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  • RĂ©duction d’impĂŽt pour don : tour d’horizon des nouvelles mesures

    RĂ©duction d’impĂŽt pour don : tour d’horizon des nouvelles mesures

    La rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu pour dons fait de nouveau l’objet d’amĂ©nagements suite Ă  l’adoption de la loi de finances pour 2026. En quoi consistent ces nouveautĂ©s ?

    Dons « Coluche » : une limite doublée

    Les particuliers qui effectuent des dons au profit d’organismes sans but lucratif qui procĂšdent Ă  la fourniture gratuite de repas Ă  des personnes en difficultĂ©, qui contribuent Ă  favoriser leur logement ou qui procĂšdent, Ă  titre principal, Ă  la fourniture gratuite des soins Ă  des personnes en difficultĂ©, ainsi qu’au profit d’organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral qui, Ă  titre principal et gratuitement, accompagnent les victimes de violence domestique, ou contribuent Ă  favoriser leur relogement, peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă©gale Ă  75 % des versements effectuĂ©s, retenus dans la limite de 1 000 € depuis l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2024.

    Si la loi de finances pour 2025 a pĂ©rennisĂ© le plafond exceptionnel de 1 000 €, la loi de finances pour 2026, quant Ă  elle, double cette limite de 1 000 € pour la porter Ă  2 000 € pour les dons et versements effectuĂ©s Ă  compter du 14 octobre 2025.

    Les versements qui excĂšdent cette limite ouvrent droit Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt au taux de 66 % qui concerne les dons versĂ©s aux Ɠuvres et organismes d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ou assimilĂ©s, dans la limite de 20 % du montant du revenu imposable.

    Dons pour la restauration de Chambord

    Afin de rĂ©colter des fonds pour des travaux urgents de consolidation et de restauration au chĂąteau de Chambord, un dispositif de majoration exceptionnelle de rĂ©duction d’impĂŽt pour les dons effectuĂ©s en ce sens est mis en place pour l’annĂ©e 2026.

    Pour rappel, les particuliers consentant un don Ă  certaines associations ou organismes bĂ©nĂ©ficient d’une rĂ©duction d’impĂŽt sur le revenu Ă©gale Ă  66 % du montant des sommes versĂ©es, dans la limite de 20 % du revenu imposable.

    Ce dispositif est donc majorĂ© Ă  hauteur de 75 % pour les dons et versements, y compris l’abandon exprĂšs de revenus ou produits, consentis entre le 1er janvier 2026 et le 31 dĂ©cembre 2026 en vue de la restauration du chĂąteau de Chambord.

    Pour ĂȘtre Ă©ligibles Ă  la rĂ©duction d’impĂŽt, les dons doivent ĂȘtre faits auprĂšs d’un des acteurs suivants :

    • l’établissement public du domaine national de Chambord ;
    • le TrĂ©sor public ;
    • le Centre des monuments nationaux ;
    • la fondation reconnue d’utilitĂ© publique « Fondation de France » ;
    • la fondation reconnue d’utilitĂ© publique « Fondation du patrimoine ».

    Notez que, pour le calcul de la rĂ©duction d’impĂŽt, les versements sont retenus dans la limite de 1 000 €.

    De plus, ils ne sont pas pris en compte pour apprécier la limite de 20 % du revenu imposable applicable pour les dons et versements relevant du régime classique.

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  • CrĂ©dit d’impĂŽt en faveur des services Ă  la personne : quoi de neuf ?

    CrĂ©dit d’impĂŽt en faveur des services Ă  la personne : quoi de neuf ?

    Si le crĂ©dit d’impĂŽt pour emploi d’un salariĂ© Ă  domicile concerne, par dĂ©finition, les services fournis Ă  l’intĂ©rieur du domicile, pour autant il peut ĂȘtre accordĂ© pour des services fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile sous rĂ©serve du respect de conditions qui viennent d’ĂȘtre prĂ©cisĂ©es par la loi de finances pour 2026. On fait le point


    CrĂ©dit d’impĂŽt pour emploi d’un salariĂ© Ă  domicile : mĂȘme pour les services hors domicile ?

    Pour mĂ©moire, un crĂ©dit d’impĂŽt Ă©gal Ă  50 % des dĂ©penses engagĂ©es bĂ©nĂ©ficie aux personnes recourant aux services d’un salariĂ© Ă  leur domicile.

    Les dĂ©penses Ă©ligibles sont retenues dans la limite annuelle de 12 000 € par foyer, permettant un crĂ©dit d’impĂŽt maximal de 6 000 €. Ce plafond peut ĂȘtre augmentĂ© de 1 500 € par enfant Ă  charge ou par membre du foyer ĂągĂ© de plus de 65 ans, sans pouvoir excĂ©der 15 000 €.

    Pour la premiĂšre annĂ©e d’application du dispositif, ces plafonds sont relevĂ©s Ă  15 000 € et 18 000 €. Lorsque l’un des membres du foyer remplit des conditions d’invaliditĂ©, le plafond est portĂ© Ă  20 000 €. Par ailleurs, des limites spĂ©cifiques sont prĂ©vues pour certaines catĂ©gories de service.

    Pour bĂ©nĂ©ficier du crĂ©dit d’impĂŽt en faveur des services Ă  la personne, les conditions suivantes doivent ĂȘtre remplies :

    • soit ĂȘtre employeur direct d’un salariĂ© intervenant Ă  son domicile (via la signature d’un contrat comme le CDD ou le CDI ou via le CESU) ;
    • soit recourir aux services d’une association, d’une entreprise ou d’un organisme dĂ©clarĂ© proposant des services Ă  la personne, ou d’un organisme Ă  but non lucratif ayant pour objet l’aide Ă  domicile et habilitĂ© au titre de l’aide sociale ou conventionnĂ© par un organisme de SĂ©curitĂ© sociale, pour que des travaux soient faits Ă  son domicile.

    Les dĂ©penses prises en compte pour le calcul de l’avantage fiscal doivent concerner des travaux exĂ©cutĂ©s dans la rĂ©sidence principale ou secondaire du bĂ©nĂ©ficiaire, ou au domicile d’un ascendant, Ă  la condition que celui-ci remplisse les conditions pour bĂ©nĂ©ficier de l’aide aux personnes ĂągĂ©es (APA).

    Depuis l’imposition des revenus de l’annĂ©e 2021, le champ du crĂ©dit d’impĂŽt englobe Ă©galement des prestations rĂ©alisĂ©es Ă  l’extĂ©rieur de la rĂ©sidence, lorsqu’elles sont comprises dans un ensemble de services souscrit par le contribuable incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  rĂ©sidence (on parle d’« offre globale »).

    À titre d’exemple, l’accompagnement des enfants sur le lieu d’une activitĂ© pĂ©riscolaire est donc Ă©ligible au crĂ©dit d’impĂŽt Ă  partir du moment oĂč il est liĂ© Ă  la garde d’enfants Ă  domicile.

    La loi de finances pour 2026 prĂ©cise que la notion d’ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence doit s’entendre de services fournis au contribuable par un mĂȘme salariĂ©, une mĂȘme association, une mĂȘme entreprise ou un mĂȘme organisme.

    Par ailleurs, les services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile, lorsqu’ils sont compris dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence, n’ouvrent droit au crĂ©dit d’impĂŽt que lorsque le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis Ă  l’extĂ©rieur du domicile n’excĂšde pas, pour chaque ensemble de services, le montant annuel des dĂ©penses engagĂ©es au titre des services Ă©ligibles fournis au domicile.

    Enfin, pour les personnes ĂągĂ©es, handicapĂ©es ou celles qui ont besoin d’une aide personnelle Ă  leur domicile ou d’une aide Ă  la mobilitĂ© dans l’environnement de proximitĂ© favorisant leur maintien Ă  domicile, la loi de finances pour 2026 assimile la livraison de repas Ă  domicile Ă  un service fourni Ă  la rĂ©sidence du contribuable afin de la rendre Ă©ligible, par nature, au crĂ©dit d’impĂŽt services Ă  la personne, y compris si elle n’est pas comprise dans un ensemble de services incluant des activitĂ©s effectuĂ©es Ă  la rĂ©sidence.

    En l’absence de prĂ©cision spĂ©cifique, ces mesures s’appliquent Ă  l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre de 2026 et des annĂ©es suivantes.

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  • Passeport de prĂ©vention : ouverture aux employeurs

    Passeport de prévention : ouverture aux employeurs

    Le Passeport de prévention franchit une nouvelle étape : aprÚs les organismes de formation, ce sont désormais les employeurs qui peuvent accéder à leur espace de déclaration pour renseigner les formations SST concernées. Que faut-il retenir à ce sujet ?

    Ouverture du service aux employeurs depuis le 16 mars 2026

    Rappelons que, créé par la loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail, le passeport de prévention a pour objectif de recenser les formations et certifications suivies en matiÚre de santé et sécurité au travail (SST).

    GĂ©rĂ© par la Caisse des DĂ©pĂŽts pour le compte de l’État, ce dispositif permet Ă  la fois de faciliter le suivi des formations par les employeurs et de mieux valoriser les compĂ©tences acquises par les salariĂ©s.

    Depuis le 16 mars 2026, les employeurs peuvent se connecter à leur espace personnel via leurs identifiants Net-entreprises pour déclarer les formations en santé et sécurité au travail dispensées en interne.

    Ils peuvent aussi vĂ©rifier les dĂ©clarations dĂ©jĂ  effectuĂ©es par les organismes de formation, qui disposent, eux, d’un accĂšs Ă  la plateforme depuis le 28 avril 2025.

    Dans un 1er temps, les employeurs sont invités à déclarer les formations relevant des 2 premiÚres catégories prévues par le dispositif, soit :

    • les formations obligatoires encadrĂ©es par la rĂ©glementation
    • et celles nĂ©cessaires pour occuper un poste nĂ©cessitant une autorisation de l’employeur.

    Cette dĂ©claration doit ĂȘtre faite dans un dĂ©lai de 9 mois suivant la fin du trimestre au cours duquel la formation s’est terminĂ©e.

    À partir du 1er janvier 2027, l’obligation sera Ă©tendue aux 4 catĂ©gories de formations SST suivantes, avec un dĂ©lai ramenĂ© Ă  6 mois :

    • les formations obligatoires encadrĂ©es par la rĂ©glementation ;
    • les formations pour des postes de travail nĂ©cessitant une autorisation de l’employeur ;
    • les formations avec un objectif spĂ©cifiques prĂ©vu par la rĂ©glementation ;
    • les formations rĂ©pondant Ă  l’obligation gĂ©nĂ©rale de formation par l’employeur.

    Pour ĂȘtre dĂ©clarĂ©e, la formation doit porter sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail, ĂȘtre dispensĂ©e dans le cadre de l’entreprise, donner lieu Ă  la remise d’une attestation, d’un certificat ou d’un diplĂŽme, et permettre l’acquisition de compĂ©tences transfĂ©rables Ă  un poste similaire. Les employeurs peuvent dĂ©clarer soit un justificatif de rĂ©ussite, soit une attestation de formation.

    Plusieurs outils d’accompagnement sont prĂ©vus, parmi lesquels un simulateur de dĂ©claration, une foire aux questions (FAQ), des tutoriels vidĂ©o et des guides utilisateurs.

    Une solution d’import de masse doit Ă©galement ĂȘtre mise en service Ă  compter du 9 juillet 2026.

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  • Transfert de mails sensibles : faute grave ?

    Transfert de mails sensibles : faute grave ?

    Le transfert massif de courriels professionnels couverts par le secret vers une messagerie personnelle, y compris celle d’un tiers, peut-il caractĂ©riser une faute grave justifiant le licenciement d’un salariĂ© protĂ©gĂ© ? RĂ©ponse du juge dans une affaire rĂ©cemment tranchĂ©e


    Redirection des mails professionnels couverts par le secret vers le mail personnel d’un tiers = faute grave ?

    Pour mĂ©moire, le salariĂ© protĂ©gĂ© bĂ©nĂ©ficie, en raison du mandat qu’il exerce, d’une protection particuliĂšre contre la rupture de son contrat de travail.

    Son licenciement ne peut donc intervenir qu’aprĂšs autorisation de l’inspection du travail, laquelle n’est accordĂ©e que si la mesure envisagĂ©e est Ă©trangĂšre Ă  l’exercice du mandat.

    Lorsqu’un licenciement pour faute grave est envisagĂ©, il appartient au juge d’apprĂ©cier la gravitĂ© des faits reprochĂ©s au regard de l’ensemble des obligations dĂ©coulant du contrat de travail, mais aussi des exigences propres au mandat ouvrant droit au statut protecteur.

    Dans une affaire rĂ©cente, une salariĂ©e protĂ©gĂ©e, assistante sociale au sein d’une structure mĂ©dico-sociale, avait transfĂ©rĂ© depuis sa messagerie professionnelle des centaines de courriels vers son adresse personnelle ainsi que vers celle de son conjoint.

    Or, ces messages contenaient des informations relatives Ă  des rĂ©sidents de l’établissement, couvertes par le secret professionnel.

    L’employeur sollicite alors, auprĂšs de l’inspection du travail, l’autorisation de procĂ©der Ă  son licenciement disciplinaire, en invoquant plusieurs manquements : violation de l’obligation contractuelle de confidentialitĂ©, mĂ©connaissance du secret professionnel, non-respect du rĂšglement intĂ©rieur et de la charte informatique interdisant toute transmission non autorisĂ©e de donnĂ©es confidentielles Ă  des tiers.

    La salariĂ©e contestait toutefois cette analyse, en soutenant qu’elle avait uniquement conservĂ© ces Ă©changes afin de prĂ©server ses droits, dans un contexte d’inquiĂ©tude sur la pĂ©rennitĂ© de son emploi.

    Un argument qui ne convainc pas le juge, qui donne raison Ă  l’employeur : la redirection massive de courriels professionnels vers une adresse personnelle, a fortiori celle d’un tiers, est ici de nature Ă  compromettre des donnĂ©es personnelles sensibles.

    DÚs lors, la salariée, qui ne pouvait ignorer les risques attachés à une telle pratique au regard de ses fonctions, a bien commis une faute grave justifiant son licenciement disciplinaire.

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  • Option pour le barĂšme progressif de l’impĂŽt : fin de l’irrĂ©vocabilitĂ©

    Option pour le barĂšme progressif de l’impĂŽt : fin de l’irrĂ©vocabilitĂ©

    Les revenus et gains du capital peuvent, sur option irrĂ©vocable exercĂ©e au plus tard Ă  la date limite de dĂ©claration d’impĂŽt sur le revenu (IR), ĂȘtre soumis au barĂšme progressif de l’IR et non pas au prĂ©lĂšvement forfaitaire unique. La loi de finances pour 2026 met fin au caractĂšre irrĂ©vocable de cette option. On fait le point


    Opter pour le barĂšme progressif de l’IR : une option dĂ©sormais rĂ©vocable

    Pour mĂ©moire, les revenus et gains du capital (dividendes, plus-values de vente de titres, etc.) perçus par les particuliers sont soumis, par principe, au prĂ©lĂšvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8 %, auquel s’ajoutent les prĂ©lĂšvements sociaux au taux de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026 (contre 17,2 % auparavant), soit une taxation globale au taux de 31,4 %.

    Mais les particuliers y ayant un intĂ©rĂȘt peuvent opter pour l’imposition de ces revenus selon le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu (IR).

    Cette option, qui est globale, Ă©tait irrĂ©vocable pour l’ensemble des revenus et gains du capital de l’annĂ©e. En clair, il n’était donc pas possible d’y renoncer a posteriori, dans le dĂ©lai de rĂ©clamation ou en cas de contrĂŽle, par exemple.

    La loi de finances pour 2026 met fin au caractĂšre irrĂ©vocable de cette option. Partant de lĂ , les particuliers peuvent donc dĂ©sormais renoncer a posteriori Ă  l’option s’ils l’ont exercĂ©e, notamment si celle-ci se rĂ©vĂ©lait finalement ne pas leur ĂȘtre favorable.

    Notez que l’option pour l’imposition au barĂšme progressif de l’IR est Ă  exercer chaque annĂ©e, lors du dĂ©pĂŽt de la dĂ©claration de revenus, et au plus tard avant la date limite de dĂ©claration.

    Faute de prĂ©cision spĂ©cifique quant Ă  l’entrĂ©e en vigueur de la fin de l’irrĂ©vocabilitĂ© de l’option, elle s’applique, conformĂ©ment Ă  la loi de finances pour 2026, Ă  l’impĂŽt sur le revenu dĂ» au titre de l’annĂ©e 2026 et des annĂ©es suivantes.

    Option pour le barĂšme progressif de l’impĂŽt : c’est votre dernier mot ? – © Copyright WebLex

  • Carte de libre circulation : un avantage en nature ?

    Carte de libre circulation : un avantage en nature ?

    Lorsqu’un avantage accordĂ© aux salariĂ©s peut ĂȘtre utilisĂ© Ă  titre personnel, l’employeur doit ĂȘtre en mesure de prouver, de façon prĂ©cise et objective, qu’il relĂšve exclusivement de l’activitĂ© professionnelle pour Ă©viter qu’il soit qualifiĂ© d’avantage en nature. À dĂ©faut, cet avantage sera soumis aux cotisations sociales. Illustration Ă  partir d’une affaire rĂ©cente


    Avantage en nature : une preuve concrĂšte de l’utilisation professionnelle est exigĂ©e


    Rappelons qu’un avantage en nature dĂ©signe un bien ou un service fourni par l’employeur au salariĂ© gratuitement, ou moyennant une participation infĂ©rieure Ă  sa valeur rĂ©elle, permettant ainsi au salariĂ© de rĂ©aliser une Ă©conomie personnelle.

    À ce titre, il peut ĂȘtre soumis Ă  cotisations sociales : on dit alors qu’il est rĂ©intĂ©grĂ© dans l’assiette des cotisations sociales.

    Dans une rĂ©cente affaire, un exploitant de rĂ©seau de transport met Ă  la disposition de ses salariĂ©s une carte de libre circulation, qui leur permet de circuler gratuitement sur le rĂ©seau de bus et de tramway exploitĂ© par l’entreprise, aussi bien pour les besoins de leur activitĂ© professionnelle que pour leurs dĂ©placements personnels.

    C’est prĂ©cisĂ©ment sur ce point que l’Urssaf intervient : considĂ©rant que cette carte procure aux salariĂ©s un avantage pouvant ĂȘtre utilisĂ© Ă  titre privĂ©, elle dĂ©cide de la rĂ©intĂ©grer dans l’assiette des cotisations sociales, obligeant ainsi l’employeur Ă  verser des cotisations Ă  ce titre.

    Ce que l’employeur conteste : selon lui, cette carte est d’abord un outil professionnel, indispensable Ă  l’exercice des fonctions des salariĂ©s sur le rĂ©seau.

    Selon lui, seule la part correspondant Ă  un Ă©ventuel usage personnel pourrait, le cas Ă©chĂ©ant, ĂȘtre soumise Ă  cotisations sociales.

    Ce qui ne convainc pas le juge, qui, saisit sur ce point, tranche en faveur de l’Urssaf : l’employeur n’apporte pas d’élĂ©ments suffisamment prĂ©cis, objectifs et Ă©tayĂ©s pour dĂ©montrer que la carte Ă©tait utilisĂ©e exclusivement, ou mĂȘme majoritairement, dans un cadre professionnel.

    Ainsi, en l’absence de justification probante permettant de distinguer clairement l’usage professionnel de l’usage personnel, la carte de libre circulation est donc regardĂ©e comme un avantage en nature pouvant ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ© dans l’assiette des cotisations sociales.

    Cette dĂ©cision du juge est l’occasion de rappeler que, dĂšs lors qu’un avantage accordĂ© au salariĂ© peut aussi ĂȘtre utilisĂ© Ă  titre personnel, l’employeur doit ĂȘtre capable d’en dĂ©montrer concrĂštement l’usage exclusivement professionnel ou d’en chiffrer prĂ©cisĂ©ment la part privĂ©e.

    À dĂ©faut, l’avantage pourrait ĂȘtre rĂ©intĂ©grĂ© dans l’assiette des cotisations sociales


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  • CVAE dans les zones en difficultĂ© : nouveau plafond pour 2025

    CVAE dans les zones en difficulté : nouveau plafond pour 2025

    Pour le calcul de leur cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), certaines entreprises implantĂ©es dans une zone urbaine en difficultĂ© peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration ou d’un abattement plafonnĂ©. Des plafonds qui viennent d’ĂȘtre actualisĂ©s au titre de 2025


    CVAE : plafond 2025 des exonérations ou abattements en QPV et ZFU-TE

    Pour rappel, la base de calcul de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE), due par les entreprises soumises Ă  la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE) et rĂ©alisant au moins 500 000 € de chiffre d’affaires, correspond Ă  la valeur ajoutĂ©e produite par l’entreprise au cours de l’exercice.

    Pour la dĂ©termination de la CVAE, la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements bĂ©nĂ©ficiant d’une exonĂ©ration ou d’un abattement au titre de la CFE en raison de leur implantation dans une zone urbaine en difficultĂ© fait l’objet, sur demande de l’entreprise, d’une exonĂ©ration ou d’un abattement de mĂȘme taux, dans la limite de plafonds actualisĂ©s chaque annĂ©e en fonction de la variation de l’indice des prix Ă  la consommation, hors tabac, de l’ensemble des mĂ©nages.

    En 2025, la variation de cet indice est de 0,7 % par rapport à 2024.En conséquence, pour la CVAE due au titre de 2025 :

    • le plafond d’exonĂ©ration ou d’abattement applicable Ă  la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements implantĂ©s dans un quartier prioritaire de la ville (QPV) s’élĂšve Ă  163 362 € par Ă©tablissement ;
    • le plafond d’exonĂ©ration ou d’abattement applicable Ă  la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements implantĂ©s dans une zone franche urbaine – territoire entrepreneur (ZFU-TE) s’élĂšve Ă  443 957 € par Ă©tablissement ;
    • le plafond d’exonĂ©ration ou d’abattement applicable Ă  la valeur ajoutĂ©e des Ă©tablissements implantĂ©s dans un QPV et exploitĂ©s par une entreprise exerçant une activitĂ© commerciale s’élĂšve Ă  443 957 € par Ă©tablissement.

    Initialement prévue pour 2027, il faut noter que la suppression définitive de la CVAE a été reportée à 2030 par la loi de finances pour 2025, sans que la loi de finances pour 2026 ne modifie cette trajectoire.

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  • ImpĂŽt sur le revenu 2026 : Ă  vos calculettes !

    Impît sur le revenu 2026 : à vos calculettes !

    Vous souhaitez connaĂźtre le montant de votre impĂŽt sur le revenu 2026, appliquĂ© aux revenus perçus en 2025 ? Notez que vous pouvez dĂšs Ă  prĂ©sent effectuer une simulation pour bĂ©nĂ©ficier d’une estimation, donnĂ©e Ă  titre indicatif, via un outil officiel qui vient d’ĂȘtre mis en ligne


    Ouverture du simulateur d’impît sur le revenu 2026

    Pour connaĂźtre le montant de votre impĂŽt sur le revenu 2026, appliquĂ© aux revenus 2025, vous pouvez d’ores et dĂ©jĂ  utiliser la nouvelle version du simulateur de calcul de l’impĂŽt disponible ici

    Ce simulateur vous permet d’avoir dĂšs Ă  prĂ©sent une estimation, qui reste indicative, du montant de votre impĂŽt sur le revenu qui sera dĂ» en 2026 et de votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence.

    Deux modĂšles sont proposĂ©s :

    • un modĂšle simplifiĂ© qui s’adresse aux personnes qui dĂ©clarent des salaires (sauf revenus des associĂ©s et gĂ©rants), des pensions ou des retraites, des revenus fonciers, des gains de cessions de valeurs mobiliĂšres, de droits sociaux et de titres assimilĂ©s et dĂ©duisent les charges les plus courantes (pensions alimentaires, frais de garde d’enfant, dons aux Ɠuvres, etc.) ;
    • un modĂšle complet rĂ©servĂ© aux personnes qui dĂ©clarent, en plus des revenus et charges ci-dessus, des revenus d’activitĂ© commerciale, libĂ©rale, agricole, des revenus des associĂ©s et gĂ©rants, des investissements dans les DOM-COM, des dĂ©ficits globaux, etc.

    Notez que ce simulateur est disponible uniquement pour les personnes résidant en France.

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  • Saisie sur salaire : des ajustements de la procĂ©dure

    Saisie sur salaire : des ajustements de la procédure

    Depuis le 1er juillet 2025, la saisie sur rĂ©munĂ©ration n’est plus gĂ©rĂ©e par le juge, mais par les commissaires de justice. Une rĂ©forme qui s’accompagne de plusieurs prĂ©cisions utiles pour les employeurs, notamment sur la diffĂ©rence entre saisie et cession de rĂ©munĂ©ration, mais aussi sur l’articulation avec la saisie Ă  tiers dĂ©tenteur. VoilĂ  qui mĂ©rite quelques explications


    Saisie sur salaire : de nouvelles précisions utiles pour les employeurs

    Pour rappel, depuis le 1er juillet 2025, la procĂ©dure de saisie sur rĂ©munĂ©ration a Ă©tĂ© simplifiĂ©e : elle n’est plus gĂ©rĂ©e par le juge, mais par des commissaires de justice, via un registre numĂ©rique national.

    ConcrĂštement, la saisie sur rĂ©munĂ©ration permet Ă  un crĂ©ancier de rĂ©cupĂ©rer une dette directement sur le salaire du salariĂ©, sans que celui-ci ait donnĂ© son accord. L’employeur doit alors retenir chaque mois une partie du salaire, dans la limite de la quotitĂ© saisissable.

    À l’inverse, la cession des rĂ©munĂ©rations repose sur une dĂ©marche volontaire du salariĂ© : c’est lui qui accepte qu’une partie de son salaire soit versĂ©e Ă  son crĂ©ancier pour rembourser sa dette.

    Dans les 2 cas, une partie seulement du salaire peut ĂȘtre prĂ©levĂ©e, mais la diffĂ©rence essentielle est donc la suivante : la saisie est imposĂ©e, tandis que la cession est acceptĂ©e par le salariĂ©.

    Autre point Ă  connaĂźtre : la saisie administrative Ă  tiers dĂ©tenteur (SATD). Il s’agit d’une procĂ©dure utilisĂ©e par l’administration, notamment fiscale, pour rĂ©cupĂ©rer directement une somme due entre les mains d’un tiers qui dĂ©tient de l’argent pour le dĂ©biteur, par exemple une banque ou un employeur. La rĂ©forme apporte aussi plusieurs prĂ©cisions utiles pour les employeurs dans cette hypothĂšse.

    Lorsqu’un salariĂ© perçoit plusieurs rĂ©munĂ©rations et qu’aucune saisie n’est dĂ©jĂ  en cours, un commissaire de justice rĂ©partiteur peut ĂȘtre dĂ©signĂ© pour identifier le ou les tiers qui devront pratiquer les retenues.

    En revanche, si une SATD arrive alors qu’une saisie sur rĂ©munĂ©ration est dĂ©jĂ  en place, le tiers saisi doit informer le comptable public de l’identitĂ© du commissaire de justice rĂ©partiteur pour que cette nouvelle dette soit correctement prise en compte dans la rĂ©partition des sommes retenues.

    La rĂ©forme prĂ©cise aussi comment s’articulent saisie et cession. DĂ©sormais, le greffe chargĂ© des cessions peut consulter le registre numĂ©rique pour vĂ©rifier qu’une rĂ©munĂ©ration n’est pas dĂ©jĂ  concernĂ©e par une saisie avant d’enregistrer une cession.

    Enfin, lorsqu’une dĂ©cision suspend la procĂ©dure, il est dĂ©sormais clairement prĂ©vu que ce sont les agents chargĂ©s de l’exĂ©cution qui doivent prĂ©venir le tiers saisi, c’est-Ă -dire l’employeur ou tout autre intermĂ©diaire concernĂ©.

    En pratique, l’employeur doit donc rester vigilant : il doit vĂ©rifier qui lui adresse l’acte, respecter la part du salaire lĂ©galement saisissable, signaler rapidement tout changement concernant le contrat de travail ou la paie du salariĂ©, et verser les sommes Ă  la bonne personne indiquĂ©e dans la procĂ©dure.

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  • Cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises : du nouveau ?

    Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises : du nouveau ?

    Dans le cadre des dĂ©bats autour de la loi de finances pour 2026, il Ă©tait prĂ©vu une accĂ©lĂ©ration de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE). La loi de finances pour 2026 ayant dĂ©finitivement Ă©tĂ© adoptĂ©e, qu’a-t-il Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© Ă  ce sujet ? RĂ©ponse


    CVAE : du changement en vue ?

    Alors qu’il Ă©tait prĂ©vu une accĂ©lĂ©ration de la baisse de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE) dans le cadre des discussions relatives Ă  la loi de finances pour 2026, cette cotisation est finalement maintenue telle quelle selon ce qui a Ă©tĂ© prĂ©vu par la loi de finances pour 2025.

    Pour rappel, la contribution Ă©conomique territoriale (CET) se compose de la cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises (CVAE) et de la cotisation fonciĂšre des entreprises (CFE). 

    Pour amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© des entreprises françaises, la loi de finances pour 2023 avait prĂ©vu de supprimer la CVAE en 2 temps. AprĂšs avoir fait l’objet d’une division par 2 des taux d’imposition en 2021, la loi a divisĂ© de nouveau par 2 ces taux en 2023 et avait indiquĂ© que cette cotisation serait dĂ©finitivement supprimĂ©e en 2024.

    La loi de finances pour 2024 est revenue sur cette suppression dĂ©finitive en 2024. Elle prĂ©voyait, en effet, de reporter de 3 ans la poursuite de la suppression dĂ©finitive de la CVAE, qui devait intervenir en 2027. 

    Il Ă©tait prĂ©vu, pour 2024, 2025 et 2026, que les taux soient progressivement diminuĂ©s, avant suppression totale de la CVAE en 2027 : 

    Montant du chiffre d’affaires (CA) HT

    BarĂšme 2024

    BarĂšme 2025

    BarĂšme 2026

    < 500 K€

    0 %

    0 %

    0 %

    500 K€ ≀ CA ≀ 3 M€

    [0,094 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    [0,063 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    [0,031 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    3 M€ < CA ≀ 10 M€

    [0,169 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,094 %

    [0,113 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,063 %

    [0,056 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,031 %

    10 M€ < CA ≀ 50M€

    [0,019 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,263 %

    [0,013 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,175 %

    [0,006 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,087 %

    > 50 M€

    0,28 %

    0,19 %

    0,09 %

    La loi de finances pour 2025 est de nouveau revenue sur cette suppression dĂ©finitive en 2027, sans que la loi de finances pour 2026 n’apporte une quelconque modification Ă  ce sujet. 

    Il est donc prĂ©vu que la CVAE sera totalement supprimĂ©e en 2030 avec une baisse progressive des taux selon les modalitĂ©s suivantes jusqu’en 2029 :

    Montant du chiffre d’affaires (CA) HT

    BarĂšme 2025

    BarĂšme 2026 et 2027

    BarĂšme 2028

    BarĂšme 2029

    < 500 K€

    0 %

    0 %

    0 %

    0 %

    500 K€ ≀ CA ≀ 3 M€

    [0,063 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    [0,094 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    [0,063 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    [0,031 % x (CA – 500 000 K€)] / 2,5 M€]

    3 M€ < CA ≀ 10 M€

    [0,113 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,063 %

    [0,169 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,094 %

    [0,113 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,063 %

    [0,056 % × (CA – 3 M€) / 7 M€] + 0,031 %

    10 M€ < CA ≀ 50M€

    [0,013 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,175 %

    [0,019 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,263 %

    [0,013 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,175 %

    [0,006 % × (CA – 10 M€) / 40 M€] + 0,087 %

    > 50 M€

    0,19 %

    0,28 %

    0,19 %

    0,09 %

    L’abaissement du taux du plafonnement de la contribution Ă©conomique territoriale en fonction de la valeur ajoutĂ©e et l’évolution du taux de la taxe additionnelle Ă  la CVAE affectĂ©e Ă  CCI France sont reportĂ©s et ajustĂ©s en consĂ©quence.

    L’abaissement Ă  1,25 % du taux du plafonnement sera dans ce cadre reportĂ© Ă  2030. Le taux sera fixĂ© Ă  1,438 % pour les impositions dues au titre de 2025, 1,531 % au titre de 2026 et 2027, 1,438 % au titre de 2028 et 1,344 % au titre de 2029. 

    Quant Ă  la taxe additionnelle Ă  la CVAE affectĂ©e Ă  CCI France, son taux Ă©voluera ainsi : 

    • Ă  13,84 % en 2025 ;
    • Ă  9,23 % en 2026 et 2027 ;
    • Ă  13,84 % en 2028 ;
    • Ă  27,68 % en 2029.

    La franchise de CVAE qui permet d’Ă©chapper Ă  la cotisation lorsque son montant annuel est infĂ©rieur Ă  63 € est maintenue pour la CVAE due au titre de la pĂ©riode 2025 Ă  2029.

    Lorsque le chiffre d’affaires de l’entreprise est infĂ©rieur Ă  2 M€, la CVAE est diminuĂ©e de 125 € en 2025, 188 € en 2026 et 2027, 125 € en 2028 et 63 € en 2029.

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