispositif, jusquâau 31 dĂ©cembre 2026.
Ăvolution du calcul de la rĂ©serve de participation des salariĂ©s aux rĂ©sultats de lâentreprise
La loi de finances complĂšte la liste des bĂ©nĂ©fices exonĂ©rĂ©s Ă rĂ©intĂ©grer pour le calcul de la rĂ©serve spĂ©ciale de participation en y ajoutant dâautres dispositifs dâexonĂ©ration.
Devront dĂ©sormais ĂȘtre prises en compte, en plus des exonĂ©rations dĂ©jĂ existantes, celles attachĂ©es :
- aux bassins dâemploi Ă redynamiser ;
- aux zones de restructuration de la défense ;
- aux zones franches dâactivitĂ© nouvelle gĂ©nĂ©ration des dĂ©partements dâoutre-mer ;
- aux zones de revitalisation rurales et zones France ruralité revitalisations ; ⹠aux bassins urbains à dynamiser ;
- aux zones de développement prioritaire ;
- Ă la nouvelle mesure dâexonĂ©rations attachĂ©e aux quartiers prioritaires de la ville (nouvellement mise en place par la prĂ©sente loi de finances pour 2026).
Compte personnel de formation
Le compte personnel de formation (CPF) permet Ă chaque salariĂ© dâaccumuler des droits Ă formation tout au long de sa vie professionnelle afin de les utiliser pour financer :
- des formations certifiantes, câest-Ă -dire sanctionnĂ©es par un diplĂŽme, un titre professionnel ou une certification reconnue ;
- et certaines actions non certifiantes comme la validation des acquis de lâexpĂ©rience (VAE), les bilans de compĂ©tences ou encore la prĂ©paration au permis de conduire.
Pour les actions certifiantes et jusquâĂ prĂ©sent, les droits inscrits sur le CPF pouvaient ĂȘtre mobilisĂ©s sans plafond spĂ©cifique de mobilisation applicable Ă ces actions.
La loi de finances pour 2026 instaure un plafond dâutilisation des droits inscrits sur le CPF pour le financement des actions certifiantes (qui doit encore ĂȘtre fixĂ© par un dĂ©cret attendu sur ce point).
Du cÎté des actions non certifiantes, la loi de finances pour 2026 change 2 points importants :
- dâune part, elle instaure un plafond dâutilisation des droits mobilisables pour les bilans de compĂ©tences (actions non certifiantes) et pour les permis de conduire (Ă fixer par dĂ©cret) ;
- dâautre part, sâagissant des permis de conduire, elle limite lâĂ©ligibilitĂ© au CPF des permis de conduire pour les vĂ©hicules du groupe lĂ©ger (soit le permis A et B) aux demandeurs dâemploi ou aux hypothĂšses oĂč le permis est cofinancĂ© par un tiers (lâemployeur, un opĂ©rateur de compĂ©tences, France Travail, etc.).
Aide au permis des apprentis
La loi de finances pour 2026 supprime lâaide forfaitaire au permis de conduire de 500 ⏠qui bĂ©nĂ©ficiait jusquâalors aux majeurs de plus de 18 ans titulaires dâun contrat dâapprentissage.
Loi de finances pour 2026 : ce qui va changer pour les entreprises – © Copyright WebLex
