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  • CrĂ©dit d’impĂŽt famille : un nouveau plafond pour 2026 ?

    CrĂ©dit d’impĂŽt famille : un nouveau plafond pour 2026 ?

    L’aide versĂ©e aux salariĂ©s par le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) et l’entreprise pour financer des services Ă  la personne ouvre droit, sous conditions, au crĂ©dit d’impĂŽt famille (CIFAM). Le montant maximal de cette aide ouvrant droit Ă  l’avantage fiscal est revalorisĂ© pour 2026 : Ă  quel hauteur ?

    CIFAM 2026 : un montant maximal de l’aide services Ă  la personne revalorisĂ©

    Pour rappel, les entreprises, soumises Ă  un rĂ©gime rĂ©el d’imposition, peuvent bĂ©nĂ©ficier, toutes conditions remplies, d’un crĂ©dit d’impĂŽt famille (CIFAM) Ă©gal Ă  : 

    • 50 % des dĂ©penses ayant pour objet de financer la crĂ©ation et le fonctionnement d’établissements assurant l’accueil des enfants de moins de 3 ans de leurs salariĂ©s ;
    • 25 % du montant de l’aide versĂ©e par le comitĂ© social et Ă©conomique (CSE) et l’entreprise aux salariĂ©s destinĂ©e Ă  financer des services Ă  la personne ou des activitĂ©s assurĂ©es par des Ă©tablissements privĂ©s accueillant des enfants de moins de 6 ans, dans la limite d’un plafond revalorisĂ©.

    À compter du 1er janvier 2026, le plafond annuel par bĂ©nĂ©ficiaire de l’aide versĂ©e par le CSE et l’entreprise au profit des salariĂ©s est portĂ© Ă  2 591 €, contre 2 540 € auparavant.

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  • Aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’apprenti : Ă  nouveau en vigueur !

    Aide exceptionnelle à l’embauche d’apprenti : à nouveau en vigueur !

    L’aide exceptionnelle Ă  l’apprentissage fait peau neuve, mais dans une mouture moins favorable qu’auparavant pour l’employeur. Depuis le 8 mars 2026, son montant dĂ©pend dĂ©sormais de la taille de l’entreprise et du niveau du diplĂŽme prĂ©parĂ©. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    Apprentissage : une nouvelle aide exceptionnelle à l’embauche, moins avantageuse

    Rappelons que, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2025, les contrats d’apprentissage qui n’ouvraient pas droit Ă  l’aide unique Ă  l’embauche d’apprentis, pouvaient bĂ©nĂ©ficier d’une aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’apprentis.

    Dans sa derniĂšre version, ce dispositif permettait aux employeurs de percevoir 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s et 2 000 € pour celles de 250 salariĂ©s et plus, quel que soit le niveau du diplĂŽme prĂ©parĂ©.

    DĂ©sormais, une nouvelle version de l’aide exceptionnelle s’applique aux contrats d’apprentissage conclus Ă  partir du 8 mars 2026, dont l’exĂ©cution dĂ©bute avant le 1er janvier 2027.

    Le dispositif est toutefois moins favorable qu’auparavant puisque, dans cette nouvelle mouture, le montant de l’aide varie dĂ©sormais selon l’effectif de l’entreprise et le niveau du diplĂŽme ou du titre prĂ©parĂ©.

    Comme auparavant, l’aide exceptionnelle est attribuĂ©e au titre de la 1re annĂ©e d’exĂ©cution du contrat. Elle concerne les entreprises de moins de 250 salariĂ©s pour les contrats visant un diplĂŽme ou un titre professionnel de niveau Bac +2 Ă  Bac +5 (les formations jusqu’au Bac continuant de relever de l’aide unique Ă  l’apprentissage).

    Les entreprises de 250 salariĂ©s et plus peuvent Ă©galement en bĂ©nĂ©ficier pour les contrats visant un diplĂŽme jusqu’à Bac +5, Ă  condition de respecter une condition de quota d’alternants. Le montant maximal de l’aide est fixĂ© Ă  :

    • 4 500 € pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s lorsque le contrat vise un diplĂŽme de niveau Bac +2 ;
    • 2 000 € pour ces mĂȘmes entreprises lorsque le diplĂŽme prĂ©parĂ© est de niveau Bac +3 Ă  Bac +5.

    Pour les entreprises de 250 salariĂ©s et plus, l’aide peut atteindre :

    • 2 000 € pour les diplĂŽmes de niveau CAP, BEP ou Bac ;
    • 1 500 € pour les diplĂŽmes de niveau Bac +2 ;
    • 750 € pour les diplĂŽmes de niveau Bac +3 Ă  Bac +5.

    Dans tous les cas, l’aide peut atteindre 6 000 € lorsque le contrat est conclu avec une personne bĂ©nĂ©ficiant de la reconnaissance de la qualitĂ© de travailleur handicapĂ©.

    Notez que pour les entreprises d’au moins 250 salariĂ©s, le bĂ©nĂ©fice de l’aide reste subordonnĂ© au respect d’un quota minimal d’alternants dans l’effectif :

    • soit 5 % ;
    • soit 3 %, mais dans ce cas Ă  condition que leur nombre ait progressĂ© d’au moins 10 % par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

    Pour les contrats conclus en 2026, cette condition tenant au quota du nombre sera apprĂ©ciĂ©e sur l’annĂ©e 2027.

    Sur le plan formel et pour bĂ©nĂ©ficier de l’aide, l’employeur doit transmettre le contrat d’apprentissage Ă  l’OPCO dans un dĂ©lai de 6 mois aprĂšs sa conclusion.

    Autre condition importante : le bĂ©nĂ©fice de cette aide est Ă©galement subordonnĂ© au fait que l’employeur n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une aide Ă  l’embauche d’apprentis au titre d’un contrat d’apprentissage prĂ©cĂ©demment conclu entre un mĂȘme employeur et un mĂȘme apprenti pour la mĂȘme certification professionnelle.

    L’aide est ensuite versĂ©e mensuellement par l’Agence de services et de paiement (ASP), Ă  compter du dĂ©but du contrat, sur la base des informations transmises via la dĂ©claration sociale nominative (DSN).

    Attention : il faut rappeler que si la durĂ©e du contrat d’apprentissage est infĂ©rieure Ă  1 an, le montant de l’aide exceptionnelle versĂ©e sera proratisĂ© pour le 1er et le dernier mois au prorata du nombre de jours couverts par le contrat pour ces mois.

    Enfin, rappelons qu’en cas de suspension du contrat d’apprentissage sans rĂ©munĂ©ration ou de rupture anticipĂ©e de ce dernier, le versement de l’aide pourra ĂȘtre interrompu.

    Aide exceptionnelle Ă  l’embauche d’apprenti : c’est reparti ! – © Copyright WebLex

  • OPCO : un encadrement renforcĂ© des frais de fonctionnement

    OPCO : un encadrement renforcé des frais de fonctionnement

    Les modalitĂ©s de fonctionnement des opĂ©rateurs de compĂ©tences (OPCO), qui accompagnent les entreprises en matiĂšre de formation professionnelle, Ă©voluent. L’objectif est de mieux encadrer leurs frais et d’amĂ©liorer la visibilitĂ© sur l’utilisation des fonds consacrĂ©s Ă  la formation. Quel impact cette rationalisation peut-elle avoir pour les entreprises ?

    Financement des OPCO : un accent mis sur la transparence des frais

    Pour mĂ©moire, les opĂ©rateurs de compĂ©tences (OPCO) accompagnent les branches professionnelles et les entreprises dans le financement et la mise en Ɠuvre des actions de formation professionnelle.

    À ce titre, ils gĂšrent des fonds issus notamment des contributions obligatoires versĂ©es par les entreprises, redistribuĂ©es via France compĂ©tences.

    Dans un contexte budgétaire contraint, les pouvoirs publics cherchent désormais à mieux maßtriser les coûts de fonctionnement de ces organismes.

    L’objectif affichĂ© est de rationaliser leur organisation tout en veillant Ă  ce qu’une part plus importante des fonds bĂ©nĂ©ficie directement au financement des actions de formation.

    Dans cette logique et depuis le 1er mars 2026, certaines dépenses sont désormais clairement identifiées comme des frais de gestion.

    C’est notamment le cas des coĂ»ts liĂ©s au traitement et au suivi des dossiers d’apprentissage et de professionnalisation, ainsi que des dĂ©penses engagĂ©es pour contrĂŽler la rĂ©alisation et la qualitĂ© des actions de formation.

    Ces frais font partie des dĂ©penses dont le montant est encadrĂ© dans les conventions conclues entre les OPCO et l’État.

    Par ailleurs, toujours Ă  compter du 1er mars 2026, davantage d’informations devront ĂȘtre communiquĂ©es sur le fonctionnement des opĂ©rateurs. Les OPCO seront notamment tenus de :

    • prĂ©ciser les services proposĂ©s aux entreprises et aux branches professionnelles ;
    • prĂ©senter l’évolution prĂ©visionnelle de leurs effectifs et de leur masse salariale ;
    • transmettre certaines donnĂ©es relatives aux rĂ©munĂ©rations les plus Ă©levĂ©es.

    Les modalitĂ©s de limitation des dĂ©penses Ă©voluent Ă©galement. Les frais de gestion, d’information et de mission feront dĂ©sormais l’objet de plafonds clairement dĂ©finis.

    Une certaine souplesse est toutefois prĂ©vue : les dĂ©penses liĂ©es aux missions des OPCO pourront ĂȘtre augmentĂ©es Ă  condition qu’une rĂ©duction Ă©quivalente soit rĂ©alisĂ©e sur les frais de gestion.

    Enfin, les rĂšgles d’utilisation de la dotation destinĂ©e au financement de l’alternance Ă©voluent Ă©galement.

    La part minimale de ces fonds que les OPCO doivent consacrer Ă  la prise en charge des contrats d’alternance et de leurs frais annexes est ainsi portĂ©e de 92 % Ă  95 %.

    L’objectif est de garantir qu’une part plus importante des financements bĂ©nĂ©ficie directement au financement des contrats d’apprentissage et de professionnalisation.

    Enfin, le respect des plafonds de dépenses sera désormais apprécié sur plusieurs années et non plus uniquement sur une base annuelle, afin de permettre un pilotage plus global et plus durable des dépenses.

    OPCO : un encadrement renforcĂ© des frais de fonctionnement – © Copyright WebLex

  • RĂ©munĂ©ration indirecte du dirigeant via sa holding : possible ?

    Rémunération indirecte du dirigeant via sa holding : possible ?

    Lorsqu’une sociĂ©tĂ© remplace la rĂ©munĂ©ration directe de ses dirigeants par des honoraires versĂ©s Ă  leurs holdings personnelles nouvellement créées, l’administration fiscale peut y voir un l’« acte anormal de gestion ». Mais ce schĂ©ma est-il rĂ©ellement contestable ? Qu’en pense le juge ?

    Rémunération indirecte du dirigeant via sa holding : un acte anormal de gestion ?

    Une société par actions simplifiée (SAS) décide de cesser de rémunérer ses dirigeants, uniques associés de la société.

    Dans le mĂȘme temps, elle conclut des conventions de prestations de services avec 2 sociĂ©tĂ©s holdings nouvellement créées, qui ne comptent pas de salariĂ©s, dĂ©tenues par les dirigeants de la SAS.

    Dans le cadre de ces conventions de prestations de services, la SAS dĂ©duit de son rĂ©sultat imposable les sommes versĂ©es aux 2 sociĂ©tĂ©s holdings. Ce que lui refuse l’administration fiscale, qui y voit lĂ  un « acte anormal de gestion » 

    Pour rappel, constitue un acte anormal de gestion tout acte par lequel une entreprise dĂ©cide de s’appauvrir Ă  des fins Ă©trangĂšres Ă  son intĂ©rĂȘt. Il appartient Ă  l’administration fiscale qui entend utiliser cet argument d’apporter la preuve du caractĂšre anormal d’un acte de gestion pour refuser la dĂ©duction de la charge correspondante.

    Les preuves apportĂ©es par l’administration dans cette affaire sont les suivantes :

    • la SAS, concomitamment Ă  la crĂ©ation des 2 sociĂ©tĂ©s holdings des dirigeants, a pris la dĂ©cision de ne plus rĂ©munĂ©rer les fonctions de ces mĂȘmes dirigeants ;
    • le montant des sommes versĂ©es par la SAS aux sociĂ©tĂ©s holdings dans le cadre des conventions de prestations de services Ă©tait strictement identique Ă  celui des rĂ©munĂ©rations antĂ©rieurement perçues par les dirigeants de la SAS.

    Des preuves insuffisantes, tranche le juge qui invite l’administration fiscale à revoir sa copie.

    Il rappelle, en effet, que la conclusion par une sociĂ©tĂ© d’une convention de prestations de services avec une autre sociĂ©tĂ© pour la rĂ©alisation, par le dirigeant de la 1re, de missions caractĂ©ristiques des fonctions de dirigeant ne relĂšve pas d’une gestion commerciale anormale dĂšs lors que cette sociĂ©tĂ© Ă©tablit que ses organes sociaux compĂ©tents ont entendu en rĂ©alitĂ©, par le versement des honoraires correspondant Ă  ces prestations, rĂ©munĂ©rer indirectement le dirigeant.

    Dans ces conditions, ce versement n’est pas dĂ©pourvu pour elle de contrepartie, le choix d’un mode de rĂ©munĂ©ration indirect ne caractĂ©risant pas en lui-mĂȘme un appauvrissement Ă  des fins Ă©trangĂšres Ă  son intĂ©rĂȘt.

    Or ici, l’administration fiscale, qui n’a pas recherchĂ© si les organes sociaux compĂ©tents de la SAS avaient par-lĂ  entendu rĂ©munĂ©rer indirectement ses dirigeants, n’a pas apportĂ© de preuves suffisantes pour caractĂ©riser un acte anormal de gestion.

    Le juge souligne, par ailleurs, que l’absence de versement, par une sociĂ©tĂ©, d’une rĂ©munĂ©ration Ă  son dirigeant au cours d’un exercice ne constitue pas une dĂ©cision de gestion faisant obstacle Ă  la rĂ©munĂ©ration de ce mĂȘme dirigeant, sur dĂ©cision des organes sociaux compĂ©tents, au cours d’un exercice postĂ©rieur, le cas Ă©chĂ©ant Ă  titre rĂ©troactif, ou, au cours du mĂȘme exercice, par l’intermĂ©diaire d’une autre sociĂ©tĂ©.

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  • Évolution du code APE en 2027 : anticipez dĂšs maintenant !

    Évolution du code APE en 2027 : anticipez dùs maintenant !

    Le code APE des entreprises va bientĂŽt changer. Avant son entrĂ©e en vigueur dĂšs 2027, un nouveau service permet d’ores et dĂ©jĂ  de de vĂ©rifier le nouveau code qui sera attribuĂ© Ă  votre entreprise. Comment ?

    Vérifiez dÚs à présent votre futur code APE


    Rappelons que le code APE est attribuĂ© par l’Insee Ă  partir de la nomenclature d’activitĂ©s française (NAF) et sert Ă  identifier l’activitĂ© principale d’une entreprise ou d’un Ă©tablissement.

    À partir du 1er janvier 2027, le code APE de toutes les entreprises inscrites au rĂ©pertoire Sirene sera mis Ă  jour.

    Cette Ă©volution s’inscrit dans la rĂ©vision de la nomenclature d’activitĂ©s française (NAF) rĂ©alisĂ©e par l’Insee.

    ConcrÚtement, un nouveau code APE sera automatiquement attribué aux entreprises en fonction de leur activité principale.

    Pour éviter toute erreur, les entreprises peuvent vérifier dÚs maintenant leur futur code APE en renseignant leur numéro Siren sur le site sirene.gouv.fr.

    Cette vĂ©rification permet de s’assurer que le code prĂ©vu correspond bien Ă  l’activitĂ© rĂ©ellement exercĂ©e.

    Notez que dans l’hypothĂšse oĂč le code proposĂ© ne reflĂšte pas l’activitĂ© principale de l’entreprise, il est possible de signaler une Ă©volution ou une modification d’activitĂ© via un formulaire en ligne disponible sur le site.

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  • Bonus-malus assurance chĂŽmage : nouveaux taux !

    Bonus-malus assurance chĂŽmage : nouveaux taux !

    La 5e pĂ©riode de modulation du dispositif de bonus-malus sur la contribution d’assurance chĂŽmage est entrĂ©e en vigueur le 1er mars 2026. Les entreprises concernĂ©es peuvent consulter leur taux modulĂ© via la DSN : comment ?

    Bonus-malus chÎmage : les taux modulés pour le 5e cycle de modulation sont disponibles !

    Pour mĂ©moire, le bonus-malus sur la contribution d’assurance chĂŽmage permet d’ajuster le taux de cotisation chĂŽmage de l’employeur en fonction de l’imputabilitĂ© des ruptures de contrats.

    Les entreprises qui gĂ©nĂšrent moins de ruptures de contrats que la moyenne de leur secteur peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un taux rĂ©duit (bonus), tandis que celles qui en gĂ©nĂšrent davantage peuvent se voir appliquer un taux majorĂ© (malus).

    La 5e pĂ©riode de modulation du taux de contribution d’assurance chĂŽmage au titre du dispositif de bonus-malus dĂ©bute le 1er mars 2026 et s’achĂšvera le 28 fĂ©vrier 2027.

    Elle concerne les entreprises d’au moins 11 salariĂ©s relevant de certains secteurs d’activitĂ©.

    Rappelons que, pour cette nouvelle période, 6 secteurs sont concernés (contre 7 précédemment) à savoir :

    • la fabrication de denrĂ©es alimentaires, de boissons et de produits Ă  base de tabac ;
    • la production et distribution d’eau, assainissement, gestion des dĂ©chets et dĂ©pollution ;
    • les autres activitĂ©s spĂ©cialisĂ©es, scientifiques et techniques ;
    • l’hĂ©bergement et la restauration ;
    • les transports et l’entreposage ;
    • la fabrication de produits en caoutchouc, en plastique et les autres produits minĂ©raux non mĂ©talliques. 

    L’effectif de l’entreprise est calculĂ© sur la moyenne mensuelle des salariĂ©s employĂ©s entre le 1er janvier et le 31 dĂ©cembre 2025.

    Le taux modulé applicable a été mis à disposition des entreprises le 26 février 2026 via le compte rendu métier DSN « Bonus-malus » no 117.

    Les Urssaf (ou la MSA pour le secteur agricole) doivent notifier officiellement à chaque employeur son taux de séparation et le taux de contribution correspondant au plus tard le 15 mars 2026.

    Le taux appliquĂ© dĂ©pend du taux de sĂ©paration de l’entreprise, comparĂ© au taux mĂ©dian de sa subdivision de secteur d’activitĂ© :

    • lorsque le taux de sĂ©paration de l’entreprise est infĂ©rieur au taux mĂ©dian, le taux d’assurance chĂŽmage est minorĂ©, sans pouvoir ĂȘtre infĂ©rieur Ă  2,95 % ;
    • lorsqu’il est supĂ©rieur au taux mĂ©dian, le taux d’assurance chĂŽmage est majorĂ©, sans pouvoir excĂ©der 5 % ;
    • lorsqu’il est Ă©gal au taux mĂ©dian, le taux d’assurance chĂŽmage de rĂ©fĂ©rence de 4,00 % s’applique.

    Notez que l’ensemble des taux de sĂ©paration mĂ©dian par secteur d’activitĂ© est consultable ici.

    Rappelons que le taux de sĂ©paration de l’entreprise est dĂ©terminĂ© en tenant compte des fins de contrat intervenues entre le 1er janvier 2023 et le 31 dĂ©cembre 2025. 

    Cette modulation est la 1re réalisée en année civile, sur la base des données des 3 années civiles précédentes.

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  • PrĂȘt de main d’Ɠuvre : qui paie les heures supplĂ©mentaires ?

    PrĂȘt de main d’Ɠuvre : qui paie les heures supplĂ©mentaires ?

    Lorsqu’un salariĂ© est mis Ă  disposition d’une autre entreprise, on parle de prĂȘt de main d’Ɠuvre. Dans cette hypothĂšse, l’employeur reste l’entreprise dite « prĂȘteuse ». Mais que se passe-t-il lorsque le salariĂ© effectue des heures supplĂ©mentaires dans l’autre entreprise dite « utilisatrice » ? Qui doit payer ? RĂ©ponse du juge


    Une clarification importante sur la responsabilitĂ© salariale de l’employeur dans le cadre du prĂȘt de main d’Ɠuvre

    Le prĂȘt de main-d’Ɠuvre permet Ă  une entreprise de mettre temporairement un salariĂ© Ă  disposition d’une autre entreprise.

    Par principe, ce dispositif ne peut ĂȘtre mis en place qu’à titre non lucratif : l’entreprise prĂȘteuse ne peut refacturer que le salaire versĂ©, les charges sociales correspondantes et les frais professionnels.

    Pour ĂȘtre valable, cette mise Ă  disposition doit respecter certaines formalitĂ©s. Le salariĂ© doit donner son accord, gĂ©nĂ©ralement par le biais d’un avenant Ă  son contrat de travail, et une convention doit ĂȘtre conclue entre l’entreprise dite « prĂȘteuse » et l’entreprise dite « utilisatrice ».

    MalgrĂ© ce « prĂȘt », le salariĂ© reste juridiquement liĂ© Ă  son employeur d’origine. Mais que se passe-t-il lorsque le salariĂ© effectue des heures supplĂ©mentaires au sein de l’entreprise utilisatrice ?

    Dans cette affaire, un salariĂ© est envoyĂ© pour travailler Ă  l’étranger pour le compte d’une filiale de son entreprise. La durĂ©e du travail est alors fixĂ©e localement par l’entreprise utilisatrice et un contrat de droit local est signĂ©.

    À l’issue de cette mission, le salariĂ© est finalement licenciĂ© par l’entreprise prĂȘteuse. Il rĂ©clame alors Ă  son employeur le paiement d’heures supplĂ©mentaires rĂ©alisĂ©es pendant cette pĂ©riode de prĂȘt.

    Ce que refuse l’entreprise prĂȘteuse : selon elle, seule l’entreprise utilisatrice contrĂŽlait le temps de travail. Puisqu’elle n’avait pas demandĂ© au salariĂ© d’effectuer ces heures supplĂ©mentaires, ce dernier devait en rĂ©clamer le paiement Ă  l’entreprise utilisatrice.

    « Faux ! », estime le salariĂ© qui saisit le juge. Selon lui, l’entreprise prĂȘteuse est restĂ©e son employeur pendant toute la durĂ©e du contrat, y compris pendant la mise Ă  disposition. Elle devait donc assurer le paiement de toutes les heures supplĂ©mentaires accomplies.

    Un raisonnement confirmĂ© par le juge. Celui-ci rappelle que l’entreprise prĂȘteuse demeure responsable du paiement du salaire — et donc des Ă©ventuelles heures supplĂ©mentaires — mĂȘme pendant la pĂ©riode de prĂȘt de main-d’Ɠuvre.

    L’entreprise prĂȘteuse doit donc assumer le paiement des heures supplĂ©mentaires. Elle pourra ensuite, si elle estime que l’entreprise utilisatrice a commis une faute, se retourner contre elle pour obtenir le remboursement des sommes versĂ©es au salariĂ©

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  • Fibre optique : l’aide au raccordement pour tous ?

    Fibre optique : l’aide au raccordement pour tous ?

    En septembre 2025, une aide pour le raccordement Ă  la fibre optique a Ă©tĂ© mise en place pour les particuliers et les professionnels. Cette aide est accordĂ©e sous conditions, qui se voient justement allĂ©gĂ©es de façon importante


    Fibre optique : une aide pour la transition numérique

    Pour rappel, l’ADSL, technologie permettant l’accĂšs Ă  internet via le rĂ©seau cuivre historique, est en train de disparaĂźtre au profit de la fibre optique, plus efficace. Ainsi, la fermeture de ce rĂ©seau doit s’étaler jusqu’en 2030 et suivre la progression du dĂ©ploiement de la fibre optique.

    En thĂ©orie, il n’est plus possible de souscrire Ă  une offre ADSL depuis le 31 janvier 2026. Les abonnements dĂ©jĂ  signĂ©s seront, quant Ă  eux, maintenus.

    Cependant, certains particuliers ou professionnels rencontrent des difficultés de raccordement à la fibre optique, notamment parce que ce raccordement nécessite des travaux en parties privatives.

    Depuis le 1á”‰Êł septembre 2025, l’État a mis en place une aide financiĂšre qui doit permettre de remĂ©dier Ă  cette situation.

    Elle permet de prendre en charge tout ou partie des coĂ»ts de travaux de raccordement Ă  la fibre optique sur la propriĂ©tĂ© privĂ©e, achevĂ©s entre le 1á”‰Êł septembre 2025 et le 31 mai 2027.

    Pour qui ?

    Sont Ă©ligibles Ă  l’aide les particuliers et les entreprises, toutes conditions propres Ă  chaque catĂ©gorie remplies. Concernant les particuliers, sont Ă©ligibles les personnes remplissant les conditions cumulatives suivantes :

    • les travaux de raccordement concernent une maison individuelle d’habitation dont le particulier demandeur est propriĂ©taire ou locataire ;
    • une aide financiĂšre n’a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©e pour raccorder l’habitation au rĂ©seau de fibre optique ;
    • le quotient familial du particulier ne dĂ©passe pas un seuil, qui n’a pas encore Ă©tĂ© communiquĂ© par les pouvoirs publics.

    Concernant les entreprises, sont Ă©ligibles aussi bien les entrepreneurs que les sociĂ©tĂ©s dĂšs lors qu’ils ont une activitĂ© Ă©conomique et que les conditions suivantes sont remplies :

    • le montant de leur chiffre d’affaires annuel constatĂ© lors du dernier exercice clos est infĂ©rieur Ă  2 M € ;
    • l’entreprise emploie moins de 10 salariĂ©s ;
    • son activitĂ© a dĂ©butĂ© depuis au moins un an Ă  la date de dĂ©pĂŽt de la demande d’aide ;
    • une autre aide n’a pas dĂ©jĂ  Ă©tĂ© attribuĂ©e pour le raccordement du local d’exploitation.

    Que ce soit pour les particuliers ou pour les entreprises, un Ă©chec de raccordement au rĂ©seau en fibre optique doit avoir Ă©tĂ© constatĂ© par ou pour le compte d’un opĂ©rateur de lignes de communications Ă©lectroniques Ă  trĂšs haut dĂ©bit en fibre optique, au regard de la nĂ©cessitĂ© de procĂ©der Ă  des travaux en partie privative.

    Par ailleurs, alors que l’habitation ou le local Ă  raccorder devait ĂȘtre implantĂ© dans une des communes dĂ©signĂ©es comme Ă©ligibles Ă  l’aide, cette condition de territorialitĂ© a tout simplement Ă©tĂ© supprimĂ©e du dispositif depuis le 2 mars 2026, ouvrant le bĂ©nĂ©fice de cette aide Ă  l’ensemble du territoire.

    Comment et combien ?

    Pour obtenir cette aide, professionnels et particuliers doivent se rendre sur le service en ligne de l’Agence de services et de paiements (ASP) pour y dĂ©poser leur dossier.

    Pour les particuliers, le dossier doit comporter :

    • un justificatif d’identitĂ© (carte nationale d’identitĂ©, passeport, titre de sĂ©jour, etc.) ;
    • l’adresse de la rĂ©sidence principale devant ĂȘtre raccordĂ©e ;
    • une attestation d’échec de raccordement, dont les mentions obligatoires sont listĂ©es ici ;
    • leur numĂ©ro fiscal ;
    • le cas Ă©chĂ©ant, Ă  la demande de l’ASP, un justificatif de domicile.

    Pour les professionnels, le dossier doit comporter :

    • le numĂ©ro du systĂšme d’identification du rĂ©pertoire des Ă©tablissements ;
    • la dĂ©nomination sociale ;
    • l’adresse du local devant ĂȘtre raccordĂ© ;
    • une attestation d’échec de raccordement, dont les mentions obligatoires sont listĂ©es ici ;
    • une attestation sur l’honneur portant sur le nombre de salariĂ©s ;
    • un justificatif visant le reprĂ©sentant lĂ©gal de l’entreprise avec une copie de ses papiers d’identitĂ©.

    Les travaux pouvant donner droit Ă  l’aide financiĂšre sont classĂ©s en 3 catĂ©gories, dont le dĂ©tail technique est dĂ©crit dans l’annexe disponible ici, en fonction de leur ampleur :

    • les travaux de faible ampleur peuvent donner lieu Ă  une aide de 400 € ;
    • les travaux d’ampleur moyenne peuvent donner lieu Ă  une aide de 800 € ;
    • les gros travaux peuvent donner lieu Ă  une aide de 1 200 €.

    Il revient Ă  la personne dĂ©signĂ©e pour rĂ©aliser les travaux de transmettre Ă  l’ASP une demande de remboursement de l’avance de l’aide sur les travaux rĂ©alisĂ©s. La liste des piĂšces justificatives est consultable ici.

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  • Transparence des rĂ©munĂ©rations : premiĂšres pistes de rĂ©flexion


    Transparence des rémunérations : premiÚres pistes de réflexion


    Dans un document de prĂ©sentation, la Direction gĂ©nĂ©rale du travail dĂ©voile les 1res rĂ©flexions autour de la transposition de la directive europĂ©enne sur l’égalitĂ© salariale et la transparence des rĂ©munĂ©rations. Tour d’horizon des pistes de travail envisagĂ©es…

    Recrutement, indicateurs, sanctions : ce qui pourrait changer


    Dans le cadre d’un document de prĂ©sentation multilatĂ©rale, la Direction gĂ©nĂ©rale du travail a prĂ©sentĂ© ses orientations stratĂ©giques afin de prĂ©parer la transposition des nouvelles rĂšgles europĂ©ennes sur la transparence salariale.

    Rappelons que la France a jusqu’à juin 2026 pour adopter une loi permettant de mettre en Ɠuvre ces exigences.

    Dans cette perspective, l’administration a rĂ©affirmĂ© sa volontĂ© de proposer un texte unique applicable Ă  la fois au secteur public et au secteur privĂ©, afin de respecter ce calendrier.

    Parmi les Ă©volutions envisagĂ©es figure tout d’abord un renforcement de la transparence des rĂ©munĂ©rations lors du recrutement.

    Les offres d’emploi pourraient ainsi devoir mentionner une fourchette de salaire afin d’informer les candidats dùs la publication de l’annonce.

    Lorsque le recrutement ne passe pas par une offre formalisĂ©e, ces informations pourraient ĂȘtre communiquĂ©es par Ă©crit avant l’entretien ou au moment de celui-ci.

    Autre prĂ©cision notable : l’obligation ne viserait pas seulement les employeurs. Les plateformes et intermĂ©diaires diffusant les offres d’emploi pourraient Ă©galement ĂȘtre tenus de vĂ©rifier que les annonces respectent ces rĂšgles avant leur publication.

    La Direction générale du travail évoque également une possible évolution du suivi des écarts de rémunération dans les entreprises.

    Il ne serait pas projetĂ© de changement pour les seuils : les entreprises embauchant au moins 50 salariĂ©s resteront donc soumises Ă  cette obligation de dĂ©claration d’indicateurs.

    Notez toutefois que le processus de transmission de ces indicateurs pourrait ĂȘtre simplifiĂ© pour les entreprises employant entre 50 et 99 salariĂ©s, sans que l’on ait plus d’information Ă  ce stade.

    Avant cette Ă©tape, les entreprises devraient d’abord dĂ©finir des catĂ©gories de postes comparables afin de pouvoir analyser les Ă©carts de rĂ©munĂ©ration entre salariĂ©s occupant des fonctions similaires.

    Si des Ă©carts importants sont constatĂ©s, l’employeur pourrait ĂȘtre tenu d’indiquer rapidement les mesures envisagĂ©es pour y remĂ©dier, voire de mener une Ă©valuation plus approfondie avec les reprĂ©sentants du personnel.

    Enfin, le document Ă©voque la mise en place de sanctions administratives en cas de non-respect de certaines obligations, par exemple en l’absence de dĂ©claration des indicateurs ou de mesures correctrices.

    Mais il convient de rester prudent : toutes ces mesures ne sont, pour l’instant, que des pistes de travail prĂ©sentĂ©es dans le cadre des discussions prĂ©paratoires. Le projet de loi n’est pas encore finalisĂ© et son contenu pourrait Ă©voluer avant son Ă©ventuelle adoption.

    Affaire à suivre


    Transparence des rĂ©munĂ©rations : premiĂšres pistes de rĂ©flexion
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  • Taux neutres du prĂ©lĂšvement Ă  la source pour 2026 : c’est parti ?

    Taux neutres du prĂ©lĂšvement Ă  la source pour 2026 : c’est parti ?

    La nouvelle grille des taux neutres du prĂ©lĂšvement Ă  la source de l’impĂŽt sur le revenu a Ă©tĂ© votĂ©e dans le cadre de la loi de finances pour 2026. Mais Ă  partir de quelle date ces nouveaux taux seront appliquĂ©s par votre employeur ? RĂ©ponse


    Grille de taux neutres 2026

    Depuis la mise en place du prĂ©lĂšvement Ă  la source (PAS) de l’impĂŽt sur le revenu, les employeurs sont chargĂ©s de la mise en Ɠuvre du PAS en appliquant, pour chaque salariĂ©, le taux de PAS personnalisĂ© transmis par l’administration fiscale ou, en cas d’option en ce sens formulĂ©e par le particulier, le taux neutre (ou taux par dĂ©faut).

    S’il est fait application du taux neutre, il faut appliquer le taux correspondant figurant dans les grilles de taux neutres prĂ©vues dans le code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts, qui sont amĂ©nagĂ©es chaque annĂ©e par la loi de finances.

    Suite à la publication tardive de la loi de finances pour 2026, les grilles de taux neutres votées pour 2026 seront, par conséquent, applicables à compter du 1er jour du 3e mois suivant la promulgation de la loi de finances pour 2026, soit à compter du 1er mai 2026.

    Concrùtement, depuis le 1er janvier 2026, les employeurs doivent continuer à appliquer les grilles 2025 et ce, jusqu’au 30 avril 2026.

    Aucune rĂ©gularisation ne doit ĂȘtre effectuĂ©e pour les mois de janvier Ă  avril 2026 au titre desquels les employeurs ont appliquĂ© les grilles de 2025.

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